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Raphaël Glucksmann fait sa rentrée politique ce week-end en se positionnant en présidentiable. De son côté, LFI refuse la grande primaire de gauche proposée par Olivier Faure, premier secrétaire d’un PS fracturé en deux. Si le NFP a su rassembler lors des législatives, saura-t-il rester uni et désigner un leader commun pour 2027 ?
« L’histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir. »
C’est par ces mots que Jean Jaurès appelait, malgré les difficultés, à garder espoir dans son célèbre « Discours à la jeunesse ». Le Nouveau Front populaire a suscité l’espoir : saura-t-il résister aux multiples tensions – idéologiques et stratégiques – qui le traversent ?
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Le parcours de Jean Jaurès, figure emblématique de l’histoire de la gauche française et internationale, est à redécouvrir cet automne avec la publication de l’ouvrage de Jean-Numa Ducange, "Jean Jaurès" (Éditions Perrin, septembre 2024). Cette biographie historique, s’appuyant sur des sources inédites et une approche renouvelée, a été présentée en avant-première à la Fondation lors d’une soirée-débat en partenariat avec les éditions Perrin, animée par Emmanuel Laurentin, journaliste et délégué au documentaire à France Culture.
Résumer la vie et l’œuvre de Jean Jaurès (1859-1944) en quelques lignes est une gageure. Normalien, philosophe, professeur, député (à seulement 26 ans), brillant orateur, journaliste éclairé ou encore patriote internationaliste, il est incontestablement une figure emblématique de l’histoire française et européenne.
Nombre d’historiens se sont déjà emparés de ce parcours hors du commun, mais Jean-Numa Ducange nous offre dans cette belle biographie un regard renouvelé sur le célèbre leader de la gauche. Il insiste notamment sur l’influence locale, nationale mais surtout internationale de Jean Jaurès : il suit les visites du tribun des plus petites villes du pays jusqu’aux échos et traductions de ses discours dans toute l’Europe – de Milan à Saint-Pétersbourg. Par ailleurs, pour reconstituer sa trajectoire, de nouvelles archives sont mobilisées : fonds privés inédits de dirigeants de l’époque récemment exhumés, bibliothèque personnelle de Jaurès, archives de la préfecture de Police, mais aussi des fonds allemands et russes jamais exploités.
On entrevoit alors un homme exceptionnel, un député sensible à la langue occitane de ses origines comme au concert diplomatique entre les nations, un orateur hors pair capable de parler aux paysans du Tarn comme aux militants aguerris, et enfin un lettré qui se fait tour à tour philosophe, historien et spécialiste des questions militaires.
Certains militants socialistes – minoritaires – s'opposèrent à Guy Mollet sur la question de la Guerre d'Algérie. Ce sont ces parcours, longtemps occultés, que Gilles Morin retrace dans son ouvrage "Socialistes contre la Guerre d'Algérie" (Arbre bleu éditions, 2024), venant ainsi, avec la publication de sa thèse soutenue en 1992, combler un manque sur l’histoire tourmentée de la gauche socialiste dans les années de transition de la IVe à la Ve République. Il en débat pour la Fondation avec Jean-François Merle, président de l'Institut Édouard-Depreux, partenaire de cet ouvrage. Pour les générations parvenues à l'âge adulte durant la guerre d’Algérie ou les années 1960, le discrédit de la SFIO était si fort et si global qu’il en a presque occulté la mémoire de ces hommes et de ces femmes qui, de l’intérieur et aussi longtemps qu’ils l’ont pu, ont combattu les dérives de ce que l’on a appelé par la suite le « national-molletisme ».
Gilles Morin, dans cet ouvrage, retrace avec minutie et finesse le cheminement de ces militants, mus par des motivations différentes et parfois contraires, qui entre 1956 et 1958 s’élevèrent contre la trahison de la promesse de faire la paix en Algérie qu’avait portée le Front républicain. Il montre comment le ralliement de la direction de la SFIO à la Ve République a été le point de bascule qui a conduit de l’opposition interne à la scission, pour donner naissance au PSA (Parti socialiste autonome) puis au PSU (Parti socialiste unifié). Pour permettre de mieux comprendre l’émergence de cette opposition, l’auteur analyse en détail les mutations de la SFIO depuis la Libération, ses débats et son fonctionnement internes, ses zones de force et de faiblesse, la composition sociologique de son électorat et de ses adhérents. Il décrit également avec précision les évolutions de sa doctrine coloniale, les pesanteurs et les ignorances qui l’ont empêchée d’appréhender le mouvement de décolonisation, ainsi que le cheminement à propos de la question algérienne de ceux qui ont, en fin de compte, formé cette opposition à Guy Mollet.
