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29/08/2017

Centre d'observation de la société - Les trois quarts des pauvres vivent hors des quartiers prioritaires

Moins d’un quart des personnes pauvres vivent dans un quartier dit « prioritaire » de la politique de la ville 1. C’est logique : ces territoires, si souvent mis en avant, ne rassemblent qu’une toute petite partie de la population : 4,8 millions sur 58,9 millions, soit 7,5 %. Dans ces quartiers, la part de personnes pauvres est très élevée : 42 % en moyenne, plus de trois fois la moyenne nationale. Certains quartiers prioritaires connaissent des situations bien pires, avec des taux de 60 % voire 70 %.  Mais, au total, deux millions de personnes pauvres vivent dans ces quartiers, moins du quart de l’ensemble (23 %). 6,8 millions de pauvres (77 %) vivent hors de ces territoires.

Il y a quelques années, la mode (pas encore totalement dissipée) était à la pauvreté « périphérique », hébergée soi-disant par la France périurbaine, des petites villes et du milieu rural. L’Insee a mis fin à ces spéculations en publiant les données du nombre de pauvres par territoire. Encore ne faudrait-il pas inverser l’analyse : pour beaucoup, la pauvreté se concentrerait dans les quartiers dits « prioritaires » situés en banlieue des grandes villes, victimes d’un «apartheid urbain ». Une façon de réduire les politiques pour pauvres à des politiques territoriales sur un périmètre limité, le raisonnement étant identique pour les difficultés scolaires. Ce faisant, on oublie alors l’immense majorité des pauvres qu’ils vivent en ville, dans le périurbain ou en milieu rural.

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26/08/2017

INSEE - Malgré la progression de l’emploi qualifié, un quart des personnes se sentent socialement déclassées par rapport à leur père par Tiaray Razafindranovona, division Emploi, Insee

Sur une génération, la structure sociale s’est modifiée vers le haut, avec notamment une progression de la proportion de cadres. Ainsi, en 2014-2015, près de quatre personnes de 30 à 59 ans sur dix considèrent que le niveau ou le statut de leur profession est plus élevé ou bien plus élevé que celui de leur père. À l’inverse, un quart des personnes expriment un sentiment de déclassement.

La profession, le milieu d’origine et la trajectoire sociale expliquent avant tout ce ressenti. Ainsi, 36 % des ouvriers et employés non qualifiés et 53 % des personnes occupant une moins bonne position sociale que leur père se sentent déclassés. Le sentiment de déclassement, tout comme celui d’ascension sociale, concerne tous les milieux sociaux : environ un cadre sur cinq estime que sa position sociale est moins élevée que celle de son père ; environ un employé ou ouvrier non qualifié sur cinq considère occuper une meilleure position sociale que son père.

Parmi les employés et les ouvriers, le sentiment de déclassement varie très fortement, de 16 % à 45 %, pouvant refléter des différences de conditions d’emploi, de rémunérations ou encore de prestige des professions.

Par rapport à leur père, les femmes se sentent plus souvent déclassées que les hommes (27 % contre 23 %), en lien avec des situations plus défavorables sur le marché du travail. Mais par rapport à leur mère, seules 11 % se sentent socialement déclassées, reflet de la profonde transformation de la place des femmes sur le marché du travail sur une génération.

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20:45 Publié dans Analyses | Lien permanent

25/08/2017

Slate, Gaël Brustier - La façon se vêtir contribue à la mise en scène du combat politique

Le corps d’un homme politique contribue aussi à faire progresser un message qui ne passe pas que le débat raisonné mais aussi par des affects ainsi stimulés.

Quelques épisodes récents de notre vie parlementaire et autres choix vestimentaires successifs du président de la République nous rappellent une réalité: la mise en scène du corps de l’homme politique contribue à sa lutte pour le pouvoir.

Le Palais Bourbon est aussi un théâtre… et parfois un showroom. Le refus de Jean-Luc Mélenchon et de plusieurs députés de la France insoumise de porter la cravate a suscité moult commentaires à l’occasion de la séance du 27 juin dernier. Depuis, le bureau de l’Assemblée nationale est revenu sur une obligation vieille de quelques décennies. S’y soustraire était une manière de susciter des affects et un débat, de tracer une frontière politique, de faire entrer certains clivages à l’Assemblée.

