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International

  • Non Fiction - En Syrie, la mue d’un groupe djihadiste à l’épreuve du pouvoir

    Anciennement affilié à la mouvance djihadiste globale, le groupe syrien Hayat Tahrir al-Cham s’est progressivement déradicalisé à mesure qu’il prenait le contrôle de la région d’Idlib.

    Un an après la chute du régime de Bachar al-Assad, les médias occidentaux dressent un bilan plutôt positif de la situation en Syrie   . Certes, ils soulignent les immenses défis qui se posent au pays après plus d’une décennie de guerre civile : la reconstruction matérielle, la mise en place d’un pouvoir véritablement démocratique, la coexistence pacifique entre les différentes communautés ethniques et religieuses (mise à rude épreuve par les massacres de début 2025 contre des alaouites, puis des Druzes). Néanmoins, les journalistes saluent prudemment la gouvernance mise en place par Ahmed al-Charaa, pourtant officiellement considéré comme « terroriste » par les États-Unis et l’Organisation des Nations Unies jusqu’en novembre 2025.

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  • LVSL - Soudan : derrière les massacres, le rôle des Émirats Arabes Unis

    L’ingérence des Émirats Arabes Unis (EAU) au Soudan ne doit rien au hasard. Elle fait partie intégrante d’un projet abondamment financé et d’envergure régionale  : une politique sous-impérialiste qui combine extraction économique, construction d’alliances autoritaires et contre-révolution. Le Soudan fait office de laboratoire de la diplomatie économique émiratie, fondée sur le pillage de l’or et l’expansion logistique.

    Menaces pour l’ordre émirati

    Les racines du rôle destructeur des Émirats au Soudan remontent à plus d’une décennie. En 2011, les Émirats (avec l’Arabie saoudite) considèrent le Printemps arabe comme une menace existentielle pour les régimes autoritaires de la région et pour leur propre mode de gouvernement – une monarchie rentière reposant sur la coercition, la corruption et l’étouffement de la contestation.

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  • Présidentielle au Portugal : le candidat socialiste arrive en tête et affrontera l'extrême droite au second tour

    Antonio José Seguro, candidat socialiste, a déjoué les pronostics en devançant l'extrême droite au premier tour de la présidentielle portugaise. Mais au second tour, il va devoir mobiliser à la fois les voix de la gauche et celles de la droite modérée.

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    France 24 - Présidentielle au Portugal : centre gauche et extrême droite s'affronteront au second tour

    L'élection présidentielle au Portugal se décidera lors d'un rare second tour entre le candidat de centre gauche et le leader de l'extrême droite. Selon des résultats partiels quasi complets, le socialiste Antonio José Seguro est arrivé en tête du premier tour avec 31 % des suffrages, contre 23,5 % des voix pour le candidat populiste André Ventura. Ce résultat sonne la montée en puissance de l'extrême droite. #Antonio José Seguro #André Ventura #présidentielle au Portugal

  • La vie des idées - Le recul démocratique en Israël Entretien avec Noam Gidron

    Dans leurs récentes recherches sur la politique israélienne, Noam Gidron et ses coauteurs explorent la polarisation affective du pays, le soutien à la réforme judiciaire, le populisme du Likoud et les relations entre ces différents éléments.

    Noam Gidron est professeur associé au département de sciences politiques et au programme de politique, philosophie et économie (PPE) de l’université hébraïque de Jérusalem. Il a obtenu son doctorat au département de sciences politiques de l’université Harvard en 2016, puis a effectué un stage postdoctoral au Niehaus Center de l’université Princeton en 2017-2018.

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  • Telos - Adhésion de l’Ukraine à l’UE: la voie graduelle par Pierre Mirel Directeur général honoraire à la Commission européenne

    L’agression de l‘Ukraine par la Russie le 24 février 2022 a provoqué une profonde émotion et entraîné la décision du Conseil européen de lui ouvrir les négociations d’adhésion à l’Union européenne. Ne pas répondre à sa candidature eût été une victoire pour le maître du Kremlin. Et perçue comme un reniement de la « révolution de la dignité » avec son choix européen à Maïdan en février 2014. L’émotion et la géopolitique l’ont alors emporté sur les mérites propres du candidat au sens de l’état de ses réformes et des obstacles posés.

    Ces derniers apparaîtront toutefois avec force à mesure que les négociations avanceront, notamment aux yeux de l’opinion publique européenne. La taille de l’Ukraine, sa population, son histoire, les caractéristiques de son économie et bien sûr sa situation géographique en font en effet un candidat exceptionnel. Son adhésion changera bien des équilibres au sein de l’Europe dont le centre de gravité se déplacera à l’est.

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  • Libé - Pour une fois unanime, la gauche française dénonce «l’enlèvement» de Nicolás Maduro

    Le PS, LFI, les Ecologistes et le PS ont été les seuls à condamner l’intervention américaine au Venezuela. Les Insoumis ont appelé à des rassemblements dans toute la France en soutien du peuple vénézuélien. L’Elysée gardait le silence ce samedi 3 janvier au matin, tout comme les responsables politiques macronistes et de droite.

    Une fois n’est pas coutume : la gauche française, toutes tendances confondues, des socialistes, aux écologistes en passant par les insoumis, a unanimement dénoncé ce samedi 3 janvier «l’enlèvement» du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines, et appelé les autorités françaises à le condamner également. LFI a par ailleurs appelé à participer à des rassemblements partout en France en solidarité avec le peuple vénézuélien, dont un place de la République à Paris à partir de 18H.

