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19/09/2019

Observatoire des inégalités - Pour la création d’un revenu minimum unique

Éradiquer la pauvreté, c’est possible, grâce à l’instauration d’un revenu minimum unique (RMU), dès 18 ans, de 860 euros par mois, soit l’équivalent du seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian. Une proposition de Noam Leandri et Louis Maurin, respectivement président et directeur de l’Observatoire des inégalités.

La proposition [1] d’un revenu minimum unique garantit un niveau de vie mensuel de 860 euros pour une personne seule, de 1 810 euros pour un couple avec deux enfants. Il inclut d’éventuelles autres allocations perçues par ailleurs (famille ou logement notamment). Les personnes qui touchent déjà des allocations dont le total est supérieur à celui du RMU, ne verront pas baisser leurs allocations. Fixé au seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian, le RMU élimine la pauvreté à ce niveau.

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PS - « Regards sur l’Education 2019 » : à rebours des clichés.

La publication 2019 de l’OCDE « Regards sur l’Education »permet de traiter objectivement trois sujets qui, parmi d’autres, font régulièrement débat dans le champ éducatif : le financement de l’Ecole, les conditions de travail des enseignants, la scolarisation en maternelle.

Si dans le second degré les salaires des enseignants français sont sensiblement au-dessus de la moyenne de l’OCDE, à l’inverse les professeurs des écoles sont bien moins rémunérés que leurs homologues européens.

Cet état de fait traduit à l’évidence la dévalorisation progressive et persistante du métier d’enseignant en maternelle comme en élémentaire dans notre pays. La crise du recrutement qui sévit très fortement depuis plusieurs années s’explique pour une part non négligeable par cette absence de reconnaissance financière, puissant marqueur social dans notre pays.

Le coût salarial par élève des enseignants français confirme ce sous-investissement dans le premier degré : il est en effet de 1915 $ en France contre 2784 $ dans l’OCDE.Et plus globalement, les chiffres délivrés par le rapport soulignent très clairement ce sous-investissement français tant au collège qu’au lycée, mettant ainsi à mal le cliché régulièrement répandu et entretenu selon lequel l’éducation coûterait plus cher en France qu’ailleurs.

La comparaison des conditions de travail des enseignants au sein de l’OCDE permet là encore de contrecarrer ce propos mille fois entendu : « les enseignants sont des privilégiés ».Bien évidemment il n’en est rien : les enseignants en France ont davantage d’heures de cours que leurs homologues européens. C’est ainsi qu’un professeur des écoles enseigne 900 heures par an au lieu de 783 heures en moyenne dans l’OCDE.

Aux heures de cours s’ajoute également la question centrale des effectifs qui impacte durablement les conditions de travail des personnels. Dans le premier degré des écoles françaises tout d’abord, la moyenne est de 24 élèves par classe, bien supérieure à celle des pays de l’OCDE qui plafonne à 21 élèves. Mais la comparaison en collège donne le même résultat : 25 élèves par classe en France contre 23 élèves dans l’OCDE.

Enfin, cette étude confirme le retard pris par notre pays concernant la scolarisation des enfants de moins de trois ans en maternelle, une quinzaine de pays européens ayant un meilleur taux de scolarisation des « tout-petits ».

Alors même que toutes les études démontrent combien la scolarisation des enfants de moins de trois ans constitue un levier particulièrement efficace dans la lutte contre les inégalités, sa stagnation dans notre pays –voire sa régression dans des départements comme celui de la Seine-Saint-Denis- inquiète au plus haut point.

Et face à un ministre de l’Education nationale pour qui la scolarisation en maternelle avant trois ans ne constitue pas une priorité –elle n’apparaît pas dans la loi « Pour une Ecole de la confiance »-, le modèle français se trouve aujourd’hui largement remis en cause et , de fait, déclassé.

Au final, cette étude vient à point nommé rappeler combien nos enseignants ne peuvent en aucune manière être considérés comme des « privilégiés » mais de surcroît, cette édition 2019 pointe les faiblesses et les retards de notre Ecole républicaine comparée à nos homologues européens.

