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Face à l’échec de la démocratie culturelle, Victorien Bornéat propose de repenser une politique culturelle qui inclurait vraiment les classes populaires. La gauche, qui a délaissé cette question y compris pendant la campagne actuelle des municipales, aurait intérêt à l’entendre.
Victorien Bornéat publie L’Exclusion culturelle pour dire l’urgence d’inventer une nouvelle politique culturelle, différente de ce qui a été fait jusqu’ici. Alors que la culture, pourtant attaquée par la droite et l’extrême droite, n’est en rien un argument de campagne de la gauche lors de ces municipales, ce jeune conseiller culture en cabinet au sein d’une collectivité territoriale avance des propositions stimulantes mais à discuter. Ce que nous avons fait avec lui…
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Documentaire disponible en rediffusion jusqu'au 30/09/2026 Comment, des ravages du tabac au déni du changement climatique, on instrumentalise la science pour démentir... la science. Une vertigineuse investigation dans les trous noirs de la recherche et de l'information. Pourquoi a-t-il fallu des décennies pour admettre officiellement que le tabac était dangereux pour la santé ? Comment expliquer qu'une part importante de la population croie toujours que les activités humaines sont sans conséquence sur le changement climatique ? Les pesticides néonicotinoïdes sont-ils vraiment responsables de la surmortalité des abeilles ? Pourquoi la reconnaissance du bisphénol A comme perturbateur endocrinien n'a-t-elle motivé que de timides interdictions ?
Au travers de ces "cas d'école" qui, des laboratoires aux réseaux sociaux, résultent tous de batailles planifiées à coups de millions de dollars et d’euros, cette enquête à cheval entre l'Europe et les États-Unis dévoile les contours d'une offensive méconnue, pourtant lancée dès les années 1950, quand la recherche révèle que le tabac constitue un facteur de cancer et d'accidents cardiovasculaires. Pour contrer une vérité dérangeante, car susceptible d'entraîner une réglementation accrue au prix de lourdes pertes financières, l'industrie imagine alors en secret une forme particulière de désinformation, qui se généralise aujourd'hui : en finançant abondamment des études scientifiques concurrentes, susciter un épais nuage de doute qui alimente les controverses et égare les opinions publiques. Agnotologie Cette instrumentalisation de la science à des fins mensongères a généré une nouvelle discipline de la recherche : l'agnotologie, littéralement, science de la "production d'ignorance".
Outre quelques-uns de ses représentants reconnus, dont l'historienne américaine des sciences Naomi Oreskes, cette investigation donne la parole à des acteurs de premier plan du combat entre "bonne" et "mauvaise" science, dont les passionnants "découvreurs" des méfaits du bisphénol A. Elle expose ainsi les mécanismes cachés qui contribuent à retarder, parfois de plusieurs décennies, des décisions vitales, comme le trucage des protocoles, voire la fabrication ad hoc de rats transgéniques pour garantir les résultats souhaités. Elle explique enfin, au plus près de la recherche, pourquoi nos sociétés dites "de l'information" s'accommodent si bien de l'inertie collective qui, dans le doute, favorise le business as usual et la consommation sans frein. La fabrique de l'ignorance Reportage de Franck Cuvelier et Pascal Vasselin (France, 2020, 1h37mn)
Entre l'instrumentalisation politique de ses financements et le gouffre qui se creuse avec une partie de la population française, le monde de la culture doit se renouveler. Épilogue de la semaine spéciale "La Culture à l'épreuve", Soft Power se penche sur le futur des politiques culturelles.
Inauguré en 2012, fruit d'une coopération entre le musée du Louvre, la ville de Lens, la commune de Lens-Liévin, le conseil régional du Nord-Pas-de-Calais et le département du Pas-de-Calais, le Louvre-Lens répond à une mission bien précise : décentraliser les grandes institutions culturelles et participer au renouveau du bassin minier. Mais sa mission est-elle accomplie ? Comment concevoir une politique culturelle apte à parler à toutes les populations, sans créer de nouvelles inégalités d'accès à la culture ?
Le philosophe Emanuele Coccia, invité de la 20e heure pour "Traité de l’amour moderne" (Flammarion), voit dans l’amour une force structurante, une "technologie risquée de chirurgie de l’âme". Avec Emanuele Coccia Philosophe, maître de conférences à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS)
À l'occasion de la sortie de son ouvrage Traité de l'amour moderne (Flammarion), le philosophe et maître de conférences à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), Emanuele Coccia invite à repenser l'amour. Loin de le réduire à une simple émotion romantique, il le présente comme une force structurante de notre société, de notre économie et de notre rapport aux objets.....
L’amour comme pilier de la modernité et de l’économie
Délaissant les visions littéraires conventionnelles, Coccia identifie l'amour comme une « institution », influençant profondément l'économie et le domaine professionnel. Il rappelle que dans l’histoire, le « choix érotique » des parents détermine souvent la circulation des richesses. Pour lui, tout produit humain, qu’il s’agisse d’un livre, d’une voiture ou d’un bijou, est le fruit d’une passion : « Tout ce qui est beau, au fond, c'est de l’amour fossile en fait, qui s’est juste sédimenté dans nos choses. » L’amour est ainsi présenté comme « une technologie de transformation de soi », une force qui nous pousse à sculpter notre âme à l’image de ce que nous aimons.
