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  • La revue de presse du 8 au 14 avril

    Les gauches entre deux tours (mise à jour du 19 avril)

    LA GAUCHE

    Frédéric Sawicki - La gauche victime de ses divisions idéologiques mais aussi de la présidentialisation

    Le 29 mars dernier après un débat sur le plateau de Mediapart, j’ai été interpellé pour être sorti de mon rôle de chercheur en expliquant pourquoi, à cause de ses positions sur la guerre en Ukraine, je ne pouvais voter Mélenchon. Je m'efforce ici de dépersonnaliser le débat en montrant que la gauche est aussi victime du système politique présidentialiste qui pousse à attiser les différences.

    À gauche, la campagne présidentielle, après avoir débuté en décembre-janvier comme un vaudeville, avec le retrait de la candidature d’Arnaud Montebourg, la volte-face d’Anne Hidalgo vis-à-vis de sa participation à la primaire populaire et la candidature surprise de Christiane Taubira, a viré au psychodrame depuis le début de la guerre en Ukraine. 

    L'HERITAGE

    Le vent se lève - Taxation de l’héritage : le retour d’un clivage de classes

    Suite à plusieurs rapports d’économistes et à des propositions politiques venues de la gauche, le débat sur la taxation de l’héritage a été propulsé sur le devant de la scène à l’occasion des présidentielles. Tous les principaux candidats ont pris position sur la question et un véritable clivage de classes apparaît nettement. D’un côté, les partis libéraux – LREM en tête – utilisent la méconnaissance des Français sur la question pour le présenter comme un impôt confiscatoire. De l’autre côté, leurs adversaires avancent des propositions pour diminuer les inégalités de patrimoine en taxant les plus grosses successions, tout en améliorant la situation de l’immense majorité des Français.

    LA DEMOCRATIE

    The Conversation - Contre l’impuissance citoyenne, penser une démocratie de crise ?

    Cette campagne présidentielle s’est engagée dans les impasses propres aux démocraties contemporaines face aux crises multiples qui se succèdent : l’impossibilité d’un débat contradictoire, la promotion de figures d’autorité et la valorisation de l’efficacité au détriment de la vitalité démocratique, à savoir une manière d’habiter, ensemble, le monde.

    L’absence de débats médiatiques n’est que l’arbre qui cache la forêt, et il serait vain de ne critiquer ici que les candidats – dont certains ne souhaitent pas entrer dans l’arène, comme Emmanuel Macron qui n’a pas souhaité participer à l’émission « Élysée 2022 » –, les médias – qui peinent à organiser des débats entre les candidats, à l’image d’« Élysée 2022 », toujours, qui les fait se succéder sur le plateau mais jamais dialoguer entre eux –, ou même les partis politiques – qui proposent des solutions parfois trop simplistes et, pourtant, peinent à dessiner des options idéologiques claires.

    L'INFLATION

    OFCE - Faire face à l’inflation : un défi structurel par Jean-Luc Gaffard et Francesco Saraceno

    Introduction

    En février 2022 le taux d’inflation annuel (mesuré par les données mensuelles de l’IPCH) a été aux États-Unis de 7,9%, en Grande-Bretagne de 5,4%, en zone euro de 5,8%, en Allemagne de 5,5%, en Espagne de 7,5%, en France de 4,1%, en Italie de 6,2%, aux Pays-Bas de 7,2%. Ces tensions, qui ont pu être jugées temporaires, pourraient d’autant plus facilement perdurer que, en conséquence de la guerre en Ukraine, de fortes et nouvelles hausses de prix interviennent sur les marchés de matières premières et de produits agricoles qui devraient largement se propager aux autres secteurs de l’économie.

    GRATUITE DES TRANSPORTS EN COMMUN

    The Conversation - L’effet limité de la gratuité des transports en commun sur la pression automobile

    La gratuité des transports publics est une proposition politique récurrente. Elle est généralement présentée comme susceptible d’atteindre des objectifs à la fois écologiques et sociaux.

    En 2018, Anne Hidalgo a envisagé de rendre les transports en commun gratuits à Paris pour lutter contre la pression automobile. Aux élections régionales de 2021, France Inter avait identifié une bonne douzaine de candidats de la gauche qui portaient des propositions similaires.

    LES INEGALITES

    Observatoire des inégalités - Les femmes ne sont pas plus discriminées à l’embauche que les hommes

    Données 7 avril 2022

    À profil comparable, femmes et hommes obtiennent le même taux de réponse de la part des recruteurs, selon un testing récent. Les candidates sont même plutôt favorisées quand il s’agit d’embaucher des cadres.

    En moyenne, un tiers des femmes, mais aussi des hommes, font l’objet de l’intérêt d’un recruteur suite à une candidature en réponse à une offre d’emploi, selon un testing réalisé entre 2019 et 2021 par l’Institut des politiques publiques (IPP) et le bureau d’études ISM-Corum [1]. Selon l’étude, il n’existe pas, en moyenne, de discrimination particulière à l’encontre de l’un ou l’autre sexe lors de la première phase d’un recrutement. Le taux de réponse négative est également de même niveau (17 %) qu’il s’agisse de la candidature d’une femme ou d’un homme.

    Observatoire des inégalités - Les maladies professionnelles touchent les moins qualifiés

    Données 12 avril 2022

    Le nombre de patients souffrant de maladies professionnelles reconnues est 17 fois plus élevé chez les ouvriers que chez les cadres. Les femmes des catégories populaires sont particulièrement touchées par les troubles musculosquelettiques.

    Les maladies professionnelles [1] frappent avant tout les milieux populaires, les ouvriers et les employés. Sur 50 744 cas recensés par le ministère du Travail [2] en 2016 (dernière année disponible), plus des deux tiers affectent des ouvriers. 21 % touchent des employés, tandis que seulement 2 % concernent des professions intermédiaires et 4 % des cadres supérieurs et chefs d’entreprise.

    La Vie des idées - La revanche d’Inès : sortir de la pauvreté et combattre les inégalités

    Inès est cheffe de service d’un centre d’hébergement dédié à l’accueil des femmes sans domicile. Sa propre expérience de la pauvreté a fait naître en elle un sentiment de révolte sur lequel elle s’appuie pour motiver son engagement.

    Inès a 43 ans. Elle est cheffe de service d’un centre d’hébergement, le Foyer des femmes, qui accueille une soixantaine de femmes sans domicile isolées et quelques couples en leur proposant un accompagnement social global. Le Foyer des femmes est un lieu un peu particulier dans le paysage de la prise en charge de la précarité et de l’exclusion. Tout d’abord parce qu’il accueille des femmes depuis le début des années 1990 et que ce type de structure, dédié aux femmes, est relativement rare dans le secteur de la lutte contre les exclusions . Ensuite parce que contrairement à beaucoup d’autres structures d’hébergement collectives, les personnes accueillies préparent à tour de rôle les repas pour l’ensemble des résidentes.

    ENERGIES

    Reporterre - Iberdrola, les mains sales de l’énergie « propre »

    Splann !, média breton d’investigation, publie ce mardi 29 mars une enquête consacrée à Iberdrola, leader mondial de l’électricité éolienne. En 2012, cette multinationale espagnole a obtenu le marché public du parc éolien en baie de Saint-Brieuc, un projet vivement contesté.

