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23/05/2018

L'actualité des socialistes du 11 au 17 mai

PS

Le Monde - Le PS face au difficile « chantier » des européennes

Les eurodéputés socialistes Emmanuel Maurel et Christine Revault d’Allonnes doivent définir un programme avant octobre. En ligne de mire, la délicate tâche de trouver une tête de liste pour le scrutin de mai 2019.

C’était la « priorité » d’Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste. Le « chantier » consacré à l’Europe pour préparer les élections européennes de mai 2019 a été ouvert mardi 15 mai, lors d’un bureau national. Deux députés européens en prennent la tête : Christine Revault d’Allonnes et Emmanuel Maurel, représentant de l’aile gauche qui a longuement hésité avant d’accepter. Ils seront accompagnés de deux rapporteurs, les députés Boris Vallaud, également secrétaire national chargé de l’Europe, et Marietta Karamanli, proche de Stéphane Le Foll.
 
 
Les socialistes doivent retrouver une position commune sur l’Europe et séduire à nouveau des électeurs sur un sujet qui peine à passionner les Français. Vertigineux.

Olivier Faure sera-t-il le premier secrétaire des missions impossibles ? Après avoir récupéré un parti à genoux, le nouveau du patron du PS lance son principal chantier sur l’Europe. Problème ? La famille socialiste ne s’est jamais réconciliée sur le sujet, depuis le référendum sur la constitution européenne de 2005. Et reconquérir un électorat qui s’est totalement désintéressé du PS, à un an d’une élection qui place toujours très haut l’abstention, relève, pour le moins, de la gageure.

Le politologue Rémi Lefebvre, spécialiste du Parti socialiste, dresse le bilan un mois après le 78e congrès et l’élection du premier secrétaire, Olivier Faure.

Un mois après le 78e congrès du Parti socialiste, qui s’est tenu les 7 et 8 avril à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) et l’élection du premier secrétaire, Olivier Faure, le politologue Rémi Lefebvre, spécialiste du PS, dresse le bilan.
 
 
INTERVIEW - Pour le député des Landes et porte-parole du PS, Emmanuel Macron « s'agite » mais « est en échec ». Pour reconquérir « un espace », il appelle les socialistes à « se réinventer ».

Etoile montante du PS, Boris Vallaud est député des Landes depuis 2017 et porte-parole du parti depuis avril 2018. Issu de la promotion Léopold Sédar Senghor de l'Ena comme Emmanuel Macron, il a été directeur de cabinet d'Arnaud Montebourg à Bercy et secrétaire général adjoint de l'Elysée sous François Hollande.

Le Figaro - Des socialistes manifesteront avec Mélenchon le 26 mai malgré la consigne du parti

L'eurodéputé et ancien candidat à la tête du Parti socialiste a décidé de prendre le contre-pied du nouveau premier secrétaire Olivier Faure, qui ne participera pas à la manifestation.

Le Parti socialiste est divisé sur l'opportunité de manifester le 26 mai prochain aux côtés de Jean-Luc Mélenchon, qui appelle à organiser une «marée populaire» contre Emmanuel Macron. Jeudi soir sur France 2, Olivier Faure, le nouveau premier secrétaire du PS, a annoncé que le PS ne s'associera pas aux cortèges du 26 mai.

DIVIDENDES
 

EN UN GRAPHIQUE – Les Etats-Unis, dont les sociétés ont la capitalisation boursière totale la plus importante du monde, ont distribué près de 40 % de la masse totale des dividendes.

Comme le souligne le rapport d’Oxfam publié lundi 14 mai consacré au cas français et les entreprises du CAC40, le mouvement global du capitalisme est au versement sans cesse plus important de dividendes actionnariaux, au détriment de l’intéressement des salariés et de l’investissement.

 
Nouveau rapport d'Oxfam et du Basic sur le partage des richesses au sein des grandes entreprises françaises
14/05/2018

Oxfam France et le BASIC (Bureau d'Analyse Sociétale pour une Information Citoyenne) publient une étude inédite sur le partage de la richesse au sein des entreprises du CAC40 depuis 2009. Dividendes record, écart des salaires et évasion fiscale, le rapport « CAC40 : des profits sans partage » met en lumière une tendance lourde dans les choix économiques de ces grandes entreprises qui contribuent à alimenter la spirale des inégalités.

