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17/07/2015

Observatoire des inégalités : Qui va partir en vacances ?

6 juillet 2015 - 80 % des cadres supérieurs partent en congés chaque année, contre 50 % des ouvriers. Et encore, entre catégories, on ne part ni aussi souvent, ni aussi longtemps, ni dans les mêmes conditions.


Les deux tiers des Français déclaraient partir en vacances au milieu des années 1990 (66 %). Le taux de départ en vacances a ensuite diminué petit à petit jusqu’à tomber à 52 % en 2008, en pleine crise économique. Depuis 2011, il repart à la hausse et atteint 60 % selon les données du Crédoc (juin 2014) [1].

Pour partir, il faut d’abord en avoir les moyens. 40 % des personnes aux revenus inférieurs à 1 200 euros mensuels ont quitté leur domicile pour des congés en 2014, contre 86 % de celles qui disposent de plus de 3 000 euros. Un « budget vacances » pour une famille peut représenter plusieurs milliers d’euros : impossible pour la majorité des bas salaires.
Partir dépend aussi du milieu social. 82 % des cadres supérieurs partent en congés contre 47 % des ouvriers. Plus on monte dans l’échelle sociale, plus on a de chances de partir en vacances. Parce que l’on gagne davantage, mais aussi parce que cela fait partie de son mode de vie, par exemple qu’on a eu l’habitude de partir étant jeune.

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08/07/2015

Observatoire des inégalités : Modulation des allocations : un modèle réservé aux pauvres est un pauvre modèle

1er juillet 2015 - Réduire les allocations familiales des plus aisés semble tomber sous le sens. Mais cette mise à mal de l’universalisme de notre modèle sape sa légitimité. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.


Réduire les allocations familiales des plus aisés semble tomber sous le sens. Alors que notre pays traverse une crise sans précédent, les plus riches continuent de s’enrichir. Sans aucune pudeur, les représentants des nantis - hier partisans de coupes budgétaires drastiques - s’offusquent de perdre quelques euros par mois et montent sur les barricades pour défendre « leur » Etat providence. La stagnation du pouvoir d’achat   n’est en effet qu’un leurre qui masque sous forme de moyenne l’enrichissement des uns d’un côté et l’appauvrissement des pauvres de l’autre. L’Etat est en faillite et nous devons faire des économies. Pourquoi alors continuer à aider des familles qui n’ont aucun besoin de l’argent de la collectivité ? Les foyers qui touchent 6 000 euros pour deux enfants perdront 65 euros, rien de bien méchant.

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07/07/2015

Observatoire des inégalités : Education : non-assistance à enfants en danger

 

30 juin 2015 - En France, un enfant sur dix vit dans une famille pauvre. Une réalité 
qui n’est pas suffisamment prise en compte par le système scolaire. Un article de Sylvie Ducatteau, extrait du quotidien l’Humanité.


Sac à dos arrimé sur les épaules et blouson à bout de bras, Elio ressemble, à première vue, à tous ses copains et copines de CE1. Si ce n’est son sourire un peu effacé, ses yeux un peu plus cernés et sa fatigue un peu plus visible. Le mot du maître qu’il doit soumettre à sa maman pour une histoire de bavardage n’explique pas tout. Le petit Elio est réellement fatigué. À huit ans, le garçonnet enchaîne, matin et soir, une heure de transports en commun – bus, RER – et de marche à pied entre son école et l’hôtel social où sa famille est hébergée. Elio n’est pas seul dans son cas. Il fait partie de ces 1,2 million d’enfants – un sur dix – qui vivent dans une famille pauvre ou très pauvre et dont le parcours scolaire est souvent marqué par l’échec. Le 12 mai dernier, le Conseil économique, social et de l’environnement (Cese) a publié un rapport édifiant sur la question. Il y démontre l’ampleur du phénomène et surtout les faiblesses de l’institution scolaire à accompagner ces élèves.