Pour Rémi Lefebvre, professeur de science politique à l’université Lille-II et chercheur au CNRS, la primaire reste la moins mauvaise solution pour la gauche.
La Dépêche du Midi : L’idée d’une primaire à gauche compte de plus en plus d’opposants qui s’organisent pour tenter de désigner autrement le futur candidat à la présidentielle. Est-elle enterrée ?
Rémi Lefebvre* : C’est sérieusement compromis car il y a trop de personnes qui ne veulent pas y participer. De plus, il y a un effet calendrier qui commence à jouer. Une primaire entre partis politiques est très compliquée à organiser car cela pose des problèmes techniques, juridiques et financiers. Enfin, une telle primaire implique la négociation d’un pack programmatique commun si on ne veut pas que ça parte dans tous les sens. Il faut qu’il y ait un socle de dix ou vingt mesures sur lesquelles les candidats s’engagent afin de montrer qu’ils partagent le même socle et ça aussi prend du temps. Or la fenêtre de tir se resserre.
Les candidatures fleurissent pour la présidentielle de 2027. La France, pourtant devenue "ingouvernable" depuis la dissolution, semble susciter des vocations. À gauche, les candidatures potentielles se multiplient : François Hollande dit "se préparer", Bernard Cazeneuve se dit "prêt" à être candidat et Manuel Valls réfléchit. Cette multiplication de candidats est-elle une richesse démocratique ou crée t-elle de la confusion ? #PolitiqueFrançaise#Présidentielle#Gauche
François Ruffin est l’invité des 4V. Le député de la Somme et candidat déclaré à l'élection présidentielle, défend la mise en place d'une primaire à gauche pour 2027.
Raphaël Glucksmann, Yannick Jadot et Boris Vallaud proposaient une alternative pour réunir la gauche, autre que la primaire ou le ralliement à LFI. Mais existe-t-il seulement un espace pour ?
L’espace pour la présidentielle 2027 est-il déjà saturé à gauche ? Le 18 avril, l’initiative « Construire 2027 » était lancée par le sénateur écologiste Yannick Jadot, l’eurodéputé Place Publique Raphaël Glucksmann et le président du groupe PS à l’Assemblée Boris Vallaud pour proposer une alternative à gauche, autre que la désignation d’un candidat par une primaire ou un ralliement à la France insoumise. Mais huit jours après sa mise en ligne, force est de constater qu’elle ne passionne pas les foules.
Silencieuse, contaminée, presque irréelle : aujourd’hui, la zone d’exclusion de Tchernobyl (Ukraine) abrite une faune et une flore foisonnantes. Dans ce territoire figé par l’Histoire, scientifiques et animaux évoluent au cœur d’un écosystème fragilisé par la guerre lancée par la Russie en 2022. Exceptionnellement, Vert a été autorisé à se rendre sur place.
Par Pierre Terraz et Paul Boyer, envoyés spéciaux à Tchernobyl (Ukraine)
Chaque pas dans les feuillages est millimétré. Peu de sols sur la planète sont aussi contaminés que ceux de la zone d’exclusion de Tchernobyl, en Ukraine. Des millions de sédiments radioactifs, déposés par le vent lors de l’explosion de la centrale nucléaire, sont encore présents sur cette terre. C’était dans la nuit du 26 avril 1986. Depuis, la contamination a persisté dans les racines, les arbres, et dans chaque feuille qui a poussé dans la zone, selon un rapport publié en 2021 par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, un organisme public français.
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Boris Vallaud est député PS des Landes et président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Il vient de sortir "Nos vies ne sont pas des marchandises – Manifeste pour la démarchandisation" au Seuil. Le Parti socialiste peut-il faire siennes ces propositions ? Comment intégrer la démarchandisation à la stratégie pour 2027 ?
Un entretien mené par Rachel Garrat-Valcarcel de la rubrique politique et Cyprien Boganda de la rubrique capital/travail.
Idées. Le Parti socialiste vient de publier une première version de son "projet" en vue de 2027. Un programme étonnamment décliniste sur le constat, et conservateur sur les solutions, analysent deux économistes libéraux.
Le PS n'a pas de candidat désigné pour la présidentielle de 2027, il s'est en revanche doté d'une première ébauche de programme avec des mesures fortes.
Le Parti (Nouvelle fenêtre)socialiste tente de peser dans le débat public. À moins d'un an de l'élection présidentielle, les socialistes détaillent leur projet, destiné à définir le socialisme du XXIe siècle, dans un document de 144 pages intitulé "Vivre libre". L'objectif est d'abord d'unir la France. "Nous avons besoin de retrouver l'unité du pays qui souffre d'un mal profond, d'une forme de malheur collectif dans les classements internationaux sur le bonheur", explique l'eurodéputée Chloé Ridel, en charge du projet.
