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  • François Ruffin et le Puy du Fou de Gauche

    Lors des Biennales internationales du spectacle de Nantes, jeudi 22 janvier, le député de la Somme a pris exemple sur la cérémonie d’ouverture des JO 2024 comme «un moment de fierté, de reconstruction de la communauté nationale».

    «On doit porter l’idée qu’on doit avoir un Puy du Fou de gauche, allez, je balance la formule comme ça.» C’est ce qu’a proposé François Ruffin, jeudi 22 janvier, lors des Biennales internationales du spectacle de Nantes, mi-sérieux mi-provoc, pour lutter contre «la dépression» qui frappe la France. Le député de la Somme voit dans la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de 2024, signée Thomas Jolly, une source d’inspiration pour lutter contre ce marasme et la montée en puissance idéologique du camp réactionnaire.

    Le Courrier Picard - « Un Puy du Fou de gauche » : François Ruffin veut « remettre de l’imaginaire » dans le pays

    Invité aux Biennales internationales du spectacle à Nantes, François Ruffin a lancé l’idée d’un « Puy du Fou de gauche ». Le député (Écologiste) de la Somme veut suivre l’exemple de Franklin D. Roosevelt pour le monde culturel.

    Il n’est jamais avare en formules. Invité aux Biennales internationales du spectacle à Nantes, le député (Écologiste et Social) de la Somme François Ruffin a émis un souhait pour le monde de la culture : « Je veux un Puy du Fou de gauche. »

    HuffPost - Pourquoi le « Puy de Fou de gauche » imaginé par François Ruffin ulcère ces historiens

    Pour plusieurs historiens, l’instrumentalisation d’une histoire falsifiée par la gauche ne vaudrait pas mieux que ce qui s’observe à l’extrême droite.

    La gauche peut-elle tout se permettre dans le cadre de la bataille culturelle face à l’extrême droite ? C’est la question qui se pose après cette proposition faite par François Ruffin qui, lors des Biennales internationales du spectacle de Nantes jeudi 22 janvier, a imaginé la création d’un « Puy du Fou de gauche ». Objectif : « porter un récit national avec nos pages sombres et nos pages de lumières » qui permettrait de contrer la vision nationaliste et trompeuse servie dans le parc fondé par Philippe de Villiers.

    Le Monde - Arnaud Fossier, historien : « A quand un Puy du Fou de gauche ? »

    Dans une tribune au « Monde », le médiéviste se demande quel Moyen Age mettre en scène pour contrer les projets culturels des milliardaires d’extrême droite.

    Comme chacun sait, l’histoire est une passion française. Nul, dans ce pays, ne peut faire de politique sans se référer d’une manière ou d’une autre à l’histoire de France. Les musées d’histoire, petits et grands, locaux et nationaux, pullulent. Quant au nombre d’amateurs et de lecteurs de livres d’histoire, il reste étonnamment important en comparaison d’autres pays. L’histoire du Moyen Age a plus particulièrement le vent en poupe : elle se vend bien, en librairie, sous la forme de podcasts ou de fictions audiovisuelles, de jeux vidéo, dans les festivals et dans les parcs à thèmes.

    L'Huma (abonnés) « Puy du Fou de gauche » : pourquoi la proposition de François Ruffin divise les historiens

    La proposition de François Ruffin de créer un contre-modèle au parc créé par Philippe de Villiers a choqué plusieurs historiens, qui refusent d’utiliser les mêmes méthodes que la droite. Le médiéviste Arnaud Fossier invite à mener la bataille historique et mémorielle en se penchant sur « les résistances et les révoltes, dans le cadre d’une histoire collective des dominés ».

    Plusieurs historiens lui sont tout de suite tombés dessus. En proposant le 22 janvier de créer un « Puy du Fou de gauche » pour mener la bataille culturelle, historique et mémorielle face à la droite, François Ruffin s’est attiré les foudres de certains universitaires.

    Challenges - La drôle d’idée d’un Puy du Fou « de gauche »

    François Ruffin défie Philippe de Villiers en lançant l’idée d’un spectacle historique concurrent, laissant entendre qu’il faut contrer le récit « de droite » porté par le show populaire. Cependant, assumer une lecture politisée de l’histoire est contestable, dans un sens comme dans l’autre. Et la gauche ne pourrait revenir sur le passé sans évoquer les fractures de la Révolution française qui ont abouti à sa division en deux gauches encore aujourd’hui irréconciliables.