    « Iberdrola, quand l’énergie “propre” a les mains sales. » Tel est le titre de la longue enquête publiée ce mardi 29 mars par Splann !, ONG bretonne dédiée à l’investigation journalistique en Bretagne. L’équipe de journalistes, déjà autrice en juin 2021 de plusieurs articles sur la pollution à l’ammoniac dans la région, s’est penchée cette fois-ci sur les activités d’Iberdrola en Amérique latine. La multinationale espagnole est une des plus grandes productrices d’énergie solaire et hydraulique dans le monde. Mais ses agissements en Amérique latine ont des conséquences néfastes, tant sur les populations que sur l’environnement.

    LFI

    La Croix - Chez LFI, la difficile équation de la succession de Mélenchon

    La confirmation que Jean-Luc Mélenchon ne se représenterait pas à la présidentielle en 2027 pose la question délicate et pour certains "prématurée" de sa succession, au sein d'une France insoumise confortée à gauche par son gros score du premier tour.

    L'aura de Jean-Luc Mélenchon, déjà écrasante dans un mouvement qu'il a créé et fait grandir, a encore progressé en obtenant 21,95% des voix dimanche, frôlant la qualification au second tour.

    PRESIDENTIELLE

    La Provence - Législatives : LFI veut un "regroupement" autour du programme de Mélenchon

    La France insoumise est favorable à des discussions avec les autres partis de gauche pour les législatives, mais à condition que le "regroupement se fasse autour du programme porté par Jean-Luc Mélenchon" et à la proportionnelle des résultats du premier tour de la présidentielle, a indiqué mercredi Manuel Bompard.

    "On est favorable à faire en sorte qu'il puisse y avoir éventuellement un regroupement autour du programme qui a été porté par Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle et autour des résultats tels qu'ils ont été choisis par les électeurs au premier tour", a expliqué sur franceinfo l'ancien directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon.

    Ouest-France - Parti socialiste : « Nous n’avons collectivement pas assez travaillé », reconnaît Carole Delga

    La présidente de la région Occitanie, Carole Delga, qui fut la mieux réélue des présidents de régions socialistes en 2021, prendra une part active à la reconstruction du parti. « Au boulot », dit-elle, consciente cependant des obstacles à franchir, parmi lesquels « la bataille des ego ». La reconstruction peut se faire « à partir des territoires » où le PS reste implanté, veut croire l’élue

    Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, et des élus du parti ont appelé à l’union des forces de gauche et des écologistes, dans la foulée d’une débâcle historique à l’élection présidentielle. Présidente de la région Occitanie, Carole Delga veut croire que l’ancrage territorial du parti aidera à sa reconstruction. Entretien.

    The Conversation - Un effondrement socialiste qui vient de loin,  Mathieu FullaAgrégé et docteur en histoire, membre permanent du Centre d’histoire de Sciences Po (CHSP), Sciences Po

    Le score de 1,72 % de suffrages exprimés en faveur d’Anne Hidalgo, candidate du Parti socialiste, lors du premier tour de l’élection présidentielle 2022, marque sans ambiguïté l’effondrement de l’une des plus vieilles organisations partisanes de France, héritière de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) fondée en 1905 sous l’impulsion de Jean Jaurès et de Jules Guesde. [Refondé en 1969], le Parti socialiste a pris son essor à la suite du congrès d’Épinay de 1971 qui installe François Mitterrand à sa tête.

    Si son histoire a connu de nombreux rebondissements, la fin du quinquennat de François Hollande (2012-2017) ouvre des failles profondes qui ne sont toujours pas refermées.

    Slate - Comment le PS a-t-il pu couler à ce point?

    Avec un score de moins de 2% au premier tour de l'élection présidentielle, l'avenir du mouvement fondé en 1969 pourrait s'écrire en pointillé.

    Dix ans après l'accession de François Hollande à l'Élysée, le PS a réussi le tour de force d'être sous la barre des 2% et de se positionner loin derrière Jean Lassalle. Si le score de Benoit Hamon avait pu surprendre quelques-uns, la déroute d'Anne Hidalgo en 2022 n'a plus grand-chose d'une surprise.

    Un an auparavant, les élections régionales avaient pourtant nourri l'espoir des socialistes que leur parti était encore vivant. Avec cinq régions remportées à dix mois de la présidentielle, le PS bombait le torse. «Les élections locales ont donné l'illusion que c'était un parti de premier plan, explique Rémi Lefebvre, politologue auteur de Faut-il désespérer de la gauche. Mais il y a eu une prime au sortant et une abstention élevée, donc c'était un trompe-l'œil.»

    Charlie Hebdo - Emmanuel Macron saura-t-il trouver le peuple ? Jacques Littauer

    Porté au second tour par les cadres et les retraités, Emmanuel Macron déroule un programme antisocial qui rend le résultat de l’élection très incertain.

    Les résultats d’hier sont clairs : Emmanuel Macron a reçu les suffrages des cadres et des retraités. À l’inverse, Marine Le Pen est arrivée première chez les ouvriers et les employés. Elle est également deuxième, derrière Jean-Luc Mélenchon, chez les 18–24 ans, tandis que la moitié (!) des 25–34 ans se sont abstenus.

    La Licra appelle à voter Emmanuel Macron

    Au terme du premier tour de l’élection présidentielle, la Licra s’alarme d’une configuration électorale qui rend possible une victoire de l’extrême droite au second tour, le 24 avril 2022.

    Le score du Rassemblement national, renforcé par l’appel d’Éric Zemmour à ses électeurs à reporter leurs voix sur la candidature de Marine Le Pen, annonce d’ores et déjà une situation où, quelle que soit l’issue du scrutin, l’extrême droite pèsera d’un poids inédit dans le paysage politique français. La Licra prend acte de cette réalité et appelle expressément à en limiter la portée délétère.

    France Info - Résultats présidentielle 2022 : Anne Hidalgo et le Parti socialiste balayés au premier tour, après sept mois de calvaire

    Avec 1,75% des voix, la maire de Paris réalise le pire score de l'histoire de son parti à l'élection présidentielle, plus de quatre points en dessous de la cinglante défaite de 2017. Un échec logique après une campagne qui n'a jamais décollé.

    La défaite était attendue. Anne Hidalgo, qui ne recueille que 1,75% des voix, selon les résultats définitifs fournis à la mi-journée lundi par le ministère de l'Intérieur, échoue au premier tour de l'élection présidentielle 2022. Avec ce score, le Parti socialiste (PS) tombe encore plus bas que lors de la défaite – déjà retentissante – de 2017, où Benoît Hamon avait rassemblé 6,36% des suffrages. Pour la maire de Paris, c'est la fin d'une longue et douloureuse campagne qui n'a jamais pris.

    The Conversation - La France insoumise pourra-t-elle s’inscrire dans la durée ?

    Le score de Jean-Luc Mélenchon le plaçant à la troisième place au premier tour du scrutin présidentiel d’avril 2022 constitue l’aboutissement d’une troisième campagne efficace du leader de la gauche radicale française, bien plus qu’une dynamique de fond datant du lancement de la France Insoumise.

    Comprendre l’état actuel de cette structure politique implique une évaluation de ses atouts dans la recomposition du paysage politique national, comme des limites rencontrées au cours des six années passées depuis sa fondation.

