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Article de la fin de semaine

  • Fondation Jean Jaurès, Myriam Revault d'Allonnes, Alice Agrech - Gouverner sans passions : une illusion démocratique ?

    Dans son ouvrage Passions publiques (Seuil, 2026), la philosophe Myriam Revault d’Allonnes remet en cause cet héritage intellectuel qui a érigé la raison en unique critère légitime de l’organisation sociale, reléguant les affects au rang de simples entraves. Pour elle, les colères, les indignations et les expériences vécues ne sont pas des obstacles, mais le socle sensible du vivre-ensemble démocratique. Dans cet entretien avec Alice Agrech, chargée de mission à la Fondation, elle décrypte les nouvelles formes de mobilisation, de #MeToo aux « gilets jaunes », et interroge : comment faire des passions une force de transformation, quand les institutions peinent à les entendre et que les populismes s’en emparent ? Un débat essentiel pour repenser la démocratie au-delà du vieux clivage entre raison et émotion.

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  • Le Grand Continent - L’ère de l’hyperpolitique, une conversation avec Anton Jäger

    Anton Jäger — L’un des penseurs les plus brillants de la nouvelle génération a inventé un concept qui semble capturer parfaitement la séquence que nous traversons.

    Comment vivre à l’âge d’une politisation extrême, de plus en plus radicale — mais sans les cadres de la politique ?

    Anton Jäger présente la thèse de son dernier livre : l’hyperpolitique. 
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    Anton Jäger est maître de conférences en histoire des idées politiques et en théorie politique à l’Université d’Oxford. Contributeur régulier du New York Times ou de la New Left Review. Nous le rencontrons à l’occasion de la sortie de son troisième livre, Hyperpolitics : Extreme Politicization without Political Consequences chez Verso Books le 10 février prochain.

    Comment le concept d’hyperpolitique est-il né ?

    À l’origine, de manière presque banale. La première intuition m’est venue au détour d’une conversation avec un ami, en 2021 ou 2022, peu après la grande vague de protestations de l’été 2020 — celles qui ont suivi le meurtre de George Floyd, mais aussi les mobilisations contre les confinements pendant la pandémie de Covid. 

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  • Clément Reversé remporte le Prix du livre contre les inégalités avec « La vie de cassos »

    Le « Prix du livre contre les inégalités » est décerné à Clément Reversé, pour La vie de cassos, Jeunes ruraux en survie. Cette récompense lui sera remise le 6 mars prochain lors de la Semaine de l’égalité, à Tours.

    Le « Prix du livre contre les inégalités » est attribué au sociologue Clément Reversé pour La vie de cassos. Jeunes ruraux en survie, paru aux éditions Le bord de l’eau en septembre 2025. Il sera remis publiquement à l’auteur, le 6 mars prochain à Tours, dans le cadre de la Semaine de l’égalité 2026. Nous vous invitons à échanger avec lui à l’occasion de cette soirée-débat. Bien sûr, nous vous conseillons aussi vivement la lecture de l’ouvrage.

    Les jeunes « cassos » que décrit le sociologue dans cet ouvrage ont une vingtaine d’années. Ils ont quitté l’école sans obtenir leur CAP et vivent dans des bourgs et villages de Nouvelle-Aquitaine. Sans emploi stable ni voiture, ils et elles sont souvent coincés chez leurs parents et s’éloignent de leurs anciens amis d’école. Le chercheur en a rencontré une centaine et détaille leur solitude, leurs espoirs déçus et leur énergie à chercher du travail pour échapper au stigmate de « l’assisté ».

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  • La femme que Marx n’a jamais voulu rencontrer : Flora Tristán, l’autodidacte qui aurait pu changer l’histoire du socialisme par María Begoña Pérez Calle Professor of Economics, Universidad de Zaragoza


    Pour Flora Tristán (Paris, 1803-Bordeaux, 1844), la transformation de la société devait être intégrale, et la communication avec les masses laborieuses était aussi importante que la diffusion littéraire de son modèle. C’est pourquoi elle ne se contenta pas d’écrire pour ceux qui pouvaient payer un livre et le lire, mais chercha à sensibiliser directement les classes travailleuses.

    Sa proposition novatrice impliquait un lien indissociable entre la question ouvrière et la question féminine : il n’y aurait pas de libération prolétarienne sans libération des femmes. L’émancipation était donc la condition nécessaire de la justice universelle. Flora Tristán anticipa ainsi des débats qui, bien des années plus tard, occuperaient une place centrale dans les discours féministes.

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  • Observatoire des inégalités - Remise en cause des politiques environnementales : le peuple, un mauvais alibi

    L'article de la fin de semaine sur le blog Actualités Socialistes de Yves Le Pape (Facebook)

    Au nom des ménages les plus pauvres, on recule sur les politiques environnementales. Alors que les plus défavorisés sont les plus touchés par les pollutions et le dérèglement climatique. Les politiques environnementales sont indispensables et elles doivent être justes. Le point de vue d’Anne Brunner de l’Observatoire des inégalités.

    L’écologie serait « punitive » répètent à l’envi une partie des médias et des responsables politiques. En quelques mois, l’Assemblée nationale a voté la réintroduction d’un insecticide toxique [1] et la suppression des zones à faibles émissions (ZFE), qui limitaient la circulation des voitures à moteur thermique les plus anciennes dans les grandes villes. Le tout au nom des ménages les plus pauvres. Les catégories populaires ne seraient-elles pas concernées par la pollution et le dérèglement climatique ? Rappelons quelques faits.

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  • Le Grand Continent - L’appel de Mario Draghi pour une révolution technologique européenne

    L'article de la fin de semaine sur le blog Actualités Socialistes de Yves Le Pape  (Bluesky, Facebook, Threads)
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    À l'École polytechnique de Milan, Mario Draghi a prononcé un discours en rupture avec l’esprit de défaite qui empoisonne les démocraties européennes.