Si l’éducation a un coût, elle reste d’abord et avant tout un investissement dans notre jeunesse et par conséquent un investissement dans l’avenir de notre pays.

18/09/2019

Fondation Jean Jaurès - Fractures françaises 2019 : focus sur les « anti-démocrates » par Gilles Finchelstein

La Fondation Jean-Jaurès, en partenariat avec Ipsos Sopra Steria, Le Monde et l’Institut Montaigne, publie cette semaine la septième vague de l’enquête « Fractures françaises ». Une photographie de l’état de l’opinion française toujours riche d’enseignements. Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean-Jaurès, s’est notamment intéressé à ceux qu’il nomme les « anti-démocrates ».

Bonne nouvelle : alors que, année après année, le pourcentage de Français considérant que « d’autres systèmes politiques peuvent être aussi bons que la démocratie » n’avait cessé d’augmenter, il s’est stabilisé en 2019. Mauvaise nouvelle : il demeure à un niveau élevé et préoccupant puisque 36 % des personnes interrogées partagent cette conviction – appelons-les les « anti-démocrates » – contre 63 % qui estiment que « la démocratie est le meilleur des systèmes » – appelons-les les « démocrates ».

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PS - Trois questions à Mathieu Plane

Trois questions à Mathieu Plane sur la privatisation d'Aéroports de Paris :
- Est-ce une bonne opération financière pour le public ?
- ADP est un monopole : qu'est-ce que ça change concrètement ?
- Privatiser ADP permettra de financer l'innovation vraiment ?

18:00 | Tags : mathieu plane | Lien permanent

Fondation Jean Jaurès - Taxer l’économie du numérique : comment mener une réforme internationale ? en direct ici même le 19 septembre à 18h30

Quels sont les différents scénarios possibles pour une réforme internationale et les priorités qui seront données dans ce domaine par le nouveau Parlement européen et la nouvelle Commission européenne ?
Pour en débattre, la Fondation Jean-Jaurès, la Fondation Friedrich-Ebert à Paris et l’ICRICT organisent une rencontre exceptionnelle pour échanger sur la taxation de l’économie du numérique, à l’heure où la France a décidé de mettre en place une taxe sur les GAFA. Comment parvenir à une réforme internationale qui serait juste pour toutes et tous ?

Un mot d’accueil est donné par :
- Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean-Jaurès
- Jose Antonio Ocampo, commissaire de l’ICRICT
- Sarah Ganter, représentante de la Fondation Friedrich-Ebert à Berlin

Cette rencontre réunit :
- Joseph Stiglitz, économiste, prix Nobel d’économie et professeur à l’université de Columbia (États-Unis), commissaire de l’ICRICT (Independent Commission for the Reform of International Corporate Taxation),
- Jayati Ghosh, économiste à l’Université Jawaharlal Nehru (Inde), commissaire de l’ICRICT,
- Wayne Swan, ancien ministre des Finances (Australie), commissaire de l’ICRICT.
Elle est animée par Daniel Cohen, directeur du département d’Économie à l’École normale supérieure, professeur à l’École d’économie de Paris et président du Conseil scientifique de la Fondation Jean-Jaurès.

17:55 Publié dans Vidéo | Tags : fondation jean jaures | Lien permanent

Métropoles françaises : concentration des richesses et des activités [François Cusin]

Xerfi Canal a reçu François Cusin, sociologue et professeur en aménagement et urbanisme à l'Université Paris-Dauphine/PSL, dans le cadre du livre "D'une ville à l'autre".

15:00 Publié dans Vidéo | Tags : cusin | Lien permanent

Libé - Primaire démocrate Elizabeth Warren en campagne : «Elle sait se battre et obtenir des choses pour nous»

La sénatrice du Massachusetts a donné un meeting devant des milliers de supporteurs à New York lundi. Sa campagne, axée sur la lutte contre la corruption des élites, la place pour l'instant dans le trio de tête des intentions de vote avec Joe Biden et Bernie Sanders.

Voilà plus de neuf mois qu’Elizabeth Warren rode son stump speech, ainsi que le jargon de la communication politique américaine désigne ces discours de campagne. Répétés, enrichis, actualisés au fil de ces marathons électoraux, mais dont les axes principaux ne changent pas.

