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Actualités socialistes - Page 833

  • Jean Gadrey - Destruction des services publics (2) : asphyxie financière, dégradation de la qualité et dette « insupportable »

    Entrons dans les détails, en deux billets, de la stratégie de destruction résumée dans le précédent post. Commençons par les premières armes de destruction, essentielles mais dont on verra qu’elles ne suffisent pas.

    La première arme et la principale est l’asphyxie financière. En effet, s’agissant de services publics, le gros du financement est du ressort des décisions publiques (État, collectivités, Sécurité sociale). C’est très variable selon qu’il s’agit d’un côté des services publics non ou peu payants comme l’enseignement, les hôpitaux, la police, etc. ou, d’un autre côté, de (ce qu’il reste de) services publics de réseaux qui vendent leurs services : SNCF, Poste, RATP, auxquels on peut ajouter, en dépit de leur privatisation partielle, EDF/ERDF (devenue Enedis) et Engie/GRDF dans la mesure où l’État détient encore 85% de EDF et 25% de Engie.

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  • Observatoire des inégalités - Politiques publiques - « Peut-on faire confiance aux riches ? »

    Les politiques publiques peuvent-elles faire confiance aux plus aisés pour redresser l’économie ? Le pari est risqué, si l’on en croit deux études qui montrent que les plus riches contournent davantage les règles que les autres. Un point de vue de Thibault Gajdos, économiste et chercheur au CNRS, extrait du journal Le Monde.

    Emmanuel Macron espère que les contribuables libérés de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) vont investir leurs richesses dans les entreprises françaises, et non pas dans des produits financiers bien plus rentables. Il espère aussi que les entreprises utiliseront les baisses de charges inconditionnelles qui remplaceront en 2019 le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) pour investir et embaucher, et non pour augmenter les dividendes versés aux actionnaires et les salaires de leurs dirigeants. Car Emmanuel Macron croit aux vertus de la confiance.

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  • Centre d'observation de la société - D’où viennent les immigrés ?

    Depuis un siècle et demi, la France est une terre d’immigration. Au fil de notre Histoire, un très grand nombre de nationalités se sont établies sur notre sol, en provenance d’Europe, d’Afrique ou d’Asie notamment. Elles constituent une composante importante de la population française, dont une grande part des ascendants vient de l’étranger.

    Parmi les six millions d’immigrés 1  présents dans l’Hexagone, deux millions viennent d’Europe, soit 36 % (données 2014). Les Portugais sont les plus représentés (plus de 600 000 personnes), deux fois plus que les Italiens ou les Espagnols. Historiquement, la vague migratoire la plus importante en France est venue d’Italie

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  • La Vie des idées - La part manquante de l’assurance-chômage

    Loin de s’orienter vers une flexisécurité à la danoise, la réforme annoncée manque l’occasion de repenser l’articulation entre assurance, solidarité et assistance dans la prise en charge des chômeurs.

    La réforme de l’assurance-chômage intervient dans un contexte particulier, seulement quelques mois après l’adoption des ordonnances du 22 septembre 2017 modifiant le cadre du dialogue social et des relations de travail. «  Libérer et protéger  » : c’est autour de ces deux principes que semble s’organiser la matrice du changement proposé ; il s’agit d’accroître à la fois la mobilité et la protection des actifs sur le marché du travail, notamment grâce à la réforme conjointe de l’assurance-chômage, de la formation professionnelle et de l’apprentissage.

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  • OFCE - Les dilemmes du capitalisme immatériel par Sarah Guillou

    Revue  de : Jonathan Haskel et Stian Westlake, Capitalism Without Capital. The Rise of the Intangible Economy, Princeton University Press, 2017, 288 p.

    Ce livre est à la croisée des débats sur la nature de la croissance contemporaine et future. La place grandissante des actifs intangibles est en effet au cœur des interrogations sur les gains de productivité, les emplois de demain, la croissance des inégalités, la fiscalité des entreprises et la source des revenus futurs.

