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26/10/2019

La Vie des idées - Aux origines de l’État-providence, Enquête sur une expression controversée

On a longtemps attribué la paternité du terme “État-providence” aux libéraux de la fin du Second Empire, qui l’auraient forgé dans une acception négative. En réalité, la notion remonte à la génération de 1848, répondant aux revendications populaires. L’expression recouvre ainsi sa légitimité.

La notion d’État-providence connaît un destin paradoxal dans la pensée politique française. Chacun se plaît à souligner les ambiguïtés du terme, mais chacun se trouve dans l’obligation d’y recourir pour rendre compte des fonctions de solidarité de l’État. Ainsi, le 9 juillet 2018, devant les parlementaires réunis en Congrès, Emmanuel Macron, chef de l’État, déclare vouloir « construire l’État-providence du XXIe siècle ». Dans cette perspective, l’expression « État-providence » est en quelque sorte l’équivalent de la notion anglo-saxonne de « Welfare State » et c’est ainsi qu’elle est le plus souvent entendue dans le langage public. Toutefois, utiliser le terme État-providence comme un équivalent de « Welfare state » ne va pas sans poser de problèmes de terminologie. En effet, dans l’histoire traditionnelle des idées politiques en France, la notion d’État-providence est une expression péjorative, inventée par les libéraux au cours du Second Empire pour dénoncer un État omnipotent inhibant le développement des initiatives individuelles et collectives et se substituant de manière illégitime aux solidarités traditionnelles. Traditionnellement, depuis le fameux discours d’Émile Ollivier à la Chambre (27 avril 1864), la responsabilité de cette émergence est à mettre au compte de la loi Le Chapelier (1791) interdisant les corporations et ne laissant aucune place entre l’individu et l’État. Tout au long de la IIIe République, c’est ce sens négatif qui s’impose et qui perdure [1].

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09:30 Publié dans Analyses | Tags : etat providence | Lien permanent

25/10/2019

Marché | Travail, Salaire, Profit - Épisode 4 | ARTE

Aujourd’hui, le marché occupe une place hégémonique dans les sciences économiques. D’Adam Smith et sa "main invisible" aux libéraux contemporains, tous y voient le principe central de l’économie. Forts d’un discours théologico-économique, ils en font un dieu incontestable. Pour les libéraux, le marché a toujours raison. Mais de la guerre commerciale à la guerre entre nations, il n’y a qu’un pas…

20:50 Publié dans Vidéo | Tags : mordillat | Lien permanent

Résilience et d'une nouvelle gouvernance [Jeremy Rifkin]

Xerfi Canal a reçu Jeremy Rifkin, prospectiviste, essayiste et conseil de gouvernements, dans le cadre de son livre Le New Deal Vert Mondial . Une interview menée par Adrien de Tricornot.

18:00 Publié dans Vidéo | Tags : rifkin | Lien permanent

Observatoire des inégalités - Pour la création d’un revenu minimum unique

Propositions 17 octobre 2019

Éradiquer la pauvreté, c’est possible, grâce à l’instauration d’un revenu minimum unique (RMU), dès 18 ans, de 860 euros par mois, soit l’équivalent du seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian. Une proposition de Noam Leandri et Louis Maurin, respectivement président et directeur de l’Observatoire des inégalités.

La proposition [1] d’un revenu minimum unique garantit un niveau de vie mensuel de 860 euros pour une personne seule, de 1 810 euros pour un couple avec deux enfants. Il inclut d’éventuelles autres allocations perçues par ailleurs (famille ou logement notamment). Les personnes qui touchent déjà des allocations dont le total est supérieur à celui du RMU, ne verront pas baisser leurs allocations. Fixé au seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian, le RMU élimine la pauvreté à ce niveau.

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24/10/2019

Paris Match - Pour Robert Badinter, le voile en sortie scolaire n’est "pas illégal mais pas bienvenu"

Invité samedi soir dans l’émission «C l’hebdo», sur France 5, Robert Badinter est revenu sur la polémique entourant le port du voile par des mères accompagnant des enfants en sortie scolaire.

Robert Badinter était invité samedi soir de l’émission «C l’hebdo», sur France 5. Interrogé par Ali Baddou sur la polémique entourant le port du voile par des mères lors de sorties scolaires, l’ancien ministre de la Justice a estimé qu’il n’était pas «illégal mais pas bienvenu». Faisant référence à cette mère prise à partie par un élu FN alors qu’elle accompagnait la classe de son fils au conseil régional de Bourgogne-France-Comté, Robert Badinter a rappelé que «juridiquement, elle pouvait porter ce qu’on appelle le voile». «Est-ce à dire que c’était bienvenu ? Je vous le dis franchement, je ne le pense pas.

