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Au temps des cerises - Page 842

  • Sélectio d'été - La Vie des Idées : Sorties d’usine Entretien avec Henri Eckert

    Fragilisée par le chômage de masse, l’insertion professionnelle difficile de ses jeunes, précarisée et individualisée, la classe ouvrière doit cependant encore être nommée et demeure, pour le sociologue Henri Eckert, une force politique à interroger.

    Sociologue, Henri Eckert est professeur émérite à l’Université de Poitiers et chercheur associé au Groupe de Recherches Sociologiques sur les Sociétés Contemporaines (GRESCO). Il a publié notamment L’Orientation professionnelle en Allemagne et en France. Utopie et réalité (L’Harmattan, 1993), Avoir vingt ans à l’usine (La dispute, 2006), et, en collaboration avec Sophie Béroud, Paul Bouffartigue et Denis Merklen, En quête des classes populaires. Un essai politique (La dispute, 2016).

    L’entretien a été réalisé le 31 mars 2017 à Bourges suite à la projection-débat du film d’Olivier Babinet, Swagger, organisée dans le cadre d’un partenariat entre le cinéma de la Maison de la Culture de Bourges, l’IUT de Bourges et le Centre d’Études pour le Développement des Territoires et l’Environnement (CEDETE) de l’Université d’Orléans.

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  • Séléction été : Réflexions sur mai 68 par Henri Weber

    « Comment avez-vous pu être trotskistes, maoïstes, anarchistes… ? me demandent mes enfants. Pourquoi avez-vous cessé de l’être et vous êtes-vous ralliés à la gauche réformiste ? Pour quelles heureuses raisons n’êtes-vous pas passés à la lutte armée, contrairement aux gauchistes italiens, allemands ou japonais ? »

    « Réponds-leur à la première personne, par le récit de ton parcours », m’a conseillé Régis Debray. C’est ce que je fais dans ce livre, qui me mène du camp de Léninabad, en Asie centrale, où mes parents étaient internés et où je suis né, aux barricades de la rue Gay-Lussac, en 1968, puis à la direction du Parti socialiste et au Parlement européen, en passant par le Sénat. Cet itinéraire d’un Juif polonais né en URSS et devenu parlementaire français est une manière personnelle de raconter d’où est sorti Mai 68, ce qui s’est passé pendant ce printemps fabuleux, et de comprendre ses lendemains : de l’utopie chimérique à l’utopie réaliste, de la révolution à la réforme.

    Cofondateur de la Jeunesse communiste révolutionnaire, puis de la Ligue communiste révolutionnaire, Henri Weber est une figure de Mai 68. Au terme d’un long périple politique et intellectuel, il a répondu en 1981 avec le gauchisme et adhéré en 1986 au Parti socialiste, dont il a été membre de la direction jusqu’en avril 2018. Docteur en philosophie et en sciences politiques, il a enseigné à l’université Paris –VIII et publié de nombreux essais, dont le dernier paru est Eloge du compromis (Plon, 2016).

    À l’occasion de la sortie de son livre  « Rebelle jeunesse » retrouvez les articles d’Henri Weber pour le 50ème anniversaire de Mai 68 :

    Mai-68 : comment continuer ? Publié dans l’Obs

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  • Le nouveau magazine littéraire - L'affaire Benalla souligne les faiblesses, mais heureusement également, les forces de notre démocratie

    Des faits graves, des suites administratives insuffisantes, un manque de transparence flagrant... L'affaire Benalla questionne la démocratie mais peut également, selon le politiste et chercheur CNRS au Cevipof Bruno Cautrès, contribuer à la renforcer.

    Au fond, l’histoire est simple : un chargé de mission de l’équipe présidentielle à l’Elysée a commis un ensemble de fautes graves au plan de sa responsabilité professionnelle, sans doute impardonnables au plan politique compte-tenu de sa position élevée à l’Elysée et des moyens généreux mis à sa disposition par le contribuable. Faut-il en effet rappeler que si le chiffre avancé par le porte-parole du gouvernement est avéré (5000 euros nets par mois de salaire), ce traitement est nettement plus élevé que celui de la plupart des chercheurs du CNRS, mais aussi plus élevé que le salaire médian des magistrats ou des commissaires de police (des professions peu réputées pour l’absence d’engagement professionnel de leurs membres).