    Il ne s’agit pas du énième ouvrage sur la nouvelle économie ou sur les ruptures technologiques à venir, il s’agit plus fondamentalement d’un livre sur la rupture qu’opèrent des modes de production de moins en moins fondés sur le capital fixe ou matériel mais de plus en plus sur les actifs immatériels.

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  • Jean Gadrey - SNCF et autres services publics : comment les détruire en prétendant qu’on veut les sauver (de dégradations qu’on a provoquées) (1)

    C’est une recette éprouvée depuis longtemps dans le monde, et ses résultats – en termes de destructions de biens communs économiques, sociaux et écologiques comme en termes de relais par le privé lucratif sur les segments rentables - sont remarquables partout… où la résistance n’a pas été suffisante. Il faut pour cela manier plusieurs armes de destruction. Mais c’est tout un art si on veut éviter qu’elles ne vous explosent au visage.

    Je résume les étapes à suivre, en pensant aux lecteurs/trices ayant peu de temps… Je développerai tout cela dans les deux billets suivants.

    - Asphyxie financière soit à petit feu soit à plus gros bouillons. C’est la « réforme » de base et la difficulté est qu’il faut tenir bon pendant des années pour « arriver à l’os ». Cela exige donc du « courage ».

    - D’où dégradation de la qualité (d’abord pour les usagers les moins riches) + hausse des tarifs + endettement « insupportable ». Pour gonfler encore la dette, on peut parfois compter sur des investissements délirants sur des segments privilégiés (cas de la liaison LGV Lyon-Turin et plus généralement de la stratégie du « tout pour le TGV », mais l’EPR de Flamanville n’est pas mal non plus dans un autre domaine).

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  • Le JDD - Olivier Faure, favori pour la tête du PS : "Il faut tout changer ou mourir"

    Avant le premier tour du scrutin, le 15 mars prochain, Olivier Faure, le favori pour prendre la tête du Parti socialiste, poursuit son tour de France des fédérations. Sans faire de vagues.

    Est-ce parce qu'il est le favori dans la course pour prendre la tête du PS, ou est-ce sa nature flegmatique qui pousse Olivier Faure à ne pas s'abîmer en ne répliquant pas directement aux reproches que lui adressent ses concurrents? Mieux, il aime les citer. Dire que sur tel point, comme l'agroécologie par exemple, il peut être d'accord avec Stéphane Le Foll, sur tel autre – la laïcité – avec Emmanuel Maurel, et sur les services publics avec Luc Carvounas. A 49 ans, avec une campagne placée sous le signe du rassemblement, Faure fait figure de recolleur de morceaux dans un parti en miettes.

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  • Le Figaro - Thèmes, temps de parole... Le détail du débat pour la direction du PS

    Les quatres candidats à la direction du Parti socialiste débattront notamment sur des thématiques à portée nationale.

    De quoi vont-ils bien pouvoir parler? Mercredi 7 mars, les quatre prétendants à la direction du Parti socialiste vont s'affronter lors d'un débat télévisé, organisé conjointement par Le Figaro, LCI et RTL. Raillé par certains observateurs, qui trouvent étrange qu'un tel événement médiatique soit organisé pour un mouvement ayant subi tant de revers électoraux, ce débat sera l'occasion pour ses participants de faire état de leurs divergences sur des thèmes d'envergure nationale.

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  • Le JDD - "Ni Jupiter ni César…", la chronique d'Anne Sinclair sur le Parti socialiste

    La débâcle du Parti socialiste en 2017, sans précédent depuis 1981, fit chuter son score à 6,35%, mettant non seulement en péril le statut central et dominant du PS au sein de la gauche, mais l'existence même de ce parti. Depuis, les militants ont pratiqué ce que Rémi Lefebvre, dans une note de la Fondation Jean-Jaurès, Après la défaite, appelle le "naming" (nommer le désastre), le "blaming" (identifier les responsables) et le "claiming" (lister les revendications).

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