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31/03/2015

Propositions du collectif Vive la Gauche ! Pour un contrat de rassemblement

L’état réel de la France ne fait pas de doute. L’impuissance à y remédier nous vaut une nouvelle défaite, la troisième en un an. Les résultats du Front National et l’abstention confirment la déception et le désarroi de millions de Français. La vie démocratique française en sort gravement et durablement changé. Le tripartisme d’aujourd’hui est un risque immense pour demain. Continuer sans rien changer, c’est sous-estimer l’ampleur du choc politique. Une embellie mineure ne pourra prévenir d’autres catastrophes majeures.

La crise démocratique qui vient de se traduire dans les urnes exige que nous répondions à la demande de justice dans la République, et d’efficacité face au chômage. Nos propositions pour les douze prochains mois constituent un agenda de réforme, qu’une majorité enfin rassemblée peut dès maintenant assumer et défendre, sans renoncer et sans se renier.
Sans changements sincères dans les politiques, sans renouvellement de la pratique du pouvoir, la dispersion de la gauche sera irréversible. Les Français veulent sentir que ceux qu’ils ont choisis en 2012 se battent sans relâche pour redresser le pays. Mais la France ne changera pas sans les Français. Tout Français porteur d’un projet doit être accompagné. Le destin de chaque jeune dans notre pays ne doit pas être figé dès le plus jeune âge.
Porteurs de l’espérance de très nombreux socialistes et de beaucoup de Français, nous ne nous laisserons pas enfermer dans une fronde, ou dans la démoralisation. Nous appelons à ce qu’une grande Gauche se rassemble sans retard, pour soutenir des politiques nouvelles, au service de nos engagements.

Le « Plan République » : un plan en urgence et dans la durée pour l’égalité sur tous les territoires de la République.

– Particulièrement dans les territoires en difficulté :
Arrivée en grand nombre d’enseignants et d’acteurs de l’éducation / prévention spécialisée, ouverture de nouvelles maisons de services publics, accélération du déploiement de l’accès au Très Haut Débit, implantation de nouveaux centres de santé et de maisons de santé pluridisciplinaires, soutien aux projets et équipements culturels, appui financier aux associations ;

– Engagement général pour le logement :
o Développer des Opérations d’Intérêt National sur le territoire pour contraindre les maires réticents à bâtir.
o Lutter contre la spéculation et la rente foncière pour libérer les terrains privés constructibles.
o Systématiser la vente à la Caisse des dépôts des terrains publics qui ont vocation à accueillir du logement en particulier lorsque la cession par les administrations ou entreprises publiques traine en longueur.
o Augmenter les aides à la pierre pour relancer la construction de logements sociaux à loyers abordables.
o Appliquer sans faiblir la loi ALUR : Garantie des loyers, création des observatoires des loyers, montée en puissance de l’encadrement des loyers.
o Utiliser sans délais le droit de préemption de l’Etat dans les communes qui refusent de construire des logements sociaux.

– Supprimer immédiatement la baisse des dotations aux collectivités locales.

Face au chômage de masse, le soutien massif et ciblé à l’investissement privé et public.

– Redéploiement des sommes accordées aux entreprises sans contrepartie à travers le CICE et le Pacte de responsabilité afin de financer l’investissement ;

– Le secteur bancaire et financier au service de l’économie réelle
o Création d’une responsabilité territoriale des banques pour les PME, TPE, en création, développement, transmission. Loi pour la transparence de l’activité locale des banques, notation par agence indépendante de l’exercice de cette responsabilité territoriale.
o Mettre en œuvre des sanctions dissuasives pour les établissements bancaires favorisant l’évasion fiscale.
o Fin des activités des banques françaises dans les paradis fiscaux.

– Relancer l’innovation et la recherche.
o Création du CICER via la fusion du CICE et du CIR. Ce crédit d’impôt ne doit plus être assis sur la rémunération et la masse salariale.
o Financement des emplois de la recherche publique et privée.

– Taxation des transactions immobilières de très haut niveau et une contribution de solidarité urbaine.

