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Analyses - Page 72

  • Telos - Généralisation des caméras-piétons: la confiance par l’image?

    Le 25 mai 2020, les images de la mort de George Floyd à la suite de son arrestation par la police de Minneapolis suscitent une vague d’indignation internationale pour dénoncer les violences commises par les forces de l’ordre. En France, au-delà des liens temporairement établis avec l’affaire dite « Adama Traoré[1] », les manifestations organisées partout sur le territoire ont rassemblé un public jeune faisant part, avec plus ou moins de véhémence, de difficultés relationnelles avec la Police[2].

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  • Le vent se lève - « Arnaud Montebourg est le seul à pouvoir arriver au second tour » – Entretien avec Georges Kuzmanovic

    Ancien conseiller défense et politique étrangère de Jean-Luc Mélenchon, Georges Kuzmanovic a quitté la France insoumise en 2018 à la suite de désaccords politiques pour fonder le mouvement République souveraine. Nous abordons avec lui des questions relatives à l’élection présidentielle à venir, aux mouvements souverainistes et à leurs ambiguïtés, ainsi qu’aux péripéties géopolitiques qui ont récemment marqué l’actualité.

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  • Fondation Jean Jaurès - Faut-il se méfier de l’éthique environnementale ?

    Les débats qu’engendre la crise écologique sont de tous ordres, culturels, économiques, politiques, sociaux et philosophiques. L’anthropocentrisme de notre modèle civilisationnel peut et doit être interrogé. Les nombreuses et divergentes réflexions sur la définition d’une éthique environnementale constituent des éléments de réponse décisifs. Quelle articulation entre l’humain et la nature ? Éthique environnementale – laquelle ? – ou philosophie sociale de la nature ? Clara Ruault propose une analyse des débats en cours et indique une voie à peut-être suivre.

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  • France Culture, Robert Boyer - Quand la crise oblige à repenser l’économie

    Depuis le début de la crise mondiale de le Covid-19, les questions sur notre avenir économique se multiplient. Les mesures adoptées par la plupart des gouvernements pour endiguer la diffusion du virus ont entraîné un arrêt brutal de pans entiers de la production et de la demande, au nom de la préservation des vies humaines. En dépit des plans de relance, de nombreux observateurs anticipent une sortie de crise difficile pour les économies. Comment appréhender notre avenir alors que nous sommes encore en pleine pandémie ? Notre modèle économique a-t-il atteint ses limites ? 

    Nous en parlons avec Robert Boyer, économiste au CEPREMAP (Centre pour la recherche économique et ses applications), co-fondateur de l’École de la régulation, et auteur de "Les capitalismes à l'épreuve de la pandémie" (éd. La Découverte).

  • Observatoire des inégalités - La pauvreté en Europe

    11 % des Européens vivent sous le seuil de pauvreté de leur pays. Cette proportion varie du simple au triple, de 5 % en Finlande à 17 % en Roumanie. La France s’en sort moins mal que ses voisins.

    La France est l’un des pays d’Europe où le taux de pauvreté est parmi les plus faibles. Il s’élevait à 6,7 % au seuil de 50 % du niveau de vie médian en 2017 selon Eurostat [1]. Seule la Finlande présente un taux sensiblement plus faible (5,4 %). L’Allemagne et le Royaume-Uni se situent à environ 10-11 %, un niveau significativement plus élevé que la France. En Italie (13,6 %) et en Espagne (14,6 %), le taux de pauvreté est deux fois supérieur à celui de la France. L’utilisation d’autres seuils, celui de 60 % du revenu médian (pauvreté au sens large) ou de 40 % (grande pauvreté), ne changerait pas fondamentalement le classement.

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  • Observatoire des inégalités - Privations : la pauvreté en conditions de vie

    La pauvreté est une question de revenus, mais aussi de conditions de vie. Être pauvre, c’est également être victime de privations matérielles. Selon l’Insee, 12 % des Français sont dans ce cas.
     
    11,7 % des ménages sont pauvres en conditions de vie en 2019, selon l’Insee [1]. C’est-à-dire qu’ils ne parviennent pas à réaliser une partie des dépenses considérées comme nécessaires ou « normales » par l’institut (voir encadré ci-dessous), telles que payer son loyer sans retard, partir en vacances une semaine par an, disposer d’un logement doté du confort sanitaire de base et bien chauffé. La pauvreté en conditions de vie, indicateur indépendant du niveau de vie monétaire, apporte une mesure concrète des privations matérielles qu’engendre le manque de ressources.
     