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05/07/2015

Observatoire des inégalités : Refonder l’école devrait être une priorité pour faire réussir les plus pauvres

25 juin 2015 - Si refonder l’école, c’est corriger les inégalités au sein du système éducatif, alors refonder l’école, c’est faire réussir les plus pauvres. Le point de vue de Jean-Paul Delahaye, Inspecteur général de l’éducation nationale et auteur du rapport « Grande pauvreté et réussite scolaire ».


En France, sixième puissance économique mondiale, 1,2 million d’enfants, soit un enfant sur dix, sont des enfants de familles pauvres [1]. Conséquence de la détérioration de la situation économique, accentuée depuis 2008, l’augmentation de la pauvreté des enfants est un fait marquant de la période récente. Pourtant on en parle peu, en tout cas moins que la question des options de facto réservées à quelques-uns au collège.

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21/06/2015

Observatoire des inégalités - Et si l’on s’intéressait vraiment aux enfants pauvres ?

16 juin 2015 - Les travaux qui traitent de la pauvreté ne s’intéressent pas vraiment aux enfants et ceux qui parlent des enfants délaissent la question de la pauvreté. Le point de vue de Vanessa Stettinger, sociologue à l’université de Lille 3.


Notre pays compte entre un et deux millions d’enfants vivant sous le seuil de pauvreté, suivant la norme utilisée de 50% ou de 60% du niveau de vie   médian   [1]. En France, les travaux qui traitent de la pauvreté ne s’intéressent pas vraiment aux enfants eux-mêmes. Ceux qui parlent des enfants délaissent la question de la pauvreté. Comment expliquer cette situation ?

Les travaux sur le thème des « enfants pauvres », se sont multipliés en France au début des années 1990, dans le sillage des États-Unis et du Royaume-Uni. Ils traitent d’abord du devenir de ces enfants. Mais en soulignant les conséquences de la pauvreté dans leur vie d’adulte, ils finissent par occulter leur vie d’enfant au quotidien. A cela s’ajoute une inclinaison au misérabilisme vers laquelle portent ces recherches. On ne parle pas beaucoup d’enfants, mais surtout de pauvres. L’accent porté sur la transmission des handicaps sociaux oriente les travaux en direction des difficultés rencontrées dans l’enfance d’une part (maltraitance, placement, difficultés familiales…) puis dans la jeunesse (délinquance, échec scolaires) et à l’âge adulte (chômage, recours à l’aide sociale, problèmes de santé…), puis les relie les unes aux autres d’autre part. On parle de l’enfant à partir de ses carences, de ses handicaps et de ses déficits. Sans nier les difficultés sociales associées à la pauvreté dans l’enfance, une telle approche laisse dans l’ombre d’autres dimensions toutes aussi importantes de l’expérience de ces enfants qui sont davantage explorées dans d’autres secteurs de la sociologie. Bref, l’enfant qui vit dans la pauvreté a aussi une vie d’enfant.

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20/06/2015

Observatoire des inégalités - L’inégal accès au bac des catégories sociales

17 juin 2015 - Les taux d’accès au bac augmentent. Mais alors que neuf enfants d’enseignants sur dix sont bacheliers, ce n’est le cas que de quatre enfants d’ouvriers non qualifiés.


Les inégalités d’accès au bac

90 % des enfants d’enseignants entrés en sixième en 1995 ont obtenu le bac environ sept années plus tard, contre 40,7 % des enfants d’ouvriers non qualifiés, selon le ministère de l’Education nationale [1]. Une partie des enfants issus des milieux populaires accèdent au bac, mais les écarts sont considérables selon les milieux sociaux, notamment du fait de l’influence du niveau de diplôme des parents, dans un système scolaire très académique.

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14/06/2015

« L’Etat social produit des effets positifs ». Entretien avec Patrick Savidan, professeur de philosophie politique, président de l’Observatoire des inégalités

12 juin 2015 - Les politiques fiscale et sociale jouent un rôle non négligeable pour limiter les écarts de niveaux de vie. Mais l’heure n’est malheureusement pas au renforcement de la protection sociale. Entretien avec Patrick Savidan, professeur de philosophie politique, président de l’Observatoire des inégalités. Extrait du magazine Alternatives Économiques.