    La Vie des idées - Les temps de la politique

    Si l’élection présidentielle participe d’une accélération du temps politique, ce n’est pas à l’image des diverses temporalités de l’action publique. Dans les démocraties représentatives, le temps est souvent un acteur invisible que les élus tentent, avec plus ou moins de succès, de maîtriser.

    Je pense qu’on ne s’engage pas en politique si l’on n’a pas un certain rapport au temps. […] On a une fonction à la fois symbolique d’impulsion, de gardien du temps et donc des accélérations nécessaires.

    C’est Emmanuel Macron qui s’exprime ainsi face aux horloges de l’Élysée et aux téléspectateurs de France 2, le 17 décembre 2017, révélant combien, à l’image du Président de la République française, les personnalités politiques sont littéralement « obsédées par le rapport au temps ». Renvoyant à la fois à une donnée physique, cosmique et objective, à des représentations cycliques, linéaires ou historiques et à des vécus éminemment subjectifs (dilatation, élasticité...), le « temps » est compris ici comme une construction sociale partagée et organisée dans des outils de synchronisation (calendriers, agendas…).

    Fondation Jean Jaurès - Agendas médiatique, politique et d’opinion : le grand « désalignement »

    À quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, un premier bilan peut être fait quant aux « lieux » où s’est déroulée la campagne. Les réseaux sociaux s’imposent logiquement comme l’un de ceux-là, mettant parfois en lumière le décalage entre préoccupations réelles et préoccupations virtuelles. Christelle Craplet, directrice du projet « Présidentielle 2022 – BVA », et Anthony Dos Santos Boccard, associé fondateur du cabinet Uptowns, analysent ce « grand écart ».

    Il y a quelques mois, une enquête BVA s’intéressait à la manière dont les réseaux sociaux s’imposaient comme les nouveaux territoires de l’engagement1. Pour près d’un jeune de dix-huit à vingt-quatre ans sur deux (49%), mais aussi plus d’un Français sur trois (35%), les réseaux sociaux constituaient alors le lieu le plus efficace de l’engagement lorsqu’on veut partager une opinion, une conviction ou un sujet de préoccupation, ou encore s’engager pour une cause. Par comparaison, l’engagement dans un parti politique n’était jugé efficace que par 9% des Français.

  • Regards - C’est quoi cette abstention des députés insoumis sur le génocide ouïghour ?

    Jeudi 20 janvier 2022, sur proposition des députés socialistes, une résolution dénonçant le génocide ouïghour a été votée à la quasi-unanimité de l’Assemblée nationale. Seuls les députés insoumis et un député communiste se sont abstenus.

    À la tribune de l’Assemblée, Clémentine Autain a expliqué l’abstention de son groupe. Surprise et déception parmi les défenseurs de la cause ouïghoure : la députée LFI de Seine-Saint-Denis a continûment agi en faveur des Ouïghours, relayant même des mots d’ordre dénonçant le génocide contre ce peuple musulman, aux confins de la Chine. Aussi rappelait-elle dans son intervention le caractère « glaçant » (tortures, viols, travail forcé, détentions de masse, fœtus arrachés…) des témoignages qui nous proviennent de Chine, et parlait de « dynamique génocidaire » en cours.

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  • La Croix - Élections Régionales : dans les Hauts-de-France, un fragile laboratoire de l’union de la gauche

    Les gauches ont scellé un accord unique en France, derrière la tête de liste écologiste Karima Delli, pour reprendre une place dans l’hémicycle du conseil régional. Cette union EELV-PS-PCF-LFI n’a guère de chance d’être dupliquée pour soutenir un candidat commun à l’élection présidentielle en 2022.

    « C’est fait ! clamait le communiqué publié le 11 mars. Nous, Europe Écologie-Les Verts, France insoumise, Parti socialiste et Parti communiste français, faisons union pour les élections régionales » dans les Hauts-de-France (1). Tous se rangeaient alors derrière la tête de liste écologiste, la députée européenne Karima Delli, 42 ans, qui a grandi à Tourcoing.

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  • Régionales en Auvergne Rhône Alpes, Hauts de France et Bourgogne Franche Comté

    Les élections régionales doivent se tenir les 13 et 20 juin prochains. Fabien Roussel du PCF, qui visait la tête d'une liste de gauche, a finalement accepté de remiser ses ambitions et de rejoindre l'écologiste.

    L'écologiste Karima Delli mènera la bataille pour la gauche unie face au sortant Xavier Bertrand aux élections régionales des 13 et 20 juin prochains. Selon les informations de franceinfo, Karima Delli avait commencé des discussions directes avec La France insoumise.

    Fabien Roussel, numéro 1 du Parti communiste français, qui visait la tête d'une liste de gauche, a finalement accepté de remiser ses ambitions et de rejoindre Karima Delli.

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    Le Monde - Régionales : EELV, le PCF, LFI et le PS font front commun derrière Karima Delli dans les Hauts-de-France

    Cet accord des gauches reste « unique en France ». L’enjeu est de figurer dans le trio de tête et de proposer une opposition forte au Rassemblement national et aux Républicains.

    Un « grand chelem » pour assurer le retour d’une gauche disparue de la région sous pression de l’extrême droite : Europe Ecologie Les-Verts (EELV), le Parti communiste français (PCF), La France insoumise (LFI) et le Parti socialiste (PS) ont annoncé, jeudi 11 mars, s’unir dans les Hauts-de-France.
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    Lyon Capitale - Régionales à Lyon : face à Wauquiez, l'(étonnante) proposition de Bernard pour tenter d'unir la gauche

    ..... A gauche, l'union dès le 1er tour, pour tenter de renverser Wauquiez, est au centre des débats. La dernière proposition vient du président de la Métropole de Lyon, l'écologiste Bruno Bernard. "Je souhaite que Najat Vallaud-Belkacem, qui serait une vraie plus-value pour une campagne commune, soit tête de liste sur la métropole de Lyon", a-t-il indiqué dans une interview à l'AFP et au Progrès. Mais "seulement" à la Métropole de Lyon, pas à l'échelle régionale, où elle doit se ranger derrière la candidate écologiste.
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    Le Progrès - Subventions de la Région : Wauquiez porte plainte pour diffamation contre Jean-François Debat

    Guerre de tranchées à la Région. A la suite de l’enquête de Mediapart sur les subventions allouées aux communes par la Région Auvergne Rhône-Alpes durant le mandat, Jean-François Debat, président du groupe socialiste et démocrate, s’est fendu ce jeudi d’un communiqué intitulé « favoritisme et copinage : C'est prouvé, L. Wauquiez a mis la Région à son service ». Laurent Wauquiez annonce « porter plainte pour diffamation et dénonciation de faits mensongers ».
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    Le Progrès - Laurent Wauquiez n’a «pas forcément l’intention d’arroser Villeurbanne»? Le maire saisit le préfet

    Cédric Van Styvendael a réagi ce jeudi à l’enquête de Mediapart sur les subventions de la Région Auvergne Rhône-Alpes. Il est notamment question d’un enregistrement où l’on entend le président de Région, en 2016, indiquer qu’il n’avait «pas forcément l’intention d’arroser Villeurbanne».
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    France Info - Régionales en Bourgogne-Franche-Comté: à gauche, l’éternel « je t’aime, moi non plus »

    Alors même que les discussions continuent entre les différents partis de gauche en vue des élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté, chaque camp se lance dans la bataille en présentant ses candidats. Après l’écologiste dijonnaise Stéphanie Modde, le Belfortain Bastien Faudot, de la Gauche républicaine et socialiste, alliée notamment à la France Insoumise, annonce sa candidature. Avec celle, attendue dans les prochains jours, de la sortante PS Marie-Guite Dufay, la gauche pourrait se présenter très divisée au premier tour. Avant de se rabibocher au second ? Etat des lieux.

