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12/02/2018

LICRA - Racisme, antisémitisme et dérives dans le sport

La LICRA publie son enquête annuelle. 

Partout en France, des milliers de clubs sportifs mènent un travail d’éducation et de transmission des valeurs de la République. Chacun d’entre eux participe à son niveau au développement de la citoyenneté et de la laïcité auprès de la jeunesse. Alors que le sport est une source d’intégration, d’émancipation et d’ouverture à l’autre, il se transforme, dans certains quartiers, en machine identitaire à produire du racisme, de l’antisémitisme et du repli communautaire. 

Des phénomènes étrangers à l’éthique sportive et à ses valeurs sont apparus : recrutements exclusivement menés au sein d’une communauté particulière, prosélytisme religieux, refus de la mixité, soudaine apparition de tenues traditionnelles et de prières sur le terrain ou dans les vestiaires… Par ailleurs, l’entrisme et le prosélytisme manifestes de l’islam radical dans certains clubs sportifs, dont la doctrine bannit pourtant toute pratique sportive, est une source de préoccupation majeure et laisse augurer une stratégie de recrutement à long terme.

La situation est d’autant plus problématique que ces dérives sont à l’œuvre au sein de bâtiments sportifs publics, appartenant la plupart du temps aux collectivités territoriales et dans le cadre d’activités financées par de l’argent public. 

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11:50 Publié dans Communiqué | Tags : racisme, antisemitisme, licra | Lien permanent

03/02/2018

PS - Fonction publique : le contre-sens et le mépris du gouvernement

Au lendemain de mouvements sociaux dans les prisons, les Ehpad, la justice et à l’Université qui ont dénoncé des manques d’effectifs, le gouvernement annonce la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires. Le Parti socialiste déplore la surdité de l’exécutif et sa réponse totalement hors-sujet aux revendications des  fonctionnaires.

Ces annonces s’ajoutent à la liste, déjà longue, des mesures qui frappent les fonctionnaires  depuis le début du quinquennat : gel du point d’indice, suppression des emplois aidés ; rétablissement du jour de carence ; report de la mise en œuvre du protocole PPCR ; non-compensation de la hausse de la CSG. Le Parti socialiste demande au gouvernement de mettre un terme au mépris avec lequel il traite les agents qui servent l’intérêt général au quotidien.

Si la fonction publique a besoin d’être réformée, cela ne peut pas se faire n’importe comment, ni sans respect et dialogue. Les agents ont montré depuis plusieurs années leur capacité à faire des efforts pour faire évoluer l’organisation et le fonctionnement de l’administration. Ce dont ils ont besoin aujourd’hui, c’est moins d’un plan social que d’un plan de formation pour les accompagner dans l’évolution des services à rendre à nos concitoyens.

La suppression de 120.000 postes de fonctionnaires ne manquera pas d’avoir des conséquences sur la qualité et l’accès aux services publics, notamment dans les territoires les plus défavorisés. Le gouvernement doit lever le flou et indiquer rapidement les services qui seront affectés par ces suppressions de postes. 

 
Le Parti socialiste s’oppose à cette politique qui loin de réformer l’État affaiblit la puissance publique en la vidant de ses missions. Ce n’est pas en précarisant le statut de la fonction publique, ni en opposant les agents titulaires aux contractuels que l’on prépare l’avenir. Le service public, auquel les Français sont attachés, mérite davantage d’attention et de considération de la part du gouvernement.

LICRA - Sarcelles : l’agression de trop

Communiqué – 31/01/2018

Lundi, un garçon de huit ans, portant une kippa, a été agressé violemment en pleine rue. Le motif antisémite a été retenu par le Parquet. Cette agression est celle de trop. 

Le 3 janvier, deux épiceries cacher de Créteil sont recouvertes de croix gammées. Le 9 janvier, jour de la commémoration de l’attentat de l’Hypercacher de Vincennes, l’une de ces deux enseignes est incendiée. Quelques jours plus tard, le centre communautaire juif Saint-Hilaire de Saint-Maur reçoit une lettre anonyme de deux feuillets menaçant d’incendie la synagogue. Samedi 13 janvier, sur le site de vente en ligne « Le Bon Coin », plusieurs annonces proposent à la vente une « étoile jaune », un brassard nazi ou encore une casquette d’uniforme SS. Le même jour, une jeune fille de 15 ans, issue de la communauté juive et portant l’uniforme du lycée privé juif Merkaz-Hatorah a été agressée violemment à Sarcelles, son assaillant lui tailladant le visage avec une lame avant de partir, sans rien dire

La LICRA condamne avec la dernière énergie ces agressions antisémites.

