Au temps des cerises - Page 913
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La Vie des Idées - Entretien avec Antoine Vauchez
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PS - Organisation du parti : le texte d’Emmanuel Maurel
Un Parti Socialiste exemplaire et offensif
Nous ne reviendrons pas aux responsabilités par un simple effet de balancier. Il nous faut redevenir le Parti du mouvement et reprendre l’offensive. Pour cela nous avons besoin d’un Parti Socialiste réconcilié avec l’ensemble des acteurs sociaux de terrain, avec les syndicats, les ONG, le monde de la culture.
Nous en sommes capables ! Parce que nous continuons à croire en l’actualité du message socialiste. Parce que, sur le terrain, des milliers de militant-e-s et d’élu-e-s continuent d’agir sans rien renier de nos principes communs et se mobilisent contre les mesures de Macron. À celles et ceux qui ont eu le courage de rester, nous proposons de relever la tête et de redonner l’espoir.
Revenir à nos fondamentaux
Ce n’est pas parce que le monde a changé, que de nouveaux problèmes sont apparus, que l’on doit renoncer à ce qui fait notre identité, c’est-à-dire le partage : partage des richesses, partage des pouvoirs, partage des savoirs. Nos préoccupations et nos mots d’ordre doivent être en résonance avec nos déclarations. Jamais nous n’avons eu autant besoin d’un socialisme républicain, antilibéral, écologiste. Nous réaffirmons notre singularité et notre fierté socialistes !
Clarté et authenticité à gauche
La clarté par rapport au nouveau pouvoir, c’est être dans une opposition résolue à Emmanuel Macron. Ça n’a pas toujours été le cas, parce les premiers mois du quinquennat ont été marqués par une très grande confusion chez les socialistes, qui ont voté de trois manières différentes à l’Assemblée nationale sur la confiance au Gouvernement. Il nous faut aussi bien sûr de la clarté par rapport au bilan, et enfin de la clarté sur les orientations stratégiques.
Amorcer une dynamique unitaire à gauche
La ligne stratégique du PS doit être celle d’un dialogue avec toutes les forces de gauche qui veulent transformer la société en profondeur. Sur ces bases nous proposons aux socialistes une synthèse nouvelle rassemblant toutes celles et ceux qui veulent engager la reconquête.
Refonder le PS et le mettre au travail
Nous voulons que les militants soient les acteurs de la reconquête en leur donnant les outils de la transformation politique et leur permettant d’être réellement associés à la refondation du Parti.
Le PS et ses groupes parlementaires vivent trop souvent de manière autonome. Les dirigeants socialistes auront tout à la fois la mission de porter l’orientation du parti et de s’assurer qu’elle se nourrit et irrigue tout à la fois le travail parlementaire.
Nos propositions
- Tenir de grandes conventions trimestrielles, et recourir au référendum militant pour trancher les questions essentielles ;
- Créer des universités populaires à l’initiative du Parti avec d’autres organisations politiques, syndicales et associatives ;
- Créer une plateforme offrant aux militants de participer activement et efficacement à la vie du Parti ;
- Organiser, dans tous les territoires, des assemblées de toutes les gauches qui regrouperont des groupes issus de toutes leurs sensibilités : associations, ONG, monde de la culture, syndicats, intellectuels… ;
- Réfléchir à une nouvelle organisation qui parachève la parité en instaurant des « co-présidences » à tous les niveaux, et qui valorise toutes les formes d’engagement : local, thématique, professionnel ou en entreprise ;
- Remettre la nécessité de l’implication syndicale et associative en tête de nos préoccupations;
- Mettre en chantier l’élaboration d’un manifeste pour le socialisme des temps nouveaux confrontant nos fondamentaux aux luttes et défis contemporains qui bouleversent l’humanité ;
- Limiter strictement le cumul des fonctions au sein du parti;
- Établir une culture de la responsabilité. Les mandataires, les élus, à tous les échelons, rendront compte tous les 6 mois des projets engagés sous leur responsabilité ;
- Redonner un rôle moteur aux Fédérations en organisant une Conférence des Territoires qui réunira direction nationale et représentants de chaque Fédération, sous forme de visioconférences ;
- Renforcer notre influence sur les réseaux sociaux en élaborant une véritable stratégie de communication afin d’investir massivement les plateformes et de disposer d’une plus forte visibilité, en phase avec la société connectée ;
- Créer une ou plusieurs chaînes YouTube, permettant aux militants, dans des vidéos de 2-3 minutes, d’éclairer l’actualité politique pour les catégories de citoyens visés ;
- Renforcer et donner la priorité à la formation idéologique et militante, grâce à plusieurs leviers :
– retour de véritables universités militantes de qualité sans craindre de faire intervenir intellectuels, chercheurs, militants associatifs dans nos ateliers ;
– mise en place d’un MOOC socialiste, c’est-à-dire une plateforme numérique de formation, collaborative ;
– parcours militant élaboré par toutes les fédérations ou sections ;
– obligation pour les élu-e-s, en contrepartie de leur investiture, d’assurer des sessions de formation sur leurs domaines de compétence.
