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  • Idées d'été - Basta - Rémi Lefebvre : « Il y a une aspiration à une vie plus sobre, plus fraternelle, la gauche peut s’appuyer là-dessus ! »

    Divisée et affaiblie, coupée des milieux populaires et en perte de collectif, la gauche est à la peine et peu audible. Le chercheur Rémi Lefebvre analyse ses erreurs, mais pointe aussi des atouts qui augurent un possible rebond. Entretien.

    Basta!  : Dénoncer systématiquement les attaques du néolibéralisme depuis des décennies (dégradation des conditions de travail, des services publics, privatisation, réforme des retraites à répétition, etc.), reviendrait selon vous à entretenir un sentiment d’impuissance. Pourquoi ?

    Rémi Lefebvre : Loin de moi l’idée qu’il ne faille pas dénoncer le néolibéralisme et analyser les types de dominations qu’il engendre. La gauche a évidemment une dimension protestataire, d’indignation et de colère, mais je trouve qu’elle se satisfait d’une forme de facilité.

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  • La Vie des Ides - Les primaires : entre désillusion et expérimentation  par Rémi Lefebvre , le 12 avril

    Les primaires ont suscité une vague d’enthousiasme citoyen en renouvelant les processus de désignation des candidats à l’élection présidentielle et en régénérant les partis et la démocratie représentative. Elles s’imposent au croisement de l’efficacité électorale (régler l’épineuse question du leadership dans les partis) et de nouvelles exigences démocratiques (donner plus de pouvoir aux électeurs dans la définition de l’offre électorale). Ce processus de sélection apparaît dans les années 1990 en France, d’abord dans un format « fermé » (réservé aux adhérents) puis ouvert, aux sympathisants, dans un premier temps par les écologistes et les socialistes (2011-2012). La double victoire de François Hollande aux primaires puis à l’élection présidentielle constitue leur mythe fondateur. Sur la base de ce succès, la droite s’y rallie en 2016. Mais l’engouement fait rapidement place au désenchantement

    Les deux « partis à primaires » (le Parti Socialiste -PS- et les Républicains -LR) n’ont pas réussi à se qualifier pour le second tour de l’élection présidentielle. La représentation dominante de la procédure se retourne par là même : de martingale de la victoire, les primaires deviennent une machine à perdre et « à radicaliser » aux effets jugés incontrôlables. Conçu comme un outil de régulation de la conflictualité partisane, le dispositif conduit à l’exacerber. Mais comment se passer des primaires, dans le cadre d’un scrutin uninominal comme l’élection présidentielle, quand aucune candidature ne s’impose naturellement ou quand une famille politique est divisée ?
     
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  • PS - TQA | Rémi Lefebvre

    Nouveau #TQA​ ! Cette semaine, Rémi Lefebvre, politiste, répond aux questions d'Isabelle This Saint-Jean sur les #primaires​ : origine, avantages, inconvénients, alternatives ... Découvrez son analyse ! 1. Quelle est l'origine des primaires ? 2. Quels sont leurs avantages et inconvénients ? 3. Quelles sont les alternatives ?

  • Rémi Lefebvre - La gauche et 2022: comment déjouer le scénario de l’effacement ?

    23 déc. 2020

    L’impasse stratégique et organisationnelle de la gauche officielle est flagrante et nourrit la croyance dans la gauche mouvementiste qu’il n’y a rien à attendre de la démocratie représentative et des élections. Se creuse ainsi un autre fossé, entre le mouvement social et la politique électorale. La gauche risque d’être la spectatrice d’une élection qui pourrait se jouer sans elle. Par Rémi Lefebvre, professeur de science politique.

    Les Français se disent de moins en moins de gauche. Une enquête de l’IFOP, publiée en juillet dernier[1], révèle que seuls 13 % des personnes interrogées se situent politiquement à gauche (-3 points sur un an, -2 points par rapport à novembre 2017, -10 points sur mars 2017). Il faut certes prendre avec prudence ce type d’études. Elles mesurent moins les systèmes d’opinions des enquêtés que la valeur sociale d’une référence et d’une identité. L’attachement aux valeurs d’égalité et de justice sociale, si on définit ainsi la gauche, mobilise dans la société au-delà de cet étiage. Discréditée par le quinquennat de François Hollande, rejetée et jugée « minorisante » par les Insoumis comme par les écologistes, l’étiquette est plus disqualifiée que son contenu. Le signifiant est plus démonétisé que le signifié.