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  • Sélection été : Fondation Jean Jaurès : 68, et après ? Rencontre avec Benjamin Stora

    Que reste-t-il de mai 68 ? Les héritages de cette période – ambiguë – sont-ils solubles dans la social-démocratie moderne ? L'historien Benjamin Stora évoque, à la Fondation, cette mémoire française et la génération 68 à laquelle il appartient

  • Sélection été : Fondation Jean Jaurès - Inventaire du quinquennat 2012-2017

    Quelles leçons tirer de la présidence de François Hollande entre 2012 et 2017 ? Quelles réussites ? Quels échecs ? Dans le cadre du travail de la Fondation Jean-Jaurès sur l’inventaire du quinquennat, Gilles Finchelstein, Anne Muxel et Daniel Cohen et Alain Bergounioux ont interrogé l’ancien président de la République à la Maison de la Chimie.

  • L'Aurore - Note de lecture : Jake Sullivan et le retour espéré aux fondamentaux progressistes chez les Démocrates américains

    Jake Sullivan a été l’un des piliers de la campagne de Hillary Clinton en 2016. C’est un expert des relations internationales, domaine dans lequel il a travaillé auprès du président Barack Obama puis auprès du vice-président Joe Biden. Mais dans un papier récent publié Democracy Journal (20/06/2018, https://democracyjournal.org/arguments/the-new-old-democrats/), il aborde plus largement la question de la gauche américaine. Le titre donne une idée de ce que promeut désormais Sullivan : « The New Old Democrats » que le chapeau explicite ainsi : « Nous ne sommes plus dans les années 1990. Le peuple veut que le gouvernement résolve de grands problèmes. Voilà comment les Démocrates doivent répondre ».

    Il commence son essaie en rappelant que jusqu’au début des années 1980 les Républicains et les Démocrates s’entendaient sur l’idée selon laquelle un effort gouvernemental est nécessaire pour régler les grands problèmes auxquels la société fait face. Il rappelle notamment l’anecdote sur une loi de 1971 qui a failli passer et qui aurait offert un service universel de garde d’enfants. La loi avait quatre fois plus de soutiens dans les deux chambres américaines que d’opposants. Quatre fois plus ! Elle fut néanmoins rejetée à la dernière minute par Richard Nixon.

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  • Challenges - Motion de censure de gauche: Mélenchon salue une "ambiguïté levée" au PS

    Le leader de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon s'est félicité vendredi d'une "ambiguïté levée" sur la ligne politique au PS avec la décision de travailler à une motion de censure commune des trois groupes de gauche contre le gouvernement..... "Hier, le bureau national du PS a donné son accord pour une motion de censure. Bon, c'est bien et nous sommes très contents. D'autant que comme elle ne peut pas se déposer sans nous, nous voyons que c'en est fini du +ni-Macron, ni-Mélenchon", a poursuivi cet ancien candidat à la présidentielle.

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  • Le nouveau magazine littéraire, Thomas Legrand - Affaire Benalla : l'occasion (presque) gâchée pour Emmanuel Macron d'afficher une présidence (enfin) différente

    Pour Thomas Legrand, éditorialiste à France Inter, Emmanuel Macron lors de son intervention devant les élus LREM sur l'affaire Benalla a perdu une occasion de rompre avec ses prédécesseurs ... montrant ainsi qu'il est encore dans la fascination de lui-même.

    Ça avait bien commencé… Très « Nouveau Monde », très « République exemplaire », Emmanuel Macron refusait le vieux réflexe de l’irresponsabilité politique que tant de présidents de la Vème  avaient pratiqué avant lui, bien à l’abri de nos institutions si protectrices pour le chef de l’État. Le président, élu au suffrage universel direct, est le chef de l’exécutif. Un exécutif qui ne procède donc pas du pouvoir législatif. Cette spécificité fait de la France un régime dit « parlementaire rationalisé » qui permet, pratiquement, au président de n’avoir à répondre que devant le peuple, sous la forme et au rythme de son choix. Le parlement peut contrôler l’action du gouvernement mais, théoriquement, pas s’intéresser aux affaires qui touchent l’Élysée, puisque le président n’est pas responsable devant lui. La commission des Lois transformée, pour l’occasion, en commission d’enquête, fait donc un travail inédit et utile.

