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20/05/2018

Fondation Jean Jaurès - Une jeunesse rebelle : débat avec Henri Weber

10:15 Publié dans Vidéo | Tags : henri weber, fondation jean jaures | Lien permanent

17/05/2018

L'Obs, Henri Weber - Mai-68 : comment continuer ?

Que garder de Mai-68 ? L'analyse d'Henri Weber, ancien sénateur et député européen socialiste, auteur de "Rebelle jeunesse".

Mai-68 n’est pas un événement franco-français comme le Front populaire ou l’avènement de la Ve République en mai 1958. C’est un mouvement international qui commence au début des années 1960 en Californie et au Japon, culmine en France et en Italie en 1968 et s’achève au milieu des années 1970 après avoir déferlé dans quarante-deux pays et quatre continents. Il ne se limite pas à quelques semaines mais se déploie sur quinze ans. Les anglo-saxons parlent à juste titre des "sixties".

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11:46 Publié dans Analyses | Tags : henri weber, mai 68 | Lien permanent

16/05/2018

Fondation Jean Jaurès - Une jeunesse rebelle : débat avec Henri Weber, en direct le 16 mai à 18h30

D’où est sorti Mai 68 ? Que s’est-il passé pendant ce printemps fabuleux ? Comment comprendre ses lendemains, de l’utopie chimérique à l’utopie réaliste, de la révolution à la réforme ?

La Fondation Jean-Jaurès reçoit Henri Weber, figure de Mai 1968, cofondateur de la Jeunesse communiste révolutionnaire, puis de la Ligue communiste révolutionnaire, auteur de Rebelle jeunesse (Robert Laffont, mai 2018), lors d’une rencontre publique animée par Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean-Jaurès.

27/03/2018

Un peu d'histoire - Paris Normandie - TEMOIGNAGE : Mai 68, Henri Weber, ancien sénateur de Seine-Maritime

Ancien conseiller municipal à Dieppe, sénateur socialiste de Seine-Maritime puis député européen, Henri Weber évoque l’héritage de Mai 68. Il était alors étudiant à la Sorbonne. Exclu du PCF et de l’Union des étudiants communistes, il fut, auprès d’Alain Krivine, l’un des fondateurs de la Ligue communiste révolutionnaire. Selon lui, seules restent les conquêtes sociales. Le rêve utopiste a été emporté par l’effondrement du bloc communiste.

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09/07/2017

PS, Henri Weber - Avenir du Parti socialiste : trois scénarios

Publié par l’Express à retrouver via ce lien

En sa cent-douzième année d’existence, le Parti socialiste a subi la plus cuisante défaite de son histoire. Il connaît une crise d’effondrement, marquée par la désaffection simultanée de ses deux bases sociales : la petite bourgeoisie urbaine diplômée (enseignants, fonctionnaires, cadres, professions libérales…), passée massivement à En marche !. Et la fraction des classes populaires restée à gauche, qui a largement voté pour la France insoumise (LFI). L’onde de choc de ce désastre n’ a pas fini de produire ses effets dévastateurs : la démoralisation a gagné de nombreux militants et élus, qui se replient sur leur sphère privée : métier, famille, hobbies… La volonté autodestructrice d’en découdre entre camarades en anime quelques autres.

Le fait que cette défaite s’inscrive dans un mouvement d’ensemble qui frappe à des degrés divers tous les partis sociaux-démocrates, et même tous les partis de gouvernement – voyez l’état de LR en France ou du parti conservateur en Grande-Bretagne… -, n’est pas une consolation. Il nous invite néanmoins à ne pas imputer nos déboires à des causes purement nationales, même si celles ci jouent évidemment aussi un grand rôle. La question est de savoir si cette désaffection des électeurs socialiste à l’égard de leur famille politique est réversible, dans un avenir rapproché, ou bien si elle est définitive, comme le fut celle des électeurs communistes à l’endroit du PCF ou ceux de la gauche modérée à l’égard du Parti radical. La réponse dépend de trois facteurs : l’aptitude de LREM et de LFI à consolider leurs offres politiques respectives ; celle du gouvernement Philippe à réussir ses réformes et à obtenir des résultats ; la capacité du PS, enfin, à se rénover de fond en comble, en inventant une social-démocratie du XXIème siècle. La réalisation de ces trois pré-requis n’est nullement assurée, et la question de l’avenir du PS reste donc ouverte.