  • L'actualité politique du 19 au 25 juin, la revue de presse hebdomadaire

    Basta - Derrière la victoire attendue des écologistes à Lyon, l’espoir encore fragile d’un véritable renouveau

    Donnée favorite, la liste écologiste, désormais alliée à d’autres formations de gauche, pourrait faire coup double à Lyon, et remporter à la fois la mairie et la Métropole. Le plus dur restera encore à venir, tant certains aspects du programme demeurent imprécis et les alliances fragiles. Reportage.

    En l’espace de quelques jours, Yasmine Bouagga est devenue un symbole pour les écologistes lyonnais. Un symbole de victoire, notamment, puisque la sienne est d’ores et déjà acquise : à la tête de la seule liste se présentant dans le premier arrondissement de Lyon pour le second tour des élections municipales, Yasmine Bouagga est donc assurée d’en devenir la prochaine maire, sous l’étiquette EELV. Une victoire lourde de sens, dans ce quartier historiquement acquis à la gauche, nourri de traditions contestataires et d’imaginaires alternatifs. C’est ici, au cœur de ces célèbres pentes aux couleurs pastel, que sont nées les premières coopératives au 19ème siècle, que s’est activée la résistance pendant la seconde guerre mondiale et qu’ont prospéré diverses expériences post-soixante-huitardes.
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    L'arrière-cour - Les dernières heures du « modèle Collomb »

    Pour cette dernière édition de L’Arrière-Cour avant le second tour des élections municipales, nous vous proposons un peu de rab de lecture : l’analyse politique de Raphaël Ruffier-Fossoul, une enquête de Guillaume Bouvy sur les centres commerciaux et les propositions des candidats en la matière, et un entretien avec le vice-président de la métropole de Lyon aux marchés publics, Gérard Claisse, interrogé par le trio Sofian Chouman, Elia Ducoulombier et Maxime Pernet sur l’opportunité de créer une régie publique de l’eau comme le souhaitent les écologistes et la gauche, ce qui serait un tournant historique dans la ville qui a vu naître les géants mondiaux de la gestion de l’or bleu. Le tout illustré par les très inspiré Jibé
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    Anatomie d’une transformation partisane

    À quelques jours du second tour des municipales, que reste-t-il du parti qui domina à gauche pendant une quarantaine d’années, jusqu’à 2017 ? Au-delà de l’extinction de ses ressources, cet article propose de considérer les transformations du parti à l’aune de sa culture organisationnelle.

    « Les partis meurent longtemps », soulignait M. Offerlé (Le Monde, 31 mai 2017), surtout les plus puissants ; leurs modalités de survie ou de recomposition sont multiples. À la tribune du Conseil national du Parti socialiste (PS) le 1er février 2020, son Premier Secrétaire Olivier Faure a lancé la campagne des élections municipales en appelant à en faire un « moment de renaissance » pour son parti, reconnaissant ainsi implicitement que celui-ci était moribond.
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    France Info - Municipales : Le patron du PS Olivier Faure "table sur une progression de la gauche et des écologistes"

    Le patron du Parti socialiste pense que "de très nombreuses municipalités" peuvent être ravies à la droite, citant Montpellier, Nancy, ou encore Saint-Ouen.

    "Je table sur une progression de la gauche et des écologistes" au second tour des municipales, a assuré, jeudi 25 juin sur franceinfo, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure. Le scrutin du dimanche 28 juin, reporté de plus de trois mois en raison de l'épidémie de coronavirus, promet d'être disputé dans de nombreuses villes, sur fond de poussée des écologistes et d'alliances à géométrie variable.
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    Les Economistes atterrés, Philippe Légé - Une crise mixte aux conséquences décisives

    usqu’à la seconde moitié du XIXe siècle, les hommes luttaient contre les épidémies à l’aide de méthodes purement empiriques. Ils n’en connaissaient pas vraiment les causes et avaient tendance à voir en elles un effet de la colère divine ou de la vengeance de la nature. Ce mode de pensée n’a pas totalement disparu. Le 22 mars 2020, Nicolas Hulot expliquait ainsi que "nous recevons une sorte d’ultimatum de la nature". Mais une autre idée fait florès. Selon une étude IFOP, 26 % des Français interrogés pensent que le virus a été créé en laboratoire par l’homme, délibérément ou accidentellement. Aux Etats-Unis, cette proportion s’élève à 29 % selon une étude du Pew Research Center. On pouvait encore entendre sur la chaîne de télévision CNews le 17 avril 2020 que ce virus est "un travail de professionnel, un travail de biologiste moléculaire, un travail très minutieux, d’horloger si on peut dire". Les scientifiques nous apprennent pourtant que les coronavirus sont présents naturellement chez certains animaux et que l’on ne trouve dans le génome du SARS-CoV-2 aucune trace des techniques de biologie moléculaire connues et utilisées en laboratoire.
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    Novethic - Plans post-Covid : une chance unique de changer l’énergie mondiale selon l'AIE

    Investir massivement pour une relance énergétique créatrice d'emplois, favorable au climat et à la croissance : c'est l'équation complexe que veut résoudre l'Agence internationale de l'énergie (AIE) avec son plan post-Covid 19 présenté jeudi 18 juin. Pour elle, les immenses plans de relance à venir sont l’occasion unique de réellement décarbonner l’énergie tout en sécurisant l’approvisionnement.

    "Les gouvernements ont une opportunité telle qu'on n'en rencontre qu'une fois dans la vie de relancer leurs économies et l'emploi tout en accélérant le passage vers un futur énergétique plus résilient et plus propre", lance Fatih Birol, le directeur exécutif de l'Agence Internationale de l’énergie. Basée à Paris, l’AIE conseille des pays développés sur leur politique énergétique, suggère des investissements mondiaux d'environ 1 000 milliards par an ces trois prochaines années, soit environ 0,7 % du PIB mondial.
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    Marianne - Gestion des masques : l’État refuse de rendre des comptes

    Mediapart réclame depuis avril à Santé publique France la communication de ses contrats avec ses fournisseurs en Chine. Mais l'agence se réfugie derrière le "secret des affaires". De façon assez stupéfiante, la Commission d’accès aux documents administratifs, saisie par le site d'investigation, a repris à son compte cette position dans son avis.

    La question des masques sanitaires a été un des grands sujets de polémique de la gestion de la pandémie Covid-19. L’évidence de la pénurie initiale des stocks a très vite sauté aux yeux. S’ajoutant à l’absence des tests et aux carences hospitalières conséquences de politiques trentenaires, elle a imposé une stratégie de confinement dont les coûts humains, sanitaires économiques risquent d’être très lourds. Plusieurs enquêtes journalistiques ont permis de pointer deux défaillances majeures. D’abord une stupéfiante absence de précaution, alors même que l’insuffisance des stocks était bien connue des décideurs, ensuite, d’une incurie dans le processus même d’acquisition des masques manquants. Tout ceci s’est accompagné d’une communication gouvernementale infantilisante et ridicule. De Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement les prétendant inutiles et compliqués et compliqués à enfiler à Emmanuel Macron assurant tranquillement : « qu’il n’y a pas eu de pénurie » ! Bien évidemment, il est indispensable que ceux qui avaient en charge le gouvernement du pays s'expliquent sur ce point.
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    Stratégie de l’UE en faveur de la biodiversité à l’horizon 2030

    La biodiversité est essentielle à la vie. Notre planète et l’économie en dépendent. Lorsque la nature est en bonne santé, elle protège et pourvoit aux besoins. 

