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26/12/2015

Qui sont les pauvres en France ?

18 décembre 2015 - En France, la population pauvre est d’abord jeune et peu qualifiée. Le risque de pauvreté est très inégal selon les populations.


Qui sont les 4,8 millions de personnes pauvres au seuil à 50 % du niveau de vie médian ? Si on ausculte la plupart du temps les chiffres de la pauvreté sous l’angle des taux, on oublie le plus souvent de décrire la composition sociale de cette population démunie, finalement mal connue.

  • La moitié des pauvres ont moins de 30 ans

La pauvreté touche en premier lieu les enfants, les adolescents et les jeunes adultes (20-29 ans) dont plus d’un sur dix est pauvre. Parmi les 4,8 millions de pauvres au seuil à 50 % du niveau de vie médian, 1,7 million (plus du tiers du total) sont des enfants et des adolescents. Mais le concept « d’enfants pauvres » cache la pauvreté des parents : les enfants sont pauvres parce que leurs parents disposent de revenus insuffisants, notamment du fait du chômage, des bas salaires et du morcellement des temps de travail. Les plus de 60 ans sont moins souvent concernés. 3,6 % d’entre eux sont pauvres, et ils représentent 10,7 % des personnes pauvres. Leur situation n’en est pas moins grave : une partie de ces personnes, notamment en milieu rural, survivent avec de très bas revenus. Les plus âgés sont dans une situation particulière qu’il faut prendre en compte : il est très peu probable que leur situation évolue, alors que les plus jeunes peuvent toujours espérer un avenir meilleur.

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25/12/2015

Observatoire des inégalités - Encore un Noël au goût amer pour les catégories populaires

19 décembre 2015 - Noël sera l’occasion d’un immense déballage. Les plus aisés ne connaissent pas la crise, alors qu’une partie de la population décroche. Un contraste de plus en plus saisissant. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.


Les fêtes de fin d’année seront l’occasion d’un immense déballage. Téléphones et tablettes seront des invités de marque. Dès novembre, les catalogues de jouets ont ouvert le bal. Début décembre, les rues se sont illuminées, les « marchés » de Noël se sont installés et la chasse aux cadeaux a commencé.
Comment une telle frénésie de consommation est-elle possible dans un pays frappé de plein fouet par une crise d’une ampleur inégalée, où le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de deux millions depuis 2008 selon Pôle Emploi ?

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20/12/2015

L'Observatoire des inégalités - Les classes sociales sont de retour !

7 décembre 2015 - Les classes sociales, enterrées trop vite, continuent de structurer la société française. Refuser de le voir conduit au ras-le-bol social et au vote extrême. L’analyse de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.


Après le ras-le-bol fiscal, place au ras-le-bol social des classes laborieuses. Les élections régionales ont été le théâtre de l’expression d’une exaspération des milieux populaires. Hausse de la pauvreté, inégalités scolaires, sur-chômage des ouvriers non qualifiés, inégalités d’accès aux soins, etc. A peine leur enterrement terminé, les classes sociales ressuscitent dans le débat public. Sous des appellations parfois différentes, « milieux », « couches » ou « catégories » sociales (voir notre encadré sur la vaine bataille des mots), un ensemble de données montre le poids de l’origine sociale (lire notre article Portrait social des classes). Faute de prendre en compte cette situation, l’action publique attise les tensions.

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17/12/2015

Observatoire des inégalités - Portrait social des classes

4 décembre 2015 - Des revenus à l’éducation, en passant par le logement ou la santé, les inégalités entre classes sociales continuent à structurer notre société. Une synthèse des données qui séparent les cadres supérieurs des ouvriers.


Salaires, niveaux de revenus, pratiques de loisirs, etc. : notre société demeure structurée par les écarts qui existent entre milieux sociaux. La « moyennisation » - mise en exergue dans les années 1990 et 2000 - a fait long feu. Le revenu, le diplôme, la profession ou l’histoire familiale continuent de façonner les pratiques.