Trois scenarii s’offrent schématiquement à notre sagacité : le premier est celui de la marginalisation du Parti socialiste : bénéficiant d’une conjoncture économique favorable, Emmanuel Macron réussit à asseoir l’hégémonie de LREM, son parti-entreprise néo-centriste, dans le champ politique français, face à une droite et à une gauche affaiblies et fragmentées. La politique d’Edouard Philippe connaît un relatif succès et sa majorité gouvernementale s’enracine dans les territoires à la faveur des élections municipales de 2020. De son côté, Jean-Luc Mélenchon surmonte sa nature volcanique et s’acquitte avec succès du rôle qu’il affectionne entre tous, celui de tribun du Peuple, exprimant ses colères et posant ses revendications.

Oubliant sa culture de gouvernement et retrouvant son identité la plus profonde, le Parti socialiste passe d’une « opposition constructive » à un « mélenchonisme tempéré» (le programme de Mélenchon, moins 30%). Il devient un petit parti résiduel, pour longtemps, et peut-être définitivement. Le processus historique de démocratisation de la société française, dont il a été longtemps un acteur majeur, trouve d’autres canaux politiques pour progresser. La gauche dans son ensemble entre dans une longue traversée du désert – la dernière a duré 23 ans !

Le deuxième scénario est celui de la nouvelle refondation : le gouvernement Philippe s’use rapidement sur les difficultés que le triomphe électoral du macronisme n’a pas abolies : persistance d’un chômage de masse, malgré la réforme du code du travail ; flux migratoires mal maîtrisés ; ratés de l’intégration ; attentats djihadistes… Les médias, aujourd’hui encore bienveillants, se retournent et s’adonnent au « Macron-bashing ». L’opposition frontale de la « droite décomplexée » – LR et une partie du Front national – gagne en audience et récupère un nombre croissant d’électeurs et d’élus conservateurs-libéraux, aujourd’hui macronphiles. Elle prépare sa revanche sur le « hold-up  politique du siècle » dont elle pense avoir été été victime en juin 2017.

Délesté de son « aile droite », revenue à sa famille d’origine, Emmanuel Macron se recentre sur son « aile gauche » : les électeurs et élus socialistes, démocrates-chrétiens, gaullistes sociaux venus à lui aux premières heures de son entreprise.

La « France insoumise » pâtit, quant à elle, des outrances et du sectarisme de son « maximo lider ». Contrairement à LFI, le PS ne se contente pas d’invectiver le gouvernement néo-centriste, mais oppose des propositions alternatives, ambitieuses mais réalistes, à chacun de ses projets. Il élabore et défend le compromis social-démocrate de notre « jeune XXIème siècle » : le passage à une économie de l’innovation et de l’excellence, socialement inclusive et respectueuse de l’environnement. Il propose cet éco-socialisme comme base de discussion pour l’union des gauches et des progressistes. Il rajeunit, féminise, diversifie ses adhérents et ses responsables, et les mobilise très tôt pour la conquête des collectivités territoriales. Le PS s’est toujours reconstruit par la base. Les élections municipales de 2020 seront sa première heure de vérité : elles montreront s’il est capable de récupérer le cœur de son électorat, ou s’il l’a durablement perdu.

Entre ces deux scenarii – la « pasokisation » ou la refondation – il en existe, comme toujours, un troisième, intermédiaire : celui de la fragmentation du champ politique français : LREM entre en crise, sous l’effet de ses contradictions internes, et se décompose, partiellement ou totalement, en ailes droite et gauche. LR ne parvient pas à régler sa crise de leadership. LFI pâtit du plafond de verre instauré, malgré lui, par son despote éclairé. Le PS conserve une base territoriale, mais ne retrouve ni le rayonnement politique ni le (la) leader présidentiable nécessaires pour redevenir le parti de l’alternance qu’il a longtemps été.

