La crise sanitaire et économique peut-elle amorcer un changement profond de nos systèmes financiers, productifs et économiques ? Oui selon le groupe des économistes atterrés. Mais il faut d'abord changer notre point de vue sur la dette publique. Jonathan Marie est l'invité de TV5monde.
Au temps des cerises - Page 478
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" Les Economistes atterrés " : débat autour de la dette
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Espaces Latinos - Venezuela : rêve brisé pour Juan Guaido, régime consolidé pour Nicolas Maduro
Alors que Nicolas Maduro veut tripler la production de pétrole et « émerveiller le monde », Juan Guaido est en train de perdre le rôle de leader de l’opposition. L’Union européenne ne le reconnaît plus en tant que président intérimaire, et l’élection de Joe Biden aux Etats-Unis fragilise d’avantage son avenir, en cette période déjà lourde d’incertitudes.
Avec le plébiscite lancé au lendemain de la perte du Parlement, lors des élections législatives du 6 décembre, Juan Guaido espérait une forte mobilisation capable de provoquer la chute du gouvernement chaviste. Mais, au lieu du raz-de-marée populaire tant attendu, cette crise a révélé plutôt le ras-le-bol qui s’installe chez le peuple vénézuélien, et qui ronge déjà tant de sociétés latino-américaines, envers ses dirigeantes politiques. L’analyste Jésus Castillo-Molleda résume en une seule phrase l’apathie généralisée qui frappe le peuple vénézuélien : l’opposition et le gouvernement n’ont plus le soutien de la rue car, « ils ne sont pas connectés aux problèmes des gens ». Comme le rappelle Luis Vicente Leon, président de Datanalisis, l’abstention de la grande majorité de la population est davantage le fait d’une « méfiance à l’égard des politiques que de l’appel lancé par l’opposition. » Près de deux tiers de Vénézueliens rejettent Nicolas Maduro autant que l’autoproclamé président par intérim, selon une enquête de l’institut des sondages.
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Christophe Bouillaud - Tout va très bien, Madame la Marquise, il faut que je vous dise…
.... De fait, les annonces en date du 21 janvier du Président de la République sur la réouverture des universités « à 20% de la jauge » et « un jour par semaine pour tous les étudiants » m’ont mis en rogne. Dans une rogne noire. Je n’attends certes bien sûr plus rien, et cela depuis fort longtemps, de cette équipe de gouvernants à l’amateurisme hautement revendiqué, mais leur capacité à se montrer en dessous de tout me parait de plus en plus hors concours – enfin passons… Boris Johnson n’est évidemment pas mal non plus dans le genre.
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Les vœux d'Olivier Faure à la presse
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Terra Nova - Alerte rouge à Manaus - L'analyse de Jean Pisani-Ferry
Manaus est la grande ville située le long de l'Amazonie, dans le Nord-Ouest du Brésil. Le variant qui y est apparu, alors que la ville avait presque atteint le niveau d'immunité de groupe, rappelle que nous courrons contre la montre. Or, la mobilisation internationale pour que le vaccin soit accessible à tous les pays reste très insuffisante. Comment expliquer ce manque de lucidité collective ? La chronique de l'économiste Jean Pisani-Ferry pour Terra Nova, qui analyse chaque mois les grands enjeux de l'actualité européenne et internationale.
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Les économistes atterrés - En finir avec les idées reçues sur la dette publique le 28 janvier à 20h
Après le choc de la crise économique enclenchée en 2020, la question de la dette publique est au cœur des débats de politique économique. A l’occasion de la sortie de leur nouveau livre, intitulé La dette publique. Précis d’économie citoyenne, les Économistes atterrés vous invitent à assister au webinaire qui se tiendra jeudi 28 janvier de 20h à 21h30.
Cette conférence sera l’occasion de revenir sur les idées reçues les plus tenaces sur ce sujet, afin de les déconstruire : la dette publique est un fardeau pour les générations futures ; la France vit au-dessus de ses moyens, etc. Ce faisant, seront abordés de nombreux thèmes : les modalités de financement du budget de l’État, les limites et les erreurs d’interprétation du ratio dette/PIB, la distinction entre bonne et mauvaise dette, la façon dont la dette publique enrichit les riches ou peut être utilisée comme un instrument de domination.
Seront également discutés les moyens qui permettraient aux États d’affronter la récession en évitant le retour contreproductif des cures d’austérité : restructuration et monétisation de la dette, sortie de la dépendance aux marchés financiers et nouveau rôle de la Banque centrale, réforme fiscale redistributive et écologique, politique budgétaire au cœur de la transition écologique.
Ces propositions, que nous soumettons au débat citoyen, entendent faire de la dette publique un instrument au service du bien commun.
