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Analyses - Page 29

  • Idées d'été - Le Vent se lève - L’après-coronavirus : tendance « jours heureux » ou « business as usual » ?

    Patrick Artus, chef économiste de la banque d’investissement Natixis, a prédit le 30 mars dernier « la fin du capitalisme néolibéral ». Les perturbations engendrées par la crise du Covid-19 ont en effet suscité de nombreux espoirs et constituent une opportunité unique de changer en profondeur le monde que nous connaissons. Du renoncement temporaire au principe de zéro déficit en Allemagne au financement exceptionnel du trésor britannique par sa banque centrale, de nombreux signaux peuvent nous faire espérer un changement du statu quo économique. Il est sain et nécessaire de penser que les pratiques du pouvoir peuvent être ébranlées. Cependant, les élites nous montrent tous les jours qu’elles comptent conserver leurs avantages après la crise.

    #covid #LeVentSeLève

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  • Rappel : Basta - « Contrairement aux préjugés, le travail manuel exige de grandes compétences intellectuelles »

    Les travailleurs manuels, en particulier les femmes, seront-ils à nouveau les grands perdants du quinquennat qui se profile. Emmanuel Macron s’était autoproclamé « le candidat du travail ». Devenu Président, saura-t-il prendre en considération la réalité que vivent les femmes préposées au ménage, au service dans la restauration, à la chaîne des usines ou aux caisses des supermarchés ? Dans son ouvrage Les souffrances invisibles, l’ergonome Karen Messing raconte en quoi les métiers de ces femmes sous-qualifiées exigent de grandes qualités cognitives, ignorées voire méprisées par la majeure partie de la société. Entretien.

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  • Rappel : Observatoire des inégalités - « Coronavirus : l’ampleur de la crise à venir dépendra des choix politiques» 21 avril 2020

    Entretiens 21 avril 2020

    À court terme, il faut aider les plus en difficulté et à plus long terme, moderniser les services publics. L’analyse Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités dans un entretien réalisé par Julien Bisson de l’hebdomadaire Le 1.

    L’épidémie de coronavirus met-elle en lumière les inégalités françaises ?
    Le tableau est plus complexe que cela. D’abord, parce que la première des inégalités face à ce virus, ce n’est pas le niveau de vie, c’est l’âge. Les personnes les plus touchées sont les personnes âgées, et elles proviennent de tous les horizons sociaux. Le coronavirus ne choisit pas, ne distingue pas selon votre origine. Et même parmi les actifs, il ne touche pas seulement les catégories populaires : dans les hôpitaux, où le personnel de santé ressemble grosso modo à la société française, les médecins sont autant exposés que les infirmiers, les aides-soignants ou le personnel de service. Et c’est une dimension qu’on retrouve dans d’autres secteurs encore actifs, où des cadres continuent à travailler. Il ne faut donc pas voir les choses de façon binaire, et sur le seul plan des inégalités sociales.

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  • Rappel : The Conversation - Le socialisme français peut-il être sauvé par ses maires ?

    par Mathieu Fulla Agrégé et docteur en histoire, membre permanent du Centre d’histoire de Sciences Po (CHSP), Sciences Po – USPC

    Éclipsés par la crise sanitaire, les résultats du premier tour des élections municipales n’en sont pas moins intéressants pour réfuter deux idées reçues sur la vie politique française de l’après 2017.

    Par-delà un taux d’abstention record largement imputable à la peur du Covid-19, ils ont mis en lumière la résilience de l’axe droite-gauche et rappelé que Les Républicains (LR) et le Parti socialiste (PS) demeuraient les seules formations réellement implantées sur l’ensemble du territoire national.

    Ces deux partis de gouvernement, fortement fragilisés par le « séisme » de l’élection présidentielle de 2017 et les résultats des dernières élections européennes, ont probablement vu leurs candidats sortants profiter de l’inclination des électeurs à la stabilité dans un contexte de crise. Les suffrages exprimés lors du premier tour témoignent, de manière plus profonde, d’une résistance du système partisan à l’onde de choc de 2017, même si celui-ci en est ressorti profondément reconfiguré.