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20:50 Publié dans Article du jour | Tags : badinter | Lien permanent

Olivier Faure - Lutte contre les pesticides

Sur LCP, le 17 octobre, Olivier Faure était interrogé sur les maires qui prennent des arrêtés contre les pesticides.

Droit de retrait à la SNCF : le Premier ministre déraille

Si la colère des usagers de la SNCF ne pouvant se rendre en vacances ou sur leur lieu de travail est légitime, le Parti socialiste déplore le bras de fer engagé par le Premier ministre à l’encontre des contrôleurs et conducteurs de la SNCF qui ont exercé leur droit de retrait à la suite d’un accident grave de TER survenu dans les Ardennes.

En dénonçant un contournement du code du travail avec des mots très durs et en brandissant la menace de recours, le Premier ministre ignore l’émoi suscité par cet accident au sein de la communauté cheminote. Mais surtout, il fait le choix de répondre à un conflit social sur le seul terrain de sa judiciarisation, criminalisant l’exercice d’un droit et l’expression d’une solidarité collective par les agents de la SNCF.

C’est une manière de fuir le débat sur les conditions de sécurité dans les trains. L’accident survenu dans les Ardennes, qui aurait pu être bien plus dramatique, montre les limites de la logique de la rentabilité seule.

La stratégie du Premier ministre est malheureusement bien connue, elle consiste à opposer les usagers de la SNCF à ses agents. Pourtant, les deux ont des intérêts communs : sécurité, conditions de voyage, confort,…

Disons-le, ce n’est pas à la hauteur de ce que vivent ces agents et les usagers de la SNCF, premières victimes de la trajectoire choisie par la direction de l’entreprise publique.

A chaque fois que le Gouvernement veut engager une réforme de la SNCF (statut, ouverture à la concurrence, retraites,… ), il entend imposer sa vision libérale de l’organisation de cette entreprise publique sans prendre en compte les multiples alertes des agents comme des usagers sur la dégradation du service public ferroviaire. Ce n’est plus de la fermeté, c’est de la fermeture.

Le Parti socialiste demande au Premier ministre d’entendre le signal d’alarme des agents de la SNCF.

C’est au moment où le dialogue social devrait enfin reprendre sérieusement – SNCF, hôpital public, pompiers, enseignants… – que le Gouvernement choisi l’affrontement et montre une fois encore tout son mépris pour les corps intermédiaires et la démocratie sociale. C’est plus qu’une mauvaise stratégie, c’est une impasse.

Observatoire des inégalités - Le nombre d’allocataires de minima sociaux ne baisse plus

La baisse du nombre d’allocataire du RSA est interrompue depuis deux ans. Au total, quatre millions de ménages touchent un minimum social.

Le nombre d’allocataires du revenu de solidarité active (RSA) ne diminue plus depuis les premiers mois de 2017. Fin mars 2019, 1,84 million de foyers touchaient cette prestation, autant que deux ans auparavant. Pourtant, le retournement de la courbe, enregistré fin 2015, était assez net. Le nombre de ménages allocataires du RSA avait diminué de 80 000 au cours de l’année 2016 (- 5 %).

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L'actualté des socialistes du 11 au 17 octobre

LA DEMOCRATIE

Non Fiction - Entretien avec Luc Rouban : un nouveau rapport au politique

Un nouveau rapport au politique des classes populaires est apparu, révélé par le mouvement des gilets jaunes et qui se caractérise notamment par une forme de consumérisme de la démocratie.

Le mouvement des gilets jaunes et plus encore l’ampleur du soutien qu’il a reçu ont révélé la gravité de la crise politique que nous traversons, montre Luc Rouban dans La matière noire de la démocratie. La perte de confiance des classes populaires et d’une partie des classes moyennes dans nos institutions politiques les conduit à développer un rapport différent au politique, beaucoup plus instrumental et immédiat, qui, comme toute manière de dénier la complexité du monde, peut aussi être lourd de menaces, et appelle des réponses nouvelles. Luc Rouban a accepté de répondre à nos questions pour présenter son dernier livre à nos lecteurs.

INEGALITES

Observatoire des inégalités - Grandes villes, le cœur des inégalités

Les zones rurales isolées affichent le niveau de vie le plus faible. Mais c’est dans les villes-centres que les inégalités de revenus sont les plus fortes. La grande richesse de quelques quartiers favorisés y côtoie l’extrême pauvreté.

