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06/10/2015

Observatoire des inégalités - Pourquoi la crise affole les statistiques de la pauvreté

21 septembre 2015 - Le taux de pauvreté baisse en pleine crise. Comment est-ce possible ? La réponse de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.


En 2013 [1], comme en 2012, la pauvreté a baissé. Vous avez bien lu. Pas grand-chose, mais l’indicateur pourrait est passé de 14 à 13,7 %, comme nous vous l’avions annoncé et comme en 2012 [2].

Comment la pauvreté peut-elle diminuer en pleine crise ? L’événement est surprenant. En 2013, le nombre de demandeurs d’emplois a augmenté de 220 000, selon Pôle emploi et le nombre de titulaires de minima sociaux de 170 000, selon le ministère des Affaires sociales. La baisse n’est pas l’effet du plan de lutte contre la pauvreté qui ne comprend que très peu de mesures concrètes, mais - paradoxe de l’histoire statistique -, le résultat de l’aggravation de la crise, qui touche une frange de plus en plus large de la population.

Pour saisir toute la subtilité du phénomène, il faut se pencher sur la méthode de calcul du seuil de pauvreté. En France – et en Europe en général – ce seuil est mesuré de façon relatif (en proportion) au niveau de vie médian, niveau qui sépare l’effectif des ménages en deux, autant gagne plus, autant moins. Or, la crise ne touche plus seulement les plus pauvres, mais aussi les couches moyennes qui vivent avec environ 1 600 euros par mois pour une personne seule. Dans le secteur privé, mais aussi dans le public où les salaires diminuent comme cela a été le cas notamment en 2013.

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24/07/2015

Réflexions, analyses, témoignages pour l'été : des sites pour penser plus loin

ALTERNATIVES ECONOMIQUES

Alterecoplus - Zone euro : Ambiguïtés allemandes par André Gauron

Que cherche le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, en prônant la sortie de la Grèce de l’euro ? Obtenir davantage de réformes, faire tomber le gouvernement de la gauche radicale ou, comme l’a affirmé le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, « mettre en œuvre son plan pour sortir la Grèce de l’euro » ? Dans l’interview qu’il a donnée à la télévision grecque au lendemain de l’accord, Alexis Tsipras dit l’avoir compris « dès mars », sans visiblement avoir trouvé la parade.

Le gouvernement grec, mais aussi les autres chefs d’Etat et de gouvernement, se sont trouvés acculés à subir une surenchère permanente du ministre allemand non pour mettre en place un plan viable de réformes mais pour relancer, à l’occasion de la crise grecque, le projet initial allemand d’un euro construit autour d’un noyau dur de pays, dont la Grèce, mais aussi l’Italie et quelques autres seraient exclus.

Alyernatives Economiques dans Wikipedia

La page Facebook

OBSERVATOIRE DES INEGALITES

Fracture sociale : ce déni qui va vous coûter très cher

17 mars 2015 - En refusant de voir l’ampleur des difficultés des classes populaires et moyennes, notre société prend des risques. La fracture sociale s’ouvre et le ressentiment augmente. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

Les catégories populaires et moyennes vont se rappeler au bon souvenir du pouvoir lors des élections départementales des 22 et 29 mars. Le Front national va conquérir un grand nombre de cantons. Le Parti socialiste est progressivement balayé de la scène politique. L’une des explications est à chercher dans la violence de la crise subie par une partie de la population. Les catégories aisées, gourmandes, continuent à s’enrichir quand les couches populaires voient leur niveau de vie baisser. Entre les deux, les classes moyennes constatent avec amertume le décalage entre leurs aspirations et la réalité sociale. Une fracture sociale s’ouvre et le ressentiment augmente.

Les classes populaires - en particulier les jeunes qui en sont issus - sont aux premières loges du mal emploi. Les trois quarts des chômeurs supplémentaires depuis 2008 sont ouvriers ou employés. Le taux de chômage des bac +3, lui, n’a pas bougé alors que le nombre de chômeurs total a grimpé en flèche.

« L’Etat social produit des effets positifs ». Entretien avec Patrick Savidan, professeur de philosophie politique, président de l’Observatoire des inégalités

12 juin 2015 - Les politiques fiscale et sociale jouent un rôle non négligeable pour limiter les écarts de niveaux de vie. Mais l’heure n’est malheureusement pas au renforcement de la protection sociale. Entretien avec Patrick Savidan, professeur de philosophie politique, président de l’Observatoire des inégalités. Extrait du magazine Alternatives Économiques.