A un an de l'élection présidentielle, le programme en gestation fait la part belle aux politiques de redistribution, s'attaque aux hauts patrimoines et remet en cause certains marqueurs de la politique de l'offre.
Le Parti socialiste a dévoilé ce 22 avril une première “base de travail” pour son futur projet présidentiel. La formation social-démocrate esquisse ses orientations en matière de réforme de l’État, de décentralisation, et de fonction publique en remettant le statut de fonctionnaire au cœur de la fonction publique, en limitant le recours aux contractuels. Le PS promet également la diversification des “élites administratives”.
Dans Le Monde du 22 avril, en ligne pour les abonnés, en kiosque pour les autres
Olivier Faure accélère la publication d’un projet présidentiel qui doit infuser lors de la campagne. Avec la liberté au cœur du projet, le Parti socialiste opère un virage idéologique qui suscite déjà des réserves.
Alors que son parti a choisi de structurer son ébauche de programme présidentiel autour de l’idée de « liberté », le chef des députés socialites à l’Assemblée défend, dans un livre à paraître vendredi, un concept qui l’ancre à gauche.
Retraites, environnement, fiscalité, éducation… S’il n’a toujours pas de candidat désigné pour la présidentielle, le Parti socialiste s’est doté d’un projet, présenté ce mardi devant le bureau national, qui entend définir un «nouveau socialisme pour le XXIe siècle». «Libé» fait le point sur les propositions mises dans le débat.
La nouvelle base idéologique du Parti socialiste, provisoirement intitulée «Vivre libres» et présentée lors du bureau national mardi 21 avril, décline plus de 600 mesures et entend dépasser le modèle social-démocrate.
Nationalisation, planification, taxe sur l’héritage… Les socialistes ont dévoilé leur grand projet de refonte programmatique. Ambitieux sur le papier, le document, encore soumis au vote des militants, n’engagera toutefois pas les possibles candidats du parti à la présidentielle.
Le 18 avril, une douzaine de dirigeants internationaux progressistes mais aussi le président du Conseil européen Antonio Costa se sont réunis à Barcelone “en défense de la démocratie”. Le premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, est l’une des voix européennes les plus critiques à l’égard de Donald Trump mais aussi du gouvernement de Benyamin Netanyahou. On en débat avec Pascale Joannin, directrice générale de la Fondation Robert Schuman, spécialiste des questions européennes, Mathieu Petithomme, politologue à l’université Franche Comté, spécialiste de l’Espagne et Juan José Dorado, correspondant espagnol à Paris.
C’est quoi le cadmium ? Pourquoi est-il dangereux pour la santé ?
Pour répondre à ces questions, nous recevons le Dr Pierre Souvet, cardiologue et président de l'Association santé environnement France (Asef), qui travaille sur les ravages de ce métal lourd depuis plusieurs années. Son livre (éco-conçu !) « Anti-toxique, le guide des polluants cachés » sort le 8 avril chez Albin Michel. Pâtes, pain, pommes de terre, viennoiseries, céréales du petit déjeuner, chocolat…
Ces aliments du quotidien peuvent contenir ce métal lourd très toxique et cancérogène. Les Français y sont particulièrement exposés, avec des niveaux d’imprégnation trois à quatre fois supérieurs que dans la plupart des pays européens, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), qui a publié une expertise sur le sujet en mars 2026.
Projette un froid. Cette entreprise israélo-étasunienne veut disperser des particules réfléchissantes à haute altitude pour refroidir la Terre. Elle avance sans cadre de gouvernance clair et garde ses données et méthodes confidentielles, suscitant l’inquiétude de scientifiques.
ne startup israélo-étasunienne de géo-ingénierie solaire s’apprête à jouer l’apprentie sorcière avec le thermostat de la Terre. Elle envisage de refroidir artificiellement la planète d’ici 2035, en dispersant des particules capables de réfléchir les rayons du soleil, tel un écran total stratosphérique.
Grâce à une récente levée de fonds de 60 millions de dollars (environ 52 millions d’euros), Stardust assure pouvoir lancer dès le mois d’avril des tests en «milieu confiné extérieur» : en conditions réelles mais sans dispersion incontrôlée. L’objectif est d’évaluer le comportement des particules à bord d’un avion à 18 kilomètres d’altitude, sans pour autant éjecter la poussière de l’appareil.
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On s’inquiète beaucoup des conséquences que l’IA pourrait avoir sur les pratiques artistiques, l’homme pouvant être ainsi remplacé par la machine. Mais on n’est pas assez sensible à ses apports et à ses effets esthétiques nouveaux.
L’ambition première de L’Art des IA de Jim Gabaret est de traiter philosophiquement des IA génératives en mettant d’abord de côté les inquiétudes sociales et politiques qui entourent actuellement l’usage artistique des IA (on pense, par exemple, à la double inquiétude des illustrateurs et artistes 3D de voir leur travail passé pillé et leur travail futur compromis par l’usage de ces outils par des commanditaires qui recouraient jusque-là à leurs services) pour pouvoir évaluer sereinement et plus complètement le potentiel et la réalité de ces machines (p. 14-15).
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