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Analyses - Page 61

  • Idées d'été - La Vie des idées - La blouse ne fait pas le savant

    À propos de : Stéphane Foucart, Stéphane Horel et Sylvain Laurens, Les gardiens de la raison. Enquête sur la désinformation scientifique, La Découverte

    La défense de la science et de la raison est de plus en plus instrumentalisée par des lobbyistes qui s’abritent derrière des ONG. Ce travail de sape obscurantiste bénéficie aux industriels pour lesquels ils travaillent et menace les fondations de la science.

    Issu d’enquêtes croisées menées au cœur des milieux lobbyistes et de leurs relais, Les gardiens de la raison porte sur l’intrication toujours plus dense des enjeux de connaissance et des enjeux politiques et économiques. Forts d’années d’expériences passées à suivre les tribunes publiques et déploiements médiatiques lors desquels des contenus de science se retrouvent « capturés » (p. 11) par des représentants industriels, les trois auteurs, journalistes au Monde pour deux d’entre eux, sociologue à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales pour le troisième, rendent compte, de manière engagée, de ce qui, aujourd’hui, complique et opacifie les mondes informationnels. Parfaitement assumé, le ton, indigné tout autant qu’accablé, donne au travail d’enquête et de documentation une texture singulière. Quelque chose doit être énoncé, et doit être énoncé clairement ; quelque chose doit être dénoncé, des noms, des réseaux doivent être exposés pour « dire ce qu’il en est de ce qui est » (Boltanski 2012 : 22) et donner de l’importance à ce qui est en train d’arriver. Parce que, si la logique n’est pas nouvelle et que beaucoup a déjà été écrit sur les opérations par lesquelles de grands groupes industriels retournent des savoirs à leur convenance, les auteurs convainquent ici qu’« un degré supplémentaire a été atteint dans la manipulation de l’autorité de la science à des fins d’influence » (p. 11). Une ligne a été franchie, et ce dépassement inquiète : « il ne s’agit plus seulement de commanditer des études à publier dans les revues savantes pour influencer le décideur public tenté d’interdire un produit », mais de « prendre position » et « prendre possession » dans l’espace même de la médiation scientifique (p. 12) pour brouiller les cartes de ce qui se sait

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  • Idées d'été - LVSL - Stephanie Kelton : « Pour garantir le plein emploi, sortir du mythe du déficit »

    Certains la surnomment « la femme qui valait des trillions ». Professeur d’économie à l’université Stony Brook de New York et cheffe de file de la MMT (la Théorie moderne de la monnaie), Stephanie Kelton a conseillé les sénateurs démocrates du Comité au budget fédéral pendant cinq ans, avant de rejoindre l’équipe mise sur pied par Joe Biden pour concilier son programme avec celui de Bernie Sanders. Depuis, elle conseille Chuck Schumer, le chef de la majorité au Sénat, et de nombreux parlementaires démocrates. À en croire les courriels qu’elle reçoit de leur part, sa contribution fut essentielle au changement de mentalité qui semble s’être produit à Washington à l’égard des déficits publics et de l’usage de l’outil monétaire pour financer des plans massifs de soutiens à l’économie.

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  • L'actualité de juillet (mise à jour le 6 juillet)

    Changement de rythme estival pour les mois de juillet et d'août. L'actualité politique sera suivie de façon moins régulière en se concentrant sur les évènements les plus importants de l'été. Pour le reste on mettra l'accent sur le débat d'idées, en vidéo où à travers une sélection d'articles du premier semestre 2021

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  • Idées d'été - La vie des idées - La planète devant les juges

    À propos de : Marta Torre-Schaub, Justice Climatique : Procès et actions, CNRS éditions

    La multiplication des procès pour inaction climatique marque une étape supplémentaire des mobilisations pour la protection de l’environnement. En quoi consistent ces procès ? Qui mettent-ils en accusation ? Leurs effets ne sont-ils que symboliques ?

    En France, l’affaire du Siècle, dans laquelle un groupe d’ONG a notamment reproché à l’administration française de ne pas faire assez pour lutter contre le dérèglement climatique, a mis les procès climatiques au premier plan de l’actualité médiatique. Après deux ans d’instruction, le tribunal administratif de Paris a jugé, en février 2021, l’État français coupable de « carences fautives […] en matière de lutte contre le réchauffement climatique ». Si ce jugement est sans aucun doute historique, ce n’est ni le seul ni le premier litige en matière climatique. En effet, les dernières années ont vu une croissance remarquable d’actions en justice climatique. On en compte aujourd’hui des centaines dans le monde entier, du Pakistan aux Pays-Bas, des États-Unis à l’Australie.

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  • Telos - Départementales: des élections de confirmation, Florent Gougou, 9 juillet 2021

    Comme les élections régionales organisées simultanément, les élections départementales des 20 et 27 juin 2021 ont été marquées par quatre traits principaux : un effondrement de la participation électorale, une poussée des sortants quelle que soit leur orientation partisane, un reflux du RN et une incapacité de la majorité présidentielle à percer localement. Ces dynamiques ont essentiellement profité à la droite classique. Grâce à ses sortants et à sa capacité à éviter toute dissidence, elle a réaffirmé sa domination sur la France des départements dans le prolongement de sa large victoire des élections départementales de mars 2015. Dans la logique des élections intermédiaires (Parodi, 1983), la droite UMP-UDI-DVD avait alors été la principale bénéficiaire de la forte sanction contre le gouvernement socialiste en métropole, conquérant plus de 650 sièges sur les 3990 en jeu et faisant basculer 27 départements contre une seule perte (Martin, 2015). Dans une logique de confirmation, l’alliance LR-UDI-DVD a cette année légèrement accentué son avantage en départements (5 bascules contre 4 pertes), même si elle a reculé de quelques 200 sièges (2112 au final contre 2348 en 2015).