– Une nouvelle politique industrielle : la transition énergétique
o Création d’un fonds d’investissement pour répondre aux objectifs de la loi Transition énergétique (limitation du nucléaire à 50% en 2025, montée des énergies renouvelables à 23% en 2020 et 32% en 2030). Ce fonds renforcerait les crédits nécessaires à la réhabilitation thermique des bâtiments privés et publics, mais aussi aux mutations industrielles et agricoles ou au développement de l’économie circulaire, des circuits courts.
o Relance les plans de la Nouvelle France industrielle liés à la transition énergétique (voiture 2L/100, énergies renouvelables, avions électriques, TGV du futur, navires écologiques, rénovation thermique des bâtiments, etc.).

– Un appui fiscal aux entreprises qui privilégient l’investissement et l’ancrage local. Un crédit d’impôt spécifique à l’économie sociale et solidaire.

– Relancer un cycle de concertation avec les partenaires sociaux sur l’ensemble des questions de la vie au travail (santé, conciliation avec la vie personnelle) et de la formation professionnelle.

– Renouer avec la défense des couches populaires et des classes moyennes :

o Un « bouclier de pouvoir d’achat » pour les salariés, fonctionnaires et retraités des catégories populaires. Ni perte, ni gel.
o Augmentation progressive et concertée des bas salaires.
o Lutte contre la précarité et amélioration de certaines prestations (élargissement du RSA socle aux jeunes, automaticité du RSA activité, etc.)
o Des mesures immédiates vers une réforme fiscale : Amorce de la CSG progressive (baisse pour les contribuables modestes) et du prélèvement à la source.

– Réorienter enfin l’Europe

– Proposer une révision des règles budgétaires européennes afin de relancer l’activité par la stimulation de l’investissement,
– Instaurer la taxe sur les transactions financières portant sur l’ensemble des produits financiers (actions, obligations, produits dérivés) en vue d’alimenter le fonds vert de lutte contre le réchauffement climatique et d’assurer des ressources financières propres à la zone euro.
– Créer une fiscalité sur le chiffre d’affaires des grandes plates-formes sur internet (Google, Amazon…) pour accélérer le déploiement des réseaux à très haut débit.
– Lutter contre l’évasion et l’optimisation fiscale : obligation de reporting pays par pays pour connaître la réalité de l’activité de toutes les firmes multinationales, harmonisation fiscale (assiette commune obligatoire de l’impôt sur les sociétés puis définition de taux minimum d’imposition), fiscalité des géants du numérique.
– Combattre le dumping social en proposant la révision de la directive relative aux détachement des travailleurs et la création d’un salaire minimum européen.
– Mettre un terme aux actuelles négociations sur le Traité Transatlantique, qui intègrent l’arbitrage privé, l’accord sur le commerce des services (TISA), qui menacent de dissoudre la souveraineté politique, économique et énergétique de l’Union européenne. Le gouvernement doit dire dès maintenant qu’il ne les ratifiera pas.

Rééquilibrer les pouvoirs

Remettre le Parlement au centre du jeu démocratique.
Attachés à un Parlement fort qui exerce pleinement sa mission de contrôle de l’action du gouvernement, nous appelons l’exécutif à soutenir la modernisation de nos institutions.
Le gouvernement doit prendre l’engagement de ne pas recourir à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution lors du vote solennel sur la loi pour la croissance et l’activité prévu à l’été. Ainsi, l’exécutif tournerait le dos à cette pratique archaïque et restaurerait les bases d’un dialogue nécessaire avec sa majorité.

28/01/2015

Vive la Gauche - Nos réformes structurelles : Propositions alternatives et priorités législatives pour l’emploi, l’activité et la croissance 2015-2017

Nous n’ignorons pas que la relance de l’économie ne règle pas l’ensemble des problèmes de notre République, ses inégalités et ses fractures. Mais nous savons que le redressement et la transformation, de notre modèle économique et social sont plus urgents chaque jour.

En 2015, pour faire réussir notre pays, nous proposons un ensemble de réformes réellement structurelles, qui respectent et prolongent les engagements pris en 2012.

Elles se distinguent, par leur nature et leur ampleur, des projets d’inspiration libérale, qui se polarisent essentiellement sur la réduction des budgets publics et entraînent l’affaiblissement des droits des salariés. Ces réformes attaquent à la racine les difficultés du pays, les obstacles au financement des entreprises, les retards des investissements de transitions, et portent une ambition de transformation.