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08:32 Publié dans International | Tags : warren | Lien permanent

L'actualité des socialistes du 6 au 12 septembre

INEGALITES

Alternatives Economiques - Inégalités globales de richesse : toujours plus !

Passant en revue les travaux les plus récents, l’économiste Gabriel Zucman montre que la tendance à la concentration globale des richesses s’est poursuivie ces dernières années, aux Etats-Unis comme ailleurs.

Ces dernières années, de nombreuses études se sont penchées sur la répartition du patrimoine et ont cherché à la cartographier. La publication de l’opus magnum de Thomas Piketty, Le Capital au XXIè siècle (2013) a accru l’intérêt, aussi bien au sein du champ universitaire qu’en dehors, pour la question des inégalités de richesse, ce qui a davantage stimulé ce domaine de recherche. De nouvelles techniques statistiques ont été développées, de nouvelles bases de données ont été constituées, pour avoir une image plus fine de la distribution du patrimoine et de son évolution.

Observatoire des inégalités - Comment justifier (ou non) les inégalités de salaires ?

Les inégalités de salaires sont largement acceptées. Mais jusqu’où ? À partir de quel niveau deviennent-elles injustes et nous choquent-elles ?

Les inégalités de salaires sont importantes en France. Les cadres supérieurs touchent en moyenne 2,5 fois plus que ce que perçoivent les employés (renvoyer à l’article). Ces moyennes masquent des inégalités bien plus grandes : les cadres dirigeants touchent dix ou vingt fois plus que les salariés de base, parfois beaucoup plus.

Le principe des inégalités de salaires est très largement accepté dans notre société. Ces écarts sont-ils justes ? Il n’existe aucune définition objective pour cela, il s’agit toujours d’une question de jugement de valeur. Et ce jugement repose en grande partie sur l’idée que l’on se fait du mérite et de la récompense de l’effort personnel.

Observatoire des inégalités - Les inégalités sociales sont fortes dès le primaire et le collège

Dès le primaire, les enfants d’origine sociale défavorisée obtiennent en moyenne de moins bons résultats que les enfants de cadres. On retrouve ces écarts au collège et ils déterminent l’orientation de fin de troisième.

Les inégalités de niveau scolaire liées au milieu social existent dès les petites classes. Au CE2, le quart des élèves les moins favorisés – selon un indice de position sociale [1] élaboré par le ministère de l’Éducation nationale – obtient une note de 58 sur 100 en maîtrise du français et de 57 en mathématiques, contre 87 et 85 pour le quart issu du milieu social le plus favorisé (données 2017).

Le redoublement, même s’il est de moins en moins utilisé, traduit les difficultés de certains élèves à suivre le rythme normal de la scolarité. Il concerne principalement les enfants issus des catégories modestes. À l’entrée en sixième, un enfant d’ouvriers sur dix a déjà au moins un an de retard, contre moins de 2 % des enfants de cadres supérieurs et 4 % des enfants de professions intermédiaires (données 2017).

Observatoire des inégalités - Les inégalités de salaire restent fortes en France

Les 10 % des salariés les moins bien rémunérés touchent au mieux 1 200 euros par mois, les 10 % les mieux payés au moins 3 600 euros, soit trois fois plus. On entre dans le club du 1 % des plus hauts salaires à partir de 8 600 euros.

Le salaire net mensuel médian s’élève à 1 800 euros [1] selon l’Insee (données 2016) [2]. Les 10 % des salariés les moins bien rémunérés touchent moins de 1 200 euros par mois, les 10 % aux salaires les plus élevés, au minimum 3 600 euros. Ces derniers touchent donc au moins 2 400 euros de plus, soit trois fois plus que les moins bien payés. Tout en haut de l’échelle, le 1 % le mieux rémunéré perçoit au minimum un salaire mensuel de 8 600 euros, plus que ce que les 10 % les moins bien payés touchent en sept mois.

Observatoire des inégalités - Professions : qui gagne combien ?

