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Réflexions - Page 216

  • Edgar Morin - la Matinale

    Edgar Morin est l'invité de La Matinale de France Musique pour parler de ses ouvrages "Journal (1962-1987)" et "Autocritique" aux éditions du Seuil


    Edgar Morin - la Matinale_211112 par francemusique

  • La Vie des Idées : L’argent et le reste

    Tout n’est pas à vendre. Et pourtant, il semble que les lois du marché, peu à peu, envahissent des domaines qui jusque-là leur étaient interdits : l’amitié, la justice, la maladie, l’amour même. Michael Sandel souligne ces dérives et s’interroge sur les moyens de se préserver de l’effet corrosif de l’argent.

    Recensé : Michael Sandel, What money can’t buy. The moral limits of market, Farrar, Straus and Giroux, New York, 2012, 244 p.

    « Money can’t buy me love » entonnaient les Beatles dans les années 60. Au risque de les contredire, il semble désormais que l’amour soit à vendre. On pouvait aussi, jusqu’à récemment, s’acheter des amis et les faire figurer sur son profil Facebook. Pour seulement 90 cents par mois, le site internet laissait des commentaires fictifs sur la page du client et garantissait même que, sur sa photo, le nouvel ami affiche un sourire avenant. C’est un exemple parmi tous ceux que Michael Sandel rassemble dans What money can’t buy qui révèlent, chacun à leur façon, l’emprise d’une logique de marché dans des domaines qui semblaient jusqu’alors lui échapper.

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  • Débat Mediapart : Police et citoyens, la grande méfiance


    Débat Mediapart : Police et citoyens, la grande... par forumdesimages

    Animé par Edwy Plenel, directeur de Mediapart

    De récents ouvrages montrent le divorce entre la population française et sa police, très centralisée et traditionnellement construite comme une police de maintien de l’ordre, plutôt au service de la protection de l’État. Une tendance historique renforcée ces dernières années par la politique du chiffre, où les statistiques se transforment en objectifs.

    Pour en débattre : Yannick Danio, délégué national du syndicat Unité SGP Police FO ; Emmanuel Didier, chercheur au CNRS ; Ilan Klipper et Virgil Vernier, réalisateurs de Flics et Commissariat ; Christian Mouhanna, sociologue, auteur de “La police contre les citoyens ?” (Éd. Champ social, 2011)

    Ce débat, en partenariat avec Mediapart, a eu lieu le 14 novembre 2012 au Forum des images, Paris.

  • Le blog de François Kalfon : Droitisation, quelle droitisation ?

    Laurent BAUMEL, député PS d’Indre-et-Loire et moi-même sommes secrétaires nationaux du PS et  animateurs des réseaux «Gauche populaire».

    Retrouvez, ci-dessous, notre article paru cette semaine dans le journal MARIANNE intitulé « Droitisation, quelle droitisation? »

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  • La vie des idées : La sociologie en rouge et noir

    Roman policier, sociologie et paranoïa sont trois formes d’enquête. Nées simultanément, à la fin du XIXe siècle, elles témoignent d’une même inquiétude sur les cadres de la réalité au moment de la genèse de l’État-nation. L’enquête de Luc Boltanski sur les enquêtes critique, dévoile et redécrit.

    Recensé : Luc Boltanski, Énigmes et Complots, NRF Gallimard, 2012. 480 p., 23, 90 €.

    Énigmes et Complots a pour point de départ, et pour fil rouge, le constat d’un fait étrange : la simultanéité, à la fin du XIXe siècle, de la naissance de trois genres d’enquêtes, le roman policier, la sociologie et la paranoïa. Ces trois genres d’enquêtes reposent sur l’extension du doute sur le monde ordinaire, car elles décèlent dans la réalité des anomalies troublantes. Et elles mettent en relation ces énigmes avec des phénomènes de l’ordre du crime ou de la malfaisance d’individus poursuivant des intérêts reliés ou organisés. La thèse avancée par Luc Boltanski est que ces trois formes de scepticisme, de déconstruction des cadres de la réalité, au delà de la coïncidence singulière de leur apparition, sont parallèles à l’avènement des États-Nations européens.
     