La crise a aggravé les inégalités, mais n’ a-t-elle pas également limité la volonté de les combattre ?

C’est une hypothèse qui doit être examinée de près. L’augmentation des inégalités peut en effet s’auto-alimenter en entraînant une demande de baisse des dépenses de l’État. Nous pourrions penser - non sans raison - que lorsque la situation se dégrade, cela incite à renforcer les dispositifs publics de protection sociale. Ce n’est pas toujours ce que l’on observe. Pas facile de savoir pourquoi le creusement des inégalités favorise parfois un certain conservatisme social. Cela suscite immanquablement la perplexité chez les progressistes, qui aimeraient pouvoir compter sur une sorte de rapport mécanique entre la perception d’une injustice sociale et la mise en branle politique de ceux qui la subissent. Mais ce n’est pas le cas. Les résistances actuelles à la réforme des collèges en sont, à mon sens, une illustration.

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07/06/2015

Observatoire des inégalités - Voulons-nous vraiment plus d’égalité ?

4 juin 2015 -Quel type de justice sociale visons-nous ? Le point de vue de Patrick Savidan, président de l’Observatoire des inégalités. Extrait du « Rapport sur les inégalités en France », édition 2015.


Après une période de relative occultation ou d’indifférence non délibérée, la question des inégalités a commencé à revenir dans le débat public au milieu des années 1990, pour y prendre une place prépondérante au début des années 2000. Dès lors, de nouvelles données ont été prises en compte, de nouvelles recherches ont été engagées et un savoir nouveau s’est diffusé dans la société. L’heure était aux constats mieux informés, et plus justement critiques. La crise de 2008 n’a fait qu’amplifier le mouvement et nourrir l’inquiétude, parfois la colère, devenant une situation qui apparaissait au plus grand nombre de plus en plus injuste parce que, dans certains domaines importants, de plus en plus inégalitaire. A tel point qu’aujourd’hui, près de huit Français sur dix déclarent souhaiter voir advenir une société plus égalitaire.

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06/06/2015

Observatire des inégalités - « Rapport sur les inégalités en France » : ce que vous y trouverez

L’Observatoire des inégalités publie le premier « Rapport sur les inégalités en France ». Tous les détails sur son contenu.


La montée des inégalités fait peser une menace croissante sur la cohésion du pays. Malheureusement, l’information dans ce domaine demeure souvent parcellaire et désordonnée. L’absence de données factuelles précises laisse trop souvent la place à l’exagération et aux discours simplificateurs. Les inégalités sont à la mode sans que l’on sache de quoi on parle.

L’objectif de la publication de ce premier « Rapport sur les inégalités en France » est de fournir un ensemble de données faciles d’accès et actualisées, de dresser un état des lieux complet et de faire le point sur les principales évolutions dans un grand nombre de domaines, des revenus à l’école, en passant par la santé, le logement, les inégalités entre les femmes et les hommes comme entre milieux sociaux.

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31/05/2015

Observatoire des inégalités - La pauvreté selon le type de ménage

16 août 2012 - 20 % de personnes vivant dans une famille monoparentale sont pauvres contre 7 % de celles vivant dans un couple avec un ou plusieurs enfants. La pauvreté varie selon la composition de la famille.


 

24 % des personnes pauvres vivent au sein d’une famille monoparentale, soit près de 1,2 million de personnes, si on utilise le seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian. Très souvent, il s’agit de femmes avec des enfants. Le taux de pauvreté des personnes vivant dans une famille monoparentale est de 20,5 %, deux fois et demi la moyenne nationale (8,1 %). A l’opposé, les couples sans enfant représentent une personne pauvre sur dix et leur taux de pauvreté atteint 3,1 %. Une grande partie de la population pauvre (42,4 %) vit au sein d’une famille avec des enfants.

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