LE ROCARDISME

Telos - Qu’est-ce que le rocardisme? Gérard Grunberg

Qu’est-ce que le rocardisme ? Aussi curieux que cela puisse paraître, si nous possédons de nombreuses études sur Michel Rocard et sur la Deuxième Gauche, Alain Bergounioux et Jean-François Merle nous donnent ici le premier ouvrage sur le phénomène du rocardisme, ensemble constitué par Michel Rocard et par ceux qui l’ont suivi dans son aventure politique. Les deux auteurs ont été des « rocardiens » et ont donc une connaissance intime du phénomène étudié. Mais, en même temps, ces deux intellectuels ont réussi à porter sur leur objet d’étude un regard suffisamment distancié et informé pour que la lecture de leur livre nous incite, tout en revisitant cette histoire, à nous réinterroger sur ce qu’a été le phénomène rocardien et à croiser notre interprétation avec la leur.

LES ELITES

Le vent se lève - « Les élites ont fait sécession et fonctionnent en vase clos » Entretien avec Jérôme Fourquet

Directeur du département Opinion et Stratégies d’Entreprise de l’Ifop, Jérôme Fourquet est l’auteur d’une note remarquée sur la « sécession des élites » françaises. Il est notamment l’auteur de deux ouvrages, l’un sur la droitisation des catholiques français et l’autre sur la situation politique corse. Nous avons voulu l’interroger sur l’état de la situation politique, un an après l’élection d’Emmanuel Macron. 

LAICITE

Le Soir - André Comte-Sponville: «Il faut protéger la laïcité comme la prunelle de nos yeux»

Pour le philosophe André Comte-Sponville, le conflit majeur du XXIe siècle n’oppose pas des civilisations mais ceux qui essayent de bâtir une civilisation mondiale laïque et respectueuse des droits de l’homme, et ceux qui la combattent.

André Comte-Sponville vient de publier, aux PUF, un recueil de textes brefs, exempts de technicité, écrits sur-le-champ, entre philosophie et littérature : L’inconsolable et autres impromptus (lire la critique dans « Les Livres » du 31/03 – 01/04/2018). Il y aborde, entre autres sujets de réflexion, le thème ô combien brûlant du dialogue – versus « le choc » – des civilisations.

Libé - Un voile de confusion Par Laurent Joffrin, Directeur de la publication de Libération

.... Mais le voile n’est pas que cela, c’est le moins qu’on puisse dire. Sa diffusion dans les communautés musulmanes au fil des décennies correspond à la progression dangereuse du fondamentalisme religieux. S’il était vraiment un indice d’émancipation, il faudrait en déduire que les pays où il est le plus porté sont ceux où la condition de la femme est la meilleure : l’Arabie Saoudite, par exemple… On voit à quelles absurdités mène cette contorsion rhétorique. Le voile, dans la grande majorité des cas à notre sens, traduit la «réislamisation par le bas» menée depuis des lustres par les courants de l’islam politique ou du fondamentalisme.

TV5 Monde - Le syndicat étudiant Unef mis en cause sur la laïcité

Déjà affaiblie, l'Unef fait face à un nouveau front: une de ses responsables, musulmane voilée, est vue comme le symbole d'un renoncement de l'organisation étudiante de gauche au combat laïque et féministe, ce dont le syndicat se défend.

A l'origine d'une vive polémique, un commentaire sur les réseaux sociaux de Laurent Bouvet, cofondateur du mouvement Printemps républicain et membre du conseil des sages de la laïcité.

LA VIEILLESSE

Slate - Les soixante-huitards veulent aussi révolutionner leur vieillesse

Après avoir voulu changer leur vie, de l’université au monde du travail en passant par la famille, les soixante-huitards réussiront-ils à en réinventer le dernier âge?

Thérèse Clerc était une pure soixante-huitarde, même si elle n’a pas pris part aux manifestations de mai. Il est vrai qu’elle avait déjà, à cette époque, 40 ans et quatre enfants. Cette militante féministe de la première heure qui, comme elle aimait à le rappeler, avait découvert Marx «grâce à l’église» (et aux prêtres ouvriers), était une personnalité de Montreuil, où elle avait créé la Maison des femmes.

EUROPE

Terra Nova - Quelle architecture financière pour l'Europe post-Brexit ? Droit financier et géographie de la monnaie Par Vincent Bignon

Cette note plaide pour que le Brexit soit l’occasion de modifier l’architecture financière de l’Union européenne en alignant les frontières de l'espace financier européen (celui où s'échangent des contrats financiers) sur les frontières de la zone euro (celui où circule la monnaie commune).

5 ETOILES

Mediapart, Fabien Escalona - À propos d’ «Un populisme à l’italienne?», de Jérémy Dousson

Jérémy Dousson propose de mieux comprendre le Mouvement 5 étoiles, à travers un récit de son ascension dans le système partisan italien, et une radiographie de son programme, de son électorat et de son organisation.