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15:05 Publié dans Analyses | Tags : gaël brustier | Lien permanent

24/08/2017

Centre d'Observation de la Société - Comment évolue la mobilité sociale en France

La mobilité sociale est stable en France depuis le milieu des années 1980. Selon les calculs du chercheur Yves Besançon à partir des données de l’Insee, en 2012, 64 % des hommes de 40 à 59 ans n’appartenaient pas à la même catégorie sociale que celle de leur père 1. Le chiffre était de 62 % en 1985, soit à peu près la même chose compte tenu des marges d’erreur.

Les statisticiens calculent la part de la mobilité sociale non liée à ces évolutions, qu’ils appellent mobilité “nette” ou “fluidité sociale”, sorte d’indicateur de mesure de l’égalité des chances d’accéder aux différentes positions sociales, quelles que soient les modifications de l’emploi par ailleurs. Pour cela, ils retirent de la mobilité totale celle qui résulte des transformations de l’emploi. Cet indicateur (appelé aussi fluidité sociale ou mobilité nette) a augmenté de 37 à 40 % entre 1977 et 1985 puis a oscillé entre 40 et 43 %.

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20:45 Publié dans Analyses | Lien permanent

23/08/2017

Centre d'Observation de la Société - Tel père, tel fils ? L’inégalité des chances reste élevée

Les enfants sont-ils destinés à occuper les mêmes positions sociales que celles de leurs parents ? L’Insee a enfin mis à jour à l’été 2017 des données datant de 2003, qui montrent que l’accès aux différentes positions sociales demeure profondément inégalitaire.

En 2014, pas moins de 47 % des fils de cadres supérieurs étaient eux-mêmes cadres sup, contre moins de 20 % de l’ensemble des fils et moins de 10 % des enfants d’ouvriers (les tableaux se lisent horizontalement). L’égalité des chances est bien lointaine puisque les fils de cadres deviennent cinq fois plus souvent cadres eux-mêmes que ceux d’ouvriers. Les trois quarts des enfants de cadres supérieurs sont restés dans leur catégorie sociale ou sont situés parmi les professions intermédiaires. La situation des enfants d’ouvriers est le reflet inverse des enfants de cadres : 48 % sont demeurés ouvriers alors que seuls 10 % des fils de cadres sont dans ce cas. La situation des employés et des professions intermédiaires est plus incertaine. Si un quart des enfants des professions intermédiaires a grimpé dans la hiérarchie pour devenir cadre sup, plus du tiers est redescendu au niveau employé ou ouvrier. Un tiers des enfants d’employés sont devenus ouvriers, mais 42 % a accédé à une position sociale supérieure, soit parmi les professions intermédiaires (26,1 %) ou les cadres supérieurs (16,3 %).

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05:17 Publié dans Analyses | Lien permanent

09/08/2017

OFCE - N° 151 : Perspectives économiques 2017-2018

1. Présentation générale : perspectives économiques 2017-2018

Éric Heyer, Xavier Timbeau

2. La routine de l’incertitude
Perspectives 2017-2018 pour l’économie mondiale et la zone euro

Département analyse et prévision, sous la direction d'Éric Heyer et Xavier Timbeau

- 2.1 Synthèse du scénario : la routine de l'incertitude

- 2.2 Le petit retour de l’inflation

- 2.3 Politiques monétaires : nouveaux dilemmes ?

- 2.4 Divergence des politiques budgétaires dans les grandes économies avancées
à la suite de l’élection de Trump

- 2.5 Quel potentiel de croissance ?

- 2.6 Emploi : retour sur les ajustements depuis la crise

- 2.7 Quel impact d’une hausse des taux sur la dette publique ?

- 2.8 Déséquilibres courants : vers de nouvelles pressions américaines ?

- 2.9 Situation conjoncturelle : tour du monde

- 2.10 Annexe tableaux

3. Chômage, déficit, dette publique  : quelles marges pour les cinq prochaines années ?

Éric Heyer, Xavier Timbeau

4. Le risque bancaire en zone euro

Christophe Blot, Paul Hubert

5. Les comportements de consommation des ménages ont-ils été affectés par la crise de 2008 ?
Une analyse économétrique de cinq grands pays développés  

6. Débat sur les perspectives économiques à court terme du 20 avril 2017

18:00 Publié dans Analyses | Tags : ofce | Lien permanent

06/08/2017

L'OFCE ÉVALUE LE PROGRAMME PRÉSIDENTIEL POUR LE QUINQUENNAT 2017-2022

Après l'élection présidentielle, le débat continue !