Le site de l'Observatoire des inégalités

L'Observatoire sur Wikipedia

FINANCE WATCH

Vanity Fair - Défi d'initiés

Finance Watch, des super-héros en costume-cravate contre les excès des marchés financiers

Ils ont été traders ou banquiers d’affaires, gagné des fortunes et connu l’adrénaline des salles de marché. Aujourd’hui, ils mettent à profit leurs connaissances du système pour combattre les excès de la finance dans une petite ONG basée à Bruxelles, Finance Watch. Dans le numéro de juin 2015 de « Vanity Fair », Sophie des Déserts a confessé ces activistes en costume-cravate qui veulent donner du sens à l’argent.

Libé, le 24 juin - Christophe Nijdam «Si les taux remontent, il va y avoir du ketchup sur les murs des salles de marché !»

Sept ans après la crise des subprimes, l’Europe n’est toujours pas à l’abri d’un krach financier. La régulation du secteur bancaire qu’avait appelée de ses vœux le candidat François Hollande au Bourget est en panne, selon Christophe Nijdam de Finance Watch, groupe d’experts indépendants. Et les petits déposants pas vraiment plus protégés

Les Echos - Christophe Nijdam, le croisé  de Finance Watch

Ex-trader, il a connu les excès de Wall Street, avant de devenir le pourfendeur de la banque universelle à la française. Cet ancien analyste financier dirige depuis janvier l'ONG Finance Watch, désormais incontournable à Bruxelles.

Je ne fais pas de révolution, et elle n'est pas souhaitable.  » Ceux qui pariaient que le nouveau secrétaire général de Finance Watch ferait de l'ONG, aujourd'hui reconnue à Bruxelles pour son expertise, un Greenpeace européen de la finance davantage porté sur les actions coups de poing, en seront pour leurs frais.

Le site de Finance Watch

Finance Watch sur Wikipedia

LES ECONOMISTES ATTERRES

Marianne, le 17 juillet - Une autre politique n'est possible qu'à condition d'ouvrir une crise en Europe

Henri Sterdyniak, sur le blog des Economistes atterrés, tirent longuement les enseignements de la crise grecque. Pour lui, "le texte imposé à la Grèce, comme la conduite des négociations, posent la question de la nature de la zone euro". "L’Allemagne, écrit-il, ses chevau-légers (la Finlande, la Slovaquie, les pays baltes, etc.), la Commission, la BCE ont imposé leurs vues… avec la bénédiction des dirigeants de l’ensemble des Etats membres. Pour eux, l’euro est indissociable de politiques d’austérité et de réformes structurelles libérales. Les votes qui peuvent avoir lieu au niveau des nations n’ont aucune importance." Et d'en conclure : "A l’avenir, les partis politiques, les mouvements sociaux, les peuples qui voudront mettre en œuvre une autre politique sauront qu’ils devront ouvrir une crise en Europe."

Les Economistes Atterrés - La leçon grecque

Une rupture nécessaire…

En janvier 2015, la Grèce avait voté pour un parti, Syriza, qui proposait un tournant radical par rapport aux politiques suivies par les gouvernements précédents. Alternant de longues années au pouvoir, le Pasok et la Nouvelle démocratie avaient maintenu la domination de quelques familles d’oligarques, la corruption généralisée et l’inefficacité de l’administration. Après l’entrée dans la zone euro, les dépenses publiques ont nettement augmenté, ce qui pouvait se justifier dans une perspective de rattrapage, mais les impôts ont fortement baissé, induisant un fort déficit public : le solde primaire (hors charges d’intérêts) est passé d’un excédent de 3% en 2000 à un déficit de 2,4% en 2007. Les classes dirigeantes n’ont pas profité des bas taux d’intérêt permis par l’appartenance à la zone euro pour développer l’industrie et le secteur productif en Grèce. La croissance a été forte (4,1% de 1998 à 2007), mais insoutenable : le déficit extérieur dépassait 10% du PIB en 2007.  Cette dérive participait au creusement des disparités dans la zone euro entre les pays du Nord, en particulier l’Allemagne, qui avaient choisi une stratégie de recherche de compétitivité et d’accumulation d’excédents extérieurs, nuisible à leurs partenaires, et les pays du Sud, dont la croissance soutenue s’accompagnait de forts déficits extérieurs, financés sans peine jusqu’à la crise grâce à la confiance des marchés financiers en la solidité de l’euro.