Le premier clivage qui sépare les catégories sociales est le niveau de vie. Avec un salaire mensuel net moyen de 4 072 euros en 2013, les cadres supérieurs touchent 2,4 fois plus que les ouvriers (1 686 euros). On ne mesure pas toujours très clairement l’ampleur d’un tel écart : chaque mois, les premiers peuvent dépenser ou épargner 2 386 euros de plus que les seconds, soit près de deux mois de travail d’un smicard (le Smic mensuel se monte actuellement à 1457.52 euros). Ces inégalités de niveaux de vie se retrouvent, en version amplifiée, en matière de patrimoine. La fortune médiane (la moitié possède plus, l’autre possède moins) d’un cadre supérieur est de 214 500 euros, contre 5 500 euros pour un ouvrier non qualifié. Près de 40 fois moins.

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14/12/2015

L'Observatoire des inégalités - Les oubliés du numérique

30 novembre 2015 - Les inégalités d’accès aux nouvelles technologies diminuent très nettement, notamment entre catégories sociales. Reste que 20 % de la population n’utilise pas Internet et que la moitié ne fréquente pas les réseaux sociaux.


Entre 1991 et 2015, en France métropolitaine, le taux d’équipement en ordinateur à domicile (un au minimum) est passé de 12 à 80 %, selon le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) [1]. Le téléphone mobile s’est fortement démocratisé ces dix-huit dernières années avec un taux d’équipement de 92 % en 2015 contre 4 % en 1997. Entre 2011 et 2015, le taux de propriétaires de smartphones a été multiplié par trois (de 17 à 58 %). Enfin, en 2015, vingt fois plus de personnes (83 %) se connectent à Internet à domicile qu’en 1998 (4 %).

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28/11/2015

Observatoire des inégalités - Echec scolaire et inégalités : l’école française, un plutôt bon élève en Europe

19 novembre 2015 - Les inégalités sociales d’éducation sont marquées en France, mais notre modèle est loin d’être le plus mauvais. Il présente surtout de mauvais résultats en matière de formation professionnelle. Un article extrait du Centre d’observation de la société.


L’école française, royaume des inégalités et du décrochage ? L’Observatoire des inégalités a publié les données de l’enquête Pisa de l’OCDE qui montrent l’influence du milieu social sur les résultats scolaires à l’âge de 15 ans et pour le niveau en mathématiques. Dès l’enfance, des écarts existent.
De nouvelles données, plus complètes, montrent qu’au niveau européen, notre modèle d’éducation et de formation est surtout mal classé en matière de formation professionnelle des adultes [1]. Dans le domaine de l’échec et des inégalités scolaires, la France n’est pas en si mauvaise position [2].

La France est l’un des pays qui comptent le plus de diplômés de l’enseignement supérieur au sein des générations récentes : ils représentent 44 % des 30 à 34 ans (données Eurostat pour 2012), contre 36 % en moyenne européenne, 40 % en Espagne, 32 % en Allemagne et même seulement 28 % en Italie. Parmi les pays les plus peuplés, seul le Royaume-Uni fait mieux avec 47 %. Pourtant, l’Hexagone a longtemps été à la traîne dans ce domaine, du fait d’un développement tardif de l’université, dans les années 1980.

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19/11/2015

Observatoire des inégalités - Quelles sont les villes les plus inégalitaires de France ?

12 novembre 2015 - Les villes les plus inégalitaires en France sont pour l’essentiel les villes aisées situées en banlieue ouest de Paris. Les villes les plus égalitaires sont à la fois des villes de classes moyennes et des villes pauvres. Un article extrait du Centre d’observation de la société.


