Google Analytics Alternative

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/02/2015

La Vie dees Idées : E. P. Thompson, une vie de combat

Grand historien de la classe ouvrière anglaise, figure intellectuelle majeure des débats sur le marxisme dans les années 1960-1970, militant antinucléaire à l’origine d’une critique écologiste du capitalisme : tels furent les visages multiples d’Edward Palmer Thompson, dont l’œuvre continue d’imprégner en profondeur l’ensemble des sciences sociales.

Longtemps peu connue en France, l’œuvre de l’historien anglais Edward P. Thompson fait désormais l’objet d’une importante reconnaissance dont témoignent des traductions et publications récentes [1]. Figure majeure de l’historiographie britannique et activiste insatiable, Thompson mena de front l’élaboration d’une œuvre originale et de virulents combats politiques. Son écho a d’ailleurs rapidement dépassé le seul monde des historiens : en renouvelant l’étude des classes sociales et du droit, en plaçant les acteurs et leur expérience au cœur de sa réflexion, en explorant de façon inédite les racines du capitalisme et les résistances populaires, il marqua de son empreinte les sciences sociales de la seconde moitié du XXe siècle. Même s’il fut l’objet de vives critiques de son vivant, il n’a cessé d’être canonisé depuis son décès en 1993. Un retour sur la trajectoire et les engagements de l’une des grandes figures intellectuelles du XXe siècle s’impose donc.

Lire la suite
_________________________
_________________________

13:30 Publié dans Réflexions | Tags : la vie des idees | Lien permanent

Non Fiction : L’économiste et le romancier

Résumé : Un ouvrage qui, à travers l’œuvre de Houellebecq, dénonce les théories économiques, responsables d’une société devenue invivable pour l’homme.

En hommage à Bernard Maris, tué le 7 janvier dans les bureaux de Charlie Hebdo, nous vous proposons le compte rendu de son dernier essai.

Rares sont les écrivains qui, de leur vivant, suscitent autant de passion et de curiosité que Michel Houellebecq. Son influence dépasse le champ strictement littéraire. Il suffit de considérer son actualité l’année dernière alors qu’il n’avait même pas sorti de nouveau roman. L’écrivain a eu le rôle principal dans deux films français : L’Enlèvement de Michel Houellebecq du réalisateur Guillaume Nicloux, Near Death Experience de Gustave Kervern et Benoît Delépine. Le chanteur Jean-Louis Aubert lui a consacré un album tiré d’un de ses recueils : Les parages du vide. Son roman Les particules élémentaires a été adapté au théâtre par le metteur en scène Julien Gosselin et a séduit la critique au festival d’Avignon. En ce début d’année, la parution de Soumission agite la sphère médiatique, parce que Houellebecq y invente une présidence de la République française qui émanerait d’un parti musulman.  

Une autre transformation de Michel Houellebecq nous est proposée par l’économiste Bernard Maris. Le titre de son essai Houellebecq économiste est une référence au tableau du personnage de La Carte et le Territoire (2010) intitulé Michel Houellebecq, écrivain

Lire la suite
__________________________
__________________________

10:00 Publié dans Réflexions | Tags : bernard marris, houellebecq | Lien permanent

OFCE - Flexibilités contre nouvel effort budgétaire, la messe n’est pas encore dite

29 janvier 2015

par Raul Sampognaro

Le 13 janvier dernier, la Commission Juncker a clarifié sa position concernant les flexibilités mobilisables par les Etats dans l’application du Pacte de Stabilité et de Croissance (PSC). La nouvelle lecture du PSC devrait se traduire par une atténuation de la consolidation budgétaire nécessaire pour certains pays[1]. Dorénavant, la Commission pourra appliquer la « clause de réformes structurelles » à un pays soumis au volet correctif[2] du Pacte alors qu’auparavant, ceci n’était possible que pour les pays soumis au volet préventif du Pacte[3]. Cette clause permettra à l’Etat membre de dévier temporairement de ses engagements préalables pour les reporter à un moment où les fruits des réformes devraient faciliter l’ajustement. Pour que la Commission accepte de déclencher la clause, certaines conditions devront être réunies

Lire la suite
___________________________
___________________________

00:05 Publié dans Réflexions | Tags : ofce | Lien permanent

31/01/2015

La Vie des Idées - L’émancipation dans la précarité par Cyprien Tasset

La précarité peut-elle être émancipatrice ? Pour le sociologue Patrick Cingolani, elle ne consiste pas seulement en une forme d’emploi dégradée, mais dessine des possibilités libératrices pour tous les travailleurs. Reste à mesurer ce potentiel révolutionnaire.