.... Le mérite de l’ouvrage de Jérémy Dousson est double. D’une part, il restitue bien les circonstances ayant entouré la naissance du M5S, fondé par l’humoriste Beppe Grillo et l’entrepreneur du numérique Gianroberto Casaleggio. Sans occulter les ambiguïtés et les dérives potentielles du mouvement, il rappelle que les électeurs italiens ont de bonnes raisons de s’insurger contre les grands partis de gouvernement qui alternent ou se coalisent depuis un quart de siècle.

ETATS UNIS

Jean Gadrey - Les États-Unis ont de plus en plus les caractéristiques d’un pays « sous-développé »

Dans le langage onusien, l’ancien qualificatif « sous-développé » a été remplacé par « en développement », moins péjoratif, mais c’est à dessein que j’ai conservé l’ancien terme pour ce billet sur les États-Unis. On verra pourquoi.

Cette idée d’un modèle social et économique étatsunien empruntant à des traits de pays bien plus pauvres et extrêmement inégalitaires est ancienne. Il y a près de trente ans, André Gorz évoquait par exemple la « sud africanisation » de la société américaine (mais aussi de celles d’Europe occidentale) dans un article du Monde Diplomatique intitulé « Pourquoi la société salariale a besoin de nouveaux valets ». Extrait : « le moteur du développement de l’emploi est fondé sur une dualisation accentuée de la société, sur une sorte de « sud-africanisation », comme si le modèle colonial prenait pied au cœur même des métropoles. Nous voyons ainsi se reconstituer à l’ère postindustrielle des conditions qui prévalaient il y a cent cinquante ans ».

CHINE

La Vie des idées - La nouvelle puissance chinoise, Entretien avec Juliette Genevaz

Lors du XIXe congrès du Parti communiste chinois en octobre 2017, Xi Jiping a révélé une vision ambitieuse et idéologique de l’avenir de la Chine. Juliette Genevaz revient ici sur la particularité de ce modèle politique et sur les objectifs de développement économique et de politique étrangère.

La Vie des idées : Quel bilan faites-vous du premier mandat de Xi Jinping ?

Juliette Genevaz : Xi Jinping marque un retour à l’idéologie. Lors du XIXe congrès du Parti communiste chinois (PCC), il a fait inscrire sa pensée dans la Constitution de la Chine. Il ne s’agit pas là de rhétorique : Xi a une vision politique pour les 30 ans à venir. Dans la tradition maoïste, la vision de Xi s’articule autour d’une contradiction, celle qui oppose l’aspiration des riches à une vie meilleure à celle des pauvres à gagner plus d’argent. Les moins fortunés ne peuvent pas suivre le même chemin que ceux qui forment aujourd’hui la classe moyenne parce que la croissance économique qui a permis la formation de cette nouvelle classe a également engendré les maux qui l’affligent : taux très élevé de pollution et privatisation forcenée de l’éducation et de la sécurité sociale. Sous Xi Jinping, le Parti communiste chinois (PCC) a pris acte des graves conséquences de 30 ans de croissance économique tous azimuts. Pour pallier les problèmes qui se posent à la société chinoise (inégalité, allongement de la durée de vie, faible natalité, niveaux dangereux de pollution), le gouvernement de Xi Jinping propose de changer de politique industrielle pour mettre l’accent sur l’innovation et les secteurs économiques de pointe.

POLITIQUE DE LA VILLE

Telos - Politique de la ville: un bilan globalement négatif? Julien Damon

.... Si le bilan, au niveau local, de la politique de la ville est, presque par nature, contrasté, il n’en va pas aussi facilement au niveau national. Ce serait une facilité de langage de dire de la politique de la ville, à l’échelle nationale, qu’elle produit un bilan contrasté. Agrégeant les évolutions locales, on peut noter des quartiers dont la situation s’améliore, d’autres dont la situation se détériore, et ce sur une multitude d’indicateurs. Ce tableau de bord, qui a ses vertus, ne saurait tenir lieu de bilan pour une politique. En fait, la politique de la ville, à l’échelle nationale, malgré tous les efforts et toutes les belles paroles, est peu évaluable. 

MAI 68

L'Obs, Henri Weber - Mai-68 : comment continuer ?

Que garder de Mai-68 ? L'analyse d'Henri Weber, ancien sénateur et député européen socialiste, auteur de "Rebelle jeunesse".