  • Observatoire des inégalités - Redistribution : comment les impôts et les prestations réduisent les inégalités

    Impôts et prestations sociales réduisent les inégalités de niveau de vie entre les plus riches et les plus pauvres. La redistribution fonctionne en France, mais les écarts de revenus sont considérables à l’origine. L’analyse d’Anne Brunner et Louis Maurin, de l’Observatoire des inégalités.

    À la base, les 10 % les plus aisés ont en moyenne un revenu 21 fois plus élevé que les 10 % les plus modestes : 8 275 euros par mois contre 393 euros pour une personne seule, selon l’Insee en 2024 [1]. Avant impôts, la France est l’un des pays les plus inégalitaires parmi les pays riches.

    Une fois les impôts retirés et les prestations sociales versées, les plus aisés ne touchent plus que 6 201 euros tandis que le niveau de vie des plus modestes s’élève à 997 euros. Les impôts et les prestations sociales redistribuent une partie des revenus entre les premiers et les seconds, ce qui fait baisser le rapport entre les revenus moyens des 10 % les plus riches et des 10 % les plus pauvres, de 21,1 à 6,2.

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  • Mediapart - « Nous devenons les autoentrepreneurs de notre propre précarité »

    13 janv. 2026 À l'air libre
    Classes moyennes supérieures converties au néolibéralisme, classes populaires précarisées : le chacun pour soi devient un poison social et politique. « À l'air libre » reçoit le sociologue Camille Peugny, auteur de « Le triomphe des égoïsmes » (éd. PUF) et la journaliste Nora Hamadi, qui publie un récit sur la ville de banlieue parisienne où elle a grandi. 
  • Vers la présidentielle (mise à jour du 27 janvier)

    Les organisateurs espèrent aboutir à une candidature réunissant les forces de gauche, mais la liste des participants reste hypothétique.

    Peuvent-ils unir la gauche à l'élection présidentielle 2027 ? Les organisateurs de la primaire de la gauche unitaire ont acté que le scrutin se déroulerait le 11 octobre, a annoncé la députée Clémentine Autain, candidate déclarée, lors d'une conférence de presse avec d'autres participants à Tours (Indre-et-Loire) samedi 24 janvier. Les initiateurs de cette primaire espèrent rassembler différentes forces de gauche, mais certaines excluent déjà d'y participer.
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    Radio France - 2027 : la gauche prépare son retour à l'école... primaire !

    L'histoire politique de Yaël Goosz, c’est le rocher de Sisyphe de la gauche pour la présidentielle, l’an prochain… avec l'organisation de primaire.

    Et ce rocher s’appelle "primaires" ! Dont on va reparler ce samedi, à l’occasion d’un déplacement commun d’Olivier Faure, Marine Tondelier, Lucie Castets et d’autres élus non Insoumis, à Tours. En soutien au maire sortant, l’écologiste Emmanuel Denis.

    Ouest-France - Budget 2026 : le socialiste Olivier Faure a-t-il marqué des points pour la présidentielle 2027 ?

    Le Premier secrétaire du PS estime que son parti « s’est montré utile durant cette période budgétaire. Nous avons cherché des solutions là où d’autres entretiennent des illusions ». Suffisant pour que le chef des socialistes marque les esprits en vue de la présidentielle ?

    Public Sénat - Primaire de la gauche : « Je pense qu’une candidature commune, hors Jean-Luc Mélenchon, est forcément au deuxième tour », estime Marine Tondelier

    La secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier appelle toujours à une candidature « commune » de la gauche à la présidentielle après une primaire. Désignée par son parti pour y participer, elle estime que le candidat issu de ce processus serait, même sans le soutien de Jean-Luc Mélenchon, « forcément au second tour » du scrutin vers l’accession à l'Élysée.
  • Observatoire des inégalités - 40 % des couples sont formés de personnes de même milieu social

    On vit souvent en couple avec une personne du même milieu social. C’est encore plus fréquent dans les catégories sociales les plus favorisées. Extrait du Centre d’observation de la société.