La République ne doit pas laisser la communauté juive lutter, seule, contre l’antisémitisme. Ce fléau est l’affaire de tous et déroger à cette règle, ce serait tomber dans le piège d’une nation à la découpe où chaque communauté qui la compose serait réduite à l’auto-défense, indépendamment de toutes les autres.

Surtout, notre pays doit mettre un coup d’arrêt à la banalisation de l’antisémitisme et mener une lutte implacable contre les fauteurs de haine, qu’ils soient incendiaires, agresseurs ou internautes. La main de la justice ne doit pas trembler devant des faits de cette nature.

La sanction doit intervenir à la première alerte, raciste ou antisémite. Aux premiers mots, aux premières insultes, aux premières agressions, la limite doit être posée sans faiblesse. C’est la raison pour laquelle la LICRA milite, depuis de nombreuses années, pour que les délits liés à l’expression du racisme et à l’antisémitisme cessent d’être considérés comme des « délits d’opinion » et traités avec les précautions infinies de la loi de 1881 sur la presse. Leur place est dans le code pénal car ils constituent des délits comme les autres, des délits souvent préludes au passage à l’acte et qui peuvent conduire à des crimes.
Mario Stasi

Président de la LICRA

12:15 Publié dans Communiqué | Tags : licra | Lien permanent

LICRA - Ils veulent censurer Charb !

L’acharnement contre Charlie Hebdo a atteint hier des limites qu’il faut dénoncer avec la dernière énergie. Le syndicat étudiant « Solidaires » de l’Université Paris 7 Diderot a demandé à la présidence de l’Université l’annulation de la pièce jouée par Gérald Dumont à partir du texte posthume que Charb avait terminé d’écrire quelques jours seulement avant le 7 janvier 2015, la Lettre aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes. La section locale de l’UNEF se serait même proposée d’envahir l’amphithéâtre de l’établissement le jour de la représentation, pour empêcher la pièce d’être jouée.

Les arguments avancés par « Solidaires » sont tout simplement odieux : la pièce de Charb serait « raciste » et « islamophobe ». Pire, cette pièce serait un acte visant à légitimer la violence envers les musulmans, reprenant au mot près l’argumentation de la « guerre aux musulmans » déployée par Edwy Plénel contre Charlie Hebdo. 

Nous assistons à une véritable capitulation et au retour d’un esprit munichois qui, chaque jour, organise nos reculades et nos reniements. La déprogrammation de ce spectacle ne serait pas une simple annulation : ce serait un acte de censure, de lâcheté et de trahison de nos valeurs. 

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06:49 Publié dans Communiqué | Tags : charb, licra | Lien permanent

31/01/2018

PS - Textes d’orientation du congrès d’Aubervilliers

Après le Conseil national du Parti Socialiste du 27 janvier et à l’issue de la commission nationale d’organisation du congrès, vous trouverez ici les quatre textes d’orientation retenus pour le congrès d’Aubervilliers les 7 et 8 avril.

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17/01/2018

PS - Notre-Dame-des-Landes : un reniement et des questionnements

17 janvier 2018

Le Parti socialiste prend acte de la décision du gouvernement qui est d’abord celle d’un reniement. Par la voix de son Premier ministre, le Président de la République vient de désavouer le candidat Macron qui pendant la campagne présidentielle s’était montré déterminé à appliquer le résultat du référendum : « Il y a eu un vote, mon souhait, très clairement, c’est de le respecter, donc de le faire ! » avait-il asséné sur France 2, en avril 2017. 
 