Neuilly-Sur-Seine, Paris, Annemasse : voici le trio des villes les plus inégalitaires selon le rapport dit « interdécile », qui divise le revenu minimum des 10 % les plus riches [1] par celui maximum des 10 % les plus pauvres [2]. Pour la première fois en France, l’Insee a publié des données locales sur les revenus qui permettent d’étudier la pauvreté mais aussi les inégalités de revenus après impôts et prestations sociales, données qui n’avaient jamais été intégrées. Une lecture beaucoup plus proche de la réalité des écarts.

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14/11/2015

Fondation Jean Jaurès - Prélèvements obligatoires / PIB : déconstruire les « évidences » par Pierre Bauby Alain de Toledo

Les notions de PIB, de dépenses publiques et de prélèvements obligatoires ne sont pas réellement opératoires. Pierre Bauby et Alain de Toledo plaident pour qu’elles ne soient plus la marque d’une vérité scientifique absolue mais redeviennent des indicateurs parmi d’autres.

Synthèse :

Fréquemment utilisées dans les débats contemporains, les notions de « PIB », de « dépenses publiques » et de « prélèvements obligatoires » ne sont toutefois pas réellement opératoires. Il convient donc d’apprécier les limites auxquelles sont confrontées ces notions et de relativiser leur absolutisme scientifique.

Apports et limites du PIB

La définition d’un appareil statistique apparaît aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale – le PIB en première place – avec pour but d’évaluer l’évolution annuelle de l’économie du pays, de comparer les données recueillies à celles des autres pays et d’apprécier l’efficacité de la politique économique au niveau national. Toutefois, à l’heure où les chiffres font figure d’autorité, mettre en cause l’obsolescence du PIB est un impératif.

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13/11/2015

Observatoire des inégalités - 3,2 millions de salariés précaires en France

6 novembre 2015 - La France compte 25,8 millions d’emplois, occupés par 22,8 millions de salariés et 3 millions d’indépendants. 12,3 % des salariés, soit 3,2 millions de personnes, ont un emploi précaire, le plus souvent les peu qualifiés et les jeunes.


Les trois quarts des emplois sont des postes de salariés du privé en contrat à durée indéterminée (59 %) ou des fonctionnaires (17 %) selon les données 2014 de l’Insee. 12,3 % des emplois sont précaires, ce qui représente 3,2 millions de personnes, principalement des contrats à durée déterminée (7 % du total des emplois) et des intérimaires (2,1%).

Ces données sont discutables. Les apprentis et une partie des contrats aidés reçoivent une formation, il est possible de les compter à part, même si leur contrat de travail est bien précaire. En revanche, elles n’intègrent pas les précaires non salariés, dont on sait pourtant qu’un certain nombre vivotent au gré des contrats. Elles masquent aussi le fait que, malgré leur CDI, une partie des salariés les moins qualifiés, notamment dans les PME, sont très peu protégés des fluctuations économiques. Enfin, ces données moyennes cachent l’impact de la précarité pour les jeunes

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12/11/2015

Observatoire des inégalités - Comment la solidarité familiale reproduit les inégalités en Europe

10 novembre 2015 - Avec la crise, l’apologie de la « solidarité familiale » connaît une nouvelle jeunesse en Europe. Elle est pourtant un vecteur puissant de reproduction des inégalités sociales. Une analyse de Adrien Papuchon, sociologue.


En Europe, dans une période de crise et de limitation des dépenses publiques, l’apologie de la « solidarité familiale » connaît une nouvelle jeunesse [1]. Volontiers présentée comme le complément indispensable de la solidarité publique [2], les facteurs qui déterminent sa mise en œuvre ne sont pourtant pas clairs, et les moyens des familles, très inégaux.

Pour certains [3], la solidarité familiale constitue une protection qui limite les conséquences du manque d’emploi pour les jeunes : ce « bouclier social » permet de se former et de limiter les conséquences de la précarisation des jeunes adultes sur le marché du travail. Pour d’autres, elle dépend essentiellement des ressources des parents ou est dirigée vers les jeunes qui réussissent le mieux socialement : elle constitue un facteur supplémentaire de production des inégalités au sein des nouvelles générations [4].

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