Mai-68 n’est pas un événement franco-français comme le Front populaire ou l’avènement de la Ve République en mai 1958. C’est un mouvement international qui commence au début des années 1960 en Californie et au Japon, culmine en France et en Italie en 1968 et s’achève au milieu des années 1970 après avoir déferlé dans quarante-deux pays et quatre continents. Il ne se limite pas à quelques semaines mais se déploie sur quinze ans. Les anglo-saxons parlent à juste titre des "sixties".

Le Monde - Mai 68 : des femmes dans les rues, mais privées de parole publique

En Mai 68, les femmes sont partout, mais la parole publique ne leur est pas donnée. Une enquête issue du hors-série « 68 : les jours qui ébranlèrent le monde ».

Elle a rapidement fait le tour du monde en 1968 : la « Marianne de Mai 68 », cette photographie emblématique représentant une jeune fille, sur les épaules d’un homme, brandissant le drapeau du Front national de libération du Sud-Vietnam, montre un mouvement où les femmes sont particulièrement actives. En réalité, comme l’a montré l’historienne Michèle Riot-Sarcey (1), en 1968, « l’histoire insurrectionnelle se décline au masculin ». « La parole publique n’appartient pas aux femmes », prévient-elle dans Histoire du féminisme (La Découverte, 2002).

Le Comptoir - Le socialisme autogestionnaire, l’héritage oublié de 1968 ? Par Romain Masson

Les premiers perçoivent mai 68 comme une révolution culturelle, à l’origine d’une libération des mœurs, qui aurait permis le triomphe du néolibéralisme dans la décennie qui suit. Les seconds préfèrent voir dans les événements la plus grande grève générale qui a débouché, dans la continuité de 1936, sur des conquêtes sociales pour les travailleurs. Les uns comme les autres semblent pourtant oublier que le « moment 68 » fut également celui d’une critique radicale du capitalisme en rupture avec le marxisme officiel de l’époque.

Bien loin de la faculté de Nanterre, c’est à l’université de Strasbourg qu’une réelle mise en cause du capitalisme voit le jour dès 1966. Sous l’influence de l’Internationale Situationniste (IS) fondée neuf ans plus tôt par Guy Debord, se développe un courant socialiste libertaire anti-étatique dit conseilliste car il considère les conseils ouvriers comme la base de l’insurrection et de la société post-capitaliste. La branche locale de l’UNEF fait publier une brochure intitulée « De la misère en milieu étudiant considérée sous ses aspects économiques, politiques, psychologiques, sexuels et notamment intellectuels et de quelques moyens pour y remédier » qui constitue une critique radicale du capitalisme et de toute forme de bureaucratie. En 1968 cette critique anti-autoritaire du capitalisme se fera dans le langage de l’autogestion.

La Vie des Idées - Mai Tel Quel

À propos de : Boris Gobille, Le Mai 68 des écrivains. Crise politique et avant-gardes littéraires, CNRS Éditions par Joseph Jurt,

« Il me semble que les enfants du XXIe siècle apprendront un jour l’année 1968 comme nous avons appris l’année 1848 » [1], écrivait Hannah Arendt au philosophe Karl Jaspers dès la fin juin 1968. Bien d’autres évoquaient alors le Printemps des peuples. La même année, Maurice Blanchot rappelait, lui, une autre révolution ‒ celle de juillet 1830, citant un extrait d’un des derniers écrits de Walter Benjamin :

Le désir conscient de rompre la continuité de l’histoire appartient aux classes révolutionnaires au moment de l’action. (Cité p. 295)

Une telle conscience se serait affirmée avec les Trois Glorieuses : Benjamin racontait qu’au soir du premier jour de lutte, on avait tiré des coups de feu sur les horloges des tours de Paris, pour arrêter le temps.

Slate - Les enfants de soixante-huitards ont payé les pots cassés de la révolution ratée de leurs parents

Élevés entre laxisme et dogme anti-bourgeois, bon nombre d'enfants des militants maoïstes, trotskistes ou libertaires de Mai 68 ont eu du mal à trouver leur place dans la société.

À défaut d’avoir réussi leur révolution prolétarienne, les étudiants de Mai 68 les plus politisés ont continué de militer en usine, dans le syndicalisme ou dans les organisations d’extrême gauche, tandis que les plus libertaires tentaient de vivre leurs utopies en «décrétant l’état de bonheur permanent».