Le site des Economistes Atterrés

Les Economistes Atterrés dans Wikipedia

OFCE

OFCE - Un nouveau monde économique. Mesurer le bien-être et la soutenabilité au 21e siècle, 7 mai 2015

Éloi Laurent et Jacques Le Cacheux, Un nouveau monde économique, Mesurer le bien-être et la soutenabilité au 21e siècle, Odile Jacob, 2015.

Introduction : La mesure des possibles

« Que nul n’entre ici s’il n’est géomètre ! »

Devise inscrite au fronton de l’Académie fondée par Platon à Athènes.

 Nous vivons sous le règne du produit intérieur brut (PIB), dont l’année 2014 a marqué le soixante-dixième anniversaire. Créé par l’économiste américain Simon Kuznets à l’orée des années  1930, le PIB fut adopté comme norme internationale de la comptabilité souveraine lors de la conférence qui se tint entre puissances alliées dans la petite bourgade de Bretton Woods, au beau milieu de nulle part, en juillet 1944. Mesure des activités marchandes monétisables, indicateur de référence de la croissance économique  et du niveau de vie, le PIB est devenu au fil des décennies l’étalon suprême de la réussite des nations, précis, robuste et comparable.

Le site de l'OFCE

L'OFCE sur Wikipedia

JEAN GADREY

Jean Gadrey - Quelques liens vers des textes récents qui parlent de crise(s), de solutions et de mobilisations

1. Lettre à une croissance que nous n’attendons plus, Le Monde du 3 juillet, par Manon Dervin, étudiante à Science Po Rennes. Ce texte a beaucoup circulé en réseau. En voici le début :

« Ô très chère Croissance. Ma bien-aimée. Ton retour s’est fait attendre. Ton dogme fondé sur la valeur centrale du « travail » conditionne encore aujourd’hui toute la vitalité du système économique. Tu fabriques l’Emploi et en tires ta force. Les médias, les politiques et tous les travailleurs retiennent leur souffle… Mais aujourd’hui je ne t’attends plus, Croissance… Je te prie de m’excuser pour les mots qui vont suivre. Il me fallait te conter mes désillusions… Suite via ce lien.

Ajout : je me permets de mentionner, bien qu’elle soit moins brillante que la lettre de Manon, ma vieille « ode à la croissance et à la productivité », qui date de 2011. Et aussi une chanson sympa sur ce thème, « prière à la croissance », par la Parisienne libérée, en 2013.

Le blog de Jean Gadrey

Jean Gadrey sur Wikipedia

GILLES RAVEAUD

Gilles Raveaud - Accords commerciaux régionaux : des machines infernales, selon Dani Rodrik

Pour Dani Rodrik, professeur à Princeton et l’un des meilleurs analystes de la mondialisation, tant l’Accord de Partenariat transpacifique (TPP) que le TTIP sont des traités aux gains douteux en termes d’emplois, et qui permettent un véritable “putsch des entreprises multinationales” à l’encontre des États.

Au final, avec ces accords, “les intérêts des investisseurs et exportateurs porteront plus que jamais préjudice aux objectifs sociaux et environnementaux”.

Bref, ce ne sont même pas des traités libéraux.
 
Le blog de Gilles Raveaud

FREDERIC LORDON

La pompe à phynance - La gauche et l’euro : liquider, reconstruire

1. L’euro interdit radicalement toute politique progressiste possible.

2. S’il en était encore besoin, le traitement criminel infligé à la Grèce en six mois de brutalisation (rebaptisée « négociation ») prouve que l’entreprise de « transformer l’euro », ou l’hypothèse d’un « autre euro possible », sont des chimères qui, par désillusions successives, ne mènent qu’à l’impasse et à la désespérance politiques.

3. Abandonner aux extrêmes droites (qui au demeurant n’en feront rien [1]…) toute perspective politique d’en finir avec l’euro et ses institutions est une faute politique qui condamne les gauches européennes à l’impuissance indéfinie.