    Un diagnostic réaliste — à lire pour continuer à cultiver l'espérance.
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    Ce lundi 1er décembre, à l’occasion de l’ouverture de l’année universitaire à l’École polytechnique de Milan, Mario Draghi a prononcé un discours essentiel.

    Pour l’auteur du dernier rapport clef de l’Union, un spectre hante l’Europe : celui du décrochage technologique. Pour l’éviter, il faut se défaire des vieilles préventions : « pour des raisons historiques et culturelles, l’Europe a souvent adopté une approche prudente, fondée sur le principe de précaution. »

    Bridant la recherche et l’innovation, le poids des régulations agit comme un principe d’inertie.

    Cette approche ne pourrait que pénaliser le continent : avec elle, l’Union se prive du levier économique que pourrait être l’IA. 

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    sur le blog Actualités Socialistes de Yves Le Pape (https://www.threads.com/@ylepape)
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  • Reporterre - Et si... on réinventait la montagne ? Avec Fiona Mille

    « On ne part pas d’une page blanche pour réinventer la montagne », dit Fiona Mille, « plein d’initiatives dessinent déjà le monde de demain ». La présidente de Mountain Wilderness répand l’espoir malgré le chaos climatique. Fiona Mille est présidente de l’association Mountain Wilderness.

    Elle a publié Réinventons la montagne (éd. du Faubourg, 2024). Elle y dresse un constat réaliste de la montagne, bousculée par le chaos climatique, mais ouvre surtout des perspectives positives sur ces territoires en mutation.

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  • Fondation Jean Jaurès, Paul Klotz - Le temps libre confisqué. Comment les écrans creusent les inégalités et sapent les progrès sociaux

    La plus grande conquête sociale du dernier siècle, le temps libéré du travail, a été capté par le capitalisme numérique. Selon Paul Klotz, haut fonctionnaire et expert associé à la Fondation, si les écrans promettaient divertissement et liberté, ils creusent en réalité les inégalités et minent les progrès sociaux, en transformant le loisir en dépendance attentionnelle. Dans sa quatrième note de la série « La nouvelle condition sociale », après celles consacrées au sommeil, à la sédentarité et à la solitude, Paul Klotz appelle à une politique publique du temps, visant à restaurer des loisirs féconds et à protéger les plus jeunes de l’aliénation numérique.

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  • Non Fiction-Les ressorts psychologiques de l’attrait pour l’autoritarisme

    Se fondant sur les résultats d’une grande enquête empirique, le philosophe Theodor W. Adorno revient – en 1960 – sur les déterminants psychologiques du soutien au nationalisme autoritaire.

    La carrière de Theodor W. Adorno, né en Allemagne en 1903, commencée brillamment, fut arrêtée nette par l’arrivée d’Hitler au pouvoir en 1933. Ce membre éminent de l’École de Francfort, avec son collègue Max Horkheimer, s’attache dès lors à comprendre comment les Lumières, leur promesse d’émancipation et de raison ont pu conduire à l’aliénation et au nazisme. Bien que philosophe de formation, la réflexion d’Adorno n’est pas seulement conceptuelle, comme le rappelle l’historien Johann Chapoutot, en préface de la traduction de la conférence Désir autoritaire, prononcée en 1960 en Allemagne à la suite de violences antisémites, traduite et éditée par Marie-Andrée Ricard.

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  • Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix

    « Le Venezuela sera libre » : une conversation avec María Corina Machado, Prix Nobel de la Paix 2025

    Le Prix Nobel de la Paix 2025 a récompensé l’opposante à Maduro, María Corina Machado.

    • Menacée au Venezuela, d’où elle parle depuis un lieu tenu secret, elle accorde son premier entretien international de fond au Grand Continent, se confie sur ce que change selon elle, pour son pays, ce Nobel et affirme  : «  Maduro doit comprendre que, avec ou sans négociation, le temps est venu de rendre le pouvoir.  »

    LVSL - María Corina Machado : la dissidence sous tutelle

    Des liens continuels et multiformes de María Corina Machado avec les États-Unis, il sera peu question dans la presse française. Pas davantage que de son soutien aux tentatives de putsch contre le gouvernement vénézuélien – ou de son appui aux sanctions américaines qui ont contribué à détruire l’économie de son pays. De nombreux articles ont préféré souligner le dépit de Donald Trump, qui réclamait le Nobel de la paix. Sans remarquer que son attribution à María Corina Machado conforte le locataire de la Maison-Blanche dans sa politique étrangère, tant leurs prises de position, leurs alliances et leurs actions convergent. À l’heure où Washington multiplie les menaces contre Caracas, l’institution norvégienne vient-elle d’offrir la caution morale rêvée à une intervention militaire future ?

  • Fondation Jean Jaurès, Collectif, Simon-Pierre Sengayrac - Budget 2026 : un autre chemin est possible

    Si le niveau de la dette publique, aujourd’hui à un sommet historique, doit être réduit, la trajectoire présentée depuis un an par les gouvernements successifs est aussi brutale qu’irréaliste. La réduction du déficit, certes impérative, ne doit pas se faire au détriment des plus vulnérables, ni de l’avenir du pays. Dans ce rapport issu d’un travail collectif coordonné par Simon-Pierre Sengayrac, l’Observatoire de l’économie de la Fondation propose une trajectoire de retour à l’équilibre plus réaliste et plus juste : un retour progressif sous la barre des 3% de déficit exprimés en points de PIB, non pas en quatre ans, mais à l’horizon de 2032. Cette approche permet de concilier rigueur budgétaire et protection des priorités nationales, sans sacrifier les plus fragiles ni hypothéquer le futur.

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