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  • Métropolitiques - Éboueurs et balayeurs face aux paradoxes de leur condition Hugo Bret - 25 décembre 2025

    Qui sont les éboueurs et balayeurs du secteur public et que pensent-ils de leur condition professionnelle et sociale ? Hugo Bret aborde l’évolution récente de ce métier dans une étude sociologique menée dans la région francilienne.

    Ces ouvrier·es ont été fugitivement salués pour leur rôle joué en « seconde ligne » lors de la crise sanitaire. Rendus visibles lors des grèves, ils ont aussi été médiatisés dans le cadre de la réforme des retraites ou du temps de travail des fonctionnaires. Mais le plus souvent, ces agents du service public demeurent peu valorisés ou reconnus, et continuent de faire l’objet de nombreux stigmates ou préjugés. Or, en dépit de leur rôle central dans la collectivité, les sciences sociales s’y sont assez peu intéressées. Si le travail en lui-même a été documenté (Corteel et Le Lay (dir.) 2011), on ne sait pas grand-chose de celles et ceux qui l’exercent. Qui sont ces travailleurs et ces travailleuses, et qu’est-ce qui caractérise leur condition professionnelle et sociale ? (Bret 2020). Mobiliser une sociologie du travail et une sociologie des modes de vie permet de dresser le portrait d’un groupe situé dans une zone spécifique de l’espace social, celle des classes populaires urbaines à Paris et en région francilienne, relativement stables mais qui demeurent néanmoins modestes et qui, par conséquent, disposent le plus souvent d’assez de ressources pour « s’en sortir » à peu près et tenter de vivre « comme tout le monde » (Masclet et al. 2020), mais tout en restant exposées au risque de la précarisation. L’article caractérise cette condition sur le plan professionnel pour ensuite revenir sur les conditions d’existence de ces ouvrier·es qui œuvrent dans l’ombre pour l’intérêt général.

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  • Fondation Jean Jaurès - Albert Thomas (1878-1932). Une histoire du réformisme social

    2 déc. 2024

    Redécouvrir le parcours et le travail accompli par Albert Thomas dans ses différentes fonctions, telle est l’ambition de la biographie qu’Adeline Blaszkiewicz-Maison, maîtresse de conférences en histoire contemporaine (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), lui consacre dans un ouvrage publié aux PUF en septembre 2024. Dans cet entretien avec Emmanuel Jousse, maître de conférences en histoire contemporaine (Sciences Po Lyon), l’engagement socialiste, la trajectoire intellectuelle et l’internationalisme d’Albert Thomas sont interrogés, pour finalement dresser le portrait de celui considéré très souvent comme le premier social-démocrate français.

    Homme politique majeur de la IIIe République, Albert Thomas (1878 1932) est resté dans l’ombre de personnalités comme Jean Jaurès ou Léon Blum. Il faut dire que l’homme a des positions qui le placent en marge du mouvement socialiste, dont il se revendique pourtant jusqu’à son dernier souffle. Ouvertement réformiste quand le marxisme révolutionnaire s’impose dans la gauche française, ministre de l’Armement pendant la Première Guerre mondiale au moment où la gauche européenne renoue avec le pacifisme, il devient aux yeux des socialistes et des communistes le « ministre des Obus » et le fossoyeur de l’idéal de paix. Opposé à la Révolution russe de 1917, il défend un socialisme républicain, convaincu de l’importance de la voie législative et du dialogue social pour changer le monde. Premier directeur du Bureau international du travail, il est un ardent défenseur de la régulation du capitalisme par l’instauration d’un code du travail mondial. Appuyé sur des archives inédites et variées, l'ouvrage d'Adeline Blaszkiewicz-Maison retrace le parcours de ce précurseur de la social-démocratie à la française, et offre une plongée passionnante dans l’histoire de la IIIe République et dans celle des internationalismes du début du XXe siècle.

  • Observatoire des inégalités - La justice est-elle juste ?

    En théorie, nous sommes égaux devant la loi. En pratique, les personnes les plus favorisées ont plus de moyens pour faire respecter leurs droits. Est-ce que la justice est la même pour toutes et tous ? Extrait de « C’est pas juste ! », notre ouvrage pour tout comprendre sur les inégalités à partir de 11 ans.

    L’article premier de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 indique que «  les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». Si ce principe n’est pas respecté, cela veut dire que les lois ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Or, l’égalité devant la loi est la base de ce qui fonde notre société. Si les règles ne sont pas les mêmes pour toutes et tous, qui va les respecter ?