Avec un salaire mensuel net de 4 000 euros en moyenne, les cadres supérieurs gagnent 2,5 fois plus que les employés et les ouvriers. Chaque mois, ils disposent de 2 400 euros de plus à dépenser que les catégories populaires : de quoi vivre mieux et épargner.

Les cadres supérieurs, avec un salaire mensuel moyen net de 4 060 euros en équivalent temps plein, touchent un peu moins de deux fois plus que la moyenne des salariés, 2,5 fois plus que les employés et les ouvriers, selon les données 2016 de l’Insee.

Chaque mois, un cadre supérieur dispose de 2 500 euros de plus à dépenser qu’un employé. Il faut bien se représenter ce que cela signifie : c’est l’équivalent de près de deux mois complets de travail d’une personne payée au Smic. Les écarts sont encore plus importants chez les hommes, parce que les cadres supérieurs masculins touchent en moyenne des salaires beaucoup plus élevés que leurs collègues féminines : 4 377 euros contre 3 477 euros.

AMAZONIE

Libé - Amazonie : «La jungle se consume et les hommes se taisent» Par Des membres de Youth for Climate France

Des membres de Youth for Climate France et des personnalités, dont François Ruffin et Eric Piolle, appellent à un changement «social, écologique et démocratique» pour empêcher la catastrophe climatique et humanitaire qui s’annonce.

Tribune. L’Amazonie est en flammes. La forêt se délite, dévorée par un feu que rien ne semble pouvoir arrêter. La danse funeste des flammes détruit une faune et une flore fragiles et précieuses. Du fait de la sécheresse et du dérèglement climatique, les brûlis pratiqués par les propriétaires terriens deviennent rapidement des feux de forêts hors de contrôle.

PERPIGNAN/RUNGIS

Public Sénat - Les parlementaires PS « refusent la mort annoncée du train de fret Perpignan-Rungis »

Le 18 juillet dernier, la ligne de fret Perpignan-Rungis était suspendue jusqu’au 1er novembre après avoir roulé à vide pendant plusieurs jours. Cette décision venait conclure une séquence de plusieurs semaines de mobilisation politique et sociale de la part des élus et des syndicats contre la fermeture de cette liaison.

La liaison entre la plateforme Saint-Charles de Perpignan et le marché de Rungis assurait en effet jusqu’au mois de juillet dernier l’approvisionnement en fruits et légumes de la région parisienne, en la reliant notamment aux marchés marocains et espagnols. Sa vétusté a provoqué la suspension provisoire de la ligne du 18 juillet au 1er novembre, après que les trains ont circulé à vide pendant trois jours. Actuellement, ce sont donc des camions qui transportent les 1 000 tonnes quotidiennes de primeurs qui étaient auparavant acheminées par train, soit environ 20 000 camions supplémentaires sur les routes et les autoroutes françaises par an. Face à ce constat, les représentants des groupes parlementaires socialistes du Sénat et de l’Assemblée nationale entendent entamer cette rentrée parlementaire en reprenant le combat pour le maintien de cette liaison hautement symbolique. Ils ont ainsi tenu une conférence de presse le 11 septembre au Sénat avec des élus communistes et écologistes pour appeler à « garantir l’avenir du Perpignan-Rungis et du fret ferroviaire ».

LAICITE

Fondation Jean Jaurès - Lettres sur la laïcité, Alain Bergounioux, Laurent Bouvet

Cet essai, qui prolonge l’échange épistolaire que Alain Bergounioux et Laurent Bouvet avaient entamé sur le site de Telos, est né d’une conviction : s’il est vain de tenter trouver un « compromis » sur ce qu’est la laïcité, il reste d’une criante utilité d’en parler. La Fondation Jean-Jaurès fait ainsi le pari que le débat public s’enrichira en montrant les points d’accord comme les pierres d’achoppement sur ce sujet brûlant.

.... La liberté est en effet le fil rouge de ce dialogue, qui pose en filigrane une question centrale face à la montée de l’individualisme : comment choisir, et peut-on choisir, en somme, entre la liberté du citoyen et la liberté de l’individu ?