Intervenants : Eric Berr (université de Bordeaux), Léo Charles (université Rennes 2), Arthur Jatteau (université de Lille), Jonathan Marie (université Sorbonne Paris Nord) et Alban Pellegris (université Rennes 2), membres des Économistes Atterrés et auteurs de La dette publique. Précis d’économie citoyenne, Paris, Seuil, 2021.
Discutant : Benjamin Lemoine (université Paris-Dauphine), auteur de L’ordre de la dette. Enquête sur les infortunes de l’État et la prospérité du marché, Paris, La découverte, 2016.
La conférence sera animée par Esther Jeffers (université de Picardie), membre des Économistes atterrés.
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Les messages d'avertissements de Disney - Le Billet de Sophia Aram
Voilà que Disney diffuse désormais des ”trigger warning”, ces messages d’avertissement, précédant ses grands classiques pour signaler aux téléspectateurs de Peter Pan, des Aristochats ou même de Dumbo, la présence de clichés racistes.
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France 3 - Vaccin contre le Covid-19 : comment mieux approvisionner les États ?
Les économistes Étienne Lefèbvre et Christophe Ramaux ont pris part au duel éco du 23h de franceinfo, mardi 26 janvier. L'approvisionnement des États en vaccins contre le Covid-19 était au cœur de leurs échanges.
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Huffington Post - Le Parti socialiste, en difficulté financière, se sépare de 11 salariés
Le PS doit réduire la voilure pour préserver ses capacités à financer une campagne présidentielle. Olivier Faure assume ce choix difficile.
Quand le sigle PS signifie “plan social”. Ce mercredi 27 janvier, Le Monde rapporte que le parti à la rose s’apprête à se séparer de 11 salariés permanents. Une décision que le patron du parti socialiste, Olivier Faure, a annoncé lors d’un bureau national qui s’est tenu mardi soir et qui représente un quart des permanents du parti.
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Observatoire des inégalités - Les assistés de la France d’en haut
Points de vue 22 janvier 2021
La France est un pays d’assistés, c’est une bonne chose. Les plus riches profitent largement de notre modèle social ainsi que de soutiens privés. La leçon d’assistanat qu’ils donnent aux plus modestes est moralement inacceptable et politiquement dangereuse. Un point de vue de Noam Leandri et Louis Maurin, de l’Observatoire des inégalités.
La France est un pays dans lequel vivent beaucoup d’ « assistés ». C’est une bonne chose : la solidarité nationale nous permet d’être globalement mieux logés, mieux soignés, réduit le nombre de familles à la rue, etc. Mais le soutien de la collectivité ne se résume pas aux plus pauvres, loin s’en faut. Le haut de la hiérarchie sociale fait la leçon à une France qui peine à boucler ses fins de mois, alors qu’il profite largement de nombreux soutiens, tant de notre modèle social et que des entreprises.
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PS - Beauvau de la sécurité : améliorer les conditions d’exercice des forces de l’ordre et renouer la confiance entre la police et la population
Le gouvernement ouvre aujourd’hui le grand débat national sur les forces de l’ordre et la sécurité en France : « le Beauvau de la Sécurité ».
Ces discussions sont souhaitables, les socialistes avaient d’ailleurs été les premiers à le demander dans une question au gouvernement posée par Olivier Faure, le 10 juin 2020.
Aujourd’hui, il est nécessaire d’engager une réflexion sur le métier des forces de l’ordre, leur fonctionnement, leurs conditions de travail mais aussi sur leur complémentarité, leur coordination et le rapport qu’elles entretiennent avec nos concitoyens.
Cette réflexion doit être menée sans tabou : la police et la gendarmerie sont un service public, il est normal que l’ensemble des acteurs concernés puisse en débattre. Le Parlement et les forces politiques devront également être associées à ces travaux. Le 8 septembre 2020, les députés socialistes avaient ainsi permis la création d’une commission d’enquête relative à l'état des lieux, la déontologie, les pratiques et les doctrines de maintien de l'ordre, dont les résultats seront prochainement publiés.
Enfin, le gouvernement avait déjà repoussé, de janvier à novembre, la publication d’un livre blanc de la sécurité intérieure qui se voulait également « une concertation large et ouverte : experts de la sécurité, élus, préfets, agents de terrain, chercheurs et universitaires, acteurs de la sécurité privée sans oublier les citoyens eux-mêmes ».
Le Beauvau de la Sécurité doit être à la hauteur des attentes qu’il a suscitées. Il décevrait s’il se contentait de lister les 200 propositions du livre blanc de la sécurité intérieure. Il échouerait si les solutions proposées n’étaient pas assorties des moyens nécessaires à leur mise en œuvre.
– Mardi 26 janvier 2021