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18/07/2014

OFCE : Comment lire le cas Alstom par Jean-Luc Gaffard

La situation d’Alstom a défrayé la chronique depuis que les dirigeants de l’entreprise ont annoncé leur intention de céder la branche énergie à General Electric et de procéder à une restructuration ressemblant fort à une vente à la découpe. Les pouvoirs publics ont vivement réagi devant ce qu’il jugeaient être un fait accompli, sollicitant un autre repreneur, en l’occurrence Siemens, dans la perspective de créer une ou des entreprises européennes dans des secteurs jugés stratégiques, à l’image d’Airbus. Avant de se rallier à la solution General Electric, entretemps améliorée tant sur la somme déboursée pour le rachat qu’en ce qui concerne les modalités de la future organisation industrielle. Ces péripéties, pour importantes qu’elles soient, ne doivent pas masquer une réalité plus générale, celle d’une désindustrialisation qui, entre autres, prend la forme du démantèlement de certaines grandes entreprises et qui résulte de l’incohérence d’une  gouvernance propre à ce qu’est devenu le capitalisme français.

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20:44 Publié dans Réflexions | Tags : ofce, gaffard, alstom | Lien permanent

Jean-Marie Harribey, Alternatives Economiques : Supprimons la coupe du monde de l’équilibre budgétaire public

Commençons par une petite histoire imaginaire, mais plus vraie que nature. Le pays A (comme Allemagne) a décidé la semaine dernière de bâtir le budget 2015 de son État à l’équilibre, c’est-à-dire de supprimer totalement le déficit budgétaire. Ce pays A a par ailleurs un excédent commercial extérieur. Dans le même temps, un second pays F (comme France, mais c’est un pur hasard) aura l’an prochain un déficit budgétaire et un déficit commercial extérieur. Dans cette petite histoire que nous contons, il n’existe que deux pays au monde : A et F. Et donc qui ne commercent qu’entre eux. Obligatoirement, l’économie A dégage une capacité de financement égale au besoin de financement de l’économie F. Cette obligation résulte de l’équilibre comptable de la somme des flux engendrés par tous les agents économiques, tant privés que publics. Que sont tous ces flux pour comprendre pourquoi le modèle A s’impose comme dominant F et donc le monde ?

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Libé - Stéphane Le Foll, Pour une croissance longue : favoriser la production contre la rente,

Depuis la victoire de 2012, la gauche est confrontée à une situation économique extrêmement dégradée, fruit d’une crise dont les origines ne sont pas seulement conjoncturelles. L’économie française souffre depuis trop longtemps d’un positionnement industriel inadapté aux nouveaux marchés à conquérir. Quant à son modèle social, si précieux aujourd’hui dans son rôle d’amortisseur de crise, il n’offre pas toute la souplesse nécessaire pour soutenir une reprise rapide de l’économie.

Est-ce un mal ? Je ne le crois pas, si on pense à long terme. Dès 2012, la gauche s’est retrouvée face à un dilemme : faut-il relancer à tout prix la demande intérieure comme nous y incitait une frange radicale de la gauche ou accepter enfin de regarder la réalité en face et tirer toutes les leçons du rapport de Louis Gallois sur l’état de notre appareil industriel ?

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Jean Gadrey - Le mondial du bonheur : et à la fin, c’est toujours le Danemark qui gagne !

La tradition philosophique qui fait du bonheur un sujet majeur de réflexions sur la condition humaine est fort respectable. Mais la façon dont le bonheur est en passe de devenir une nouvelle pensée unique globalisée, réduite à des statistiques commentées (souvent par des économistes, ce qui n’arrange rien), sur la base d’un quasi-monopole de l’Institut Gallup dans la production des données mondiales, m’énerve de plus en plus.

Cette mode planétaire ne date que de quelques années. La « commission Stiglitz » (2008-2009) m’a fourni un lieu d’observation en direct du lobbying ultra minoritaire mais très efficace de ceux de ses membres qui étaient les « spécialistes incontestés » du bonheur statistique. Ils n’étaient que deux sur les 25 membres (34 avec les rapporteurs) : Daniel Kahnemann (prix « Nobel » 2002) et Alan Krueger, son jeune et dynamique disciple à Princeton. Mais quelle efficacité !

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00:05 Publié dans Réflexions | Tags : gadrey | Lien permanent

15/07/2014

Anthony Gooch et Alexandre Jost mesurent notre bonheur France Inter par France Inter


Anthony Gooch et Alexandre Jost mesurent notre... par franceinter

13:22 Publié dans Réflexions | Lien permanent

13/07/2014

Une politique économique de gauche est-elle encore possible ?

