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Idées - Page 15

  • Le meilleur de 2018/19 - Non Fiction - Entretien avec Marc Fleurbaey sur le progrès social

    Marc Fleurbaey vient de publier la traduction française du Manifeste pour le progrès social , qui est une introduction aux travaux d'un important panel international d'universitaires. Il a accepté de répondre à nos questions pour présenter cet ouvrage à nos lecteurs.

    Nonfiction : L’ouvrage que vous avez coordonné pour faire connaître le travail du Panel international pour le progrès social (PIPS) vient de paraître en français. Est-ce que vous pourriez présenter pour nos lecteurs l’origine du Panel et le but que celui-ci poursuit ?

    Marc Fleurbaey : L’objectif du Panel est de faire le point sur les tendances des sociétés du monde et d’explorer les pistes de réformes, les idées novatrices qui apparaissent prometteuses pour progresser vers la réduction des injustices et l’épanouissement de chacun.

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  • Le meilleur de 2018/2019 - France Culture - Pourquoi il faut lire Proudhon aujourd'hui

    Plus de démocratie directe, moins de centralisme… En plein mouvement des "gilets jaunes" et à la veille du lancement du grand débat national, la pensée de Pierre-Joseph Proudhon résonne plus que jamais avec notre époque. Pour le politologue Édouard Jourdain "il faut lire Proudhon car c'est un auteur qui nous permet de penser la réappropriation de la chose publique par les citoyens".

  • Le meilleur de 2018/2019 - La vie des idées - Sentiment d’injustice et révolte sociale par Pierre Merle

    Quelles que soient les causes structurelles, ce sont deux éléments ponctuels qui ont, selon le sociologue Pierre Merle, alimenté le sentiment d’injustice et déclenché la révolte des gilets jaunes : l’inéquité fiscale et l’inadéquation écologique.

    Les analyses du mouvement de protestation des gilets jaunes sont multiples. Certaines approches sont structurelles et ont pour projet de montrer que ce mouvement de protestation était en germe depuis plusieurs années, voire des décennies. Cette contribution privilégie une autre temporalité. Elle a pour objet de comprendre pourquoi les protestations des gilets jaunes ont émergé spécifiquement en cette fin d’année 2018. Les pratiques de pouvoir de l’actuel gouvernement ont été suffisamment analysées – spécifiquement les « petites phrases » du président – pour qu’il ne soit plus utile de les présenter. Par contre, les politiques socio-fiscales mises en œuvre et leur inadéquation à la question de la transition écologique constituent deux ruptures qui ont largement contribué à l’émergence d’un mouvement social inédit par son ampleur et sa durée.

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  • Le meilleur de 2018/2019 - La Vie des idées - Dossier : Qui sauvera le climat ?, Des entreprises sobres et responsables : Crise climatique, crise du capitalisme

    La crise climatique exige que l’on envisage l’entreprise comme un « commun », et qu’on la mette au service de la protection des biens communs immatériels et matériels qui, seuls, permettent d’envisager l’émancipation de tous.

    En France, un récent projet de loi a fait de la transformation de l’entreprise l’un des défis majeurs du XXIe siècle. Si ce projet n’abordait pas une seule fois les problèmes que posent à notre modèle économique le changement climatique ou la perte de biodiversité, la question de la transformation du modèle d’entreprise reste d’autant plus urgente qu’aucun État de l’Union européenne n’est aujourd’hui en mesure, dans le cadre des politiques économiques en vigueur, d’infléchir ses émissions de gaz à effet de serre en vue de tenir les objectifs fixés dans l’Accord de Paris pour maintenir le réchauffement global sous la barre des 1,5 °C.

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  • Le vent se lève - Marx, penseur de l’écologie – Entretien avec Henri Peña-Ruiz

    Henri Peña-Ruiz est agrégé de philosophie et maître de conférences à l’IEP de Paris. Il a consacré plusieurs ouvrages à l’oeuvre de Karl Marx : Marx, quand même, Entretien avec Karl Marx en 2012, puis plus récemment Karl Marx, penseur de l’écologie (publié en 2018 aux éditions Le Seuil). L’entretien qu’il nous accorde est l’occasion d’aborder cette dimension méconnue de l’oeuvre marxienne, celle de la prise en compte du rapport à la nature et plus globalement d’envisager Marx comme un penseur de l’émancipation. Entretien réalisé par Sébastien Polveche.

    Le Vent Se Lève – Vous avez consacré plusieurs ouvrages à Marx, dont le dernier, intitulé Karl Marx, penseur de l’écologie. Cette dimension de l’oeuvre de Marx peut sembler contre-intuitive. Dans quelle mesure Karl Marx intègre-t-il l’écologie et le rapport à la nature à ses réflexions politiques et économiques ?

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  • Le meilleur de 2018/2019 - France 5 - « Une histoire de France » : être de son pays par Nathalie Heinich

    L'histoire nationale à travers le destin de deux familles d'exilés. La sociologue Nathalie Heinich, directrice de recherche au CNRS et lauréate du prix Pétrarque de l'essai 2017 pour son ouvrage « Des valeurs », livre une réflexion sur l'identité et ses origines dans « Une histoire de France », qu’elle publie aux éditions les Impressions Nouvelles. Récit du prix à payer pour devenir, et pour rester, français...