En concentrant les projets actuels, dans la précipitation, sur quelques déréglementations sectorielles, on court le risque de dégâts considérables, pour beaucoup d’entreprises et de salariés. Nous faisons d’autres choix : celui des régulations ciblées, de l’intervention stratégique de la puissance publique, de l’investissement durable dans des secteurs clé, vecteurs de relance économique et de cohésion sociale, au service d’une société plus juste, plus écologique.

Soucieux de traquer les rentes abusives (après l’occasion manquée de renégocier les contrats des concessions autoroutières), nous souhaitons nous y atteler effectivement dans le domaine bancaire.

Conscients des responsabilités de chacun devant la situation réelle du pays, nous proposons de concentrer utilement la dépense publique dans les domaines prioritaires, en particulier le numérique et les énergies renouvelables.

En redéployant les ressources du pacte de responsabilité, nous dégageons les financements nécessaires aux politiques fiscales et sociales synonymes d’investissements réels : des dépenses importantes à court terme peuvent rapporter beaucoup demain, par l’augmentation du taux d’emploi, par l’amélioration de la compétitivité, et par l’avènement d’une société où progressent l’égalité et la cohésion.

Face à la récession -aggravée en 2014- en France et en Europe, le plan d’urgence que nous avons demandé en septembre dernier devient toujours plus nécessaire.

Un nouveau départ pour l’économie française, les moyens de la troisième révolution industrielle, des progrès sociaux à la clé : voilà l’enjeu de cette plate-forme.

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15/12/2014

Laurent Baumel - "Vive la gauche !" - 29 novembre 2014


Laurent Baumel - "Vive la gauche !" - 29... by vivelagauchetv

Christian Paul - "Vive la gauche !" - 29 novembre 2014


Christian Paul - "Vive la gauche !" - 29... by vivelagauchetv

30/11/2014

L'actualité des socialistes du 24 au 30 novembre (mise à jour)

A la une

20 minutes - A Paris, des «frondeurs» PS dialoguent avec des militants déboussolés

Appels à la mobilisation à gauche et contre l'austérité, mais aussi de nombreux témoignages de militants déboussolés: Benoît Hamon, Aurélie Filippetti et des "frondeurs" du PS se sont réunis samedi dans un gymnase parisien pour préparer 2017.

LCP - Réunion samedi du collectif "Vive la gauche" avec Hamon et Filippetti

Le collectif "Vive la gauche", principalement des "frondeurs" du PS, se réunit samedi à Paris, en présence notamment des anciens ministres Benoît Hamon et Aurélie Filippetti, pour s'ouvrir davantage aux "déçus de la gauche" dans la société et ne plus, selon ses organisateurs, se cantonner à l'action parlementaire

29 et 30 novembre

Le Figaro - Jean-Christophe Cambadélis propose un débat à Nicolas Sarkozy

Les socialistes ne se sont pas bousculés au portillon pour commenter samedi soir la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidence de l'UMP. Le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis s'est cependant fendu d'un tweet, dans lequel il note que Nicolas Sarkozy a été «mois bien élu que prévu».

MLyon - Le PS du Rhône condamne les débordements en marge de la manif contre le FN à Lyon

Ce samedi après-midi, alors que le Front National organisait son congrès à la Cité Internationale, une manifestation partait de la place Jean-Macé pour dénoncer la banalisation du parti.
En marge de ce mouvement contestataire, des débordements se sont produits : abribus et commerces vandalisés, charges des CRS…
Le Parti Socialiste, dont certains membres défilaient aux côtés du collectif de vigilance contre l’extrême-droite, a décidé de condamner ces actes.

Yagg - Rémi Féraud: «La “Manif pour tous” a été le vecteur de l’homophobie, quoi qu’elle en dise»

 

D'allure discrète, Rémi Féraud est l'un des hommes-clés de la mandature d'Anne Hidalgo à Paris. Yagg vous propose d'en savoir plus sur lui.

BFMTV - Quand Martine Aubry fait un pas de plus dans la bataille interne du PS

Martine Aubry, la maire de Lille, va déposer une contribution dans le cadre de la préparation du prochain Congrès du Parti socialiste, programmé en juin 2015. Une façon pour l’ancienne Première secrétaire du PS et ses proches de porter leurs idées. Avant de viser plus haut?