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  • Rappel : Jean-Marie Harribey - La vie au ralenti, journal d'un confiné (41) : Harpagon, le retour, 26/04/2020

    26 avril 2020, quarante-et-unième jour de confinement.

    Harpagon, le retour.

    Se pourrait-il que s’ouvre aujourd’hui une nouvelle quarantaine ? L’opposition s’avive entre scientifiques très réticents devant l’idée d’un déconfinement rapide à partir du 11 mai, surtout pour les écoles, et forces économiques pressées de reprendre leurs activités. La crainte d’une deuxième vague de la pandémie explique la réticence des épidémiologistes et virologues. Si elle devait se concrétiser, la paralysie de l’économie se poursuivrait pendant de longues semaines, sinon mois. Que font les gouvernements ? À voir leur attitude lors des réunions des ministres européens de l’économie et des finances, le moins qu’on puisse dire est qu’ils en sont toujours à compter leurs sous. «Ma cassette, ma chère cassette ! » crient tous les Harpagons des Pays-Bas, du Danemark, de la Finlande, de la Suède, de l’Autriche et de l’Allemagne.

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  • Rappel : Fondation Jean Jaurès - Covid-19 : en qu(o)i les Français ont-ils confiance ? Yann Algan, Bruno Cautrès, Daniel Cohen, Luc Rouban

    En qui et en quoi les Français ont-ils confiance aujourd’hui ? Afin de mesurer l’impact sur l’opinion de la crise actuelle liée au coronavirus, une vague spéciale du Baromètre de la confiance politique réalisé chaque année par OpinionWay et le Cevipof et auquel la Fondation Jean-Jaurès est associée. Yann Algan, Bruno Cautrès, Daniel Cohen et Luc Rouban analysent les grands enseignements de cette enquête, qui permet notamment de comparer la confiance des Français avec celle des Britanniques et des Allemands.

    Les résultats de la vague d’avril 2020 du Baromètre de la confiance politique montrent que si l’épidémie a suscité une mobilisation massive des Français et des services publics, l’unanimité de façade recouvre bien des fractures. En France, plus encore qu’au Royaume-Uni et en Allemagne, la crise sanitaire a révélé et exacerbé les fractures sociales. Le confinement, « fait social total » pour reprendre une formule chère aux sociologues, n’a pas fermé la porte aux inégalités sociales et aux tensions politiques. Dans de nombreux domaines, il les a aiguisées.

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  • Idées d'été : La Vie des idées - La nature n’a plus de contraire

    À propos de : Les Natures en question, sous la direction de Philippe Descola, éditions Odile Jacob

    La modernité s’est construite sur l’idée d’un partage fondamental entre la nature et la culture, entre les humains et les non-humains, entre le monde et l’esprit. Ces distinctions, comme le montre un ouvrage collectif et interdisciplinaire, n’ont désormais plus cours.

    La nature revêt une multiplicité de significations : espaces ayant échappés à l’anthropisation, êtres dépourvus de conscience et de langage, principe d’existence et d’identité d’un organisme ou encore domaine de régularités indépendant des actions humaines. De ce fait, la nature a longtemps formé le pôle principal d’une série d’oppositions conceptuelles constitutive de la pensée européenne : nature/culture, nature/art, nature/esprit, nature/surnature, nature/histoire. Or, « toutes ces acceptions contrastives qui donnaient à la nature sa mystérieuse unité » (Ph. Descola, Introduction, p. 8) ont été remises en cause ces dernières décennies par de nombreuses études qui ont alors contribué à jeter un doute sur la pertinence et la généralité de ces catégories. C’est le « grand partage » entre nature et culture, où la première signifiait une régularité nomologique universelle et la seconde une contingence des usages du monde, qui disparaît.

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  • Idées d'été : Observatoire des inégalités - Qu’est-ce qu’un système de retraites juste ?