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  • LVSL - Mes adieux à Podemos

    Lorsque l’Espagne s’est révoltée contre l’austérité et l’impasse du système post-franquiste en 2011, en occupant les places du pays et en empêchant les expulsions de logements, Lilith Verstrynge, alors étudiante à Paris, est vite revenue dans son pays natal pour faire de la politique au sein du nouveau parti populiste de gauche Podemos. D’abord assistante parlementaire au Parlement européen, elle grimpe peu à peu les échelons, jusqu’à devenir secrétaire d’État, numéro 3 du parti et députée. Mais l’effervescence qui la galvanisait initialement s’est peu à peu dissipée, alors que les attaques médiatiques de la droite et les luttes internes étaient incessantes. Désabusée quant à la stratégie du parti, elle finit par démissionner en janvier 2024, à 31 ans, pour entamer une nouvelle vie, plus loin de la politique. Dans ce récit à la première personne, elle revient sur les raisons de son engagement, ses déceptions et ses fiertés et jette un regard critique sur les erreurs stratégiques du mouvement Podemos. Une histoire que Le Vent Se Lève, dont Lilith Verstrynge a dirigé la rubrique politique, a souhaité publier pour faire connaître la réalité d’un engagement politique pour une femme, souvent objet de nombreux fantasmes.

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  • Le Grand Continent - Par où Poutine attaquera-t-il l’Europe ?

    Soixante-cinq kilomètres. C’est la distance qui sépare la frontière du Bélarus de celle de l’enclave russe de Kaliningrad. Cette zone entre la Pologne et la Lituanie — dite corridor de Suwalki — assure la continuité territoriale du cœur de l’Union européenne, « de Lisbonne à Tallinn » ; elle constitue le seul lien continental de l’Alliance atlantique avec les trois républiques baltes. 

    Depuis 2015, la région est l’objet de toutes les attentions.

    Cette année-là, un article de Paul McLeary compare le corridor de Suwalki à la « trouée de Fulda » qui avait, pendant la Guerre froide, concentré une grande part des peurs d’une invasion par les forces du Pacte de Varsovie 1.

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  • Fondation Jean Jaurès - Chili : l’histoire encore convoquée

    Le Chili traverse une nouvelle séquence électorale qui, une fois encore, ravive les fantômes du passé autant qu’elle révèle les ruptures d’un présent politique fragmenté. Alors que s’affrontent récits historiques, fatigue citoyenne et aspirations contradictoires au changement, Maya Laurens, chargée de projet à la Fondation, spécialiste du Chili, analyse comment le pays semble osciller entre la volonté de rompre avec le cycle hérité de la dictature et la tentation d’un retour à l’ordre.

    Le Chili confirme cette règle selon laquelle chaque nouvelle élection semble annoncer un nouvel avènement politique, notamment parce que la brutalité de 1973 continue de produire un sentiment de cycle, ou du moins de résurgence1. Bien que l’horizon socialiste ait profondément changé, l’élection de Gabriel Boric, il y a presque quatre ans, avait suscité une mise en perspective historique. Elle ravivait l’espoir de clore un cycle de trente-cinq ans, marqué par l’alternance entre la droite et le centre gauche et par des réformes institutionnelles progressives et progressistes. Ce cycle se caractérisait aussi par l’incapacité de cette gauche gouvernementale à rompre réellement avec le moule conservateur et néolibéral façonné par les idéologues de la junte militaire durant seize années terribles. Les quatre dernières années ont-elles pour autant rouvert les « grandes avenues2 » ?

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  • Le Grand Continent - Plus Trump cède : la méthode Poutine pour manipuler les « négociations »

    Pour la Russie, il n’y a pas de pourparlers, mais une guerre de conquête, des objectifs territoriaux chiffrés.

    En réponse à la proposition américaine, Poutine veut désormais « la reconnaissance de jure, et non pas seulement de facto, comme l’indique le plan Trump, de la Crimée et du Donbass ». Et le président américain s’apprêterait à céder — encore.

    Nous traduisons et commentons le discours de Bichkek.

    Ce 27 novembre, Vladimir Poutine a pris prétexte d’une visite à Bichkek au Kirghizistan, dans le cadre d’un sommet de l’Organisation du traité de sécurité collective, pour commenter les récentes évolutions de la situation sur le front militaire et diplomatique

    Si Poutine est si loquace, c’est qu’il fait la guerre en parlant de la guerre ou en n’en parlant pas, conservant le silence lorsque les choses se déroulent selon ses plans, les embellissant au contraire lorsqu’elles contrarient ses visées.

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  • Chine : penser en résistance avec Anne Cheng et Chloé Froissart

    Une anthologie inédite révèle des voix chinoises qui, malgré la censure, analysent lucidement le présent de la Chine et défendent droit, vérité et bien commun.

    En Chine, l’espace du débat se rétrécit. Des comptes sur les réseaux sociaux disparaissent. Des carrières s’arrêtent. Des textes s’effacent. Penser en résistance dans la Chine d’aujourd’hui (Folio Essais, Gallimard, 2025), dirigé par Anne Cheng, sinologue au Collège de France, et Chloé Froissart, politiste et sinologue à l’Inalco, ouvre au lectorat francophone un accès direct à des textes publiés par des intellectuels chinois. Beaucoup ont été censurés, retirés des plateformes, ou ne circulent plus que hors du pays. L’intention, simple et forte, est de faire entendre des voix actuelles qui décrivent, analysent et proposent avec courage, malgré la contrainte.

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