Cette décision va ainsi à l’encontre du vote exprimé le 26 juin 2016 mais aussi des près de 180 décisions de justice qui ont toutes été favorables au transfert de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. L’annonce du gouvernement fragilise l’Etat de droit. La maire de Nantes, Johanna Rolland, est fondée à évoquer un « déni de démocratie » car ce projet n’a jamais posé de problème de légalité, mais de faisabilité. La solution proposée par le Premier ministre d’un aménagement de l’actuel aéroport ouvre, à ce stade, de très nombreuses questions sur lesquelles l’Etat devra apporter des réponses rapides et crédibles : engagements financiers, calendrier, consultations, etc.
 
Le gouvernement plonge dans l’expectative nombre d’habitants, d’acteurs économiques et d’élus locaux qui espéraient que la construction d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes serait l’occasion de développer l’attractivité de la région Grand-Ouest et d’améliorer la qualité de vie de dizaines de milliers de riverains confrontés aux nuisances sonores de l’actuel aéroport. Le Parti socialiste demande à l’Etat de rencontrer dans les meilleurs délais les élus locaux afin de leur dire comment il entend compenser cette perte d’investissement au bénéfice des villes-métropoles et de l’ensemble du territoire. L’indemnisation de la société Vinci au titre de la résiliation du contrat, estimée entre 350 et 500 millions d’euros, ne saurait se faire au détriment de l’avenir du Grand-Ouest et de ses habitants. 
 
Bien sûr, il faudra tirer toutes les leçons de Notre-Dame-des-Landes. Le Premier ministre n’a guère insisté sur ce point, pourtant essentiel : revoir les fondements et l’architecture du dialogue environnemental en France afin de s’assurer qu’à l’avenir, ces grands projets se gèrent moins par des recours en justice que par la vitalité du débat démocratique. Le Parti socialiste propose qu’une conférence nationale soit constituée pour approfondir les premières réformes mises en oeuvre par Ségolène Royal, alors ministre de l’environnement, et reprendre des suggestions contenues dans la proposition de loi déposées à la fin du précédent quinquennat par le groupe socialiste à l’Assemblée nationale.
 
Enfin, le Premier ministre a fait savoir qu’il laisse jusqu’au printemps aux occupants illégaux pour quitter la ZAD avant une intervention des forces de l’ordre qui devra s’organiser avec la maîtrise et le discernement nécessaires. Le Parti socialiste a noté l’engagement du gouvernement sur ce point.

22:34 Publié dans Communiqué | Tags : notre-dame-des-landes | Lien permanent

26/12/2017

LICRA - Lutter contre la radicalisation dans le sport

Le sport constitue un foyer important d’embrigadement en faveur du djihad. Avec la Région Ile-de-France, la LICRA s’engage à lutter contre ces dérives en formant les responsables et animateurs des clubs. Les objectifs de ce programme inédit en France et initié par la Région Ile-de-France sont de sensibiliser les dirigeants et de donner aux éducateurs des clés pour lutter contre ce fléau en pleine expansion. La pratique du sport peut aussi être une remédiation éducative en situation de crise identitaire. 

Le sport, terrain de jeu de la radicalisation 

Partout en France, des milliers de clubs sportifs mènent un travail d’éducation et de transmission des valeurs de la République. Chacun d’entre eux participe à son niveau au développement de la citoyenneté et de la laïcité auprès de la jeunesse. Pourtant, fin octobre 2015, un rapport du service central du renseignement territorial a mis en évidence le développement du communautarisme religieux et de  la radicalisation  au sein de certaines associations sportives. Au total, une vingtaine de cas graves ont ainsi été recensés en moins de deux ans et il y a tout lieu de croire qu’ils ne forment que la partie visible d’un phénomène plus profond. Si ces chiffres paraissent marginaux au regard de l’ensemble de l’écosystème du sport amateur, leur évolution doit néanmoins nous alarmer quant à l’ancrage du fait religieux et communautaire dans le quotidien d’une partie de notre jeunesse. Alors que le sport est une source d’intégration, d’émancipation et d’ouverture à l’autre, il se transforme, dans certains quartiers, en machine identitaire. 

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22:30 Publié dans Communiqué | Tags : licra, radicalisation, laicite | Lien permanent

22/12/2017

Le Parti socialiste demande le retrait de la circulaire Collomb

Le Premier ministre reçoit aujourd’hui les associations d’hébergement et de lutte contre l’exclusion pour s’entretenir avec elles de la mise en application de la circulaire Collomb.