Ce qui est passionnant et enrichissant dans cet échange épistolaire, c’est que les deux auteurs semblent d’accord sur le fait que les conflits d’interprétation sur la laïcité ne se refermeront pas. Par ailleurs, ils se rejoignent sur le fait qu’il y a un choix à opérer entre deux conceptions de la liberté s’agissant de la laïcité, libérale ou républicaine, et qu’il est de la liberté de chacun de privilégier l’une ou l’autre pour construire l’espace commun politique.

SOCIALISME

Fondation Jean Jaurès - Qu’est-ce que le socialisme ? Une leçon de philosophie, Jean Jaurès, Gilles Candar, Frédéric Worms

Qu’est-ce que le socialisme ? Une politique, mais fondée sur une philosophie, et sur le cœur de la vie humaine. C’est ce que Jaurès, homme politique, mais aussi philosophe, démontre dans ces deux textes essentiels, restés inédits jusqu’à présent, et mis au jour par la Fondation Jean-Jaurès. Ils sont aujourd’hui disponibles dans cet ouvrage, décryptés et mis en perspectives par Gilles Candar, président de la Société d’études jaurésiennes, et Frédéric Worms, professeur de philosophie à l’ENS.

Le socialisme consiste à justifier l’intervention de la société dans la vie humaine, les « relations de travail ». Mais il le fait pour réaliser la liberté individuelle et les principes universels, dans le monde concret et vivant. Revenir à l’origine du socialisme pour résister à la « fin de l’histoire », tel est le programme de ce livre. Ce n’est pas un hasard si ces deux textes précèdent le retour de Jaurès en politique en tant que député de Carmaux. Jaurès se confronte au réel, à la fois en philosophe et en citoyen.

LOI BLANQUER

La Vie des idées - La loi Blanquer : une révolution conservatrice ?

Quelles sont les finalités réelles de “l’école de la confiance” que prône la loi Blanquer, élaborée hors de toute consultation des personnels de l’Éducation ? Selon P. Merle, cette loi obéit à une quadruple logique conservatrice.

Adoptée début juillet, la loi Blanquer, « Pour une école de la confiance », a pour objet de créer un consensus éducatif susceptible de mobiliser les principaux acteurs de l’institution scolaire. Cet objectif est difficile à atteindre, tant l’école est un lieu privilégié de polémiques récurrentes (Merle, 2019). De surcroît, les organisations professionnelles représentatives des personnels de l’éducation n’ont pas été consultées lors de l’élaboration de la loi. Celle-ci n’a également pas fait l’objet ni de débats ni de vote au Conseil Supérieur de l’Éducation en octobre 2018. En affichant un objectif non poursuivi lors de son élaboration, le titre de cette loi occulte ses finalités effectives. Celles-ci sont difficiles à définir, tant la loi est composée de dispositions législatives éparses dont la logique d’ensemble échappe. L’analyse des articles de loi les plus significatifs permet de dégager des logiques d’action cohérentes susceptibles de défendre la thèse d’une révolution conservatrice.

GRATUITE DES TRANSPORTS EN COMMUN

Urbis - Dunkerque : le bus gratuit séduit les automobilistes

L’étude scientifique menée durant un an à Dunkerque sur les effets de la gratuité livre enfin ses tout premiers résultats. Les chiffres relatifs au report modal – le changement d’un mode de transport pour un autre – étaient particulièrement attendus. Ils sont sans appel : la voiture particulière est le mode de transport le plus délaissé par les nouveaux usagers du bus gratuit.

Mesurer les effets concrets de la politique de transport menée à Dunkerque et placer la gratuité au cœur d’un véritable débat scientifique, c’est l’objectif des chercheurs de l’association VIGS qui dévoilent aujourd’hui quelques-uns des résultats de l’étude engagée voilà 9 mois.

POPULISME

Les Echos - « Les populistes n'ont pas encore gagné la bataille »

Série d'été l'avenir du libéralisme

Marc Lazar, spécialiste de l'Italie contemporaine, dirige le Centre d'histoire de Sciences Po à Paris. Avec le sociologue italien Ilvo Diamanti, il vient de publier « Peuplecratie La métamorphose de nos démocraties » (Gallimard 2019) pour se pencher sur la dynamique des populismes de cette deuxième décennie du XXIe siècle.