    La biodiversité et les écosystèmes nous procurent des denrées alimentaires, des médicaments, des matériaux et des loisirs, et pourvoient à notre santé et notre bien-être. Ils filtrent notre air et notre eau, contribuent à maintenir l’équilibre climatique, transforment les déchets en ressources, pollinisent et fertilisent les cultures, et bien plus encore. 

    La nature pourvoit aux besoins des entreprises: la moitié du produit intérieur brut (PIB) mondial, soit 40 billions d’euros, dépend de la nature. 
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    Libé - Convention climat : 150 propositions… mais rien sur la taxe carbone

    La Convention citoyenne pour le climat publie ce jeudi ses propositions, qu'elle doit voter ce week-end avant de les remettre à l'exécutif. Parmi elles, une révision de la Constitution ou une obligation de rénovation énergétique globale des bâtiments. Grande absente : la taxe carbone, à l'origine des gilets jaunes.

    C’est un document dense, de 250 pages. Fruit des neuf mois de travail des 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat (CCC), il contient leurs 150 (!) propositions, qui doivent permettre de remplir la mission confiée par le gouvernement : «Réduire les émissions de gaz à effet de serre [GES, ndlr] d’au moins 40% d’ici 2030 par rapport à 1990, dans un esprit de justice sociale.» Rendues publiques ce jeudi, elles seront débattues et votées ce week-end, avant d’être remises à l’exécutif.
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    Institut Rousseau - Démondialisation, relocalisation et régulation publique : pourquoi et comment

    La mondialisation néolibérale est un phénomène qui ne connaît aucun précédent historique. Elle ne se caractérise pas simplement par l’importance du volume des échanges internationaux de marchandises et de capitaux, un indicateur trop limité qui permet à certains analystes d’opérer des rapprochements avec « d’autres mondialisations » qui ont eu lieu à d’autres périodes de l’histoire. Ce qui la caractérise avant tout, c’est une division internationale du travail et une dérégulation publique sans précédent. En d’autres termes, c’est un ordre commercial libre-échangiste qui sert les intérêts d’entreprises multinationales cherchant à bénéficier d’un maximum de libertés d’installation et de circulation. Son caractère inédit réside dans cette capacité des grandes entreprises privées, dans la plupart des secteurs d’activité, à penser leur stratégie et leur organisation à l’échelle de la planète en s’affranchissant de plus en plus ouvertement des régulations nationales.
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    Hémisphère Gauche - Perspectives pour le 2ème tour des municipales : prime au sortant, relatéralisation par le local et pas de déferlante verte

    À la veille du 1er tour des municipales, nous avions publié un panorama de la situation politique dans les principales métropoles du pays. Si les pistes définies dans cette analyse se sont trouvées confirmées par le vote du 15 mars, les effets de la crise sanitaire sur le scrutin et le climat d’ensemble ne peuvent être négligés. Il convient néanmoins de nuancer leurs effets en terme de renversements d’équilibres. Prime aux sortants, évolution de l’abstention : les principaux enseignements du 1er tour sont en grande partie connus. Mais si cette abstention a été largement commentée, elle est inégale sur le territoire. Comme le remarque Hervé Le Bras, « la hausse de l’abstention est plus faible que la moyenne et que leur environnement dans une majorité de grandes villes : 15,6 % à Toulouse, 14,8 % à Lille, 15,8 % à Nantes, 17,7 % à Strasbourg, 10,2 % à Grenoble, 14 % à Paris. ». La prime aux sortants est quant à elle bien réelle et laisse entrevoir une possible relatéralisation du champs politique, bien que les réalités locales témoignent d’un affaiblissement des partis politiques nationaux. À la lumière des résultats du 1er tour et des alliances engagées, nous tentons ici, alors que les listes du second tour ont toutes été formellement déposées le 2 juin, de dresser un panorama des forces politiques en présence dans les grandes villes de France et d’en dégager les grandes tendances.
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    Le Monde - Le siège du PS devrait redéménager vers Paris, après une parenthèse à Ivry

    Le premier secrétaire, Olivier Faure, est en discussion avec la Fondation Jean-Jaurès pour acquérir les locaux de son centre d’archives de la cité Malesherbes, dans le 9e arrondissement de la capitale.

    Adieu la banlieue, retour à Paris ! Le Parti socialiste (PS) pourrait repasser le périphérique d’ici à la fin de l’année 2020. Le premier secrétaire, Olivier Faure, a annoncé à son bureau national, mardi 23 juin, qu’il était en discussion avec la Fondation Jean-Jaurès (FJJ) pour acquérir les locaux de son centre d’archives de la cité Malesherbes, dans le 9e arrondissement de la capitale. La décision n’est pas encore prise formellement mais l’hypothèse soulage déjà élus et salariés du PS alors que la FJJ est, elle, intéressée par les locaux actuels du parti à Ivry-sur-Seine.
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    Le Monde - Application StopCovid : 14 personnes averties en trois semaines

    Le gouvernement a présenté, mardi, un bilan chiffré de l’application française de lutte contre la pandémie de Covid-19. 68 personnes se sont signalées comme malades.

    Trois semaines après son déploiement en France, l’application StopCovid n’a, pour le moment, pas été cruciale dans l’identification de potentiels malades du Covid-19 sur le territoire : c’est ce qu’indiquent les chiffres présentés mardi 23 juin à la presse par le secrétaire d’Etat au numérique, Cédric O, qui a piloté le projet né pendant le confinement.

    En tout, l’application française de suivi des cas contacts a été téléchargée 1,9 million de fois sur les smartphones Apple et Android, avant d’être activée un peu plus d’1,8 million de fois, selon des chiffres fixés lundi 22 juin (ce qui montre qu’environ 100 000 personnes n’ont pas activé StopCovid et son système de détection par Bluetooth après l’avoir téléchargé).
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    Le Vent se lève - Participation : la mesure sociale trompeuse de Darmanin

    Une idée pour le monde d’après qui sent bon le gaullisme. Gérald Darmanin, en campagne pour Matignon, a trouvé la parade en ressuscitant la participation, un dispositif permettant de redistribuer aux salariés une partie des bénéfices réalisés par leur entreprise. Pensée à l’origine comme une troisième voie entre capitalisme et communisme, l’idée présente l’avantage de renvoyer dos à dos droite et gauche. Il ne faut pas s’y tromper : non seulement la philosophie du projet est très discutable, mais ses modalités pratiques de mise en œuvre sont également complexes. Ceux qui espèrent un virage social du quinquennat risquent d’être déçus.
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    The Conversation - Transports publics gratuits, une mesure inefficace contre la pollution en ville

    Tout le monde semble considérer la gratuité des transports publics comme une solution favorable à l’environnement, puisqu’elle permet de réduire le trafic automobile et que les bus polluent moins que les voitures. Même si quelques spécialistes en doutent, le sujet ne suscite aucun débat. Il est pourtant possible de montrer qu’il n’en est rien.

