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07/11/2015

Sartre- Girard Colloque BnF du 6 décembre 2014 1ère partie

10:23 Publié dans Réflexions | Tags : sartre, girard | Lien permanent

06/11/2015

Le Monde - Non, le monde occidental n’est pas en défaut de spiritualité Par André Grjebine

L’absence de spiritualité du monde occidental est un argument abondamment ressassé depuis le XIXe siècle. La même semaine, dans les colonnes du Monde, deux écrivains, l’un qui est né et vit en France mais se présente comme de culture musulmane, l’autre Algérien mais qui a pris ses distances avec l’islam, développent des positions quasiment inverses par rapport à cette lamentation. Selon Abdennour Bidar, « le vrai visage du totalitarisme aujourd’hui » résiderait « dans la conspiration terrible, tyrannique et secrète de toutes les forces intellectuelles et sociales qui condamnent l’être humain à une existence sans aucune verticalité. » À cela Boualem Sansal répond : « Avant tout, je crois en la raison humaine : il y a en elle plus de beauté et de spiritualité que dans n’importe quelle religion. L’homme est capable de fouiller l’infini, de photographier le fin fond de l’Univers, de continuer à poser des questions sans se décourager. »

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21:03 Publié dans Réflexions | Tags : grjebine | Lien permanent

02/11/2015

Non Fiction - Le travail déstabilisé par la montée des paradoxes (Vincent de Gaulejac, Fabienne Hanique)

Résumé : La sociologie clinique dresse un diagnostic accablant du monde du travail pour se poser finalement la question d’un changement possible de société 
 
Peu de choses trouve grâce aux yeux des auteurs dans le monde du travail actuel et ceux-ci brossent un tableau particulièrement noir du fonctionnement de celui-ci autour de l’idée d’une montée des paradoxes, qu’ils adoptent comme fil rouge tout au long du livre .

Subir

Le capitalisme se traduit par une exacerbation des contradictions insurmontables, expliquent-ils, qui affectent directement les individus. L’objet de ce livre est d’explorer les processus qui contribuent à ce phénomène ainsi que ses conséquences pour la société et les individus.


Les auteurs examinent ainsi successivement le développement des nouvelles technologies d’information et de communication, la financiarisation de l’économie mondiale, le changement de forme d’exercice du pouvoir dans les organisations et notamment le rôle que jouent les consultants, le développement de nouveaux discours et pratiques de management  - la révolution managériale - ainsi que d’outils de gestion, en particulier dans le domaine des ressources humaines, et la domination d’un système de pensée opératoire et binaire, chacun de ces thèmes faisant l’objet d’un chapitre distinct.

Ces processus, expliquent-ils, ont conjugué leurs effets depuis les années 1990 pour provoquer une accélération des changements dans toutes les sphères de l’activité humaine, que la notion de paradoxe ou d’injonction paradoxale contribue ainsi à éclairer (un système qui rend fou). « Lorsque les contradictions ne sont plus médiatisées par l’organisation, elles se présentent comme des oppositions difficilement conciliables »
 
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01/11/2015

Terra Nova - Une majorité de Français souhaite des réformes progressives de la protection sociale

A l’occasion du 70e anniversaire de la Sécurité sociale et alors que la protection sociale fait face à de nombreux défis (financement, vieillissement de la population, chômage de masse, recomposition des familles, changements sur le marché du travail fragilisant la protection des personnes au statut précaire, etc.) le CREDOC a mené, à la demande de Terra Nova et de l'Institut Montparnasse, laboratoire d'idées fondé par la MGEN, une enquête sur l’évolution du regard porté par les Français sur leur système de protection sociale.

Fondée sur 2000 entretiens réalisés en face-à-face, cette enquête montre que dans l’esprit de nos concitoyens, la protection sociale est d’abord associée à un accès aux soins pour tous. Elle souligne également qu'une large partie d'entre eux pense que notre système de protection sociale doit être réformé, mais de façon progressive et sans bouleverser ses fondamentaux. Près d’un Français sur deux se dit cependant préoccupé par la capacité du système de protection sociale à financer les retraites, une proportion qui a doublé en l’espace de vingt ans. D'une manière générale, la préoccupation de nos concitoyens pour les retraites et la dépendance a nettement augmenté, alors même que leur préoccupation pour la pauvreté semble avoir décliné. Le versement de certaines aides à tous (et notamment des prestations familiales) est parfois remis en cause. La place des acteurs publics est incontestée. Mais l’étude montre également un intérêt de 38 % de la population pour l’action d’acteurs privés à but non-lucratif (mutuelles, institutions de prévoyance).