    Analyses 24 janvier 2020

    Durée et taux de cotisation, âge de départ, niveau des pensions…, les paramètres qui définissent un régime de retraite sont nombreux. La réforme actuel suscite de vifs débats. Mais quels sont les critères d’un système de retraite juste ? L’analyse de Noam Leandri et Louis Maurin, de l’Observatoire des inégalités.

    Pour juger du caractère plus ou moins inégal d’un système de retraites, il faut comprendre comment il fonctionne. Nous avons essayé, en simplifiant beaucoup, de présenter les principes de base de son fonctionnement en France et de voir en quoi cela avait des conséquences en matière de justice sociale. Nous ne traitons pas du détail de la réforme en cours, mais un encadré en fin d’article en donne les grandes lignes et nous l’évoquons au fil du texte.

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  • Idées d'été : La Vie des idées - Finances de guerre, finances de crise, par Laure Quennouëlle-Corre , le 22 avril

    Que nous apprend l’histoire récente sur le financement d’une crise longue et impréparée ? L’exemple de la première guerre mondiale, qui ouvre un demi-siècle d’intervention de l’État dans les économies et sociétés européennes, peut aider à envisager les défis ouverts par la crise sanitaire.

    Si l’on suit la métaphore guerrière, les économies et les sociétés sont actuellement mobilisées pour lutter contre un ennemi commun, le coronavirus. Les énormes moyens financiers et monétaires mis en œuvre en France et en Europe inquiètent sur la capacité des États à faire face, à terme, à des déficits publics qui dépassent déjà allègrement la règle des 3 % du PIB. Cet article se propose de remettre en perspective les questions cruciales de financement de la crise sanitaire et de ses retombées économiques, au regard des expériences menées pendant et après la Première guerre mondiale chez les trois principaux pays belligérants : en France, en Angleterre et en Allemagne.

    #Covid #LaureQuennouëlleCorre

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  • Idées d'été : Institut Rousseau - Démondialisation, relocalisation et régulation publique : pourquoi et comment

    La mondialisation néolibérale est un phénomène qui ne connaît aucun précédent historique. Elle ne se caractérise pas simplement par l’importance du volume des échanges internationaux de marchandises et de capitaux, un indicateur trop limité qui permet à certains analystes d’opérer des rapprochements avec « d’autres mondialisations » qui ont eu lieu à d’autres périodes de l’histoire. Ce qui la caractérise avant tout, c’est une division internationale du travail et une dérégulation publique sans précédent. En d’autres termes, c’est un ordre commercial libre-échangiste qui sert les intérêts d’entreprises multinationales cherchant à bénéficier d’un maximum de libertés d’installation et de circulation. Son caractère inédit réside dans cette capacité des grandes entreprises privées, dans la plupart des secteurs d’activité, à penser leur stratégie et leur organisation à l’échelle de la planète en s’affranchissant de plus en plus ouvertement des régulations nationales.

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  • Idées d'été - Blog Antiracisme - « Racisme d’État », la déconstruction à l’assaut de la République (6/7) 02 juillet 2020 par Emmanuel Debono

    En parlant de « racisme d’État », une association antiraciste comme le MRAP ciblait des dispositifs juridiques et institutionnels explicites, appelait l’État à infléchir sa politique et à stopper certaines dérives. La pensée décoloniale procède aujourd’hui de façon exactement inverse. Elle postule un racisme impulsé par le haut, manifeste mais aussi souterrain, imprégnant les structures étatiques. Ce racisme est perçu comme intrinsèquement lié à l’universalisme dont se prévalent les institutions françaises – mais qui ne serait rien d’autre qu’un ethnocentrisme – et à l’histoire coloniale, ruisselant sur l’ensemble de l’édifice républicain, son administration, ses serviteurs. Ce faisant, les militants actuels ne laissent pas d’échappatoire à la République, réduite à un système qui ne peut être appréhendé que dans sa globalité, et dont ils visent directement les fondements et les fondamentaux.

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