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Le Parti socialiste a décidé de ne pas censurer le gouvernement de Sébastien Lecornu. Un choix critiqué à gauche, que les socialistes tentent de minimiser en vue des municipales et de la présidentielle.
Un peu plus de trois mois après avoir été renommé à Matignon, Sébastien Lecornu va prolonger son bail rue de Varenne. Sauf retournement de situation, son gouvernement ne sera pas renversé par les motions de censure déposées par le Rassemblement national et la gauche et examinées dans la matinée du vendredi 23 janvier. Impossible, sans les voix de la plupart des députés des Républicains ou du Parti socialiste, d'atteindre la majorité nécessaire de 288 voix sur les 575 députés que compte actuellement l'Assemblée nationale.
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Les Echos - Budget, 49.3 : le service après-vente chahuté du PS après l'annonce de sa non-censure
Les socialistes ont brandi les concessions qu'ils ont obtenues du gouvernement, sous un feu nourri de critiques du reste de la gauche.
En l'espace de quelques mois, le laborieux feuilleton budgétaire a cristallisé des différences de fond, mais surtout de méthode, entre deux segments de la gauche qui cherchent chacun à décrédibiliser l'autre d'ici à la présidentielle de 2027. Le choix du PS de ne pas censurer Sébastien Lecornu, après sa décision de déclencher l'article 49.3 pour faire adopter le budget, a relancé de plus belle la bataille des récits, entre d'un côté les socialistes, de l'autre La France insoumise, rejointe par certains écologistes et communistes.
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France 24 - Budget 2026 : la victoire des socialistes ?
Sébastien Lecornu a décidé de dégainer l'article 49.3 pour faire passer le budget de l'État. Le Premier ministre a fait de larges concessions au PS pour s'assurer de leur non-censure. Certains, à droite et chez les macronistes, serrent les dents et critiquent un budget socialiste. Mais la gauche est vraiment la grande gagnante de ces négociations ? Roselyne Febvre pose la question à Pablo Pillaud-Vivien, rédacteur en chef de la revue Regards et Dominique de Montvalon, éditorialiste politique.
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HuffPost - Les cinq mois qui ont fait du Parti socialiste le grand gagnant de la séquence budgétaire
À l’inverse des autres partis de gauche, le PS a continué à discuter avec Sébastien Lecornu. Au point de lui devenir indispensable… pour mieux tirer son épingle du jeu.
« Pari » réussi, mais pas forcément pour celui auquel vous pensez. Après six mois de combats budgétaires, la ligne d’arrivée se profile enfin pour le Premier ministre et son gouvernement. Le projet de loi de finances pour 2026 est en passe d’être adopté par le Parlement et Sébastien Lecornu, quasiment assuré de ne pas y laisser sa peau. Le chef du gouvernement peut souffler mais le grand gagnant de la séquence s’appelle le Parti socialiste, à qui le Premier ministre devra sa survie lors des votes des motions de censure. À qui le Premier ministre a tout lâché, juge la droite.
Au micro de « RTL », ce matin du lundi 19 janvier, le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale Boris Vallaud confirme qu’un accord de non-censure avec le gouvernement est envisagé, afin de doter la France d’un budget. S’il penche pour le 49.3, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a plutôt semblé favoriser la voie des ordonnances.
La Tribune - Budget 2026 : le PS a-t-il vendu la mèche trop tôt ?
Dans la foulée de la déclaration du Premier ministre, le parti socialiste s’est en effet félicitée sur les réseaux sociaux des mesures qu’il a obtenu à la suite de ses négociations.
Le Parti socialiste a-t-il dévoilé trop tôt les contreparties fiscales arrêtées par Sébastien Lecornu pour financer les mesures sociales que ce dernier a dévoilées vendredi soir sur le perron de Matignon dans le cadre du projet de loi de finances ?
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Les mesures annoncées ce vendredi 16 janvier par le Premier ministre Sébastien Lecornu dessinent un budget qui reste "insuffisant" mais "les avancées sont réelles", a estimé ce vendredi 16 janvier le Parti socialiste, se félicitant que son "bras de fer avec le gouvernement" ait "payé".
Le Premier ministre a fait une série de mesures pour modifier le projet de budget de l'Etat et tenter d'éviter une censure des socialistes.
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Le Figaro - Marine Tondelier qualifie le Parti socialiste de «béquille» du gouvernement
La cheffe des Écologistes Marine Tondelier a affirmé jeudi n'être «pas d'accord» avec la stratégie du Parti socialiste vis-à-vis du gouvernement de Sébastien Lecornu, estimant qu'ils en sont la «béquille». «J'ose imaginer qu'ils ne sont pas alignés politiquement avec le gouvernement, mais ils ont décidé d'être quelque part leur béquille», a-t-elle dit sur Sud Radio.