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18:00 Publié dans Réflexions | Tags : terra nova | Lien permanent

31/10/2015

« Qu'est ce que le bon gouvernement ? » : les Entretiens de Solférino avec Pierre Rosanvallon


« Qu'est ce que le bon gouvernement ? » : les... par PartiSocialiste

00:05 Publié dans Réflexions | Tags : rosanvallon | Lien permanent

30/10/2015

Thomas Piketty sur les migrants : "L'Europe doit être beaucoup plus ouverte"

17:52 Publié dans Réflexions | Tags : piketty | Lien permanent

29/10/2015

Rue 89 - Bernard Stiegler : « Les gens qui perdent le sentiment d’exister votent Front national »

Afin de contrer la montée du FN, « il est urgent que la presse reprenne son rôle » et que des modèles économiques alternatifs émergent, explique le philosophe Bernard Stiegler. Entretien.

En lisant le livre de Bernard Stiegler, « Aimer, s’aimer, nous aimer » (Galilée, 2003), on peut ressentir un sentiment de découragement.

Le philosophe explique dans son livre que les électeurs FN sont, comme beaucoup d’entre nous dans cette société malade, victimes de troubles narcissiques. Pour s’en sortir, ils ont la particularité de désigner des boucs émissaires. C’est un symptôme, une façon d’évacuer le mal-être.

Il est impossible de discuter avec des troubles et des symptômes (seuls les psys savent faire). Les journalistes peuvent donc continuer à s’agiter, à « fact-checker », à enquêter, à essayer de comprendre à coups de portraits, ils n’ont aucune prise sur rien, me suis-je dit.

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00:05 Publié dans Réflexions | Tags : bernard stiegler | Lien permanent

21/10/2015

Les Inrocks - Pourquoi la gauche est en train de totalement disparaître

Philosophe préoccupé par la question de la violence, Marc Crépon se désole de la perte des idéaux de la gauche. Dans son livre” La gauche, c’est quand ?”, il dresse l’inventaire de tous les reniements et abandons des valeurs fondatrices dont la gauche de gouvernement n’a que faire. Face à cette dégradation, le philosophe invite à réinvestir et repenser les valeurs historiques de la gauche, afin que le mot lui-même ait encore un sens.

Philosophe lucide et inquiet – lucide face au tragique de la condition humaine, inquiet sur l’absence de révolte que cette condition même suscite dans l’espace politique contemporain -, Marc Crépon entremêle dans son travail de recherche des réflexions inactuelles, puisées dans l’histoire de la pensée, et des considérations indexées sur l’écoute attentive de ce qui tremble dans notre époque. Comme si l’une des manières de penser l’état dégradé de l’actualité consistait à se raccrocher aux modes de résistance que les écrivains et philosophes ont inventés au fil du temps. Résister à la violence du monde, c’est déjà la décrire, écrire ce qu’elle a d’insupportable, esquisser des voies possibles pour échapper à ses effets répétés. Comme il le souligne dans un nouvel essai, écrit avec Frédéric Worms, La Philosophie face à la violence, la vocation de la philosophie est précisément d’éclairer le refus de “s’accommoder des multiples formes de violence qui divisent le monde”.

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23:21 Publié dans Réflexions | Tags : marc crépon | Lien permanent

18/10/2015

Le capitalisme ludique ou l’éviction du « réel »

Résumé : Cet ouvrage décortique le quiproquo entre « réel » et « réalisme » qui consolide la présence des dispositifs de gestion dans notre société.

L’ouvrage de Marie-Anne Dujarier est le résultat d’un travail de terrain de plus de dix années, nous offrant la possibilité d’aller plus loin dans la compréhension de l’usage des dispositifs managériaux. Maîtresse de conférence à l'université Sorbonne Nouvelle et chercheure au Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologique économique (CNAM-CNRS), l’auteure avait déjà fortement contribué à une sociologie de l’encadrement de l’activité dans le capitalisme contemporain – publiant notamment L’idéal au travail (2006) et Le travail consommateur (2008). Dans son dernier ouvrage, Le management désincarné, Marie-Anne Dujarier poursuit, au même titre que des chercheures comme Valérie Boussard   ou Eve Chiapello  , le travail primordial qui doit être mené au sujet des dispositifs de gestion.