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  • Libé - La démocratie territoriale sort affaiblie des élections Par Rémi Lefebvre, professeur de science politique, université de Lille — 2 juillet 2020

    La décision d’organiser à toute force le second tour des municipales avant l’été a été une manière de piétiner la démocratie locale. La légitimité des maires en sort fragilisée alors qu’ils seront confrontés à des enjeux sensibles liés à la transition écologique.

    Une bataille interprétative des municipales est lancée depuis dimanche qui nuance la vision urbano-centrée d’une vague verte ayant submergé le pays. Le sens prêté aux élections compte souvent plus que leurs résultats, surtout quand approche le scrutin qui matrice toute notre vie politique (l’élection présidentielle). Les élections municipales sont par excellence un scrutin difficile à déchiffrer tant elles additionnent des milliers de consultations locales obéissant à des logiques propres et correspondant à des strates démographiques difficiles à comparer. Mais l’exégèse électorale est cette fois-ci encore plus complexe qu’à l’accoutumée tant le scrutin apparaît hors du commun et échappe au modèle classique des élections «intermédiaires».

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  • Non Fiction - Les primaires contre la démocratie ? avec Rémi Lefebvre

    Pour le politologue Rémi Lefebvre, la généralisation des primaires ouvertes scelle moins une avancée de la démocratie que la déroute des partis. En aval, elle accentue la crise du politique comme les travers du régime présidentiel.

    Auteur d’un essai sur le sujet paru en 2011, Rémi Lefebvre a codirigé récemment avec Eric Treille un volume collectif sur Les primaires ouvertes en France. Adoption, codification, mobilisation (Presses univesitaires de Rennes, 2016).  Cinq ans après un premier entretien sur les primaires socialistes, il revient ici sur ses travaux et, plus largement, sur l'analyse du phénomène des primaires, devenu plus que jamais structurant dans l'histoire de la Ve République.

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  • Regards - Rémi Lefebvre : « L’exécutif veut faire l’économie du PS, voire s’en débarrasser »

    Adeptes du 49.3 à l’Assemblée, les dirigeants socialistes ne semblent pas plus apprécier le débat au sein de leur propre parti. Un constat confirmé par l’annulation de l’université d’été par Jean-Christophe Cambadélis ? Entretien avec Rémi Lefebvre.

    Rémi Lefebvre est professeur de sciences politiques à l’université de Lille 2, et chercheur au CERAPS. Spécialiste du Parti socialiste, il décrit son « autodestruction » en cours.

    Regards. Il y a encore peu de temps, Jean-Christophe Cambadélis affirmait ne pas craindre les débordements en marge de l’université d’été du PS. Pourquoi ce soudain revirement ?

    Rémi Lefebvre. Il y a d’abord eu le lobbying de la maire de Nantes contre l’organisation de cette université d’été, notamment en raison de ce qui se passe à Notre-Dame-des-Landes. Le PS est encore assez implanté dans la région Pays-de-la-Loire, où il conserve beaucoup d’élus. Cela a dû jouer. La deuxième raison est de l’ordre de la communication. Une université d’été marque la rentrée d’un parti politique. Entamer cette rentrée sur des images de contestation très forte du gouvernement, alors que la campagne des primaires va commencer, serait un mauvais signal envoyé. Cela a beaucoup pesé. Enfin, reste un point sur lequel je suis moins affirmatif : on a l’impression que Cambadélis souhaite complètement liquider le PS pour ne pas laisser de prise à la contestation interne. Il ne veut pas donner d’occasion aux frondeurs de se manifester à l’intérieur du parti. On semble être dans une stratégie d’effacement du parti. Il va y avoir des primaires aux contours flous, il n’y a pas d’université d’été… On a un peu l’impression que le parti se désagrège.

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  • Regards - Rémi Lefebvre : « La substance politique du PS s’est évaporée » Entretien par Clémentine Autain

    Professeur de science politique à l’université Lille-2 et chercheur au CNRS, Rémi Lefebvre travaille depuis longtemps sur le Parti socialiste. Il porte aujourd’hui un regard particulièrement critique sur son état. Entretien sur les raisons d’une déliquescence.

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