16/05/2018

Telos - Politique de la ville: un bilan globalement négatif? Julien Damon

Jean-Louis Borloo – qui connaît le dossier – vient de remettre un rapport très attendu, critique et volontariste, sur la politique de la ville et les quartiers sensibles. Son analyse d’une action à laquelle il a d’ailleurs contribué est sombre. Mais quel inventaire peut-on vraiment faire ? À la lecture des innombrables évaluations concernant la politique de la ville, il ressort un bilan localement contrasté et laborieux à établir nationalement.

.... Si le bilan, au niveau local, de la politique de la ville est, presque par nature, contrasté, il n’en va pas aussi facilement au niveau national. Ce serait une facilité de langage de dire de la politique de la ville, à l’échelle nationale, qu’elle produit un bilan contrasté. Agrégeant les évolutions locales, on peut noter des quartiers dont la situation s’améliore, d’autres dont la situation se détériore, et ce sur une multitude d’indicateurs. Ce tableau de bord, qui a ses vertus, ne saurait tenir lieu de bilan pour une politique. En fait, la politique de la ville, à l’échelle nationale, malgré tous les efforts et toutes les belles paroles, est peu évaluable. 

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17:30 Publié dans Analyses | Tags : politique de la ville | Lien permanent

23/11/2017

L'actualité des socialistes du 10 au 16 novembre

L'Obs - Tweet antisémite : Gérard Filoche est exclu du Parti socialiste

La sanction, attendue, est tombée : Gérard Filoche est exclu du Parti socialiste, après la publication d'une image antisémite sur son compte Twitter.

A LA UNE

France Culture - Alerte de 15 000 scientifiques : leurs 9 indicateurs de dégradation de la planète analysés

15 000 scientifiques de 184 pays signent un appel contre la dégradation de l’environnement. Cet appel d'une ampleur sans précédent se base sur l'analyse de 9 indicateurs mondiaux, dont l'évolution est suivie depuis 1960 jusqu'à 2016.

Dans la revue Bio Science, ce lundi 13 novembre, 15 000 scientifiques du monde entier alertent sur la dégradation sans précédent de l’environnement. Cet appel se fonde sur l'analyse de neuf indicateurs mondiaux, dont l'évolution est suivie depuis 1960 jusqu'à 2016. Cet appel scientifique fait suite à celui de 1992, dans le contexte du Sommet de la Terre de Rio. Les indicateurs d'aujourd'hui reprennent ceux d'il y a 25 ans en poursuivant leur évolution jusqu'en 2016.

CENTRALES NUCLEAIRES

Jean Gadrey - Non, Alain Grandjean, le report de la fermeture des centrales nucléaires n’est pas « réaliste » (1). C’est une défaite politique, écologique et morale

Alain Grandjean est un avocat efficace et depuis longtemps de la lutte contre le dérèglement climatique mais aussi contre le dérèglement… de la finance. Il fait d’ailleurs partie comme moi des « économistes atterrés » qui se sont constitués initialement contre les dérives destructrices de la finance libéralisée. Je l’ai rencontré à diverses reprises, y compris dans le cadre de ce qui était alors la Fondation Nicolas Hulot dont il était un acteur important, et j’ai eu l’occasion de débattre longuement avec lui sur France Culture en 2013 sur le thème « écologie et capitalisme ». Nous convergeons sur l’essentiel, bien que je sois nettement plus « capitalo-sceptique » que lui…

MJS

Libé - Au MJS, des années d’omerta et de duplicité

En pointe dans les combats féministes, le mouvement a pourtant occulté, sinon couvert, les agissements de son ancien président. Symbole d’un système où la parole des femmes était (auto)censurée pour «ne pas nuire à l’orga».

Personne n’a été surpris. Samedi 21 octobre, Mathilde M., dirigeante nationale du MJS sur le départ, lâche une petite bombe dans son discours d’adieu. Au sous-sol de La Maison, un bar parisien, une centaine d’amis et de militants l’écoutent retracer ses dix ans au service de la cause socialiste. En plein scandale Weinstein, elle transforme son allocution en plaidoyer pour la parole libérée et réclame des comptes à son organisation.

EVASIONS FISCALES

Jean Gadrey - Évasion fiscale : 11 milliards ou 200 milliards par an de pertes pour les finances publiques en France ?

La formidable enquête du consortium international de journalistes fait beaucoup parler d’elle et j’espère que cela va durer plus de quelques jours. Mais il faut admettre qu’en lisant la presse, on s’y perd dans les estimations globales des déficits de recettes publiques liées à l’évasion fiscale sous toutes ses formes.