La sociologue désigne sous le nom de dispositif l’ensemble « des ‘outils’, ‘techniques’ et autres ‘démarches’ managériales »  qui, quel que soit le domaine, dénote d’une conception planificatrice de l’encadrement des activités. Avec une démarche qu’elle nomme « clinique », l’auteure nous propose ainsi une description des résultats concrets de l’implémentation de ces modes d’encadrement au sein de structures publiques et privées.

Dans cette analyse, ce ne sont ni les dispositifs désincarnés qui ont pris le contrôle du travailleur, ni les cadres d’entreprise empreints d’idéologie qui profitent d’une position « dominante » à distance. En déplaçant la question du management contemporain vers la compréhension de ceux qui produisent ces dispositifs – les « planneurs » –, l’auteure donne à voir une situation plus complexe où les dominants sont davantage des dominants-dominés, et où leur contribution à la détérioration du travail des salariés est la conséquence de l’abstraction nécessaire pour parvenir à réaliser le « sale boulot » du planneur. En effet, dirigeants comme employés se révèlent très critiques vis-à-vis des dispositifs mis en place. Quel que soit leur rang, les individus interrogés affirment que le management par dispositif a pour effet de « joindre l’inutile au désagréable ». Ainsi tout au long de l’ouvrage, l’auteure nous tient en haleine en promettant de répondre à une question : si les outils sont critiqués et inefficaces, pourquoi leur propagation se maintient-elle ? Autrement dit, comment tout cela se tient-il ?

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16:48 Publié dans Réflexions | Tags : marie-anne dujarier | Lien permanent

Non Fiction - Ce que les biotechnologies font à l’éthique

Résumé : Une réponse complexe de Jürgen Habermas aux enjeux soulevés par les biotechnologies.

Qu’il s’agisse de l’avortement, de la fécondation in vitro, de la recherche sur les cellules souches ou de l’intervention sur le génome humain, interviennent pléthore de politiciens, de religieux, de scientifiques, voire d’intervenants qui agrémentent la polémique de leurs seules opinions plus ou moins étayées. Et dans ce capharnaüm médiatique, d’aucuns ne soulignent assez la révolution que nous vivons : « Après les blessures narcissiques que nous ont infligé Copernic et Darwin en détruisant, l’un, notre image géocentrique du monde, l’autre, notre image anthropologique, peut-être accompagnerons-nous avec une plus grande quiétude cette troisième décentration de notre image du monde – la soumission du corps vivant et de la vie à la biotechnologie » . C’est simplement avec un « peut-être » à la fois enthousiaste et circonspect, que Jürgen Habermas s’attèle à penser les questions éthiques que soulèvent les biotechnologies.

L’interrogation éthique des biotechnologies

Mais plutôt qu’opter pour une morale qui place la philosophie en concurrence avec la religion ou un autre système de pensées, Habermas recourt au concept de « pouvoir-être-soi-même » de Kierkegaard. Ce précurseur de l’existentialisme estimait que l’éthique repose dans cet effort individuel pour une autoréflexion par laquelle l’être humain « s’approprie par l’autocritique de son passé, sa biographique, telle qu’il peut se la remémorer concrètement et telle qu’elle a été dans les faits, et ce à la lumière des possibilités futures » . Reprenant cette pensée postmétaphysique, Habermas cherche ainsi à respecter la pluralité des visions du monde. Mais davantage que des croyances, il constate que la biotechnologie attente aux relations sociales les plus communes. En effet, « à travers la décision irréversible que constitue l’intervention d’une personne dans l’équipement « naturel » d’une autre personne, naît une forme de relation interpersonnelle jusqu’ici inconnue » . Toute la problématique étant que les choix opérés sur l’être futur ne lui sont pas mémoriels, ce qui ne lui permet ni de se les approprier ni de les réviser comme il en ferait – par exemple – pour son éducation. La chosification atteint l’être humain avant même qu’il naisse. Dans ce contexte, il n’y a aucune place pour une autoréflexion éthique.
 
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12:42 Publié dans Réflexions | Tags : habermas | Lien permanent