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  • Le Monde - "Dangereux choix de la commission Jospin" Par Jérôme Jaffré, directeur du Centre d'études et de connaissances sur l'opinion publique (Cecop)

    On peut s'interroger sur la décision de la commission Jospin sur la rénovation de la vie publique de rejeter le recours aux réseaux sociaux pour choisir l'envoi plus classique à chaque électeur d'un bulletin de parrainage. Dans cette affaire, le diable est bien sûr dans les détails, avec le seuil choisi pour avoir le droit d'être candidat, que la commission a fixé à 150 000 parrainages. Avec les réseaux sociaux, c'eût été trop peu ; avec un bulletin envoyé à chaque citoyen, c'est considérable.

    L'effet de cette mesure telle qu'elle a été retenue pourrait être de diminuer nettement le nombre de candidats présents au premier tour de la présidentielle et d'éliminer de véritables courants politiques. On peut considérer comme raisonnable qu'entre un minimum de 1 sur 10 et un maximum de 1 sur 5 des électeurs se porteraient "parrains".

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  • Le Monde Diplomatique - Economistes à gages, Matignon fait le ménage

    Moins d’un an après la parution de plusieurs enquêtes consacrées à la collusion entre économistes et institutions financières privées (1) — dont celle parue dans les colonnes du Monde diplomatique, et reprise dans un livre éponyme qui vient d’être publié (2) — Matignon a décidé de toiletter son Conseil d’analyse économique (CAE).

    Créé en 1997 par Lionel Jospin et chargé d’« éclairer, par la confrontation des points de vue et des analyses, les choix du gouvernement », le CAE s’emploie à dessiner le « cercle de la raison » au sein duquel se discutent les orientations économiques de Paris. « Une pensée d’Etat, en quelque sorte, mais directement insufflée par le privé », écrivait Le Monde diplomatique en mars 2012.

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  • Libé - Le socialisme de l’usine à gaz Par Thomas Piketty

    Lors de sa conférence de presse, François Hollande a annoncé, non sans fierté, qu’il défendait un «socialisme de l’offre», favorisant la «production», par opposition à un socialisme «plus traditionnel», «axé sur la demande». Quel beau sujet de dissertation pour le bac, et quelle bonne idée de choisir le côté de la production ! C’est toujours mieux qu’un socialisme sans production… Le problème est qu’au-delà de cette posture rhétorique archiconvenue (contrairement à ce que l’on entend ici et là, les socialistes français ont depuis longtemps expérimenté des politiques de l’offre, avec la baisse d’un tiers du taux de l’impôt sur les sociétés entre 1988 et 1993), on voit surtout se dessiner dans les mesures Ayrault - Hollande de cet automne un socialisme de la niche et de la complexité fiscale, catastrophique pour le modèle social français, qu’il faudrait urgemment moderniser et réformer. Un socialisme de l’usine à gaz, en quelque sorte.

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  • Eric Heyer, économiste à l'OFCE, était l'invité de "RTL Midi"


    Eric Heyer, économiste à l'OFCE, était l'invité... par rtl-fr

  • Terra Nova - Transition énergétique : financer à moindre coût les énergies renouvelables

    Le développement des énergies renouvelables est essentiel dans la transition énergétique, pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles. C’est un chantier où les coûts d’investissement et de financement sont particulièrement lourds, à l’inverse des énergies fossiles, où le coût du combustible domine. Cette note propose plusieurs pistes pour financer à moindre coût les énergies renouvelables, et obtenir ainsi une baisse de 30 % du prix de l’électricité verte : l’instauration d’un cadre réglementaire stable, pour protéger ce secteur de l’imprévisibilité des modifications de tarifs ; la création d’un fonds ou d’une banque spécialisée offrant un financement à moindre coût, à l’instar de la KfW allemande ; la création d’un fonds de garantie pour limiter le coût du risque.

    Synthèse

    La transition énergétique doit nous mener d’un monde qui consomme toujours plus d’énergie majoritairement carbonée (charbon, pétrole, gaz) à un monde moins énergivore s’appuyant sur des énergies décarbonées. Elle doit également permettre de rendre notre mix énergétique moins dépendant des évolutions du cours des énergies fossiles.
     
    Or, nos émissions de gaz à effet de serre et notre consommation d’énergie sont souvent contraintes. Pour les réduire, il faudra rénover les logements, produire des véhicules plus sobres et développer les énergies renouvelables. Ce chantier est considérable et il nécessitera des investissements massifs. Mais ceux-ci sont une chance car ils contribueront à la sortie de crise en créant de nombreux emplois et en réduisant notre déficit commercial, constitué à 90 % d’importations d’énergie. Financer la transition énergétique est essentiel et il convient de le faire à moindre coût. Comment y parvenir ?
     