  • Le meilleur de 2018/2019 - Non Fiction - Les intellectuels entre histoire, espoir et délire prophétique

    La saga des intellectuels français est une somme : en 1196 pages (en deux volumes) , il pose bien-sûr de très nombreuses questions et promet maints effets, à la fois du côté de l’histoire et du côté de la philosophie . Elles renvoient essentiellement à la conception de l’histoire du présent, de l’histoire culturelle, de l’histoire des intellectuels, ainsi qu’à l’analyse nécessaire de la posture des intellectuels devant leur histoire – pour ne pas parler de la manière dont les intellectuels sont pris pour objets à partir de leur histoire récente.

    Sur ce plan il faut admettre, avec François Dosse, que la notion d’intellectuel – peu théorisée dans son extension et sa compréhension – a d’abord été très valorisée avant d’être péjorée (et d’ailleurs on ne voit poindre son emploi au féminin qu’au fur et à mesure du déroulement de cette histoire). Quant à l’histoire des intellectuels, François Dosse en avait déjà abondamment justifié les cadres dans ses publications antérieures, consacrées à Cornelius Castoriadis, Gilles Deleuze et Félix Guattari, Paul Ricoeur, Michel de Certeau et bien d’autres. Le point de départ de cette histoire est donc le moment inaugural de l’Après-Guerre, qui ouvre une période d’ébullition à laquelle la chute du mur de Berlin et l’effondrement de l’horizon communiste mettront fin plus ou moins brutalement (1989).

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  • Le meilleur de 2018/2019 - Le Vent se lève - Théorie de l’effondrement : « Le système actuel de représentation démocratique opère un rétrécissement de la pensée » – Entretien avec Corinne Morel Darleux

    Corinne Morel Darleux est conseillère régionale d’Auvergne-Rhône-Alpes pour le Parti de gauche. Elle écrit tous les mois pour Reporterre, divers blogs et tient une chronique mensuelle à Là-bas si j’y suis. Elle est notamment l’auteur de L’écologie, un combat pour l’émancipation (Bruno Leprince, 2009) et a coordonné la rédaction du manifeste des 18 thèses pour l’écosocialisme qui marque l’apparition du terme écosocialisme en France. Elle fait partie de ces nouveaux penseurs de l’écologie politique et c’est à ce titre que nous avons voulu l’interroger.

    LVSL – On voulait revenir sur l’article que vous avez écrit pour Reporterre, qui a été publié le 19 juillet et qui est intitulé « face à l’effondrement formons des alliances terrestres » où vous évoquiez votre rapprochement avec la collapsologie. C’est une théorie qui avait plutôt le vent en poupe, notamment dans les milieux libertaires et les milieux écologistes.

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  • Revue de la régulation - Le renouvellement de la pensée économique durant la crise des années 1930. Le découplage théorie économique / politique économique

    L’article s’intéresse à l’évolution de la pensée économique lorsqu’elle est confrontée à une grave crise économique et financière, en prenant pour objet d’étude la crise des années 1930. Il montre qu’il convient de nuancer une vision kuhnienne selon laquelle la crise induirait nécessairement des avancées théoriques nouvelles qui contribueraient à l’émergence spontanée d’un nouveau paradigme et, partant, influenceraient la mise en œuvre de politique de sortie de crises innovantes (hétérodoxes) par les policy makers. Certes la crise des années 1930 a favorisé l’éclosion de nouvelles approches théoriques et mis sur les rails la « révolution keynésienne ». Mais leur émergence est non seulement antérieure à la crise, le renouvellement théorique étant par ailleurs complexe et peu assimilable à un processus continu. Quant au policy maker initiateur de politiques innovantes de sortie de crise (par exemple Roosevelt et le New Deal), il a davantage été guidé par le pragmatisme et la nécessité d’apporter des réponses concrètes à la crise que par les prescriptions de la nouvelle théorie économique en gestation. L’article conclut que la crise conduit à un découplage théorie économique / politique économique complexe s’appuyant sur la concomitance de trois dynamiques à l’œuvre : renouvellement de la pensée standard, émergence d’éléments théoriques hétérodoxes et mise en action de politiques publiques innovantes. Le nouveau « paradigme », s’il existe, n’est que le résultat de ces trois dynamiques.

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  • Le meilleur de 2018/2019 - France Culture - Pourquoi la démocratie ne fait plus rêver ? Yascha Mounk Professeur de théorie politique à Harvard

    Pendant que Donald Trump partait jouer au golf, Barack Obama, George Bush et l’ensemble de l’establishment américain étaient réunis ce weekend à Washington pour rendre hommage à la mémoire de John McCain.

    Au-delà de la personne du défunt sénateur, cet enterrement était aussi celui d’une certaine conception de la Démocratie et du combat politique, un monde en passe d’être englouti où il était possible de se contredire sans se haïr et de gagner sans écraser. Malgré la stabilité, la prospérité et la sécurité qu’elle a pu engendrer depuis 70 ans, la démocratie libérale est en effet en train de céder partout dans le monde face aux assauts d’un contre-modèle populiste, autoritaire et réactionnaire. Incarné par Donald Trump, ce changement d’ère politique prend ailleurs le visage d’Erdogan, la voix d’Orban, la gestuelle de Maduro, les outrances de Salvini et les provocations de Farage. Critiquées par les experts, exposées par la presse et dénoncées par leurs opposants, ces nouvelles figures de la modernité politique  enchaînent néanmoins, semble-t-il contre toute logique, les succès électoraux. Pourquoi la démocratie ne fait-elle plus rêver ? 

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