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Un peu d'histoire, Slate : Comment est née la SNCF
..... Mais alors qu’on évoque des transformations en profondeur de la SNCF, endettée à hauteur de 44 milliards d’euros, et dont le matériel roulant et le réseau est de plus en plus vieillissant, il n’apparaît pas inutile de raconter comment le rail est né en France et comment une suite de déconvenues économiques a fini par déboucher sur la création, par décret (tiens!), de la Société Nationale des Chemins de Fer à l’été 1937, avec prise d’effet au 1er janvier 1938, il y a quatre-vingts ans.
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France Info - Le Média, la webtélé proche de la France insoumise, perd une dizaine de soutiens
Plusieurs soutiens, parmi lesquels l'ancienne ministre de la Culture Aurélie Filippetti ou encore le médecin urgentiste Patrick Pelloux, se sont désolidarisés de la webtélé vendredi.
Ils dénoncent le non-respect d'une "promesse initiale". Une dizaine de soutiens du Média, parmi lesquels l'ancienne ministre de la Culture Aurélie Filippetti, ou le médecin urgentiste Patrick Pelloux, se sont désolidarisés de la webtélé proche de la France insoumise, vendredi 2 mars. Cette annonce intervient peu après l'éviction de la présentatrice du JT, Aude Rossigneux, et la démission d'un autre journaliste, l'ancien député EELV Noël Mamère.
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La Vie des Idées - L’idéologie de la modernité
À propos de : Marcel Gauchet, L’Avènement de la démocratie, IV : Le Nouveau monde, Gallimard
La modernité, explique M. Gauchet, est un projet cohérent : celui de faire advenir une société autonome. C’est là incontestablement une de ses significations, mais peut-on considérer qu’il s’agit là d’un processus aussi unifié que l’auteur l’affirme ?
On peut appeler idéologie de la modernité l’ensemble des motifs qui conduisent à appréhender la trajectoire occidentale selon une certaine perspective : à la fois comme singulière, comparée à ce qu’ont réalisé les autres civilisations, comme cohérente dans son développement pluriséculaire et enfin comme globalement positive dans ses apports essentiels. Est-elle totalement fausse ou au moins dépassée ? Ou bien au contraire contient-elle un noyau de vérité qui mérite d’être reformulé aujourd’hui, simplement de façon plus précise et plus modeste ?
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Libé - Valérie Rabault (PS) : «Les seuils de Muriel Pénicaud vont exclure beaucoup de personnes de l’indemnisation»
Rapporteure générale du budget dans la précédente mandature, la députée PS Valérie Rabault réagit aux annonces de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, sur la réforme de l'assurance chômage.
Ancienne rapporteure général du Budget dans la précédente mandature, la députée PS Valérie Rabault réagit aux annonces dans le Parisien de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, sur la réforme de l’assurance chômage.
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Slate, Gaël Brustier - Le rapport Spinetta est signé par une élite qui ne connaît pas la France
Le rapport Spinetta rend plus évident le divorce entre deux France, celle des métropoles et celle des bourgs, petites et moyennes villes. Le Premier ministre doit annoncer ce lundi les mesures retenues. Il n'exclut pas d'avoir recours aux ordonnances pour couper court à toute contestation.