Si les socialistes surmontent leur pulsion suicidaire, si dans leurs rangs déprimés et clairsemés, le « Principe Espérance » et la raison militante l’emportent à nouveau sur les haines recuites et la prééminence des égos, ils pourront conjurer le scénario de leur marginalisation, promouvoir celui de la refondation ou, à défaut, optimiser celui de la fragmentation, pour préserver l’avenir.

Henri Weber, directeur des études européennes du Parti socialiste.

27/06/2017

Marianne, Henri Weber - Non, le PS n'est pas (encore) tout à fait mort...

Le socialisme français n'en est pas à sa première débâcle électorale. Et si son avenir semble menacé aujourd'hui, il peut tout aussi bien redevenir une force politique incontournable. Il l'a déjà fait.

Le Parti socialiste n'est pas mort, mais son pronostic vital est engagé. Il connaît ce que les politologues appellent une « crise d'effondrement » pour la distinguer des crises politiques ordinaires, et ce que les militants appellent une « crise de refondation », pour signifier que son dépassement exige une rénovation totale de la « vieille maison » socialiste, de la cave au grenier : rénovation des idées, du programme, de l'organisation, des pratiques militantes, des alliances…

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13/06/2017

L'Obs - Parti socialiste : entre marginalisation et refondation

Après la déroute des législatives, "les sociaux-démocrates français doivent écourter leur phase de lamentation, et s’attaquer sans perdre de temps à la refondation de leur parti. Car, tôt ou tard, la crise du macronisme surviendra. Par Henri Weber, directeur des études européennes du Parti socialiste.

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30/04/2017

PS : Vers une quatrième refondation du PS, Henri WEBER

Tribune d’Henri Weber, directeur des études européennes au PS et ancien parlementaire, dans L’Obs à retrouver sur leur site.

Au cours de sa longue et tumultueuse histoire, le Parti socialiste a déjà connu trois morts suivies de trois résurrections. La première est survenue en 1920, au congrès de Tours de la SFIO, quand les trois quarts des délégués avaient quitté la salle pour rejoindre le jeune Parti communiste. Quinze ans plus tard, Léon Blum, qui avait choisi de garder la « Vieille maison », entrait à Matignon, à la tête du premier gouvernement du Front Populaire, et entamait la longue série de conquêtes sociales associées à son nom.

La seconde a eu lieu en 1940 avec l’interdiction du parti et son entrée dans la clandestinité, en Résistance. En 1945, la SFIO reconstituée comptait déjà 300 000 adhérents et devenait le pivot de tous les gouvernements de la IVe République.

La troisième agonie s’est produite en juin 1969, quand les deux candidats du ticket socialiste à la présidentielle, Gaston Defferre et Pierre Mendès France, ne rassemblèrent que 5% des voix sur leurs noms, et furent sèchement éliminés dès le premier tour. Cette fois-ci, c’était sûr, disaient les observateurs, le socialisme français était passé de vie à trépas. Cinq années plus tard, le candidat du PS, François Mitterrand, obtenait pourtant 49,2% des suffrages exprimés au second tour de la présidentielle de 1974 et manquait de peu la victoire face à Valery Giscard d’Estaing.

Cette « remontada » était due au succès de la troisième refondation entreprise dès le lendemain du désastre de 1969. Les dirigeants socialistes prirent acte de la fin du cycle de la SFIO d’après-guerre et entreprirent une rénovation de la « vieille maison », de la cave au grenier : rénovation théorique, avec la réappropriation du marxisme, façon Gramsci , remis à la mode par Mai 68 ; rénovation programmatique, avec le projet « Changer la Vie », rédigé par Jean-Pierre Chevènement et incarné dans le mot d’ordre « nationalisation, planification, autogestion » ; rénovation organisationnelle, avec les nouveaux statuts, instituant la proportionnelle des courants et la reconstruction méthodique des fédérations tombées en ruine ; rénovation de la stratégie d’alliance, avec une union avec le PCF et le MRG, se substituant à l’alliance traditionnelle avec les partis centristes.