Les zones rurales isolées sont celles où le niveau de vie médian [1] est le moins élevé : 1 568 euros par mois, selon les données 2015 de l’Insee. Les territoires les plus aisés sont les banlieues situées au sein des grands pôles urbains (1 773 euros) et leurs couronnes (1 811 euros). Avec 1 611 euros, les villes-centres occupent une position intermédiaire. Les couronnes périphériques des grandes villes sont le plus souvent occupées par des ménages des couches moyennes qui disposent d’un niveau de vie leur permettant d’accéder à la propriété individuelle. Le milieu rural isolé est, lui, en partie composé de ménages d’agriculteurs âgés avec de faibles retraites, du fait notamment de l’inactivité (officielle) des femmes

Observatoire des inégalités - Inégalités : vivre dans un grand pôle urbain n’est pas la panacée

Les inégalités de niveaux de vie sont grandes entre les grands pôles urbains. Elles le sont aussi en leur sein, comme l’indique une étude de la Fédération nationale des agences d’urbanisme décryptée par Valérie Schneider. Ce texte est extrait de laGazette.fr.

Les grands pôles urbains ne jouent pas tous dans la même cour, selon une étude de la Fédération nationale des agences d’urbanisme (Fnau) [1] menée sur 59 grandes agglomérations (plus de 180 000 habitants) qui dresse le portrait et les dynamiques de ces territoires, notamment en matière de niveau de vie. Dans la majorité de ces métropoles, le revenu médian mensuel des habitants [2] est plus élevé qu’au niveau national (1 650 euros/mois en 2015). Il oscille en effet entre 1 700 euros à Valence Romans et près de 2 500 euros à Versailles, métropole la plus riche.

MACRON

Non Fiction - Impasse Emmanuel Macron

Journaliste à Mediapart, Romaric Godin propose une grille de lecture économique de la vie politique française après l’élection d’Emmanuel Macron.

La tentative de perquisition de Mediapart en 2018 constitue le point de départ de La Guerre sociale en France de Romaric Godin. Journaliste économique pour le quotidien numérique fondé par Edwy Plenel, Godin considère que cet événement, la volonté de violer le secret des sources pourtant à la base du journalisme, est symbolique de la dérive autoritaire du gouvernement d’Emmanuel Macron, dérive dont le mouvement a en fait débuté dès 2015, lors du précédent quinquennat, à la suite des attentats terroristes.

ESTHER DUFLO

Non Fiction - Des méthodes scientifiques pour lutter contre la pauvreté

A l'occasion de l'attribution du "prix Nobel en économie" à Abhijit V. Banerjee et Esther Duflo, Nonfiction republie la critique de leur livre "Repenser la pauvreté".

La Banque mondiale vient d’annoncer qu’un des principaux objectifs du millénaire pour le développement (OMD) venait d’être atteint avec cinq ans d’avance sur le calendrier prévu. Selon, cette grande institution internationale,  l’extrême pauvreté (vivre en dessous du seuil de 1,25 dollars par jour) a été réduite de moitié. Cette annonce fait néanmoins douter nombreuses organisations non gouvernementales (ONG), pour qui ces résultats ne mettent pas assez en évidence l’effet de la croissance économique très forte dans les deux immenses pays concernés que sont la Chine et l’Inde et donc la forte disparité qu’il existe entre pays dans ce domaine.

PORTUGAL

Le vent se lève - Législatives au Portugal : et maintenant ?

Depuis dimanche 6 octobre, jour des élections législatives au Portugal, commentaires et analyses se sont multipliés pour saluer la nette victoire du Parti socialiste (36,65 %) sans la majorité absolue, sinquiéter de la persistance dun niveau élevé d’abstention (45,5 %) et dénoncer l’entrée à l’Assemblée de la République, pour la première fois depuis la Révolution des œillets (25 avril 1974), d’une figure de la droite radicale, André Ventura, leader populiste de Chega (« Assez  ! », 1,3 % des suffrages), excluant ainsi le Portugal du club de plus en plus fermé des pays européens sans représentation parlementaire d’extrême-droite. Ces faits sont connus. António Costa est effectivement sorti conforté par le score du PS, reconduit dans ses fonctions de Premier ministre dès le surlendemain par le Président de la République, avec la certitude de pouvoir gouverner. Mais avec qui et comment  ? Yves Léonard, spécialiste français de l’histoire contemporaine du Portugal, livre  pour Le Vent Se Lève son analyse des résultats des élections législatives portugaises.