Il y a plusieurs lectures du rapport de Jean-Cyril Spinetta. On peut y voir les jalons de l’adaptation à la France des orientations fixées au niveau de l’Union européenne en matière de transport ferroviaire. Le marché et la concurrence sont les horizons radieux promis à notre système ferroviaire.
On peut aussi s’intéresser à la dimension mêlant concret et symbolique et, finalement, contribuant à l’évolution de la vision du monde d’un grand nombre de Français habitant dans les régions concernées par les fermetures de lignes –suggérées, annoncées, voire louées par des gens qui, manifestement, les ont encore moins empruntées que les usagers potentiels.
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Emmanuel Maurel : "Je suis pour un socialisme soluble dans le capitalisme"
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Observatoire des inégalités - Les classes sociales : permanence et renouveau
Les classes sociales n’ont pas disparu. Elles se sont recomposées et restent une clé de lecture essentielle des inégalités. Une analyse de Julien Damon, sociologue, extraite du site Telos.
La communauté des sciences sociales s’agite régulièrement autour des classes sociales. Au tournant de ce siècle, des experts ont publié leur acte de décès. D’autres ont signalé leur retour.
Le concept a été élaboré et discuté par des auteurs aussi éminents que Karl Marx et Max Weber, dans une société industrielle alors clivée entre groupes sociaux relativement homogènes, conscients de leurs différences et de leurs intérêts respectifs. La fin de ces classes sociales est en réalité annoncée ou prophétisée depuis des décennies, voire depuis que leur existence a été attestée en ces termes. Une fin annoncée, car elles n’existeraient plus vraiment dans des structures sociales plus centrées autour d’une vaste classe moyenne. Une fin prophétisée, car la lutte des classes aboutirait à leur disparition.
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Le Courrier des maires - Vers un nouvel âge du « socialisme municipal » ?
Chargé d'animer le débat d'idées à gauche, la Fondation Jean-Jaurès a mis sur pied un Observatoire de l’expérimentation et de l’innovation locales (OEIL). Objectif : documenter des pratiques territoriales émergentes et pousser les élus socialistes à réfléchir au pouvoir d'agir citoyen ou encore l'expérimentation locale – sujets des deux premières notes publiées par cet Observatoire. Dijon (photo) en tant que smart city fera l'objet d'une prochaine étude.
Le site de l'observatoire : Observatoire de l’expérimentation et de l’innovation locales
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Le Parti socialiste appelle les dirigeants européens à avoir l’ambition de bâtir une Europe solidaire
28 février 2018
Après le Conseil européen du 23 février et les annonces faites par le Président conservateur de la Commission, Jean-Claude Juncker, le Parti socialiste alerte sur le manque d’ambition des dirigeants européens.
En effet, le Président de la Commission développe une Europe au rabais sur le plan des moyens pour une politique efficace : alors que le Brexit devrait conduire à faire plus d’Europe ensemble avec moins d’états membres, Monsieur Juncker milite d’ores et déjà pour une baisse du budget européen dont les discussions ont déjà commencées. Il veut réduire la politique agricole commune, ce qui veut dire moins de moyens et moins de solidarité pour nos agriculteurs. Il veut aussi réduire la politique de cohésion, ce qui signifie moins d’opportunités pour le développement de nos territoires.
Nous soutenons l’initiative des régions et des villes européennes engagées pour un budget plus à la hauteur des besoins. Si on veut lutter contre le populisme ou l’abstention, il faut démontrer que l’Europe est utile. C’est cela l’ambition de la solidarité.
Enfin le Parti socialité regrette la timidité des dirigeants européens européens, à l’image du Président français, à favoriser le renforcement du pouvoir de décision des Européennesen ne choisissant pas la voie des candidats têtes de listes des partis européens pour la présidence de la Commission européenne.
Nous le redisons avec force, contre l’abstention et le populisme, il faut mieux d’Europe, c’est-à-dire plus de démocratie et plus de solidarité.