DETERMINISME SOCIAL

Observatoire des inégalités - Comment parler aux jeunes du déterminisme social ?

Comment expliquer les déterminismes sociaux sans risquer de décourager ceux qui les subissent ? Une question encore plus délicate lorsqu’on s’adresse aux jeunes. Les réflexions de Marie Duru-Bellat, sociologue, extraites du magazine Alternatives Économiques.

Que dire à des jeunes qui vous demandent pourquoi il existe dans notre pays de telles inégalités de réussite à l’école ? Pourquoi, par exemple, les enfants de cadres sont-ils 85 % à obtenir le bac, contre seulement 53 % des enfants d’ouvriers ou d’employés ? Que dire qui ne soit ni faux ni totalement démobilisateur ou culpabilisant ? Pour ma part, c’est souvent l’embarras qui domine. En vérité, il n’est pas simple de répondre.

Le plus simple serait de botter en touche en désignant un seul coupable, le « système ». Le sociologue Pierre Bourdieu l’a bien montré, c’est la fonction du système scolaire tel qu’il est que de reproduire les inégalités, c’est comme ça ! N’est-ce pas là un message un peu court, démobilisateur et surtout assez violent, qui nie toute possibilité d’avoir quelque emprise sur son avenir ?

PERTURBATEURS ENDOCRINIENS

Environnement Magazine - La deuxième stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens est lancée

Ce mardi 3 septembre, les ministres de la transition écologique, Elisabeth Borne, et la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, ont signé la deuxième stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens.

La deuxième stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens a été présentée ce mardi 3 septembre à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Le texte avait été mis en consultation publique en janvier dernier. « L’objectif est de réduire au maximum la contamination de l’environnement et l’exposition de la population à ces substances qui se retrouvent dans de nombreux objets de la vie courante : produits ménagers, détergents, produits de traitement des cultures, cosmétiques, produits alimentaires, etc »

HISTOIRE

Fondation Jean Jaurès - Dick May, une femme à l’avant-garde d’un nouveau siècle

Mélanie Fabre publie aux Presses universitaires de Rennes l’ouvrage Dick May, une femme à l’avant-garde d’un nouveau siècle avec le soutien de la Fondation. Fruit d’une recherche universitaire lauréate du prix de la Fondation Jean-Jaurès en 2017, cet ouvrage préfacé par Vincent Duclert fait découvrir une femme méconnue au pseudonyme mystérieux, Dick May, qui occupe une place longtemps sous-estimée au sein des combats intellectuels de la Belle Époque. 

Nombre d’historiens de la Belle Époque ont croisé dans leur travail une certaine Dick May. Mais, jusqu’alors, peu se sont vraiment plongés dans l’existence de cette intellectuelle. Enveloppée dans un pseudonyme masculin aux sonorités américaines, Jeanne Weill a cherché à se dissimuler dans un univers hostile aux femmes. Elle a en partie réussi, puisqu’on avait jusqu’alors perdu sa trace.

POLLUANTS

France Info - Tous les Français ont des polluants du quotidien dans leur organisme, selon l'Agence Santé publique France

D'après une étude de l'agence de santé publique, les polluants ont des niveaux d'imprégnation plus élevés chez les enfants.

Des polluants du quotidien sont présents dans l'organisme de tous les Français, selon une étude de l'Agence Santé publique France révélée mardi 3 septembre 2019.

L'agence de Santé a étudié 70 biomarqueurs pour mesurer la présence dans l'organisme humain des polluants dits "du quotidien", qui sont des perturbateurs d'hormones ou des cancérigènes avérés ou soupçonnés de l'être, tels que les bisphénols, les phtalates, les parabènes, les éthers de glycol, les retardateurs de flamme bromés ou encore les composés perfluorés.

PS

RFI - Bernard Cazeneuve affine ses thèmes de campagne auprès des militants PS

Le retour sur le devant de la scène politique de Bernard Cazeneuve se poursuit. Après s’être exprimé devant les parlementaires socialistes, jeudi dernier, en Avignon, l’ancien ministre de l’Intérieur de François Hollande est allé à la rencontre d’environ 1500 militants réunis hier, dimanche 8 septembre 2019, pour la Fête de la Rose de Marraussan, dans l’Hérault.