Cet « aggiornamento » politique s’est accompagné d’une incorporation de forces nouvelles : la Convention des Institutions Républicaines de François Mitterrand, le PSU de Michel Rocard, des syndicalistes de la CFDT d’Edmond Maire, des animateurs de clubs tels celui de Jacques Delors, des ex-gauchistes soixante-huitards, passés de la révolution à la réforme.

Aujourd’hui, le PS connait une nouvelle crise existentielle. Est-ce enfin la crise finale qu’on nous annonce régulièrement ? Ou bien la vieille rosse socialiste trouvera-t-elle encore assez de ressources et de créativité en elle-même pour engager et réussir sa quatrième refondation? Je crois dans cette seconde hypothèse, car jamais les valeurs et les grands objectifs du socialisme – une démocratie accomplie, une économie maîtrisée, une société du bien-vivre – n’ont été d’une telle actualité. Jamais le besoin d’une gauche de gouvernement, ambitieuse mais responsable, n’a été aussi impérieux.

Cette nouvelle refondation différera substantiellement des précédentes, les conditions de l’action politique des progressistes ayant radicalement changé. L’écosystème économique, idéologique, politique, social, diffère du tout au tout de celui des années 70. Mais cette refondation passera tout de même par une rénovation théorique, programmatique, organisationnelle. Et par un amalgame entre le corps historique du PS, ses réseaux d’élus, d’électeurs, de militants, et les nouvelles forces politiques, syndicales, associatives, surgies au cours des dernières années.

Beaucoup dépend du résultat des élections législatives et de l’avenir de l’entreprise Macron. Au cas souhaitable et probable, où il l’emporte sur Marine Le Pen le 7 mai, va-t-il obtenir une majorité absolue à l’Assemblée nationale, comme il le pense ? Sera-t-il au contraire condamné à la cohabitation avec un gouvernement de droite ? Ou s’efforcera-t-il de bâtir une coalition parlementaire avec la gauche de gouvernement et le centre démocrate-chrétien ?

Il est trop tôt pour le dire. Deux choses sont sûres toutefois. Les conditions d’une refondation et d’une redynamisation de la gauche réformiste sont beaucoup plus défavorables aujourd’hui qu’en 1969. Si l’époque est à « la revanche des passions », comme le dit Pierre Hassner, si les démagogues sont à la fête, cette refondation aura tout de même lieu. Une partie des socialistes rejoindra En marche, une autre Jean-Luc Mélenchon. Mais une troisième, portée par la nouvelle génération, s’efforcera de construire une social-démocratie du XXIe siècle. L’exemple du SPD allemand, donné pour agonisant il y a seulement six mois et crédité aujourd’hui de 33% des intentions de vote, confirme que la social-démocratie reste une force extraordinairement résiliente.

26/03/2017

L'Obs - "Le FN, parti de la banqueroute", par Henri Weber

L’application du programme économique et social de Marine Le Pen plongerait notre pays et l’Europe dans un chaos profond. Voici pourquoi.

Henri Weber est membre du Parti socialiste, ancien sénateur et ancien député européen. Il dessine pour l"Obs" le scénario du retour au franc..s et son impact désastreux sur le pays. 

"L’application du programme économique et social de Marine Le Pen plongerait notre pays et l’Europe dans un chaos profond. Le premier engagement de ce programme est la sortie de l’euro et le retour au franc. Le second est une augmentation massive de notre dépense publique (118 milliards d’euros par an).

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25/02/2017

Fondation Jean Jaurès - La gauche réformiste va-t-elle disparaître ?

La gauche réformiste a-t-elle un avenir ? Risque-t-elle de disparaître dans un certain nombre de pays, à commencer par la France, au profit de la gauche radicale ? Henri Weber, ancien député européen et ancien sénateur, et auteur de Éloge du compromis (Plon, 2016), et Emmanuel Jousse, historien, auteur de Les hommes révoltés. Les origines intellectuelles du réformisme en France (Fayard, 2017), en débattent avec Alexis Lacroix, directeur délégué de la rédaction de L’Express, à la Fondation Jean-Jaurès.

09:58 Publié dans Vidéo | Tags : fondation jean jaures, henri weber | Lien permanent