    Prenons le cas de Dunkerque. Dans cette ville, la gratuité totale des bus a fait bondir la fréquentation de 77 % entre 2017 et 2019 et la part des transports publics dans l’ensemble des déplacements (la « part modale ») est passée de 5 à 9 %, ce qui entraîne, imagine-t-on, une baisse de 4 points du trafic auto et de la pollution. La réalité est plus complexe.
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    Le Vent se lève - La France insoumise a-t-elle cherché à enjamber les élections municipales ?

    Dans la plupart des grandes villes, la France insoumise a choisi de ne pas présenter de candidature propre à l’élection municipale. Dès le premier tour, elle a apporté son soutien à des initiatives « citoyennes » ou encore à des têtes de liste communistes ou écologistes. Cette tactique de mise en retrait de l’organisation et de son label ne s’explique pas seulement par la dégradation du rapport de force électoral au profit d’autres formations de gauche, en particulier depuis le succès d’EELV aux européennes de 2019. Une raison plus profonde et moins conjoncturelle permet de l’expliquer : la participation aux scrutins locaux est avant tout perçue par Jean-Luc Mélenchon comme une menace pour l’originalité du modèle organisationnel du « mouvement gazeux ». Elle risque de faire émerger des « chefferies locales » d’élus qui remettraient en cause la vocation première du mouvement : constituer une écurie lors du seul scrutin véritablement décisif de la Ve République, à savoir l’élection présidentielle qui doit servir de point de départ à une révolution citoyenne.
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    The Conversation - Le socialisme français peut-il être sauvé par ses maires ?

    Agrégé et docteur en histoire, membre permanent du Centre d’histoire de Sciences Po (CHSP), Sciences Po – USPC

    Éclipsés par la crise sanitaire, les résultats du premier tour des élections municipales n’en sont pas moins intéressants pour réfuter deux idées reçues sur la vie politique française de l’après 2017.

    Par-delà un taux d’abstention record largement imputable à la peur du Covid-19, ils ont mis en lumière la résilience de l’axe droite-gauche et rappelé que Les Républicains (LR) et le Parti socialiste (PS) demeuraient les seules formations réellement implantées sur l’ensemble du territoire national.
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    Challenges - Cambadélis: "La gauche doit se réinventer pour être une alternative face à Macron et Le Pen"

    INTERVIEW - Pour l’ancien premier secrétaire du Parti Socialiste, Jean-Christophe Cambadélis : "Il est temps de repenser l’offre de gauche et de ses forces partisanes pour incarner l’alternative". 

    "Non à la décroissance écologique, non au meilleur des mondes numériques, mais oui à un mix écolo-numérique produisant une nouvelle croissance." L'ancien premier secrétaire du Parti, Jean-Christophe Cambadélis, expose à Challenges son projet de "Nouvelle société". Il appelle la gauche à se réinventer, se réinitialiser si elle veut faire son retour dans l'arène politique face à Emmanuel Macron.

  • Le Vent se lève - La France insoumise a-t-elle cherché à enjamber les élections municipales ?

    Dans la plupart des grandes villes, la France insoumise a choisi de ne pas présenter de candidature propre à l’élection municipale. Dès le premier tour, elle a apporté son soutien à des initiatives « citoyennes » ou encore à des têtes de liste communistes ou écologistes. Cette tactique de mise en retrait de l’organisation et de son label ne s’explique pas seulement par la dégradation du rapport de force électoral au profit d’autres formations de gauche, en particulier depuis le succès d’EELV aux européennes de 2019. Une raison plus profonde et moins conjoncturelle permet de l’expliquer : la participation aux scrutins locaux est avant tout perçue par Jean-Luc Mélenchon comme une menace pour l’originalité du modèle organisationnel du « mouvement gazeux ». Elle risque de faire émerger des « chefferies locales » d’élus qui remettraient en cause la vocation première du mouvement : constituer une écurie lors du seul scrutin véritablement décisif de la Ve République, à savoir l’élection présidentielle qui doit servir de point de départ à une révolution citoyenne.

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  • Le second tour des municipales : où en sommes nous ?

    POLITIQUE Après l’échec des négociations avec la liste menée par l’écologiste Antoine Maurice (Archipel citoyen), elle a annoncé ce lundi le retrait de sa candidature ne voulant pas être « un obstacle » au rassemblement

    France 3 - Municipales à Nancy: le socialiste Mathieu Klein et l'écologiste Laurent Watrin s'unissent pour le second tour

    En tête à Nancy à l'issue du 1er tour (37,89%), le candidat socialiste Mathieu Klein a annoncé ce jeudi 28 mai la fusion de sa liste avec celle de l'écologiste Laurent Watrin (10,24%) pour le deuxième tour de l'élection municipale le 28 juin. Au coeur de leur projet: la transition écologique.

    BFM- Municipales à Lille: LFI ne choisit pas entre les Verts et le PS

    Le candidat tête de liste de La France Insoumise (LFI) à Lille, Julien Poix, a annoncé ce dimanche qu'il refuserait de choisir entre le PS de Martine Aubry et EELV pour le second tour des élections municipales le 28 juin.

    Libé - A Grenoble, le PS ne désarme pas face à Piolle

    Arrivé en quatrième position lors du premier tour des municipales, Olivier Noblecourt a annoncé qu'il se maintenait pour le second. Appelant la liste menée par le maire EE-LV sortant à l'union

    Le Point - Municipales à Nantes : accord PS-EELV pour le second tour

    La maire sortante Johanna Rolland et l'écologiste Julie Laernoes ont annoncé avoir passé un accord dans la course à la mairie de Nantes.

    20 minutes - Municipales 2020 à Rennes : Nathalie Appéré, ultra-favorite pour être réélue après son alliance avec les Verts

    POLITIQUE La maire sortante PS Nathalie Appéré et le candidat écologiste Matthieu Theurier ont fusionné leurs listes en vue du second tour des municipales à Rennes. Ils étaient arrivés en première et deuxième positions au premier tour

    France 3 - Municipales à Bordeaux : comment les quatre candidats voient le monde de demain

    Du jamais vu depuis 1947 sur l’échiquier bordelais : Nicolas Florian, les Républicains, Pierre Hurmic l’écologiste, le marcheur Thomas Cazenave et l’anticapitaliste Philippe Poutou iront au second tour. Décryptage de leur crédo post-Covid19.

    20 minutes - Municipales à Strasbourg: dernier round dans les négociations entre Catherine Trautmann (PS) et Jeanne Barseghian (EELV)

    Plus que quelques heures avant de savoir si les deux prétendantes à la mairie de Strasbourg, Jeanne Barseghian et Catherine Trautmann, fusionneront leur liste pour le second tour des élections municipales. Une réunion entre les deux camps doit avoir lieu ce dimanche 31 mai 2020

  • Sélection 2019 - Délits d'opinion - Gauche ou populisme : quelle stratégie pour la France insoumise ?

    C’était la deuxième “révolution” dans le paysage politique français de l’élection présidentielle 2017, avec le “en même temps” porté par Emmanuel Macron : la stratégie populiste revendiquée par la France insoumise et son candidat Jean-Luc Mélenchon.