Or dans ce domaine un ordre de grandeur, même grossier, est très important. Selon que cette perte est de 10 milliards/an ou de 100 voire 200 milliards, il est clair que ce qu’on pourrait faire en récupérant à court terme ne serait-ce que la moitié de ces montants est très différent. Est-il sérieux d’affirmer, comme les altermondialistes dont je fais partie, qu’on pourrait financer une ambitieuse transition écologique, énergétique et climatique et créer un million d’emplois utiles en quelques années (voir la fin de ce billet) rien qu’avec le « recyclage » de l’évasion fiscale ? Certainement pas si elle se situe autour de 10 à 20 milliards de manque à gagner.

POLITIQUE DE LA VILLE

Le Monde - Politique de la ville : « Dans les quartiers populaires comme ailleurs, Macron privilégie les “premiers de cordée” »

Le sociologue Renaud Epstein revient sur les annonces faites, mardi, par le président de la République en matière de politique de la ville.

Pas d’énième « plan Marshall » pour les banlieues. Emmanuel Macron s’est montré ferme dans son discours sur la politique de ville, mardi 14 novembre, à Tourcoing. Le chef de l’Etat s’est surtout contenté de rappeler des réformes déjà lancées, pour améliorer la sécurité au quotidien, lutter contre la radicalisation, l’enfermement des territoires ou encore réduire les discriminations.

Maître de conférences en science politique à l’université de Saint-Germain-en-Laye, Renaud Epstein revient sur le discours du chef de l’Etat, à la lumière des quarante années de politique de la ville menées en France.

POLOGNE

 
Le journaliste polonais Tomasz Piatek vient de recevoir le prix TV5-Reporters sans frontière pour la liberté de la presse, signe de leur inquiétude pour les médias polonais depuis l’arrivée au pouvoir en 2015 du parti ultraconservateur Droit et justice (PiS). Journaliste au quotidien Gazeta Wyborcza, il a consacré un livre aux liens de l’entourage du ministre de la défense, Antoni Macierewicz, avec la Russie, ce qui lui vaut d’être poursuivi devant un procureur militaire. De passage à Paris, il a répondu lundi 13 novembre aux questions du Monde.

CHARLIE/PLENEL

Libé - «Charlie» vs «Mediapart» Chapelles ardentes

La bataille clanique qui fait rage depuis deux semaines entre Edwy Plenel et les «laïcards», réunis derrière l’hebdo satirique, révèle la tension latente entre deux gauches irréconciliables sur les questions liées à l’islam.

Le Monde - « Charlie »-« Mediapart » : halte à l’escalade

Editorial. L’hebdomadaire satirique et le site Internet aggravent le mal qu’elles prétendent soigner. Un apaisement est une absolue nécessité.

Editorial du « Monde ». Rien de plus périlleux que de s’interposer au milieu d’une rixe. L’imprudent qui s’y risque a tôt fait de voir les protagonistes se retourner contre lui et le sommer de choisir son camp. Quelle autre attitude, pourtant, est concevable face à la furieuse empoignade qui met aux prises, depuis une quinzaine de jours, l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et le site Mediapart ? Car c’est une ahurissante éruption de haine qui oppose désormais deux rédactions – et au-delà, deux camps et deux gauches – à propos de la laïcité et de la place de l’islam en France.

Blog Mediapart - Tariq Ramadan : quelle mouche les pique? Par Roger Evano

Que se passe t-il? Quelle agitation, soudain! François Bonnet commet un article sur "la croisade des imbéciles". La rédaction de Médiapart semble en ébullition. Il est vrai qu'à travers les révélations sur le producteur Weinstein, Denis Baupin ou Tariq Ramadan les bouches s'ouvrent: les lieux de pouvoir sont aussi ceux d'agressions sexuelles. Une révolution des moeurs est en cours
 
Que se passe t-il? Quelle agitation, soudain! François Bonnet commet un article sur "la croisade des imbéciles". La rédaction de Médiapart semble en ébullition. Il est vrai qu'à travers les révélations sur le producteur Weinstein, Denis Baupin ou Tariq Ramadan les bouches s'ouvrent: les lieux de pouvoir sont aussi ceux d'agressions sexuelles. Une révolution des moeurs est en cours et je m'en félicite. Médiapart y joue son rôle et je m'en félicite également.
 
 
Dans son éditorial diffusé ce mardi 14 novembre, le directeur de la rédaction de Charlie Hebdo affirme que son journal ne "pardonnera jamais" une phrase d'Edwy Plenel : la semaine dernière, le fondateur de Mediapart avait jugé que la une du journal satirique faisait partie d'une "campagne générale de guerre aux musulmans".
 