Recensé : Patrick Cingolani, Révolutions précaires. Essai sur l’avenir de l’émancipation. Paris, La Découverte, 2014, 150 p, 13 €.

Plusieurs décennies après que le terme de « précarité » s’est imposé comme le symbole de maux que la critique sociale ne peut faire que dénoncer sans en enrayer la progression, il y a de l’audace à soutenir, comme Patrick Cingolani le fait dans Révolutions précaires, que l’avenir de l’émancipation doit être recherché du côté des « formes de liberté des précaires » (p. 87). On pourrait objecter, comme P. Cingolani l’a écrit lui-même, qu’« il n’y a pas de précarité qui soit une liberté » et que « ceux qui le disent, à droite ou à gauche, se bercent et bercent d’illusion » [1] Sans renier cet avertissement, Révolutions précaires se penche sur les pratiques et les expériences de travailleurs précaires, pour montrer qu’elles sont ambivalentes plutôt qu’unilatéralement dominées, et que cette ambivalence recèle des pistes de réponse à plusieurs des impasses dans lesquelles sont actuellement enlisés les efforts d’émancipation. Cette proposition est l’aboutissement d’un parcours de recherche de long cours, qui s’est caractérisé dès l’origine par un investissement du lexique de la précarité en tension avec ses usages dominants.

Lire la suite
_________________________
_________________________

22:00 Publié dans Réflexions | Tags : la vie des idees | Lien permanent

La Vie des Idées - Piketty hors classe par Erik Olin Wright & traduit par Kate McNaughton

En dépit de sa référence à Marx, le livre de Thomas Piketty fait l’impasse sur l’exploitation du travail par les classes dominantes. Point de vue nord-américain sur un best seller mondial, publié en partenariat avec la revue Public Books.

À première vue, le livre de Thomas Piketty, Le Capital au XXIe siècle, s’inscrit dans la lignée de Marx. Après tout, le titre fait délibérément référence au Capital de Marx, et une bonne partie du livre parle du « capital » et du « travail » comme les deux éléments fondamentaux du système capitaliste. Mais en dépit de tous ses clins d’œil au marxisme, l’analyse de Piketty néglige et dissimule une réalité essentielle propre aux classes sociales : la longue histoire de l’exploitation et de la domination des travailleurs par le capital.

Piketty n’ignore pas cette histoire : dès le premier chapitre de son livre, il raconte l’histoire sanglante de la lutte de classe entre les mineurs et les propriétaires de la mine de platine de Marikana en août 2012, lors de laquelle trente-quatre mineurs furent tués par la police.

Lire la suite
______________________
______________________

20:35 Publié dans Réflexions | Tags : piketty | Lien permanent

Non Fiction : Le genre, mise au point

Résumé : Une introduction accessible aux théories du genre.
 
Publié dans la nouvelle collection « La Vie des Idées » aux PUF, qui reprend des articles publiés sur la revue en ligne du même nom, l’ouvrage proposé par L. Bereni et M. Trachman, Le genre, théories et controverses, se présente avec l’objectif de « résister [aux] effets de méconnaissance produits par le discours hégémonique sur le genre » . Cette ambition implique un double mouvement : d’une part une analyse de ces discours, et d’autre part un effort de présentation de ce que recouvre le domaine des études de genre. Si les auteur-e-s n’affichent clairement aucune prétention à l’exhaustivité, il semble que toute l’originalité et l’efficacité de l’ouvrage résident précisément dans l’articulation de ces deux axes de travail. Le fait de ne pas dissocier les présentations théoriques les plus rigoureuses (des travaux de Joan Scott, d’Ann Fausto-Sterling, de Raewyn Connell, en particulier) d’une présentation analytique des discours publics d’opposition à l’idée même d’usage du concept de genre, traduit presque en actes l’héritage militant et politique des études sur le genre. Loin de l’idée d’un concept académique et hors du monde, il s’agit ici au contraire de démontrer l’intrication qui existe entre des perspectives très théoriques et les effets sociaux qu’elles produisent. Ce qui donne également l’occasion d’approcher en retour l’idée que les discours hégémoniques de contestation du genre participent à informer le champ de recherche des études de genre. Dans ces conditions, l’ouvrage participe à attester du fait que l’institutionnalisation du genre dans la sphère académique n’implique pas automatiquement sa dépolitisation.
 