PODEMOS

Le vent se lève - Le programme social-démocrate de Podemos

L’Espagne se dirige vers de nouvelles élections législatives le 10 novembre prochain. Ce seront les quatrièmes en quatre ans. Une telle instabilité est le pendant institutionnel d’un paysage politique toujours plus fragmenté : décomposition du paysage politique et instabilité des institutions vont ainsi de pair pour le moment. Dernier parti politique à se lancer sur la scène nationale, celui fondé par Iñigo Errejón contribue à cette tendance. Il vise à concurrencer à la fois Podemos, le PSOE et, peut-être, la frange la moins radicalisée de Ciudadanos. Analyse en collaboration avec Hémisphère gauche.

La décomposition à l’œuvre s’accompagne de transformations dans l’identité programmatique – et donc dans l’orientation stratégique – de certains partis. Le cas de Podemos nous semble, à ce titre, emblématique et d’un intérêt particulier pour celles et ceux qui s’intéressent à la refondation de la social-démocratie en Europe. Celle-ci serait-elle le stade actuel du populisme dit « de gauche » ?

EDUCATION

À propos de : Jal Mehta and Scott Davies, Editors, Education in a New Society. Renewing the Sociology of Education. The University of Chicago Press

Le vaste panorama de l’actualité de la sociologie de l’éducation proposé par Davies et Mehta permet de mieux comprendre les mécanismes de la reproduction scolaire et le rôle des réformes éducatives dans la résorption des inégalités scolaires.

La sociologie de l’éducation a un passé glorieux. Entre le milieu des années 1960 et la fin des années 1970, une poignée de sociologues français, américains et britanniques de premier plan (Bourdieu et Passeron, Boudon, Coleman, Bell, Bowles et Gintis, Collins, Bernstein, Willis) jettent les bases de la discipline et imposent l’éducation comme une question incontournable pour comprendre les sociétés modernes. C’est aussi sur le terrain de l’école que se mènent alors des débats théoriques majeurs qui agitent la discipline sociologique tout entière. Rétrospectivement, cette période est présentée dans ce livre collectif dirigé par Jal Mehta (Professeur à l’Université de Harvard) et Scott Davies (Professeur à l’Université de Toronto) comme un âge d’or de la sociologie de l’éducation qui aurait aujourd’hui perdu de sa superbe et de sa capacité d’influence sur la pensée sociologique générale. Les fondateurs étaient de tels géants que leur empreinte sur la discipline perdure et que les spécialistes actuels se contenteraient, pour l’essentiel, de perpétuer de manière relativement routinière les traditions de recherche qu’ils ont inaugurées. Mehta et Davies plaident donc pour un renouvellement de la sociologie de l’éducation. Ce projet se justifie d’autant plus que, comme le suggère également le titre du livre, la société a changé, ainsi que la place occupée par l’éducation et l’école en son sein.

PARTIS

À propos de : Jennifer Cyr, The Fates of Political Parties : Institutional Crisis, Continuity, and Change in Latin America, Cambridge

Les partis politiques sont mortels, mais peuvent aussi renaître. À quelles conditions ? C’est ce que s’efforce de découvrir Jennifer Cyr à partir d’une analyse comparée de cas pris dans trois pays andins.

Quelle est la capacité de résilience des partis politiques après une crise majeure ? À partir d’une comparaison entre plusieurs pays sud-américains, et plus précisément andins (Bolivie, Pérou, Venezuela), l’enjeu de ce travail de Jennifer Cyr

, issu d’une thèse de science politique, est de déterminer comment certains partis parviennent à surmonter la désaffection profonde de leur électorat, quand d’autres disparaissent purement et simplement de la scène politique. L’auteure entend ainsi identifier les facteurs à la fois structurels et conjoncturels de cette résilience. Concrètement, il s’agit de mettre en lumière les ressources favorables au processus de reconquête d’une crédibilité mise à mal (gestion gouvernementale désavouée), voire d’une légitimité entachée ou perdue (scandales de corruption). À l’heure de la recomposition de la vie politique française et de l’effondrement électoral des deux principales formations qui l’ont dominée pendant plus d’un demi-siècle, les enseignements tirés de cet ouvrage sont, à bien des égards, susceptibles d’intéresser au-delà des cercles américanistes, et même des milieux académiques.

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23/10/2019

Sécurité dans les trains - Question de Joel Aviragnet

20:54 Publié dans Vidéo | Tags : ps, parti socialiste, politique, actualite, sncf | Lien permanent