ESPAGNE
 
 
En juillet dernier, Omar Anguita, 26 ans, a pris la tête des Jeunesses Socialistes d’Espagne (JSE). Nous revenons avec lui dans cet entretien sur les évolutions récentes du PSOE suite à la victoire de Pedro Sánchez, ses rapports avec Podemos, la crise de la social-démocratie européenne et la question catalane. 

LVSL : Que pensez-vous de l’élection de Pedro Sánchez à la tête du PSOE ? Croyez-vous que cela représente un tournant à gauche pour le parti ?

L’impression que j’ai est qu’il ne s’agit pas d’une question de virage à gauche ou non : le Parti Socialiste a pris une décision, celle d’appuyer majoritairement Pedro Sánchez. A partir du soir des résultats, le  21 mai, nous sommes tous dans le même bateau, comme nous l’avons toujours été. Nous sommes surtout unis pour gagner les élections, c’est la raison pour laquelle nous sommes là.

ASSURANCE CHOMAGE

Terra Nova - Gouverner l’assurance-chômage : entre étatisation et tripartisme de façade, quel chemin de réforme ?

Ce rapport propose une évolution de la gouvernance de l'assurance chômage cohérente avec la volonté actuelle de réviser la place du « paritarisme de gestion » dans son organisation. Après avoir souligné les limites, mais aussi les réussites de cette organisation, ses auteurs écartent la piste d'une simple étatisation et envisagent deux chemins de réforme.

Synthèse

Le présent rapport propose une évolution de la gouvernance de l'assurance chômage cohérente avec la volonté du chef de l'État de réviser la place du « paritarisme de gestion » dans son organisation. Après avoir souligné les limites, mais aussi les réussites de cette organisation, nous écartons la piste d'une simple étatisation et nous envisageons deux chemins de réforme. Le premier consiste à maintenir le rôle des partenaires sociaux dans la définition des règles de l’assurance-chômage, mais en complétant le système actuel de l’agrément par un cadrage préalable par le gouvernement. Celui-ci pourrait ainsi définir les objectifs ou les grands principes qui devraient, selon lui, guider la convention et poser le cadre financier de la négociation, avec l’appui d’un comité d’experts. 

DEMOCRATIE

Paul Alliès - La question démocratique au cœur de la reconstruction de la gauche

Dans le champ de ruines qu’est présentement et globalement la gauche en général, quel peut-être l’élément fédérateur de ses bilans et perspectives ? Quel sujet peut la rassembler et la relancer ? La question démocratique peut et doit remplir ce rôle.

La gauche a ceci en commun que le bilan de ses différentes composantes est au moins lacunaire si ce n’est calamiteux dans le domaine de la révolution démocratique qu’appelle la troisième révolution du capitalisme. Au cours de ces derniers mois d’élections, se sont conjugués sous des formes diverses la défense de l’ordre existant (le présidentialisme de la V° République) et l’appel à son dépassement (par une assemblée constituante), la mise en cause du « système des partis » (au profit des « rassemblements » autour d’un leader) et du dépassement des clivages (politiques ou sociaux) au profit de « mouvements populaires ». C’est peu de dire que l’opinion ou le peuple de gauche n’ont pas trouvé dans ces registres la voie d’une mobilisation citoyenne significative.

PS

Libé - Filoche menacé d'exclusion du PS après un tweet jugé antisémite

Le parti socialiste a lancé une procédure d'exclusion contre ce membre du bureau national qui a posté puis effacé vendredi un message anti-Macron montrant le président de la République portant un brassard nazi.

Boursorama - PS : qui pour prendre la tête d'un parti moribond ?

Stéphane Le Foll, Olivier Faure, Luc Carvounas, Emmanuel Maurel... À quatre mois du congrès, les candidats potentiels avancent discrètement leurs pions, mais les ténors ne se bousculent pas pour reprendre un parti en piteux état après sa double défaite historique.

Annoncé pour février/mars, le congrès devrait finalement avoir lieu la deuxième quinzaine de mars, selon le coordinateur du parti Rachid Temal. Alors qu'une commission statutaire doit dévoiler en décembre des pistes de réforme concernant ses modalités, les candidats devraient se faire connaître "avant la fin de l'année", selon un autre cacique.

Le Point - "Y a-t-il quelque chose à reprendre au PS ?"

Les candidatures ne se bousculent pas pour briguer la tête du parti, sonné après sa double défaite. Faute de ténors, les seconds couteaux s'aiguisent...