    Sans rapport avec l’acception du terme “populisme” généralement utilisé dans l’espace médiatique, synonyme d’extrême-droite et de négation de la complexité des problèmes politiques, la définition portée par Jean-Luc Mélenchon prend racine dans la pensée de feu Ernesto Laclau et de Chantal Mouffe, que celle-ci a formalisée en 2015 dans un livre d’échanges avec un des fondateurs de Podemos, Inigo Errejon1.

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  • LVSL, Lenny Benbara - Comment la France insoumise est devenue un parti de gauche contestataire

    Après une campagne présidentielle en 2017 quasiment parfaite, les déconvenues se sont multipliées pour la France insoumise. Bien qu’une part de celles-ci puisse être imputée à des facteurs extérieurs, la réalité est que les erreurs stratégiques ont été nombreuses et qu’elles sont bien au cœur de la débâcle qui a conduit le mouvement à passer de 19,6 % des voix aux présidentielles à 6,3 % aux européennes. En cause, une vision de la politique qui relève de la guerre de mouvement permanente et d’une agressivité excessive dans le discours, notamment pendant les périodes qui se prêtaient à un récit plus consensuel et moins clivant. Analyse.

    Au cours de l’année 2017, marquée par la mise en œuvre de la recomposition politique à laquelle nous continuons d’assister, nous avons identifié deux enjeux majeurs auxquels la France insoumise allait faire face si elle voulait élargir son électorat vers l’électorat macronien flottant et dégagiste et vers les classes populaires qui sont tentées par le vote Rassemblement national. Le premier passe par la construction d’une crédibilité afin qu’une candidature telle que celle de Jean-Luc Mélenchon ne soit pas perçue comme un « saut dans l’inconnu ». Car en effet, personne ne souhaite jouer son avenir sur un coup de poker. Dans une configuration où le néolibéralisme génère de nombreuses incertitudes et une forte anxiété, les populations ont besoin de certitudes et non d’aventurisme.

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  • L'actualité des socialistes du 7 au 12 juin

    A LA UNE

    Boris Vallaud répond au 1er ministre le 12 juin à l'Assemblée Nationale

    LYON

    Rue 89 - Le PS de Lyon change de braquet et s’oppose à l’Anneau des sciences

    A la veille des élections locales, chacun fourbit ses armes. Et il n’aura échappé à personne que l’argument environnemental et écologique est devenu central. Pourquoi pas dans le but de séduire du côté du parti qui a le vent en poupe, EELV -en vue de possibles rapprochements, autrement appelés « rassemblement ».

    Ce jeudi soir, à l’occasion d’un des multiples débats publics organisés autour du noeud ferroviaire lyonnais (voir notre article sur le sujet), Sandrine Runel, conseillère métropolitaine socialiste, a pris en charge le propos :

    « Ce qui pèse aujourd’hui lourdement sur la qualité de vie des habitants de Lyon, ce n’est pas la saturation ferroviaire, mais la saturation automobile. Pour y répondre, il faut commencer par ne pas développer le trafic automobile. Pour ces raisons,  je me réjouis de l’abandon de l’A45, et je demande l’abandon de l’Anneau des sciences. »

    Le Progrès - Transport : « L’Anneau des sciences, c’est 15 kilomètres de bouchons en plus sur le périph »

    Le déclassement de l’A6-A7 met fin à un réseau routier mal configuré et source de pollutions, faisant converger sur les mêmes voiries circulations locales et transits internationaux vers le cœur de Lyon. L’Anneau des sciences, projet de contournement routier par l’ouest est prévu en partie pour absorber les flux. Une aberration pour la Coalition-Climat Rhône au regard des enjeux environnementaux d’aujourd’hui. Entretien avec l’un de ses porte-parole, Fabien Bagnon.

    VILLEURBANNE

    Le Progrès - Villeurbanne : Jean-Paul Bret renonce à un 4e mandat de maire

    «Personne n’est indispensable. » C’est avec une sérénité affichée que Jean-Paul Bret a annoncé qu’il ne serait candidat ni aux élections municipales, ni aux élections métropolitaines de 2020. A bientôt 73 ans, après 40 ans d’une « vie politique riche » et trois mandats de maire – plus que ses prédécesseurs Charles Hernu et Gilbert Chabroux -, il s’interdit de briguer un mandat de trop.

    INEGALITES

    Observatoire des inégalités - Une vague de mépris social

    Les milieux favorisés, de droite comme de gauche, tentent de détourner l’attention sur les inégalités sociales pour maintenir leurs privilèges. Ce mépris social soulève contre lui une vague de populisme qui menace notre démocratie. L’opinion de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

    La France qui subit les inégalités est d’abord celle des flexibles au travail. Celle des huit millions de salariés à l’horizon de vie grignoté par la précarité ou le chômage. Des non-salariés qui vivent au gré de petits contrats. De ceux qui usent leur corps au travail à la chaîne, en oeuvrant dans la poussière ou en portant des charges lourdes. Cette France de l’insécurité sociale [1] a un visage : celui des employés et des ouvriers peu ou non qualifiés, des « uberisés », des indépendants (du bas de l’échelle). Pour une grande part, cette France a animé les manifestations des « gilets jaunes ».

    Observatoire des inégalités - Rapport 2019 : l’essentiel sur les inégalités d’éducation

    Le tour de la question 4 juin 2019

    Les inégalités sociales ont-elles un effet sur le destin scolaire des élèves ? L’éducation continue-t-elle de se démocratiser ? Filles et garçons sont-ils à égalité dans leurs études ? L’essentiel du chapitre « Éducation » du Rapport sur les inégalités édition 2019, de l’Observatoire des inégalités.

    Observatoire des inégalités - Rapport 2019 : l’essentiel sur les inégalités au travail

    Le tour de la question 4 juin 2019

    Qui est touché par le chômage, qui en est protégé ? Comment évolue la précarité de l’emploi ? Quelles sont les inégalités en termes de conditions de travail ? L’essentiel du chapitre « Travail » du Rapport sur les inégalités édition 2019, de l’Observatoire des inégalités.

    Observatoire des inégalités - Rapport 2019 : l’essentiel sur les inégalités de mode de vie

    Le tour de la question 4 juin 2019

    Logement, espérance de vie, pratiques culturelles : quels sont les chiffres-clés des inégalités de conditions de vie ? Quelles sont les inégalités entre femmes et hommes ou entre catégories sociales en termes de représentation dans les médias et dans les lieux de pouvoir politique ? L’essentiel du chapitre « Mode de vie » du Rapport sur les inégalités édition 2019, de l’Observatoire des inégalités.

    TRANSPORTS

    La Tribune - Fret, pollution, embouteillages... les dégâts du transport routier diésel en Europe

    En Europe, 80% des marchandises sont transportées par voie routière. Mais à quel prix ? Enquête sur la folie des poids lourds.

    Cela n'aura pas échappé aux automobilistes : les autoroutes européennes sont encombrées par des files de poids lourds toujours plus interminables. Alors que près de 80 % des marchandises transitent par voie routière, le nombre de camions en circulation devrait augmenter de 40% dans cinq ans. Pourquoi ce choix de la route au détriment du rail ou du transport maritime, qui présentent pourtant de nombreux avantages, notamment écologiques ? Pour quelle raison les camions sont-ils aussi nombreux - un tiers d'entre eux, selon les estimations - à rouler à vide ? Diesel bon marché, dumping sur les salaires des chauffeurs, explosion des commandes sur Internet, production et livraison à flux tendu : cette folie des poids lourds, qui résulte d'une série de décisions politiques, notamment un investissement massif dans les autoroutes, sert des intérêts économiques.

