29 déc. 2025
Avec : Astrid VON BUSEKIST Professeure de Théorie Politique à Sciences Po, autrice de « L’ère des impostures. Contre la tyrannie des identités » aux éditions Odile Jacob (01.09.25)
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Anton Jäger — L’un des penseurs les plus brillants de la nouvelle génération a inventé un concept qui semble capturer parfaitement la séquence que nous traversons.
Comment vivre à l’âge d’une politisation extrême, de plus en plus radicale — mais sans les cadres de la politique ?
Anton Jäger présente la thèse de son dernier livre : l’hyperpolitique.
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Anton Jäger est maître de conférences en histoire des idées politiques et en théorie politique à l’Université d’Oxford. Contributeur régulier du New York Times ou de la New Left Review. Nous le rencontrons à l’occasion de la sortie de son troisième livre, Hyperpolitics : Extreme Politicization without Political Consequences chez Verso Books le 10 février prochain.
À l’origine, de manière presque banale. La première intuition m’est venue au détour d’une conversation avec un ami, en 2021 ou 2022, peu après la grande vague de protestations de l’été 2020 — celles qui ont suivi le meurtre de George Floyd, mais aussi les mobilisations contre les confinements pendant la pandémie de Covid.
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L'Huma - La primaire du « Front populaire 2027 » menacée par les divisions sur Parti socialiste
Si Olivier Faure est très favorable à une participation à la primaire du « Front populaire 2027 » le 11 octobre prochain, nombre de ses opposants internes au PS n’en veulent pas. Mais face à leur désorganisation, le premier secrétaire du parti avance ses pions.
Tandis qu’Olivier Faure s’engage dans une primaire avec les écologistes et les ex-insoumis, l’ancien président plaide plutôt pour un rassemblement de la gauche dite réformiste. Avec lui à sa tête ?
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Libé - François Ruffin candidat à la primaire de gauche, un chemin cahoteux
Le député de la Somme confirme officiellement dans «Libération» s’engager dans le processus de désignation d’un candidat ou d’une candidate de la gauche pour la présidentielle. Tout sauf une garantie d’union, alors que le procédé divise et que Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann ne veulent pas y participer.
TF1 - Frabçois Ruffin - Je suis candidat à la présidence de la République française
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Les organisateurs espèrent aboutir à une candidature réunissant les forces de gauche, mais la liste des participants reste hypothétique.
Peuvent-ils unir la gauche à l'élection présidentielle 2027 ? Les organisateurs de la primaire de la gauche unitaire ont acté que le scrutin se déroulerait le 11 octobre, a annoncé la députée Clémentine Autain, candidate déclarée, lors d'une conférence de presse avec d'autres participants à Tours (Indre-et-Loire) samedi 24 janvier. Les initiateurs de cette primaire espèrent rassembler différentes forces de gauche, mais certaines excluent déjà d'y participer.
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Radio France - 2027 : la gauche prépare son retour à l'école... primaire !
L'histoire politique de Yaël Goosz, c’est le rocher de Sisyphe de la gauche pour la présidentielle, l’an prochain… avec l'organisation de primaire.
Et ce rocher s’appelle "primaires" ! Dont on va reparler ce samedi, à l’occasion d’un déplacement commun d’Olivier Faure, Marine Tondelier, Lucie Castets et d’autres élus non Insoumis, à Tours. En soutien au maire sortant, l’écologiste Emmanuel Denis.
Le Premier secrétaire du PS estime que son parti « s’est montré utile durant cette période budgétaire. Nous avons cherché des solutions là où d’autres entretiennent des illusions ». Suffisant pour que le chef des socialistes marque les esprits en vue de la présidentielle ?
Face à la prolifération de la désinformation et aux attaques contre la science, deux scientifiques américains témoignent et proposent des stratégies de riposte.
Dans son roman 1984, George Orwell imaginait un « Parti » demandant au héros de son roman d’affirmer que « 2 + 2 = 5 ». Après la lecture de Science Under Siege du climatologue Michael E. Mann et du pédiatre spécialisé dans la vaccination Peter Hotez, on peut se demander si la réalité ne vient pas de dépasser la fiction. Dans cet essai engagé, les deux scientifiques américains montrent comment la science est attaquée politiquement et idéologiquement par les représentants de groupes d’intérêts, tout particulièrement aux États-Unis, notamment via des campagnes de désinformation. En parallèle, nous faisons face aux effets conjugués et dévastateurs des crises climatiques et sanitaires. Or, ces attaques contre la science limitent nos capacités à répondre efficacement à ces menaces, qui s’accentueront dans les prochaines années et décennies.
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Les conservateurs et les réactionnaires ne doivent pas être confondus : les premiers défendent la démocratie libérale, quand les seconds s’attaquent à ses fondements. Mais le conservatisme est-il encore, aujourd’hui, une force politique et intellectuelle ?
Le succès planétaire de l’extrême droite est aujourd’hui une évidence. En dépit de séquences surprenantes comme l’élection de Donald Trump en 2016, ce succès est le fruit d’une tendance longue et bien documentée par la science politique. [1] L’arrivée au pouvoir de l’extrême droite rend visibles et audibles des transformations du champ intellectuel de la droite qui passaient auparavant sous les radars. [2] En particulier, l’hégémonie culturelle et politique des États-Unis place les projecteurs sur la nébuleuse d’intellectuels et d’influenceurs réactionnaires qui gravitent autour du trumpisme. [3] À gauche, on s’est beaucoup interrogé sur les raisons du succès de l’extrême droite, et une grande partie de ces interrogations se sont tournées vers la gauche elle-même. Qu’est-ce que la gauche a raté ? Le social-libéralisme était-il une impasse ? A-t-on délaissé les classes populaires ? Ce qu’on s’est moins demandé, c’est : qu’est-ce qui a dysfonctionné à droite ? Pourquoi la droite conservatrice, avec laquelle l’alternance politique était envisageable, s’est-elle montrée incapable de résister à la montée des idées réactionnaires ?
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Impôts et prestations sociales réduisent les inégalités de niveau de vie entre les plus riches et les plus pauvres. La redistribution fonctionne en France, mais les écarts de revenus sont considérables à l’origine. L’analyse d’Anne Brunner et Louis Maurin, de l’Observatoire des inégalités.
À la base, les 10 % les plus aisés ont en moyenne un revenu 21 fois plus élevé que les 10 % les plus modestes : 8 275 euros par mois contre 393 euros pour une personne seule, selon l’Insee en 2024 [1]. Avant impôts, la France est l’un des pays les plus inégalitaires parmi les pays riches.
Une fois les impôts retirés et les prestations sociales versées, les plus aisés ne touchent plus que 6 201 euros tandis que le niveau de vie des plus modestes s’élève à 997 euros. Les impôts et les prestations sociales redistribuent une partie des revenus entre les premiers et les seconds, ce qui fait baisser le rapport entre les revenus moyens des 10 % les plus riches et des 10 % les plus pauvres, de 21,1 à 6,2.
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