Qui pour reprendre la tête d'un PS moribond  ? À quatre mois du congrès, les candidats potentiels avancent discrètement leurs pions, les ténors, eux, ne se bousculant pas pour briguer la tête d'un parti en piteux état après sa double défaite historique.

Le Point - Un PS éparpillé façon puzzle: une chance pour la gauche?

Le dynamitage du Parti socialiste a été le fait de nombreux acteurs, à commencer par les socialistes eux-mêmes. Comme un grand bloc de calcaire fissuré par l’érosion, il s’est fragmenté, effondré, dispersé. D’autres sont venus, à des titres divers, concourir à l’affaire, à commencer bien entendu par l’entreprise politique En marche! Je dis bien «l’entreprise politique En Marche!» — entreprise étant pris ici au sens neutre —, et non le seul Emmanuel Macron. Le président de la République, s’il est le personnage central sur la scène publique n’en est pas le personnage unique, de même que la France insoumise, malgré une forte identification à son leader Jean-Luc Mélenchon, ne se limite pas à celui-ci. Si Laurent Wauquiez s’apprête à devenir président de LR, le PS n’a pas de leader unique incontestable et incontesté.

MACRON

Lui Président (Le Monde) - Six mois après son élection, où en sont les promesses de campagne d’Emmanuel Macron ?

Le président Macron n’aura pas tardé à honorer plusieurs promesses emblématiques de sa campagne. Mais, au-delà de mesures phares, comme la réforme du code du travail, d’autres engagements tardent à se concrétiser. Six mois après l’élection d’Emmanuel Macron, Lui Président dresse un premier bilan.

HAMON

Libé - Dans les coulisses de la campagne Hamon : de La Rochelle à Washington

Dans «Que la campagne est belle», Mathieu Hanotin, directeur de campagne de Benoît Hamon, raconte de l'intérieur l'année électorale. Aujourd'hui, une rencontre avec Bernie Sanders.

Ancien directeur de campagne de Benoît Hamon durant la primaire et l’élection présidentielle, Mathieu Hanotin est actuellement conseiller départemental de la Seine-Saint-Denis en charge des sports et de l’organisation des Jeux olympiques et membre du bureau national du Parti socialiste. Il était également député de Saint-Denis, Pierrefitte et Villetaneuse lors du précédent mandat. Depuis le 21 avril 2002, son parcours s’est progressivement rapproché de celui de Benoît Hamon. En 2014, ils se retrouvent ensemble aux côtés des autres «frondeurs» de l’Assemblée nationale. Il fut également l’un des premiers soutiens du candidat. Il livre dans Libération le journal de cette campagne atypique vue de l’intérieur.

Huffington Post (Guimmaume Balas, Isabelle Thomas) - Pourquoi nous quittons le PS pour rejoindre le Mouvement du 1er Juillet de Benoît Hamon

L'humanité se retrouve confrontée à des défis d'une ampleur qu'elle n'a sans doute jamais rencontrée au long de son Histoire.

Pour la première fois, les impacts environnementaux que nous avons nous-mêmes générés par nos modes de production et de consommation, percutent violemment les habitants de la planète: réchauffement climatique, réduction exponentielle de la biodiversité, migrations, maladies engendrées par la pollution, tensions sur l'accès à l'eau, aux sols et à la ressource halieutique. Chacun a désormais admis que ces changements, loin de ne concerner que les plus pauvres ou quelques territoires éloignés, affectent l'ensemble de la planète et par là-même, chacun d'entre nous.

15/11/2017

Le Point - Politique de la ville : le discours offensif de Macron laisse la gauche sceptique

VIDÉO. Le chef de l'État a appelé à une "mobilisation" de tous et s'est livré à un vif réquisitoire contre ceux qui défendent les contrats aidés

Emmanuel Macron, qui a passé 3 heures lundi à Clichy-sous-Bois, a poursuivi son déplacement consacré à la relance de la politique de la ville ce mardi à Tourcoing, dans le Nord. Il a appelé à une « mobilisation nationale pour les villes et pour les quartiers ». « C'est une mobilisation de toute la nation qui, seule, peut répondre au défi immense » de la politique de la ville, a affirmé le chef de l'État. Elle doit être celle du gouvernement, des collectivités territoriales, des associations, des entreprises, des intellectuels », a-t-il ajouté, promettant « un plan de bataille clair, avec une mobilisation pleine et entière ».

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19/03/2013

Le débat, Quelle politique pour la ville ?


LE DEBAT,Quelle politique pour la ville ? par publicsenat

18:00 Publié dans Réflexions, Vidéo | Tags : politique de la ville | Lien permanent