00:00 Publié dans Revue de presse | Lien permanent

17/09/2019

La croissance a-t-elle un sens ? | ARTE

[Disponible jusqu'au 16 novembre 2019]
Face à la crise et aux risques écologiques, il faut repenser de fond en comble notre modèle de société fondé sur la croissance. Locales et solidaires, des solutions alternatives existent. Le documentaire de Marie-Monique Robin témoigne de celles qui vont – peut-être – orienter notre futur.

Entre les décideurs politiques et une partie de la population réticente à se laisser imposer les doxas libérales, les visions du monde tel qu’il doit être semblent irréconciliables. Lorsque les premiers ne jurent que par la croissance, répétant le terme comme une formule incantatoire, les seconds espèrent en d'autres solutions et réfutent le productivisme et la consommation à tout prix. Les experts intervenant dans le film sont formels : sous la forme qu'elle a connue au XXe siècle, la croissance est terminée et ne reviendra pas. Leur assertion repose sur de nombreux paramètres, dont la fin de l’ère des énergies bon marché ou la dépendance croissante à la dette.

Fous et insoumis
"Celui qui pense qu’une croissance exponentielle infinie est possible dans un monde fini est soit un fou soit un économiste", déclare un... économiste, non sans humour. Alors, pendant que les États s’enfoncent dans la crise, des insoumis créent les prémices d’une société fondée sur la sauvegarde écologique et le développement durable. Avec Sacrée croissance !, Marie-Monique Robin présente une sélection d’initiatives réussies et de modèles alternatifs viables. Son film élargit ainsi le champ des possibles en montrant comment on peut réfuter en action, et pas seulement en paroles, le modèle économique dominant. Avec une idée-force : face au gaspillage mondial, la réponse doit être locale et solidaire. À Toronto, une coopérative de fermiers produit des légumes bio près du centre-ville et vise la souveraineté alimentaire. À Rosario (Argentine), on lutte contre l’exclusion sociale en fertilisant d'anciennes décharges pour embaucher des maraîchers débutants. Certains villages népalais s’approchent de l’autosuffisance énergétique grâce au biogaz et à la micro-hydroélectricité. Au Brésil ou en Bavière, des banques communautaires et des monnaies locales bouleversent le rapport à l’argent d’un public qui se fait "prosommateur" (producteur et consommateur). Quant au Bhoutan, il développe une politique publique révolutionnaire, instaurant le concept du "Bonheur national brut" (BNB). "L’abondance matérielle finira par s’arrêter", rappelle un des intervenants. "Et c'est avant qu'il faut changer de paradigme économique", insiste la réalisatrice.

18:18 | Lien permanent

Fondation Jean Jaurès - Catalogne : entre raisons démocratiques et passions nationales en direct ici même le 18 septembre à 18h30

La Catalogne est depuis plusieurs années en crise, déchirée entre indépendantistes et centralistes qui se disputent le vote des électeurs des quatre provinces catalanes et en appellent à l’Union européenne, voire aux Nations unies, pour valider démocratiquement leur combat politique. Alors que les prochains mois seront décisifs pour la région, la Fondation Jean-Jaurès décrypte les éléments constitutifs de cette crise et de réfléchir à de possibles évolutions politiques et institutionnelles avec un débat qui réunit :
• Marc Bassets, correspondant du quotidien El Pais à Washington (2007-2014) et à Paris depuis 2017, ancien correspondant de La Vanguardia à Berlin et à Washington ;
• Rafael Jorba, journaliste dans différents médias – El Periódico, La Vanguardia, TVE, TV3 –, ancien membre Conseil de l’audiovisuel de Catalogne et auteur de plusieurs essais sur le catalanisme et le nationalisme catalan,
et animé par Jean-Jacques Kourliandsky, directeur de l’Observatoire de l’Amérique latine de la Fondation Jean-Jaurès.

17:50 Publié dans Vidéo | Tags : fondation jean jaures | Lien permanent