28 novembre

Le Monde - Le prochain congrès du PS sera organisé début juin 2015

.... L’un des enjeux politiques du congrès à venir est la capacité à s’unir de toutes les sensibilités critiques du PS. S’ils veulent peser contre les partisans de la politique gouvernementale et de l’axe Hollande-Valls, l’aile gauche du parti, les proches des anciens ministres Benoît Hamon et Arnaud Montebourg, comme les amis de Martine Aubry, doivent s’entendre pour faire bloc.

27 novembre

Libé - René Dosière dénonce un «recul important des pouvoirs de contrôle des députés»

Le député socialiste s'indigne de l'allongement du délai de réponse du gouvernement aux questions des élus, dénonçant la «désinvolture» de l’exécutif.

Le Lab - Pour Valérie Rabault, Montauban a des airs de dictature après l'expulsion d'un journaliste du conseil municipal

#DeniDeDemocratie- Après l'évacuation musclée d'un journaliste au conseil municipal de Montauban mardi 25 novembre, la socialiste Valérie Rabault dénonce un "déni de démocratie" dans cette ville dirigée par la maire UMP Brigitte Barèges, membre de la Droite Populaire.

Paris Match - "La gauche ne doit pas mourir" Liêm Hoang-Ngoc, socialiste affligé mais remonté

L’économiste Liêm Hoang-Ngoc et le professeur de science politique Philippe Marlière publient «La gauche ne doit pas mourir», à la fois réquisitoire contre la politique du gouvernement et appel à la construction d'une véritable alternative à gauche.

26 novembre

Blog Mediapart - Gérard Filoche: "Un gouvernement Cambadélis, Laurent, Cosse, Mélenchon, vite !"

Gérard Filoche est un homme en colère. Membre du bureau national du PS, il critique durement l'orientation économique du gouvernement, incarné selon lui par le premier ministre, Manuel Valls. Souhaitant revenir à l'élan insufflé par le discours du Bourget, cet infatigable militant qui se considère toujours comme "socialiste", appelle de ses voeux un nouveau temps du quinquennat. Marqué à gauche, bien sûr, avec la présence des écologistes et des communistes.

Le Lab - Pour répondre à Valérie Trierweiler, le député PS Eduardo Rihan Cypel souhaite que Hollande raconte lui-même son histoire

IDEE DU JOUR - François Hollande bientôt auteur d'un best-seller ? C'est ce à quoi l’encourage le député PS de Seine-et-Marne, Eduardo Rihan Cypel. Interviewé ce mardi 25 novembre par #DirectPolitique sur le succès de Valérie Trierweiler en tournée promotionnelle à l’étranger, le porte-parole du parti socialiste a exprimé son souhait de voir le président de la République raconter "aussi lui-même son histoire". L'élu prend "très au sérieux les effets de ce que dit Mme Trierweiler sur le président de la République".

Le Point- Prisons : la promesse politique qui ne sera jamais tenue

Le président PS de la commission des Lois, Jean-Jacques Urvoas, rend public un rapport au vitriol sur l'emprisonnement individuel en France.

L'Obs - Lepetit (PS) appelle une partie de la gauche à moins "débiner" le gouvernement

Annick Lepetit, porte-parole des députés socialistes, a critiqué mardi ceux qui à gauche passent du temps à "débiner" l'action du gouvernement, en faisant allusion à Aurélie Filippetti au sujet de Florange.

FranceTVinfo - Manuel Valls veut faciliter le retour des Français vivant à l'étranger

Le Premier ministre a chargé Hélène Conway-Mouret, ex-ministre des Français de l'étranger, de faire des propositions pour inverser la tendance et faire revenir les Français expatriés.

Le Monde - La fuite d'un rapport prônant une modification des 35 heures irrite le PS

Les hiérarques socialistes montent au créneau. Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, a assuré, lundi 24 novembre, qu’il n’y aurait pas en France de remise en cause des trente-cinq heures. Une réaction à des informations parues dans le magazine allemand Der Spiegel assurant qu’un assouplissement des trente-cinq heures et un gel des salaires sur trois ans en France figuraient parmi les propositions d’un rapport sur la croissance commandé par Paris et Berlin.