Le journal du Mauss - La puissance des institutions, Frédéric Lordon

A partir d’un commentaire sur le retour opéré par Luc Boltanski à une forme de sociologie critique, Frédéric Lordon reprend la question de savoir ce qui confère leur pouvoir aux institutions, leur capacité à dire le vrai, et, dans le sillage de Spinoza, le trouve dans le pouvoir de la multitude.

Le site de Frédéric Lordon

Frédéric Lordon sur Wikipedia

 


08/07/2015

Observatoire des inégalités : Modulation des allocations : un modèle réservé aux pauvres est un pauvre modèle

1er juillet 2015 - Réduire les allocations familiales des plus aisés semble tomber sous le sens. Mais cette mise à mal de l’universalisme de notre modèle sape sa légitimité. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.


Réduire les allocations familiales des plus aisés semble tomber sous le sens. Alors que notre pays traverse une crise sans précédent, les plus riches continuent de s’enrichir. Sans aucune pudeur, les représentants des nantis - hier partisans de coupes budgétaires drastiques - s’offusquent de perdre quelques euros par mois et montent sur les barricades pour défendre « leur » Etat providence. La stagnation du pouvoir d’achat   n’est en effet qu’un leurre qui masque sous forme de moyenne l’enrichissement des uns d’un côté et l’appauvrissement des pauvres de l’autre. L’Etat est en faillite et nous devons faire des économies. Pourquoi alors continuer à aider des familles qui n’ont aucun besoin de l’argent de la collectivité ? Les foyers qui touchent 6 000 euros pour deux enfants perdront 65 euros, rien de bien méchant.

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18/03/2015

7Fracture sociale : ce déni qui va vous coûter très cher, Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités

17 mars 2015 - En refusant de voir l’ampleur des difficultés des classes populaires et moyennes, notre société prend des risques. La fracture sociale s’ouvre et le ressentiment augmente. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.


Les catégories populaires et moyennes vont se rappeler au bon souvenir du pouvoir lors des élections départementales des 22 et 29 mars. Le Front national va conquérir un grand nombre de cantons. Sans doute plusieurs départements. Les portes du pouvoir sont proches. Le Parti socialiste est progressivement balayé de la scène politique. L’une des explications est à chercher dans la violence de la crise subie par une partie de la population. Les catégories aisées, gourmandes, continuent à s’enrichir quand les couches populaires voient leur niveau de vie   baisser. Entre les deux, les classes moyennes constatent avec amertume le décalage entre leurs aspirations et la réalité sociale. Une fracture sociale s’ouvre et le ressentiment augmente.

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25/12/2014

Observatoire des inégalités - Noël au goût amer pour les catégories populaires

22 décembre 2014 - Noël sera l’occasion d’un immense déballage. Les plus aisés ne connaissent pas la crise, alors qu’une partie de la population décroche. Un contraste de plus en plus saisissant. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Extrait d’Alterecoplus


Y aura-t-il de la neige à Noël ? Les fêtes seront l’occasion d’un immense déballage. Téléphones et tablettes seront des invités de marque. Dès novembre les catalogues de jouet ouvrent le bal. Début décembre, les rues s’illuminent, les « marchés » de Noël s’installent et la chasse aux cadeaux commence. Comment une telle frénésie de consommation est-elle possible, dans un pays frappé de plein fouet par une crise d’une ampleur inégalée, où le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de deux millions depuis 2008 selon Pôle Emploi ?

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22/11/2014

« Il y a de bonnes raisons de trouver la société française très inégalitaire ». Entretien avec Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

 

19 novembre 2014 - Derrière les discours officiels, la société française reste très hiérarchique. Notamment à l’école. Depuis son accession au pouvoir, la nouvelle majorité n’a pas changé grand chose à cette situation. Entretien avec Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Extrait du quotidien Le Monde.

Plus des trois quarts des personnes interrogées dans une enquête de la Sofres pour la fédération des PEP [1] considèrent que la société française est inégalitaire. Une proportion quasi identique juge que cette société ne permet pas à chaque individu « de trouver la place qu’il mérite et de réaliser ce qu’il souhaite dans la vie ». Ces chiffres vous surprennent-ils ? Cette perception très négative est-elle conforme à la réalité  ?