En Avril, pour la première fois dans l’histoire, la République islamique attaquait Israël depuis son territoire. « Une nouvelle équation a été établie avec cette opération : si le régime sioniste attaque, il sera contre-attaqué depuis l'Iran. » La guerre de l’ombre est-elle en train de changer de nature ? Nous traduisons pour la première fois en français la position du militaire du plus haut rang de l’armée iranienne, Mohammed Hossein Baqeri.
.... C’est pour cette raison que la position officielle de l’armée iranienne doit être analysée avec attention. Nous avons décidé de rendre accessible en français et de commenter ligne à ligne la prise de parole du chef d’état-major des Forces armées iraniennes, Mohammed Hossein Baqeri qui s’est exprimé ce matin à la télévision iranienne.
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Pour théoriser son hégémonie sur la politique mexicaine, le président López Obrador avait une formule-choc : « changement de régime ».
Dans un peu moins de deux semaines, la nouvelle présidente mexicaine Claudia Sheinbaum lui succèdera — mettant fin à une ère caractérisée par des transformations profondes de la démocratie et de l’État mexicain.
Humberto Beck tire un premier bilan de l’obradorismo. _____________________
e 1er octobre prochain, Andrés Manuel López Obrador (AMLO) — le premier président de gauche démocratiquement élu de l’histoire du Mexique — remettra l’écharpe présidentielle à sa successeure Claudia Sheinbaum, ancienne cheffe du gouvernement de la ville de Mexico et l’une des figures politiques les plus proches du président. Bien que, depuis sa fondation en 2014, le Mouvement de régénération nationale (Morena), le parti auquel les deux appartiennent, se soit présenté comme un « parti-mouvement » qui donnerait une voix aux groupes marginalisés par les processus de modernisation au Mexique, Morena a surtout constitué le véhicule de la mobilisation électorale de l’obradorismo — le courant politique organisé autour du leadership charismatique de López Obrador. e 1er octobre prochain, Andrés Manuel López Obrador (AMLO) — le premier président de gauche démocratiquement élu de l’histoire du Mexique — remettra l’écharpe présidentielle à sa successeure Claudia Sheinbaum, ancienne cheffe du gouvernement de la ville de Mexico et l’une des figures politiques les plus proches du président. Bien que, depuis sa fondation en 2014, le Mouvement de régénération nationale (Morena), le parti auquel les deux appartiennent, se soit présenté comme un « parti-mouvement » qui donnerait une voix aux groupes marginalisés par les processus de modernisation au Mexique, Morena a surtout constitué le véhicule de la mobilisation électorale de l’obradorismo — le courant politique organisé autour du leadership charismatique de López Obrador.
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Les politiques culturelles imposent un modèle dominant de la culture qui exclue trop souvent les catégories populaires et moyennes. C’est l’un des facteurs du rejet actuel du politique et des partis traditionnels. Le point de vue de Fabrice Raffin, sociologue, maître de conférences à l’université de Picardie Jules Verne, adapté d’une tribune initialement parue dans le journal Le Monde.
Les politiques publiques du domaine de la culture en France sont fondées sur des principes généreux d’éducation et d’émancipation. Le problème, pour ceux qui – professionnels de la culture en tête – placent en elles de tels espoirs, est qu’elles produisent au bout du compte surtout des effets de domination et d’exclusion.
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Le thème de l’immigration est aujourd’hui omniprésent et instrumentalisé à outrance, ad nauseam serait-on tenté de dire, par l’extrême droite mais bien au-delà, accompagné de manipulations et autres mensonges assénés sans scrupules. Parler objectivement de l’immigration n’est pas chose aisée. Charly Salkazanov, avocat, s’y essaie en interrogeant la réalité de ce « coût » de l’immigration.
C’est une idée bien répandue, un totem quasi indéboulonnable : l’immigration coûte cher. Pis, elle représente un poids exorbitant pour les finances de l’État. Mais en est-on vraiment sûr ? À force de le répéter, on finirait par l’être. En tout cas, le sujet catalyse les angoisses de certains Français au point de devenir un argument clé contre l’immigration. L’idée ne vient pas seule. Elle est accompagnée de ses variations : la France serait trop généreuse, les gens qui n’ont jamais travaillé bénéficieraient des prestations sociales, etc. Cette conviction d’une immigration qui plombe les finances publiques semble acquise. Elle a imprégné les mentalités, si bien que plus de 60% des Français pensent que « de nombreux immigrés viennent en France uniquement pour profiter de la protection sociale »1. Le sujet est complexe. Mais c’est justement une raison de s’y frotter. Sur quelle réalité se basent les partisans de ce dogme ? Il est important de ménager une place de choix à la raison et à des faits avérés pour un débat rigoureux et dépassionné sur le coût de l’immigration en France.
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