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Jérôme Sainte-Marie est politologue, et préside la société d’études et de conseil PollingVox. Il a récemment écrit Le nouvel ordre démocratique aux Editions du moment où il analyse la crise de confiance généralisée envers le système représentatif en France. Il a accepté de répondre à nos questions alors que les commentateurs traditionnels de la vie politique, dont les analyses ont été régulièrement démenties ces dernières années, font face à une remise en cause croissante de leur légitimité.
Impossible de commencer sans évoquer la crise de légitimité que traverse actuellement le milieu du sondage politique. Que ce soit dans le cas du Brexit, des élections aux États-Unis ou de la primaire de la droite en France, les pronostics se sont presque toujours avérés faux. Vous dirigez vous-même un institut de sondage, comment analysez-vous cette situation ?
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L’idée que les robots vont remplacer massivement le travail humain fait son chemin. L’auteur essaie de montrer que, si le progrès technique change effectivement le travail en profondeur, nous n’allons pas connaître de sitôt la « fin du travail » et la robotisation généralisée. Ce second article (qui peut être lu séparément du premier) montre pourquoi la robotisation sera beaucoup plus lente que beaucoup ne le pensent. Pour le premier volet, c’est ici.
L’erreur qui me paraît peut-être la plus fondamentale, du rapport Nora-Minc hier (cf. précédent article) comme de l’étude Frey-Osborne aujourd’hui, réside en une phrase : ce n’est pas parce qu’une technologie existe qu’elle s’impose automatiquement ! Il y a de multiples contraintes à la mise en place d’une technologie.
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Je développe dans ce billet trois idées faisant suite à ma série de posts sur le revenu de base (RB) : 1) c’est malheureusement devenu une bulle politico-médiatique qui va éclater d’ici peu ; 2) on peut en expliquer la formation, et 3) cette bulle fonctionne comme un leurre masquant d’autres enjeux cruciaux auxquels il faut revenir. Sans pour autant remiser le débat sur le RB, mais sans en faire un cache-sexe ou un cache-misère politique.
1) Depuis quelques mois, le revenu de base fait l’objet d’une bulle politico-médiatique. Elle va éclater après ou avant les élections de 2017, et ce n’est pas forcément bon pour une réflexion sereine et de long terme sur les qualités et les défauts du RB. Y mettre plus de passion (ou de propagande politique) que de raison ne servira ni cette idée ni les idées adverses. Les bulles boursières font des dégâts quand elles éclatent, les bulles politico-médiatiques aussi. Les bulles boursières sont déconnectées de l’économie réelle et lui nuisent. Les bulles médiatiques sur le RB sont, elles aussi, déconnectées des pistes réalistes permettant d’atteindre certaines finalités légitimes des projets de RB.
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La popularité de Arnaud Montebourg, candidat à la primaire du PS et ses alliés, fait un bond de neuf points et prend la tête du classement des personnalités au détriment de Bernard Cazeneuve, selon un sondage Ifop-Fiducial diffusé mardi.
L'ex-député de Saône-et-Loire engrange 60% de bonnes opinions, contre 51% en décembre, suivi d'Alain Juppé (58%, +4 points) et du Premier ministre (56% comme en décembre).
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Invité de l’émission « Questions d’info », le ministre des affaires étrangères prône le ralliement au candidat de gauche qui aura la plus forte dynamique pour la présidentielle.
Il était l’heure – in extremis- car Emmanuel Macron a déjà prévenu que les ralliements de socialistes à sa candidature seraient plus appréciés à la veille de la primaire de la gauche qu’au lendemain, forcément opportun, des résultats.
Une petite cinquantaine (46 très exactement) d’élus ou figures socialistes de la fédé du Rhône ont envoyé à la presse un communiqué/manifeste, ce mardi, indiquant qu’ils rejoignaient le mouvement « En marche » et que, par conséquent, ils ne participeraient pas aux primaires organisées par leur parti.
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Selon un sondage BVA publié mercredi, Manuel Valls arriverait en tête des intentions de vote chez les électeurs qui se disent "certains" de se rendre aux urnes dimanche prochain. L'ex-Premier ministre y devancerait Benoît Hamon et Arnaud Montebourg, qui se tiennent dans la marge d'erreur, mais serait battu par l'un ou l'autre au second tour.
Les instituts de sondage ont toujours du mal à trouver des électeurs "certains d'aller voter" pour le premier tour de la primaire de la gauche. L'enquête de BVA parue mercredi pour Orange et la presse régionale le confirme : sur plus de 10.000 personnes interrogées, seuls 543 disent être tout à fait sûrs de se rendre dans leur bureau de vote, dimanche, ce qui laisse présager une participation de 1,9 à 2,6 millions de votants, note l'institut. Et à ce niveau, les sondés choisissent en en priorité Manuel Valls.
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Les candidats à la primaire de la gauche ont débattu pour la deuxième fois dimanche. Pour le politologue Laurent Bouvet, les attaques des autres candidats envers Manuel Valls lui ont donné "une certaine stature".
Le deuxième débat de la primaire de la gauche a eu lieu dimanche 15 janvier. Un débat un peu plus animé que le premier dans lequel l'ancien Premier ministre Manuel Valls a dû défendre son bilan, notamment sur la gestion des migrants et sur la question de la laïcité. Laurent Bouvet, politologue, professeur de sciences politiques à l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, a estimé lundi 16 janvier sur franceinfo que les critiques des autres candidats à son encontr obligent Manuel Valls à assumer "la politique de la France" et lui donne "une certaine stature".
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C’est mon quatrième billet consécutif sur le revenu de base (RB), après une quinzaine d’autres publiés depuis deux ans (liste et liens en annexe). J’y reviens sur la question des impacts possibles sur la précarité et les inégalités. Indépendamment de l’actualité récente où c’est surtout à Benoît Hamon que l’on doit la vive résurgence de ce thème dans les médias et les débats publics, la question du RB m’intéresse depuis des années. Je participe régulièrement à des débats pacifiques et contradictoires sur le sujet, le prochain étant demain à Lille avec Virginie Deleu, une bonne avocate du RB (voir sa vidéo très récente). Je signale également la publication, hier, d’une analyse de Philippe Frémeaux, dont je partage l’essentiel des conclusions, assez prudentes. Mais il ne traite pas la question du présent billet.
Dans mon billet du 17 septembre dernier, j’écrivais : « En fonction du rapport des forces syndicales, politiques et sociales, le projet teinté de visées humanistes et émancipatrices du MFRB (mouvement français pour un revenu de base) pourrait bien devenir un outil de précarisation de l’emploi et de subventionnement indirect des employeurs qui abusent des petits boulots. […]
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Emmanuel Macron n'est pas de gauche "quand il remet en cause les 35 heures", a jugé lundi Benoît Hamon, fustigeant le "mi-gauche mi-droite, ou ni gauche ni droite" de l'ancien ministre de l'Economie, candidat à la présidentielle hors primaire organisée par le PS.
A la question de savoir si Emmanuel Macron est un homme de gauche, comme le pense Jean-Marc Ayrault, Benoît Hamon a jugé sur BFMTV et RMC que "c'est à lui" de répondre à cette question.
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