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  • Idées d'été - La Vie des idées - Y a-t-il une alternative aux pesticides ?

    Mais la focalisation du débat autour des questions technologiques masque les tensions opposant pouvoirs publics et scientifiques.

    Le 3 septembre 2020, Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, présentent au Conseil des ministres un projet de loi visant à ré-autoriser sur les cultures françaises de betterave l’emploi de néonicotinoïdes. L’usage de cette classe de produits phytopharmaceutiques

    avait pourtant été proscrit via le vote de la loi biodiversité du 8 août 2016. Ce texte prévoyait la possibilité de dérogations à cette interdiction jusqu’au 1er juillet 2020. Le projet présenté par les deux ministres entend étendre cette possibilité de dérogation sur certaines cultures jusqu’au 1er juillet 2023. Cette décision est motivée par la situation préoccupante dans laquelle se trouve la filière betteravière française après deux saisons particulièrement douces, qui favorisent le développement du virus de la jaunisse de la betterave.

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  • Observatoire des inégalités - « L’influence disproportionnée des plus riches sur le débat démocratique », entretien avec Julia Cagé, économiste.

    Pour donner une place aux catégories populaires dans la vie politique, l’économiste Julia Cagé propose de repenser le financement des campagnes électorales et d’introduire la mixité sociale sur les bancs de l’Assemblée nationale. Entretien extrait du magazine Sciences Humaines.

    Comment en êtes-vous venue à vous intéresser au financement de la vie politique ?

    En 2015, quand j’ai publié Sauver les médias, j’ai défendu la thèse selon laquelle il fallait beaucoup mieux encadrer l’actionnariat des médias, parce que les posséder donnait un poids politique disproportionné à une poignée de personnes fortunées.

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  • Non Fiction - Repenser l’intelligence avec Le courage de la nuance

    Le journaliste et critique littéraire Jean Birnbaum nous invite à renouer avec la nuance à l’heure des oppositions binaires et sans issues.

    La qualifier de « courage » annonce déjà l’état des lieux : dans l’espace médiatique comme sur les réseaux sociaux, et pour peu que l’on s’intéresse à des questions de politique ou de société, nous voyons se dresser des « camps » idéologiques auxquels chacun est sommé de se joindre. Gauche contre droite, libéraux contre populistes, fascistes contre islamo-gauchistes : ces clivages, loin de traduire une pluralité d’opinions qui enrichirait le débat public, révèlent en réalité des pensées binaires qui, systématiquement, admettent tout ce qui les conforte et rejettent tout ce qui les contredit. Dans ce climat, la nuance est interprétée au mieux comme une tiédeur, au pire comme une trahison.

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  • Idées d'été - Reporterre - « La France se réchauffe plus vite que la planète »

    Multiplication d’événements météorologiques extrêmes, meilleure quantification des conséquences des activités humaines sur le climat, avancement de la date de franchissement du seuil de 1,5 °C… Le climatologue Christophe Cassou revient pour Reporterre sur ce qu’a appris la science du climat durant les deux dernières années.

    Christophe Cassou est directeur de recherche CNRS au Centre européen de recherche et de formation avancée en calcul scientifique (Cerfacs), et membre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

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  • Idées d'été - IDDRI - La certification Haute Valeur Environnementale dans la PAC : enjeux pour une transition agroécologique réelle

    Ce Document de propositions examine dans quelle mesure la certification Haute Valeur Environnementale (HVE) peut contribuer à l’amélioration des performances environnementales de l’agriculture française en direction des objectifs du Pacte vert et de la Stratégie nationale bas-carbone.

    Messages clés

    La prise en compte de la certification HVE pour les écorégimes du premier pilier de la PAC (mais aussi les crédits d’impôt du plan de relance, ou l’approvisionnement de la restauration collective) doit être conditionnée à une révision profonde de son cahier des charges – faute de quoi, c’est l’ensemble du dispositif d’écorégime français qui se trouvera décrédibilisé

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  • Idées d'été : Institut Rousseau - Derrière la Covid-19, l’état d’urgence écologique

    Depuis plusieurs mois, la crise sanitaire liée à la Covid-19 nous contraint dans nos vies à un état d’alerte permanent. Cette crise sanitaire n’est pas sans lien avec le dérèglement écologique et des événements similaires risquent à l’avenir de se multiplier du fait de l’activité humaine[1]: déforestation irrépressible, fonte du permafrost, migration des parasites, accélération des échanges commerciaux et humains etc. Récemment, un rapport[2] du groupe d’experts de l’ONU sur la biodiversité, la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), alertait sur les risques de pandémie plus fréquentes et plus meurtrières si une transformation radicale de notre économie n’advient pas rapidement. En cause, la destruction de la biodiversité par l’homme qui ouvre la voie à d’immenses pandémies par des contacts plus fréquents et plus directs : il existerait 1,7 million de virus inconnus chez les mammifères et les oiseaux, et 540.000 à 850.000 d’entre eux « auraient la capacité d’infecter les humains » – selon l’estimation de la revue Science 2018 citée dans le rapport. Ces mêmes spécialistes appellent à des changements profonds pour prévenir les pandémies et ne plus seulement les guérir, en réduisant l’empreinte de l’activité humaine sur la nature.

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