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13:00 Publié dans Réflexions | Tags : louis maurin | Lien permanent

03/11/2014

L'Observatoire des inégalités - La démagogie fiscale ruine l’espoir d’une société plus juste

21 octobre 2014 - En réduisant les impôts, le gouvernement gâche une occasion historique de réformer les services publics. La question est désormais de comprendre comment on a pu en arriver là. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.


Le plan de 50 milliards d’économies sur les dépenses publiques offre à notre pays des marges de manœuvre énormes. Si ces milliards avaient été utilisés pour répondre aux besoins de la population plutôt qu’à réduire les impôts, les services publics auraient pu changer de visage. Une occasion de construire une société plus juste vient d’être gâchée. Comment a-t-on pu en arriver là ? Si l’on veut avancer dans le débat, il faut essayer de le comprendre.

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08/04/2014

Observatoire des inégalités - Inégalités : quels enseignements du classement des communes ?

18 mars 2014 - L’Observatoire des inégalités, le Compas et la Gazette des communes se sont associés pour lancer une nouvelle application Internet qui permet de dresser un état des lieux en matière d’inégalités et de revenus pour toutes les communes de France métropolitaine. Quels enseignements tirer du classement des communes ? Les explications de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.


Neuilly-sur-Seine - en banlieue ouest de Paris – est de loin la ville la plus inégalitaire de France. L’indice dit de « Gini », qui mesure l’écart entre l’égalité parfaite des revenus et la situation actuelle des villes du classement, y atteint 0,53 contre une moyenne de 0,38 pour la France (données 2010 avant impôts et prestations sociales, voir « notre méthode »). Qu’en est-il pour le reste de la France ? Pour mieux apprécier à quel niveau se situent les écarts, l’Observatoire des inégalités, le Compas, bureau d’étude spécialiste des données sociales locales, et la Gazette des communes ont lancé une nouvelle application sur Internet : le Comparateur des territoires www.comparateur-territoires.fr qui permet à chacun de disposer des données sur les revenus et les inégalités pour sa commune.
Pour permettre une analyse globale, nous avons exploité les mêmes données sous forme d’un classement des villes les plus inégalitaires et des villes les plus égalitaires à partir des chiffres des revenus 2010 [1] en nous limitant aux communes de plus de 10 000 habitants pour plus de lisibilité. Ces communes représentent la moitié de la population française. On peut en tirer plusieurs enseignements significatif

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04/03/2014

Libé - Lui, président du renoncement, Louis Maurin Directeur de l’Observatoire des inégalités

Quelles contreparties au Pacte de responsabilité ? Création d’emplois contre allègement du coût du travail? Négociation aujourd’hui entre partenaires sociaux.

Lui, président de la République, aurait pu annoncer la construction de dizaines de milliers de logements sociaux. Lui, président de la République, aurait pu ouvrir des dizaines de commissariats de proximité et créer un minimum social pour les jeunes. Il en a décidé autrement. Lui, président de la République, préfère embrasser le représentant des «pigeons». Il va donner 30 milliards d’euros par an aux entreprises via son «pacte de responsabilité» qui va diminuer les cotisations patronales familiales. Les patrons applaudissent. Pourquoi une telle mesure fait-elle l’objet de si peu d’opposition ?

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28/09/2013

Observatoire des inégalités - Dépenses publiques : des comparaisons piégées

Les services publics représentent une part plus importante des dépenses en France que dans la plupart des pays voisins. Dérive ou choix légitime ? Une analyse de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Extrait du magazine Alternatives Economiques.


Etat, collectivités locales et autres administrations publiques françaises dépensent chaque année l’équivalent de 56 % du produit intérieur brut (PIB), selon les données 2011 d’Eurostat. Un chiffre qui classe notre pays au deuxième rang de l’Union européenne, derrière le Danemark (57,6 %), et 6,5 points de PIB au-dessus de la moyenne de la zone euro (49,5 %). Mais que veulent vraiment dire ces chiffres ? Ils ne sont pas le signe que nos services publics coûtent plus cher qu’ailleurs, mais que, pour l’essentiel, notre pays a opté pour une réponse collective et moins inégalitaire aux besoins sociaux, quand d’autres laissent faire le marché. Ainsi, plus de la moitié de cet écart provient du système de retraite, qui prend en France la forme d’un service public.

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