Lire la suite
_______________________
_______________________
 

18:00 Publié dans Réflexions | Tags : non fiction | Lien permanent

F. Chérèque : "Un service civique obligatoire ? Pourquoi punir la jeunesse ?"


F. Chérèque : "Un service civique obligatoire... par franceinter

16:00 Publié dans Réflexions | Tags : chereque | Lien permanent

Alternatives Economiques : Le renouveau de la pensée économique de gauche - Christian Chavagneux

Pendant que la gauche présidentielle est au trente-sixième dessous sondagier et que la gauche de gouvernement fait fuir ses électeurs, les économistes progressistes semblent amorcer une importante phase de renouvellement intellectuel. Il ne s'agit pas pour eux de proposer un aménagement "plus à gauche" de la politique du gouvernement, à l'image de ce que font les députés frondeurs. Pas plus que d'étaler sur la table un projet bien ficelé pour les élections de 2017. Les chercheurs qui se mobilisent aujourd'hui ont plus d'ambition : il s'agit ni plus ni moins que de refonder une nouvelle pensée économique et sociale. Il n'y a pas de plan préétabli en la matière, chacun travaille encore dans son coin. Mais à la lecture des différents travaux sortis ces derniers mois, on note une volonté nette de proposer de nouvelles façons de penser l'emploi, les droits sociaux et l'entreprise.

Lire la suite
________________________
________________________

Telos - Economie française: entre insuffisance (faible) de l’offre et (forte) de la demande - Eric Heyer

À l’heure où la publication les comptes nationaux nourrit de trimestres en trimestres un pessimisme qui semble irréversible, le temps n’est pourtant pas si éloigné de performances de croissance de l’économie française voisines des 2% l’an, comme en 2010 et en 2011.

Entre 2008 et le début de 2011, l’économie hexagonale a bien résisté si on la compare à celle de ses principaux partenaires. La récession y a été moins forte qu’au Royaume-Uni, en Allemagne, en Espagne et en Italie.  A la fin de la période de rattrapage, la France faisait jeu égal avec l’Allemagne et les États-Unis et avait même retrouvé son niveau d’activité d’avant crise. L’écart avec les autres pays européens apparaissait très en faveur de la France. La première moitié de 2011 a brutalement interrompu le processus de reprise.

Comment expliquer cette rupture de l’activité depuis 2011 ? Est-elle due à la  disparition du potentiel de croissance ou à un manque de demande ? Au sein du débat opposant les tenants d’une insuffisance de l’offre à ceux d’une insuffisance de la demande pour expliquer le faible niveau d’activité en France depuis quatre  ans, quelques éléments factuels peuvent être utilement rappelés.

Lire la suite
________________________
________________________

10:00 Publié dans Réflexions | Tags : eric heyer, ofce | Lien permanent

Telos - De quoi Zemmour est-il le nom ? Alain Bergounioux

Le succès des ventes du livre d’Eric Zemmour, Le Suicide français, et son omniprésence médiatique ont créé un fait politique. Cet ouvrage est un objet idéologique, qui entend donner une interprétation d’ensemble des inquiétudes et des peurs qui traversent une part de l’opinion française. Il est construit, habilement, selon un plan chronologique, pour montrer que, depuis les années 1970, tout conspire au déclin du pays, dans toutes les dimensions politique, économique, sociale, culturelle. Les responsables sont désignés sans équivoque – mais non sans amalgame : il s’agit des libéraux et des sociaux-démocrates, tous européistes, qui ont gouverné la France depuis la fin du gaullisme. Eric Zemmour ne voit pas ainsi de différence notables entre Valéry Giscard d’Estaing et François Mitterrand, Jacques Chirac et François Hollande et avoue sa déception avec Nicolas Sarkozy.

Lire la suite
_____________________________
_____________________________

00:08 Publié dans Réflexions | Tags : alain bergounioux, zemmour | Lien permanent