    Prenons l’exemple de la production d’électricité. Les énergies renouvelables sont des énergies capitalistiques pour lesquelles les coûts d’investissement sont très importants. En effet, si pour les énergies fossiles, le coût du combustible représente 80 % du coût du MWh, pour les énergies renouvelables, c’est l’inverse. Ce sont les coûts d’investissement et de financement qui pèsent jusqu’à 80 % du coût total. Réussir la transition énergétique suppose une réelle capacité à mobiliser des montants massifs de capitaux[1] et ce même si les coûts d’investissement ont fortement baissé ces dernières années[2]. Le coût du financement[3], quant à lui, reste élevé et est souvent de l’ordre de 9 à 12 %, voire plus, malgré des tarifs d'achat garantissant, sur une longue période, la stabilité des rentrées financières des projets d’énergies renouvelables. Il est donc nécessaire de faire baisser le coût du financement car si celui-ci passe de 10 % à 5 %, alors le coût de l’électricité verte peut baisser de 30 % ! Cela rendrait l’atteinte des objectifs de la France en matière d’énergies vertes supportable pour les consommateurs. Une diminution du prix du MWh solaire de 200 à 140 euros permettrait, pour une puissance installée de 1,5 GW, de réduire la CSPE de 2,2 milliards d’euros sur 20 ans.
     
    Dès lors, pour financer la transition énergétique et faire baisser le coût du financement, et donc in fine limiter la hausse de la CSPE pour le consommateur, trois mesures nous semblent déterminantes :
     
    - Premièrement, l’instauration d’un cadre réglementaire stable dont les évolutions puissent être prévisibles. Cela faciliterait d’une part le financement des projets d’énergies renouvelables et impacterait d’autre part à la baisse le coût du financement en réduisant la prime de risque.
     
    Cette mesure a été annoncée par le président de la République : « la stabilité des aides et des dispositifs fiscaux et du système du prix de rachat pour que les entreprises, les opérateurs sachent bien quelles sont les conditions économiques, durables, pour investir et se lancer dans le renouvelable. »[4]
     
    - En second lieu, la création d’un fonds ou d’une banque spécialisée qui se financerait à taux très bas et qui permettrait d’offrir un financement à moindre coût soit en capital, soit en dette. Il est utile de savoir que la KfW offre des taux pouvant descendre jusqu'à 1 % pour le financement de la transition énergétique en Allemagne. Le fonds pourrait se refinancer auprès de la BEI, ou d’une banque publique française comme la CDC.
     
    Le président de la République a indiqué à ce sujet « qu’une part des fonds de la Banque publique d'investissement sera dédiée au soutien public à l’innovation et les investissements d'avenir issus du grand emprunt pleinement utilisés »[5]. Il est souhaitable d’ancrer un dispositif spécialisé à partir de cette annonce. Ici, il pourrait être intéressant de conditionner l’obtention de ces financements à moindre coût à des projets aux bilans carbones exemplaires ou ayant recours à du matériel fabriqué au sein de l’Union européenne.
     
    - Enfin, la création d’un fonds de garantie fluidifierait le financement bancaire et réduirait le coût du risque pour les banques commerciales.
     
    Il est possible grâce aux mesures proposées dans cette note d’envisager la création de dizaines de milliers d’emplois dans le secteur des énergies renouvelables (de l’ordre de 3 à 9 emplois par MW installé) pour lequel les investissements mondiaux se montent en 2011 à plus de 250 milliards de dollars (en croissance de 6,5 %, alors que la croissance mondiale était de 4 % environ).
     
    Le raisonnement et les mesures qui ont été précisées dans la note dans le cas du solaire et de l’éolien peuvent être appliquées pour toutes les énergies renouvelables et pour la rénovation thermique des logements, où les enjeux en termes d’emplois et d’impact sur la balance commerciale sont cruciaux.
     
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  • Le Monde - Obama II : quel projet économique ?

    Bien sûr, il lui faudra d'abord gravir sans dommages la "falaise budgétaire", ce blocage institutionnel qui, s'il n'est pas dénoué, verra les Américains être amenés à payer plus d'impôts et à subir une réduction des financements publics collectifs (couverture sociale, éducation, etc.). Pour le circonscrire, le démocrate Barack Obama entend négocier la résorption de long terme des déficits publics avec le Parti républicain à partir d'une position initiale plus "dure" que celle adoptée lors des précédentes négociations d'août 2011.

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