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Après le vote de Bruxelles pour l'accord de libre-échange avec le Mercosur, le Rassemblement national et La France insoumise ont annoncé qu'ils déposeraient chacun une motion de censure pour dénoncer la gestion par la France de ce dossier européen.
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HuffPost - Sur le budget, comment le parti socialiste se reconvertit au 49.3
Alors que le projet de loi de finances pour 2026 revient à l’Assemblée nationale, la position du parti socialiste est moins tranchée sur un potentiel retour du 49.3.
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Un amendement au budget de la Sécurité sociale prévoit bien que la nouvelle taxe de 2,05% sur les cotisations des complémentaires santé ne soient pas répercutées sur les cotisations dues par les assurés.
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BFM - Budget: "Je ne vois pas comment cela peut leur promettre une année 2026 qui soit meilleure", estime Arthur Delaporte, député du Parti socialiste
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Budget 2026 : la loi spéciale adoptée à l'unanimité par le Parlement, après un vote des Sénateurs
Sorte de "béquille" législative, ce texte reconduit temporairement le budget de 2025 et permet à l'Etat de continuer à lever l'impôt. Un moyen d'éviter la paralysie des institutions, en attendant l'adoption du projet de loi de finances.
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L’échec de la commission mixte paritaire sur le projet de loi de finances pour 2026 place le gouvernement face à un choix délicat. Le premier ministre entend déposer un projet de loi spéciale, comme en décembre 2024, après le renversement du gouvernement de Michel Barnier. Ce choix soulève d’importantes questions de conformité constitutionnelle et de portée juridique. Décryptage.
Après l’échec de la commission mixte paritaire (CMP), vendredi 19 décembre, qui n’est pas parvenue à proposer un texte de compromis, le premier ministre se retrouvait avec trois options : donner le dernier mot à l'Assemblée nationale et tenter de forcer l’adoption par l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, attendre l’expiration du délai de soixante-dix jours pour mettre en œuvre le projet de loi de finances (PLF) par ordonnance, ou déposer un projet de loi spéciale. C’est cette dernière voie qui a été choisie. Pourquoi ? Et est-ce conforme au droit ?
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Paris - Le Premier ministre Sébastien Lecornu poursuit lundi ses consultations des formations politiques, avant un conseil des ministres en fin de journée pour présenter en urgence une loi spéciale destinée à sortir de l’impasse budgétaire, après l'échec de l’examen parlementaire du budget de l'État.
Dernier recours pour permettre de financer temporairement l'État et les administrations, un vote devrait intervenir d’ici mardi, à l’Assemblée et au Sénat, pour entériner cette loi spéciale qui vise à reconduire provisoirement le budget 2025, avant la reprise de nouvelles discussions budgétaires en janvier
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Le temps presse pour faire adopter le budget. Les socialistes, qui présentaient l'abandon de l'article 49.3 comme une victoire arrachée à Sébastien Lecornu, ouvrent désormais la porte à son utilisation.
Comment faire adopter le budget ? La commission mixte paritaire sur le projet de loi de finances commence vendredi 19 décembre. Sept députés et sept sénateurs vont essayer de trouver un accord, qui doit ensuite être voté par une Assemblée nationale sans majorité, car sur demande du PS, le Premier ministre s'est engagé début octobre à ne pas utiliser le 49.3, cet article qui permet de faire passer un texte sans vote. Mais désormais, les socialistes ouvrent la porte au retour du 49.3.
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LCP - Budget de l'État : CMP, loi spéciale... les scénarios des prochains jours
La France doit disposer d'un budget d'ici au 31 décembre. Le temps presse, et tous les regards se tournent désormais vers la commission mixte paritaire qui doit avoir lieu en fin de semaine pour tenter de trouver un compromis entre l'Assemblée et le Sénat sur le projet de loi de finances de l'Etat. LCP vous explique les différents scénarios possibles.
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En seconde comme en première lecture. Les députés ont adopté le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, mardi 16 décembre par 247 voix pour et 232 contre – soit une différence de 15 voix. Le PLFSS est donc définitivement adopté et le texte devient le premier budget adopté sans 49.3 sous le second quinquennat d'Emmanuel Macron. Il contient notamment la suspension de la réforme des retraites portée par Elisabeth Borne, principale concession de Sébastien Lecornu aux députés socialistes. Suivez notre direct.
Analyse du scrutin n°4696
Deuxième séance du mardi 9 décembre 2025
Scrutin public n°4696 sur l'ensemble du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).
Si l'exécutif a réussi, au prix d'intenses heures de négociations, à arracher aux députés le vote du PLFSS, rien ne dit qu'il va réitérer l'exploit pour un morceau bien plus costaud : le projet de loi de finances. Surtout avant le 31 décembre, date butoir pour doter le pays d'un budget.
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