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  • Olivier Faure sur TF1 le 17 janvier : Budget : certains sont dans la posture, nous cherchons des solutions

  • Post-vérité, Fake News comment notre cerveau nous trompe ? Gérald Bronner - En Société 21 sept 2025

    Sortie le 6 janv. 2026
    Gérald Bronner est notre invité pour décrypter "l'assaut du réel". Dans un monde où la vérité semble devenue facultative, le sociologue et professeur à la Sorbonne, Gérald Bronner, nous livre une analyse glaçante de notre époque. Des réseaux sociaux à la figure de Donald Trump, pourquoi préférons-nous nos désirs à la réalité des faits ? Ancien adolescent fasciné par le paranormal devenu l'apôtre de la rationalité, il revient sur son parcours atypique et sur l'urgence de retrouver un "socle commun" pour affronter les défis du XXIe siècle : climat, économie et démocratie.
  • La Vie des Idées - Les inégalités, de père en fils À propos de : Mélanie Plouviez, L’injustice en héritage, La Découverte

    La taxation de l’héritage est très impopulaire, alors que la transmission des patrimoines est la source majeure des inégalités sociales. Au XIXe siècle pourtant, cette taxation et sa légitimité étaient discutées.

    Dans L’injustice en héritage, Mélanie Plouviez envisage la notion d’héritage non pas comme un simple droit privé, mais comme un enjeu politique et philosophique majeur. Après une vaste introduction qui ancre sa réflexion dans l’actualité, son enquête retrace certaines évolutions de la pensée qui a pu s’élaborer au sujet de la transmission du patrimoine, depuis les premières lois révolutionnaires jusqu’aux théories du XIXe siècle qui ont fleuri au sein du mouvement ouvrier en particulier.

    Mélanie Plouviez le rappelle : la grande majorité des ménages n’est en rien concernée par la fiscalité sur l’héritage (dont l’assiette commence aux transmissions de 100 000 euros et plus). Pourquoi alors l’essentiel de la population est-il opposé à toute réforme de l’impôt sur les transmissions ?

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  • Le Grand Continent - Un président pouvait dire ça : Kennedy, Frost et l’effondrement américain

    Quelques jours avant sa mort, John Fitzgerald Kennedy prononce l’un de ses plus beaux discours, en hommage à l’immense poète Robert Frost.

    Relu aujourd'hui, il sonne comme un réquisitoire implacable contre Donald Trump et son Amérique.

    Nous le traduisons.
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    À peine quatre semaines avant son assassinat, John F. Kennedy se rend le 26 octobre 1963 à Amherst College pour rendre hommage à l’un des plus grands poètes de l’histoire de la littérature américaine.

    Robert Frost est mort au début de la même année, à l’âge de quatre-vingt-huit ans. 

    L’auteur de « The Road Not Taken » et de « Fire and Ice » avait récité un poème inédit, « The Gift Outright », lors de la cérémonie d’investiture de Kennedy, le 20 janvier 1961.

    L’hommage que rend le président des États-Unis au poète serait impensable aujourd’hui.

    Rédigé par Arthur Schlesinger Jr — historien subtil, proche collaborateur du président et inventeur du concept de « présidence impériale » pendant le mandat de Richard Nixon — le discours de Kennedy propose une méditation profonde sur l’importance de la poésie et de la vérité dans la création littéraire

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  • #cohnbendit et les mystères de la vieillesse TELE VIOC #8

    Au programme de cet épisode :

     

  • Observatoire des inégalités - 30 années d’évolution de la pauvreté en France

    Les trente dernières années sont marquées par une baisse, puis une remontée, de la pauvreté. La dynamique antérieure de rapprochement des niveaux de vie est stoppée. Mais la pauvreté a aussi changé de visage, avec plus de jeunes, de femmes seules avec enfants et d’immigrés. L’analyse de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.
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    En trente ans, le nombre de pauvres en France a peu évolué : il est passé de 5,2 à 5,4 millions, et le taux de pauvreté, de 8,2 % à 8,4 %, au seuil de pauvreté fixé à 50 % du niveau de vie médian. Cette stabilité apparente est trompeuse car cette période est marquée par une nette diminution de la pauvreté, suivie d’une remontée encore plus importante.

    Dans une première phase, du milieu des années 1990 au début des années 2000, le taux de pauvreté diminue nettement, de 8,2 % à 6,6 % entre 1996 et 2002, son point le plus bas. Le nombre de pauvres baisse de son côté de 4,6 à 4,2 millions [1]. De 1997 à 2001, la croissance française a été particulièrement vigoureuse et le chômage a nettement diminué. Une part importante de personnes ont alors vu leurs revenus augmenter.

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  • Le Monde - Travailler moins peut-il vraiment aider à sauver la planète ? | CHALEUR HUMAINE S.6 E.1

    Est-ce que réduire le temps de travail à un impact positif sur le climat et la biodiversité ? La libération de plus de temps ne risque-t-elle pas d’entraîner plus de transports et de consommation ? Faut-il viser la croissance au travail ? Et comment faire pour avoir ce débat d’une manière sereine et constructive ? Céline Marty est philosophe, spécialiste de la question du travail, autrice de “Travailler moins pour vivre mieux” aux éditions Dunod.