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  • Le Vent se lève - Le destin de l’Europe se joue en méditerranée – penser l’Europe à l’aide de l’essai d’Ivan Krastev

    Même si les chiffres soulignent que le pic de la crise migratoire est passé, dû principalement à des traités douteux avec des pays tiers combiné aux évolutions de la guerre en Syrie, les gouvernements de l’UE continuent à gesticuler sur la thématique des migrations. Les dernières conclusions du conseil européen en juin confirment les analyses de Ivan Krastev, dans son livre Apres l’Europe, que la prochaine étape pour l’intégration européenne se fera sur les dos de ceux qui cherchent un meilleur avenir en Europe. La migration est désormais une question existentielle pour l’Europe. Article d’Edouard Gaudot initialement publié le 2 juillet sur le Green european journal.

    Seuls les Etats membres sont en mesure de répondre à la crise migratoire avec efficacité. Le rôle de l’Union européenne est de fournir son plein soutien de toutes les façons possibles. » Avec cette déclaration en ouverture du dernier sommet d’une année 2017 déjà riche en passions politiques, le président du Conseil européen, Donald Tusk, avait déclenché une de ces petites tempêtes dont la bulle bruxelloise a le secret, sinon le monopole. Depuis plus de deux ans maintenant, la querelle sur les fameux « quotas obligatoires » pour la redistribution sur le territoire de l’UE de groupes de réfugiés arrivés ces dernières années sur le continent enflamme la conversation politique européenne. De nombreux partis politiques en ont fait leur fortune électorale, dénonçant l’autoritarisme de « Bruxelles » ou l’aveuglement aventurier d’Angela Merkel – et surfant sans vergogne sur les fantasmes d’un péril sanitaire ou terroriste charrié par ces flots de malheureux.

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  • Sélection d'été - L'arène nue - Alexis Dirakis : « L'UE oeuvre à la transposition du modèle politique, monétaire et économique allemand à l'échelle continentale ».

    Alexis Dirakis est sociologue et philosophe. Il est membre du centre franco-allemand de recherches en sciences sociales de Berlin. Après avoir publié un article roboratif sur « Les ressorts du consensus allemand sur l'Europe » dans la revue Le Débat, il revient pour L'arène nue sur ledit consensus, sur le "couple" franco-allemand et les innombrables incompréhensions qui le traversent, sur la trajectoire historique particulière de la nation allemande et sur les perspectives possible pour l'avenir de l'Europe. 
     
     
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    Dans votre dernier article paru dans Le Débat et intitulé « Les ressorts du consensus allemand sur l'Europe » , vous expliquez que la vocation européenne de l'Allemagne ne s'y discute pas, et que tout le monde, outre-Rhin, est d'accord sur le fait que « l'Europe importe plus que l'Allemagne ». N'y a-t-il pas là un paradoxe alors que les dernières élections législatives (24/09) ont vu monter des partis « souverainistes » (AfD et, dans une certaine mesure, FDP), et que la crise politique actuelle dans le pays est précisément liée à cela ?
     
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  • Le Vent se lève - « Macron est l’aboutissement de la reconversion de la social-démocratie » – Entretien avec Fabien Escalona

    Fabien Escalona est politiste, rattaché à l’Institut d’études politiques de Grenoble et à l’UPMF. Il est également chroniqueur politique dans les colonnes de Mediapart depuis la campagne présidentielle de 2017. Auteur d’une thèse récemment parue sur la reconversion partisane de la social-démocratie à la fin des années 1970, il revient pour nous sur les évolutions de la famille social-démocrate depuis l’après-guerre et sur les développements politiques récents, notamment l’élection d’Emmanuel Macron.

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