Cette circulaire porte très gravement atteinte aux droits des étrangers et au travail des associations. Dès le 10 décembre, le Parti socialiste avait rappelé son attachement au droit d’hébergement inconditionnel des personnes sans-abri, sans distinction de leur statut administratif.

Le Parti socialiste demande solennellement le retrait de cette circulaire.

Il renouvelle sa proposition d’une réunion entre le président de la République et les associations concernées afin de trouver des solutions à l’engorgement des centres d’hébergement.

20/12/2017

Autriche : le Parti socialiste condamne la coalition gouvernementale droite extrême-droite

Après de longues négociations, le leader conservateur Sebastian Kurz a formé un gouvernement avec le parti d’extrême droite, le FPÖ. Depuis que l’Autriche a rejoint l’Union européenne, c’est la deuxième fois qu’un parti membre du PPE s’allie avec l’extrême-droite. Après la Hongrie et la Pologne, voici l’Autriche sombrer du côté du nationalisme à quelques mois de sa présidence du Conseil européen, à partir de juillet prochain.

Alors que l’élection présidentielle avait vu le candidat d’extrême-droite se qualifier pour le second tour, les législatives de l’automne ont créé les conditions d’un retour de l’extrême-droite dans une coalition gouvernementale. Cette situation est d’autant plus inquiétante que cette dernière obtient les ministères de la Défense et de l’Intérieur, en plus d’un contrôle sur les services secrets. On peut notamment craindre que la question des migrants ne devienne la cible de prédilection de ce gouvernement rétrograde.

En 1999-2000, la constitution d’une première coalition avec l’extrême droite en Autriche avait vu des dirigeants européens mettre le pays à l’écart, sans que ces mesures ne soient vraiment efficaces. D’évidence, les membres de l’Union européenne ne sauraient aujourd’hui faire l’économie d’une réaction forte, individuelle et collective, tant l’indifférence conduirait à la banalisation et la banalisation à tous les maux que nous n’avons déjà que trop subis sur le vieux continent.

Le Parti socialiste a toujours combattu l’extrême-droite, sous toutes ses formes et il a toujours condamné les alliances entre des partis démocratiques et les héritiers de l’idéologie mortifère. C’est pourquoi, dans un moment de crise démocratique sans précédent pour le modèle européen, les socialistes persistent et signent : combattre l’extrême-droite partout, ne pas détourner le regard, condamner toutes les alliances. Il est urgent de réinventer le projet européen, celui de l’humanisme, de la démocratie et de la solidarité, seule digue contre la vague des populismes.

18/12/2017

Conférence nationale des territoires : le Parti socialiste veillera à ce que l’action de l’Etat concerne tous les territoires

Le déplacement de Matignon à Cahors à l’occasion de la deuxième Conférence nationale des territoires (CNT) est une décision symbolique qui aura eu le mérite de braquer les projecteurs sur les difficultés que connaît la capitale du Quercy à l’instar de nombreuses villes moyennes françaises.

Parmi les volets prioritaires annoncés à la CNT, on note la création d’un plan « Cœurs de ville » doté de 5 milliards d’euros sur cinq ans et adossé à un outil central, les opérations de revitalisation des territoire (ORT). Le Parti socialiste se félicite de ce plan qui va permettre de lutter contre le déclin de l’activité économique et commerciale des centre-bourgs des villes moyennes mais regrette toutefois que le périmètre retenu exclue les quartiers périphériques, les petites villes ou certains villages confrontés eux aussi à la disparition de services publics, commerces,…

Si, comme nous l’avions demandé à plusieurs reprises, le gouvernement a semblé enfin chercher les voies d’un apaisement avec les collectivités territoriales à travers des assouplissements en matière de discipline budgétaire, les propositions sont insuffisantes. Il faudra, a minima, qu’elles soient améliorées lors de la deuxième lecture du projet de loi de programmation des finances publiques 2018-2022 au Sénat, mardi prochain. Mais, dans le contexte d’extrême réduction de l’autonomie budgétaire des collectivités territoriales, la contractualisation ne saurait faire figure de panacée. Le Parti socialiste souhaite que le gouvernement entende les propositions des associations pluralistes d’élus afin de trouver un compromis satisfaisant et pérenne.