25 novembre

Le Monde - A Florange, la « visite Potemkine » de François Hollande

Le président qui, malgré les apparences, tient ses promesses. Ou, du moins, qui fait tout pour ne pas trop les bafouer. C’est la posture qu’a résolument adoptée François Hollande, et le message qu’il entendait diffuser, lundi 24 novembre, à l’occasion de son troisième déplacement à Florange (Moselle) en un peu plus de trois ans.

Le JDD - Quatre questions sur une primaire à gauche

Ces dernières semaines, le débat sur l’opportunité d’une primaire pour l’élection présidentielle de 2017 a été relancé à gauche. Malgré son impopularité record, François Hollande ne rejette pas d’emblée l’idée d’une primaire. Questions sur un processus qui n’est plus si improbable.

Le Figaro - 35 heures : pour le PS, un totem qu'on ne touche pas impunément

Cela tient du réflexe de Pavlov. À la seule évocation des 35 heures, la gauche monte sur ses ergots pour défendre ce qu'elle considère comme sa dernière grande réforme sociale, pourtant largement assouplie depuis sa création par Martine Aubry il y a bientôt quinze ans. Sans surprise, le rapport franco-allemand dévoilé par Der Spiegel et prônant un assouplissement des 35 heures dans de nombreux secteurs a provoqué une levée de boucliers orchestrée en trois temps au PS et sur sa gauche.

Les Echos - Florange, ce marqueur ambigu du quinquennat de François Hollande

Dans la vallée de la Fensch, le président a martelé que ses engagements du printemps 2012 avaient été tenus. Un constat que certains ne partagent pas, à l'instar de la députée PS de la Moselle, Aurélie Filippetti.

Marianne - PS : la machine à transformer les ouvriers en tristes "technos"

Edouard Martin, eurodéputé PS et ex-syndicaliste CFDT, a estimé, ce matin sur France inter, que les trente nouveaux CDI sur le site de Florange sont un signal "plutôt positif" et traduisent une reprise de "la dynamique des embauches". Il est loin le leader ouvrier qui n’hésitait pas à qualifier de "traître" le gouvernement Ayrault. Désormais, il s'exprime comme un parfait technocrate.

Paul Alliès - Maupassant à Solférino

 

La direction du Parti socialiste vient d'adopter une "Charte des socialistes pour le progrès humain". C'est un texte de dix pages qui prétend faire la synthèse de 5600 contributions. Il sera adopté par un vote des militants puis par les Etats Généraux réunis le 6 décembre à Paris. Tant sur la forme que sur le fond, le compte n'y est pas. Voilà un texte qui procède plus d'un exercice littéraire que de l'écriture d'une nouvelle perspective politique. Maupassant plutôt que Jaurès.

24 novembre

L'Obs - Légalisation du cannabis : la position de Mme Touraine est rétrograde et manque de courage

LE PLUS. Un éternel débat. Cette semaine, Marisol Touraine, la ministre de la Santé s'est dit opposée à un changement de la loi concernant le cannabis. Plus tôt, une députée PS avait préconisé une légalisation contrôlée dans la sphère privée. Quelle solution choisir ? Le décryptage de Jean-François Hauteville, médecin addictologue.

RTL - Kader Arif serait inquiété par une autre affaire, à Paris

Le "Journal du Dimanche" croit savoir que les affaires de favoritisme qui inquiètent l'ex-secrétaire d'État aux anciens combattants s'étendraient jusqu'à Paris.

France 3 - Philippe Saurel, maire de Montpellier veut deux capitales régionales ?

Quelle capitale régionale pour la nouvelle région englobant Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon ? L'annonce officielle de la fusion date de deux jour et, le maire de Montpellier affirme d'ores et déjà ne pas vouloir jouer les potiches. Tout en prônant la complémentarité.

France 3 - Pascal Cherki, député PS : "Je n'écarte pas l'idée d'une primaire même si François Hollande veut se représenter"

Pascal Cherki était l'invité de Samedi Politique à midi sur l'antenne de France3 Ile-de-France. Le député PS de Paris est plutôt favorable à une primaire à gauche pour l'élection présidentielle même si François Hollande devait se représenter.

18/09/2014

Déclaration de politique générale du Gouvernement, Notre déclaration du 16 septembre

Notre vote exprime des désaccords devant une politique économique et sociale qui ne réussit pas. Membres de la majorité, nous exprimons par notre abstention l’urgence de réorienter des choix essentiels. Ni efficaces, ni justes, ils s’éloignent des engagements pris devant le pays, et souvent, ces dernières semaines, des principes qui fondent notre ambition socialiste.