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  • Non Fiction - Entretien : Le terroriste n'est pas celui que vous croyez

    Nous croyons savoir ce qu'est le terrorisme, mais est-ce si sûr ? Deux chercheurs nous invitent à réintégrer de la complexité là où règne le simplisme politico-médiatique.

    Emmanuel-Pierre Guittet, universitaire, spécialiste des politiques de radicalisation et de sécurité, et François Thuillier, ancien membre des services de renseignement et antiterroristes, tous les deux chercheurs associés auprès du Centre d'étude sur les conflits, liberté et sécurité, ont publié cet été un petit ouvrage, Homo Terrorismus. Les chemins ordinaires de l'extrême violence (Temps présent, 2020), qui contredit une bonne partie des idées reçues à propos du terrorisme. Ils ont aimablement accepté de répondre ici à quelques questions pour présenter leur livre pour nos lecteurs.

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  • La Vie des idées - Faut-il s’inquiéter de l’évolution du SARS-CoV-2 ?

    Les mutations du virus impliquent-elles une adaptation susceptible d’augmenter sa virulence et de contourner l’immunité induite par les vaccins ? Toute évolution relève de causalités complexes, aléatoires et partant difficiles à évaluer.

    Le virus SARS-CoV-2 a démontré une capacité exceptionnelle à perturber le fonctionnement de nos sociétés. Mais le SARS-CoV-2 pourrait-il évoluer de façon à poser des problèmes plus grands encore ? Tous les virus évoluent et le SARS-CoV-2 qui circule actuellement n’est déjà plus exactement le même que celui qui a été séquencé en Janvier 2020. De nouvelles mutations sont régulièrement observées. Le plus inquiétant dans l’idée d’évolution d’un pathogène comme le SARS-CoV-2, est sa possible adaptation – une adaptation qui pourrait augmenter sa transmission, sa virulence ou sa capacité à contourner l’immunité induite par des vaccins. À l’heure actuelle, il est difficile de dire si la nouvelle souche détectée au Royaume-Uni a acquis de telles adaptations.

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  • Telos - La deuxième mort de Louis Pasteur, Jean-Louis Missika, Carlos Moreno

    La pandémie du SARS-COV 2 n’est pas terminée et il est trop tôt pour faire un bilan comparatif de la gestion de cette catastrophe dans les différents pays. Certains comme l’Allemagne ou la Corée du Sud, qui avaient bien maîtrisé la première vague, semblent avoir des difficultés cet hiver, d’autres comme la Suède, qui avaient choisi la stratégie de l’immunité collective, y ont renoncé, et la situation aux États-Unis tourne au chaos, faute de leadership. Il est cependant un domaine où l’on peut tirer de premiers enseignements, c’est celui de la recherche médicale, qu’il s’agisse des vaccins, des tests ou de la génomique du virus.

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  • Marianne - David Cayla : "Le populisme est le produit d'une double impuissance : celle des citoyens et celle de leurs dirigeants"

    Économiste enseignant à l’université d’Angers, David Cayla vient de publier « Populisme et néolibéralisme : Il est urgent de tout repenser » (De Boeck Supérieur), livre dans lequel il analyse le rôle de notre système économique dans la crise économique et politique que nous vivons.);

    Marianne : Pouvez-vous revenir sur ce qu’est le néolibéralisme et sur ses quatre piliers ?

    David Cayla :Le néolibéralisme est un ensemble de doctrines politiques qui visent à organiser et à normaliser les interventions de l’État dans l’économie de manière à permettre au marché de fonctionner dans des conditions optimales. L’origine des néolibéralismes remonte aux années 1930, au moment du colloque Lippmann qui se tient en 1938.

  • Martin Anota - L’« homoploutia », ou quand les mêmes personnes cumulent hauts revenus du travail et hauts revenus du patrimoine

    Dans les théories d’économie classique et notamment dans leurs prolongements marxistes, les individus sont répartis en deux classes sociales, d’une part, les travailleurs et, d’autre part, les capitalistes. Les premiers sont supposés ne gagner un revenu que de leur travail et les seconds de leur seul patrimoine. Les travailleurs sont également supposés gagner en moyenne de moindres revenus que les capitalistes.

    Effectivement, la répartition du patrimoine est bien plus inégale que la répartition du revenu du travail, si bien qu’une déformation du partage de la valeur ajoutée en faveur du capital, comme celle que l’on observe dans de nombreux pays développés, tend à amplifier les inégalités de revenu [Bengtsson et Waldenström, 2015 ; Milanovic, 2015]. Par contre, la vision de capitalistes vivant de leur seul capital est obsolète.

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