L'OFCE évalue les principales mesures de politique économique du programme présidentiel pour mieux en préciser les enjeux économiques de court et de moyen terme, national et européen, pour les années à venir.

Le dispositif :

Du 26 juin au 12 juillet 2017, l'OFCE publiera des analyses sous forme de Policy Briefs ou de Posts de blog qui aborderont et étudieront par thèmes les principales mesures de politique économique proposées.

Le 12 juillet, La Conférence de presse de l'OFCE conclura cette première phase d'évaluation du programme présidentiel, les Chercheur-e-s de l'OFCE y présenteront une synthèse des évaluations.

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10:30 Publié dans Analyses | Tags : ofce | Lien permanent

05/08/2017

Non Fiction - Chronique scolaire – L’école peut-elle se passer de discipline ?

L’école républicaine encourt souvent le reproche, dans une société qui valorise la réalisation individuelle, de mouler les individus dans un cadre uniformisant impropre à répondre aux transformations économiques et à épanouir les individus.

Certains reprochent à l’école de manquer d’autorité et prônent un « retour à la discipline ». D’autres, au contraire, proposent des modèles alternatifs au modèle républicain de l’enseignement public : ils tentent de penser une école qui, moins centrée sur la discipline de groupe, arriverait davantage à penser les individus et à se penser à partir d’eux.

D’un point de vue théorique, en France, la question de la place de la discipline à l’école s’inscrit dans un débat ancien entre la tradition issue de la pensée philosophique de Rousseau et celle issue de la pensée philosophique de Kant ou de la sociologie de Durkheim. D’un point de vue historique, elle pose le problème du modèle scolaire qui se met en place en France au XIXe siècle, dans le sillage de la Révolution française.

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11:50 Publié dans Analyses | Tags : non fiction | Lien permanent

31/07/2017

OFCE - par Henri Sterdyniak, Pour qui travaillons-nous ? Variations sur un thème de Milton Friedman

2 août 2013

Ainsi, donc, comme chaque année en juillet, certains instituts libéraux et certains journalistes reprennent-ils le thème du « jour de la libération fiscale ».

Le calcul de l’association Contribuables associés est simple : la part des dépenses publiques dans le PIB devant être de 57,1 % en 2013, nous travaillons 57,1 %*365 = 208 jours par an pour l’Etat, donc jusqu’au 28 juillet. Ce n’est qu’à partir du 29 juillet que nous travaillons pour nous. Contribuables associés écrit ainsi : « Plus de la moitié du revenu moyen des Français est donc dépensé par des élus bien souvent clientélistes et une bureaucratie de plus en plus inefficace… Le 29 juillet marque le jour à partir duquel les Français deviennent, en moyenne, enfin libres du joug de la bureaucratie ».

L’Institut Molinari fait un calcul légèrement différent : il rapporte le poids des cotisations sociales, de l’impôt sur le revenu et de la TVA au salaire super-brut  du salarié moyen. Aboutissant à 56,3%, il fixe le jour de libération fiscale et sociale des salariés français au 26 juillet.

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11:50 Publié dans Analyses | Tags : sterdyniak | Lien permanent

29/07/2017

Fondation Jean Jaurès, Hervé Le Bras, Jérôme Fourquet - Le puzzle français. Un nouveau partage politique

Décomposition, recomposition ou révolution : comment analyser l’ampleur du changement que le pays a vécu lors de cette séquence électorale hors norme ? Quelles sont les nouvelles géographies des votes ? Hervé Le Bras et Jérôme Fourquet y répondent avec un décryptage en profondeur des plus récentes données, mettant au jour le paysage électoral qui se dessine.

Synthèse

Hervé Le Bras, et Jérôme Fourquet procèdent dans ce livre à un examen en profondeur des primaires et de l’élection présidentielle de 2017 à grande comme à petite échelle territoriale.

Le point de départ de ce chamboulement politique hors norme a été la crainte d’un score voisin de 30 %  pour Marine Le Pen après les 28,5 % de son parti aux dernières élections régionales en 2015. Dès lors, pour avoir une chance de figurer au second tour, la droite comme la gauche ne pouvaient que présenter un seul candidat, d’où l’organisation des primaires. Celle de la droite et du centre, qui rassemblait l’UDI et les LR, semblait capable d’assurer la victoire au vainqueur. Celles de la gauche était plus mal partie, coincée entre le dynamisme du mouvement En marche ! et celui de la France insoumise.

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