    SYNDICALISME

    À propos de : Maxime Quijoux, Adieux au patronat. Lutte et gestion ouvrières dans une usine reprise en coopérative, Éditions du Croquant,

    L’ethnographie d’une usine reprise par ses employés met en lumière des aspects du syndicalisme trop souvent ignorés. Le travail syndical permet de maintenir des activités économiques que les investisseurs traditionnels jugeaient insuffisamment rentables.

    Si la science sociale n’a pas vocation à consoler, elle offre cependant à lire des ouvrages qui enthousiasment leurs lecteurs : le livre de Maxime Quijoux est de ceux-là. Spécialiste des mobilisations ouvrières sur le cône latino-américain, il avait déjà consacré un livre aux usines récupérées par les ouvriers argentins à la faveur d’une crise économique sévère [1]. Il déplace aujourd’hui son terrain d’enquête vers la région parisienne pour analyser les ressources qu’offre le militantisme syndical. À cet effet, il a choisi le cas de l’imprimerie Hélio-Corbeil, reprise dans une SCOP (Société coopérative ouvrière de production) en février 2012, et dans laquelle il passe 22 semaines entre octobre 2012 et avril 2013 comme stagiaire chargé d’améliorer la communication entre la nouvelle direction et les salariés. Cette observation participante un peu particulière, parce qu’à distance du travail de production, lui permet de montrer les ressources que constitue le syndicalisme ouvrier en ces temps de désindustrialisation.

    LFI

    Libé - Crise à LFI : Mélenchon en plein doute

    Depuis son échec aux européennes, La France insoumise s’interroge sur sa ligne. Alors que les langues se délient, le chef, lui, ne dit mot. Tantôt effondré tantôt optimiste, il écoute, analyse, mais n’a encore rien tranché sur son avenir et celui du mouvement.

    Libé - Charlotte Girard quitte la France insoumise : «Il n'y a pas moyen de ne pas être d'accord»

    Samedi, le mot «triste» est souvent revenu dans la bouche des insoumis. Une mauvaise nouvelle est tombée sur la tête du mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon. Charlotte Girard a publié un post sur Facebook pour annoncer son départ après des mois de divergences avec les têtes pensantes de la France insoumise. «Je n’ai jamais voulu déranger. J’ai été élevée comme ça. Quand les désaccords sont venus, j’aurais beaucoup donné pour pouvoir partir sur la pointe des pieds», écrit-elle.

    L'Obs - Une note interne à La France insoumise étrille (sans le nommer) Jean-Luc Mélenchon

    C’est une pierre de plus – et elle est de taille – dans le jardin de Jean-Luc Mélenchon. Fragilisé par les déclarations de la députée « insoumise » Clémentine Autain et son appel en faveur d’un « big bang de la gauche », le leader de La France insoumise est en réalité face à une contestation bien plus large dans ses rangs. « Le Monde » révèle ce jeudi 6 juin l’existence d’une note interne qui critique vertement le fonctionnement du mouvement et le leadership imposé par Jean-Luc Mélenchon.

    EVASION FISCALE

    L'Obs - "En France, l'évasion fiscale c'est 100 milliards d'euros par an, le budget de l'Education"

    Sept ans après les "Nouveaux Chiens de garde", coréalisé avec Gilles Balbastre, Yannick Kergoat s'attaque à la finance. Cette fois, avec "la Très Grande Evasion" il s'allie au journaliste d'investigation Denis Robert (à l'origine du scandale Clearstream) pour réaliser un documentaire sur les Panama Papers, Paradise Papers et autres scandales d'évasion fiscale qui se succèdent depuis dix ans. Explosif, le sujet résonne en bien des points avec la mobilisation des "gilets jaunes"

    LOGEMENT

    Le vent se lève - « Le logement est un angle mort du mouvement social » – Entretien avec François Piquemal

    Le logement est depuis quelques temps le sujet catalyseur d’une contestation sociale en différents endroits du globe : à Berlin, à Barcelone, mais aussi un peu partout en France. Ce mouvement nous rappelle combien cette problématique est devenue centrale, en particulier dans les métropoles. Porte-parole du DAL Toulouse/Haute-Garonne, François Piquemal, qui enseigne les lettres, l’histoire et la géographie en lycée professionnel, a aussi lancé avec des amis la mini-série de vulgarisation J’y suis J’y reste, sur la question du droit à la ville à Toulouse. Avec lui, nous avons souhaité évoquer la question du logement, qui demeure extrêmement complexe, car profondément corrélée à toutes les problématiques urbaines d’inégalités sociales.

    Métropolitiques - Pour une approche contextualisée de la rénovation urbaine

    Dans quelle mesure la rénovation urbaine exerce-t-elle un impact sur les vies des habitants des quartiers qu’elle cible ? En s’appuyant sur des propos recueillis dans le cadre de réunions de concertation et de diagnostics territoriaux, une urbaniste et un enseignant-chercheur proposent un éclairage complémentaire aux recherches universitaires en cours.

    La rénovation urbaine contribue-t-elle à fragmenter, sinon à détruire, les pratiques sociales des ménages des classes populaires qui habitent les espaces qu’elle cible ? Autrement dit, en démolissant certains immeubles, en relogeant les habitants dans des habitations neuves, en modifiant – parfois radicalement – l’organisation spatiale des quartiers concernés, efface-t-on des liens, des habitudes et des formes de sociabilité qui constituaient jusqu’alors des ressources ?La rénovation urbaine contribue-t-elle à fragmenter, sinon à détruire, les pratiques sociales des ménages des classes populaires qui habitent les espaces qu’elle cible ? Autrement dit, en démolissant certains immeubles, en relogeant les habitants dans des habitations neuves, en modifiant – parfois radicalement – l’organisation spatiale des quartiers concernés, efface-t-on des liens, des habitudes et des formes de sociabilité qui constituaient jusqu’alors des ressources ?

    ABSTENTION

    Fondation Jean Jaurès - Comment lutter contre l’abstention ? Focus sur Marseille

    À moins d’un an des prochaines élections municipales prévues en mars 2020, la Fondation Jean-Jaurès scrute la façon dont les Français appréhendent ce moment de la vie démocratique du pays dans différents territoires. Une première analyse s’intéresse à Marseille, ville aux multiples enjeux, avec une enquête exclusive réalisée par l’Ifop, en partenariat avec Libération Marseille, dont Joël Gombin, membre de l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation, décrypte les résultats.

  • L'Obs - Une note interne à La France insoumise étrille (sans le nommer) Jean-Luc Mélenchon

    Le fonctionnement du mouvement, pensé par le député de Marseille, serait désormais « dangereux pour l’avenir ».

    C’est une pierre de plus – et elle est de taille – dans le jardin de Jean-Luc Mélenchon. Fragilisé par les déclarations de la députée « insoumise » Clémentine Autain et son appel en faveur d’un « big bang de la gauche », le leader de La France insoumise est en réalité face à une contestation bien plus large dans ses rangs. « Le Monde » révèle ce jeudi 6 juin l’existence d’une note interne qui critique vertement le fonctionnement du mouvement et le leadership imposé par Jean-Luc Mélenchon.

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