On y est… les premières mesures  pour mettre en œuvre le pacte de responsabilité et ses 50 milliards d’euros d’économies ont été présentées à l’Assemblée nationale.

Hier, c’est le volet social qui a été voté avec le projet de loi de financement rectificative de la Sécu. Aujourd’hui les députés on découvert le volet finances publiques, avec la présentation des grandes lignes du budget triennal 2015-2017.......
 
Mais une politique économique de gauche est-elle possible ? C’est la question, ce soir, du Grain à moudre d’été, en partenariat avec le magasine Alternatives Economiques.

12/07/2014

Mathieu Pigasse : La rencontre en vidéo par Fondation Jean-Jaurès


La rencontre en vidéo par fondationjeanjaures

10:00 Publié dans Réflexions | Lien permanent

10/07/2014

Libé - L’ascenseur est dans les escaliers Jules NAUDET Sociologue au Centre de sciences humaines de New Delhi

On entend trop souvent dire, dans les médias et ailleurs, «oui, l’ascenseur social fonctionne». Il faut pourtant le rappeler haut et fort : il n’existe pas d’ascenseur social ! Et si, toutefois, on devait reconnaître la validité d’une telle image, il est clair que celui-ci ne fonctionne pas et qu’il conviendrait plutôt de reprendre l’expression provocatrice de Jamel Debbouze qui affirmait «l’ascenseur social est resté bloqué au sous-sol et ça pue la pisse !». Effectivement, il n’existe pas de bouton sur lequel appuyer pour gravir les échelons de la société. Quelques réglages d’un technicien d’Otis ou de Schindler ne feront pas redémarrer une machine en panne qui n’a peut-être d’ailleurs jamais fonctionné. La croissance a, historiquement, toujours été le principal moteur de l’ascension sociale des rares personnes étant parvenues à échapper aux lois de la pesanteur sociale. Or, elle est quasi inexistante.

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10:05 Publié dans Réflexions | Tags : naudet | Lien permanent

09/07/2014

Gilles Raveaud - Les Français parmi les plus riches du monde

On savait que la France comptait environ 1 millionnaire pour 25 habitants, ces hauts patrimoines étant en général hérités.

Ces chiffres de 2012 donnés par le Crédit suisse (bien sûr) ont été confirmés en 2013, la proportion de millionnaires augmentant encore, pour passer à 1 pour 21 habitants.

Comme le rapporte le site cBanque :

La France est le premier pays européen au niveau du nombre de millionnaires.

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16:00 Publié dans Réflexions | Tags : gilles raveaud | Lien permanent

Non Fiction : Itinéraire d'un historien des idées politiques

Résumé : Un long entretien sur le parcours intellectuel et personnel de l'historien des origines du fascisme.

Dans un ouvrage dense, justement intitulé Histoire et Lumières. Changer le monde par la raison , l'historien et professeur à l'Université hébraïque de Jérusalem Zeev Sternhell revient sur son parcours personnel et intellectuel, depuis ses souvenirs d'enfance jusqu'à aujourd'hui, à travers un long entretien avec le journaliste Nicolas Weill.

Intellectuel israélien d'origine polonaise, Zeev Sternhell est un spécialiste reconnu à la fois en Europe et aux Etats-Unis de l'histoire du phénomène fasciste, analysé sur le plan des idées politiques et de ses origines culturelles. Ayant étudié et commencé ses recherches dans le monde universitaire français, au sein de "l'école" d'historiens de Sciences Po, notamment sous le patronage de Jean Touchard, René Rémond et Raoul Girardet, Sternhell est particulièrement célèbre en France, parmi la communauté intellectuelle, pour avoir remis en question la sacro-sainte typologie des "trois droites" (légitimiste, orléaniste et bonapartiste), chère à René Rémond , qui fut poutant l'un de ses maîtres. Dans ses ouvrages les plus connus, La droite révolutionnaire 1885-1914. Les origines françaises du fascisme  et Ni droite ni gauche. L'idéologie fasciste en France , Sternhell, de manière alors iconoclaste  ce qui paraît aujourd'hui surprenant  chercha en effet à démontrer que, loin de constituer un pays "allergique" au fascisme , par sa culture républicaine notamment, la France des premières décennies de la IIIe République fut au contraire l'un des berceaux de la culture politique préfasciste   terreau qui sera favorable aux ligues de l'entre-deux-guerres , à la fois sur le plan intellectuel (c'est Maurice Barrès qui intéressait essentiellement Sternhell au départ de ses recherches) comme au niveau politique (la montée de fièvre boulangiste, en particulier), puisant dans le rejet des Lumières un élan nationaliste qui tend à rejeter les individualités et à vanter une conception holiste de la communauté politique nationale.

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13:00 Publié dans Réflexions | Tags : zeev sternhell | Lien permanent