Un vote de confiance n’est pas l’appréciation des qualités d’un homme ou d'un discours, mais l'assentiment donné au gouvernement sur la mise en œuvre concrète de sa politique. Assumée depuis l’annonce du « pacte de responsabilité » amplifiant le CICE, confirmée malgré les sanctions électorales, cette politique se trouve encore rigidifiée depuis l’été. Le remaniement récent a rétréci les bases politiques du gouvernement.

La politique de baisse massive et sans contrepartie de la fiscalité des entreprises va d'abord provoquer des effets d'aubaine importants et des augmentations insupportables de la rémunération des actionnaires. Cette politique, financée par des hausses de TVA et des baisses de dotations aux collectivités locales, n'est pas adaptée à la situation des entreprises qui souffrent d'abord de la faiblesse de leur carnet de commandes. Nous soutenons les efforts entrepris pour desserrer le carcan européen, mais nous considérons que le gouvernement ne doit pas s’enfermer dans une politique de contraction excessive des dépenses qui affaiblit la croissance et entretient le déficit.

L’érosion du pouvoir d’achat des catégories populaires et moyennes a compromis le "redressement dans la justice". Nous constatons, comme de nombreux Français, que les corrections apportées restent insuffisantes. La fonction historique de la gauche est d’initier des réformes innovantes et justes pour réduire les inégalités, en refusant clairement les réponses libérales dépassées.

Nos propositions ne portent pas sur des détails, mais sur l'équilibre et le sens d'une politique. Les "petits gestes" et les improvisations n’offrent pas une stratégie à la hauteur de la crise. Nous défendons un autre chemin, parfaitement réaliste et possible. Nous proposons de cibler les aides sur les entreprises qui investissent et créent vraiment des emplois, et de libérer les milliards d'euros correspondants pour un plan d'urgence soutenant la consommation, le logement et l'investissement des collectivités locales. La remise en chantier de la réforme fiscale et de la loi bancaire renouerait avec notre programme.

Seul un changement de politique peut redonner confiance aux Français, ressouder notre majorité et rassembler la gauche. Etre responsables et utiles à la France est la seule raison d'être de la démarche démocratique que nous poursuivrons au Parlement, à travers les débats budgétaires, et au-delà avec le collectif "Vive la Gauche !".

31/08/2014

Vive la Gauche : Appel de La Rochelle

30 août 2014
 
« Pour que Vive la gauche »
 
L’heure n’est plus à la déception ou à l’alerte, mais à un puissant sursaut collectif. Plusieurs crises s’additionnent et n’en finissent pas. La durée et la profondeur de la récession minent le quotidien des Français et la confiance en un destin collectif.
 
Privées d’une amélioration de leurs conditions de vie, les classes populaires et moyennes ont exprimé leur colère. Le vote majoritaire d'un sombre dimanche en faveur de l’extrême-droite a été le
révélateur insupportable d’une société sous tension.
 
Nous devons retrouver notre force collective pour orienter le présent et permettre un avenir de progrès. Il y a urgence à redonner justice et efficacité à des politiques enlisées, sans résultats ni perspectives. 
 
La vocation de la gauche, c’est de porter l'espoir, non pas de risquer un renoncement continu, ou de s’excuser sans cesse de ce que nous sommes. A s’écarter de leurs engagements, les socialistes se divisent. A les oublier, nous nous perdrons. Les applaudissements du Medef ne seront jamais le critère de notre réussite.
 
Nous choisissons de ne pas subir une suite d’événements qui préparent d’amers lendemains. Nous avons une conviction bien ancrée : pour se réinventer, la France a besoin d'une gauche fière d'elle-même et de ses valeurs.
 
L’idéal progressiste est notre ressort, comme il est celui de millions de gens. Au lendemain des élections municipales et européennes, deux défaites sans précédent, des parlementaires de notre majorité ont choisi de s’exprimer dans l’Appel des 100 et d’agir, conscients des enjeux et responsables du mandat qui leur a été confié. Nous leur apportons notre soutien pour les choix décisifs des prochaines semaines au Parlement.