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Au temps des cerises - Page 1738

  • Pierre-Alain Muet, député du Rhône : Pourquoi j'ai décidé de m'abstenir sur le programme de stabilité

     

    J'ai écouté le Premier ministre et reconnais qu'il y a des avancées - modestes - sur le pouvoir d'achat des petites retraites et le maintien du plan de lutte contre la pauvreté. Mais l'économiste que je suis reste en désaccord avec la nouvelle orientation de politique économique que traduit ce programme de stabilité.

     

    Ce désaccord ne porte pas sur la nécessaire réduction des déficits ; j'y souscris ! Mais est-il raisonnable de programmer 41 milliards d'allégements fiscaux sur les entreprises quand nous devons donner priorité à la réduction des déficits ? On peut demander des efforts importants à nos concitoyens quand il s'agit de réduire le déficit et d'arrêter l'hémorragie de la dette. Mais quand ces efforts servent à financer une autre forme de dépense - fiscale cette fois - cela me parait plus discutable. Car les 50 milliards de réduction des dépenses publiques vont servir en grande partie à financer les nouveaux allégements.

     

    Pour les entreprises très fortement impliquées dans l'échange international, un allégement de fiscalité peut conduire assez rapidement à une hausse de l'emploi et de l'investissement, en raison des gains de compétitivité qui en résultent. Mais moins du tiers des allégements concernent les entreprises industrielles. Quant à la grande majorité des autres, elles n'augmenteront l'investissement et l'emploi que si les perspectives de demande s'améliorent. Au moment où l'économie sort péniblement de 3 ans de récession due à l'effondrement de la demande, l'effet dépressif rapide des réductions de dépenses risque de peser sur la reprise.

     

    Mais c'est surtout un tout autre univers politique que dessine ce programme de stabilité. Le chiffrage des 60 propositions de François Hollande sur lequel nous avons été élus représentait « 20 milliards d'euros à l'horizon 2017 ». Certes, il manquait dans le programme présidentiel des mesures sur la compétitivité et elles sont nécessaires, mais est-il raisonnable qu'elles soient presque deux fois supérieures au coût des 60 engagements du Président, au point de bouleverser complètement l'équilibre de notre programme et de devenir l'alpha et l'oméga de la politique économique du gouvernement ? Je ne le pense pas.

     

    Mon abstention n'est pas un vote de défiance à l'égard du Premier ministre ; j'ai voté la confiance sans hésiter et si pour la première fois je n'apporte pas mon suffrage au gouvernement issu de la majorité à laquelle j'appartiens, c'est dans l'espoir de continuer à l'infléchir pour mieux répondre à ce qui reste notre engagement à tous : le redressement dans la justice.

     

  • Le Foll : la majorité "n'est pas menacée"


    Le Foll : la majorité "n'est pas menacée" par FranceInfo

  • Le zapping des questions au gouvernement par Groupe SRC


    Le zapping des questions au gouvernement par GroupeSRC

  • Observatoire des inégalités : Les discriminations se portent bien en France

    15 avril 2014 - Les discriminations liées à l’origine, au sexe, à l’orientation sexuelle, à l’état de santé ou au handicap restent marquées. Preuve que les politiques engagées depuis le début des années 2000 ne sont pas suffisantes. Il est plus que temps d’agir, relèvent six chercheurs spécialistes des inégalités. Extrait de Mediapart.


    Malgré les campagnes d’information, les formations et le renforcement de l’arsenal judiciaire contre les discriminations, le sexe, l’origine, l’orientation sexuelle ou l’état de santé affectent significativement les chances d’obtenir un emploi, un bon salaire ou un logement. Près de 15 ans après le lancement d’une politique de lutte contre les discriminations, un numéro spécial de la revue de l’Insee "Economie et Statistique, Inégalités et discriminations : questions de mesure" [1] vient une nouvelle fois confirmer la persistance des discriminations. Hasard de calendrier, cette parution programmée de longue date intervient dans le contexte d’une résurgence des partis d’extrême droite lors des élections municipales.

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  • Manuel Valls : "Le plan d'économies est juste et bien calibré" par France Inter


    Manuel Valls : "Le plan d'économies est juste... par franceinter

  • Valls : un gouvernement sans majorité ?


    Valls : un gouvernement sans majorité ? par LeNouvelObservateur

  • The Observer/ Courrier International : Le capitalisme se mord la queue

    Les travaux de l'économiste Thomas Piketty aboutissent à un sombre constat : les inégalités entre les riches et les pauvres, qui n'en finissent pas de se creuser, compromettent l'avenir du capitalisme et finiront par détruire nos sociétés

    Un nouvel économiste crée aujourd'hui la polémique et il n'est pas de droite. Début avril, à la conférence de l'Institute of New Economic Thinking, à Toronto, l'ouvrage de Thomas Piketty, Le Capital au XXIe siècle, a été mentionné au moins une fois à chacune des séances auxquelles j'ai assisté. Il faut remonter aux années 1970, avec Milton Friedman, pour trouver un économiste ayant suscité un tel débat.

    Comme Friedman, Piketty est un homme de son temps. Si durant les années 1970, les inquiétudes portaient sur l'inflation, aujourd'hui elles sont liées à l'émergence de ploutocrates et à leur impact sur l'économie et la société.

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  • Plan d'économies : « Assortir ce projet nécessaire de réformes structurelles » LE MONDE | 25.04.2014

    Par Philippe Aghion (Professeur à Harvard), Gilbert Cette (Professeur associé à l'université d'Aix-Marseille) et Elie Cohen (Directeur de recherches au CNRS)

    Le vote consultatif de l'Assemblée nationale sur le programme de stabilité du gouvernement prévoyant 50milliards d'euros d'économies d'ici à 2017 aura lieu le mardi 29 avril. Ce plan sera ensuite transmis à la Commission européenne qui devrait formuler des recommandations à prendre en compte par la France dans la construction du projet de loi de finances 2015. Si le gouvernement entend ainsi respecter ses engagements européens et réduire son déficit public à 1,3% du PIB en 2017, les détails du plan sont loin de faire l'unanimité, surtout au sein de la majorité socialiste. Ce plan peut-il relancer la croissance ? Faut-il craindre une hausse des inégalités ? L'effort consenti est-il suffisant ?

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  • Plan d'économies : "Manuel Valls risquait l'effritement voire l'enlisement" par rtl.fr


    Plan d'économies : "Manuel Valls risquait l... par rtl-fr