    Montre-moi ton diplôme, je te dirai avec qui tu vis ? Ce n’est pas complètement vrai, mais tout de même : en France quatre couples sur dix appartiennent au même milieu social, phénomène que les sociologues appellent « l’homogamie ». Celle-ci est plutôt stable depuis 20 ans.

    60 % des personnes âgées de 18 à 89 ans vivent en couple. Pour les autres, une partie n’ont pas encore expérimenté la vie à deux, d’autres sont séparés et, parmi les plus âgés surtout, certains sont veufs ou veuves. Au sein des couples, 40 % vivent avec un partenaire du même milieu social : « l’adage “qui se ressemble s’assemble” semble donc toujours d’actualité », note l’Insee.

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  • Basta - Ces révoltes paysannes qui ont marqué l’histoire de France

    Alors que les mobilisations agricoles se poursuivent en France pour protester contre la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse, le livre « Insurrections paysannes », de l’historien Édouard Lynch, rappelle les luttes qui ont marqué le 20e siècle.

    La colère agricole a gagné la France ces dernières semaines face à la gestion sanitaire de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Les points de blocages routiers se sont multipliés, comme les déversements de fumiers et de pneus devant les bâtiments publics, en vue de réclamer la fin de l’abattage total systématique. Progressivement, cette crise sanitaire est devenue une crise politique.

    Ces luttes paysannes s’inscrivent dans une longue histoire. Il est difficile de savoir à quand remonte la première « jacquerie », un terme renvoyant aux soulèvements dans les campagnes. La Grande Jacquerie de Jacques Bonhomme a eu lieu en 1358.

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  • Clément Reversé - La vie de cassos : jeunes ruraux en survie

    18 nov. 2025
    Stigmate social et méritocratie brisée : le difficile quotidien des jeunes ruraux qualifiés de "cassos". Clément Reversé vous présente son ouvrage "La vie de cassos : jeunes ruraux en survie" aux éditions le Bord de l'eau. Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/3356614...
    L'ouvrage de Clément Reversé est une enquête sur les jeunes des territoires ruraux stigmatisés comme "cassos". L'auteur montre que ce terme n'est pas objectif mais un stigmate appliqué à ceux qui manquent de maîtrise sur leur vie. En milieu rural, cela crée un cercle vicieux : la précarité et la domination sociale entraînent la stigmatisation, qui elle-même accentue la vulnérabilité.
     
    L'enquête, initialement axée sur le décrochage scolaire, révèle que les tensions se cristallisent au collège, créant des "vaincus du système". Ces jeunes intériorisent la violence de l'échec en se jugeant "pas faits pour l'école", ce qui légitime leur situation. Pour se réinventer, ils se lancent vers l'emploi, mais souvent sans succès durable.
     
    Au sein des classes populaires, l'auteur observe une tentative de distinction et un effritement de la solidarité. Les enquêtés se défendent en dénonçant les "cassos de la haute" et en se démarquant de la figure honnie de "l'assisté" (celui qui "vit des aides" vs. celui qui vit "avec des aides"). Ces jeunes sont marqués par l'isolement et le manque (diplôme, mobilité).
     
    Ils sont conscients qu'ils sont relégués à une main-d'œuvre d'appoint par les logiques économiques actuelles. L'auteur souligne l'urgence de repenser les politiques publiques pour ces jeunes qui, malgré l'illusion de l'ascension par le travail, risquent de ne plus avoir aucune place.
  • OFCE, Guillaume Allègre OFCE, Sciences Po Paris et Muriel Pucci OFCE & Université Paris 1 - La reprise d’emploi est-elle toujours rémunératrice?

    Contradictions des politiques de lutte contre la pauvreté et pistes pour les surmonter

    1 Introduction : les objectifs de la lutte contre la pauvreté par l’emploi

    Y a-t-il de bonnes raisons de reprendre un emploi rémunéré au salaire minimum quand on reçoit des prestations sociales ? S’il existe des avantages non monétaires à la reprise d’emploi, notamment en termes d’insertion sociale, la question posée de façon récurrente est celle des gains monétaires à l’emploi.

    On peut ainsi distinguer deux questions : l’existence des gains monétaires à la reprise d’emploi et la sensibilité des travailleurs à ces gains (soit l’élasticité de l’offre de travail). Nous nous intéressons ici uniquement à la première de ces questions : le travail au Smic paye-t-il plus que l’assistance ?

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