Google Analytics Alternative

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/03/2015

Observatoire des inégalités - Une société fragilisée par les inégalités

 13 mars 2015 - Le modèle social français est parmi les plus performants au monde. Mais le « toujours plus » des plus favorisés menace son équilibre. Une analyse de Louis Maurin. Extrait du premier numéro des Dossiers d’Alternatives Economiques, « Une société qui change », réalisé en partenariat avec le Compas et le Centre d’observation de la société.


La France est un des pays où l’on vit le mieux au monde. Depuis quarante ans, notre niveau de vie   médian   [1] a doublé. Cet enrichissement a transformé les conditions de vie de la population. La part des logements sans confort a chuté de 39 % à 1,5 %. Le taux de pauvreté se situe parmi les plus faibles au monde. Tous les ménages ou presque possèdent un téléviseur, un lave-linge, un réfrigérateur et un téléphone portable. Plus de 80 % ont une voiture, qui leur offre une liberté individuelle importante. Les progrès n’ont pas été que matériels. Le demi-siècle passé a été marqué par l’émancipation des femmes, en marche vers l’égalité dans le travail comme dans le couple. L’insécurité a notablement diminué sur le long terme. La part de jeunes en échec à l’école a été divisée par quatre. L’espérance de vie a gagné dix années et la France figure ainsi parmi les pays où l’on vit le plus longtemps. La famille s’est modernisée : on choisit désormais librement son partenaire dans la vie, la fécondité est bien mieux contrôlée, les relations se sont équilibrées dans le couple comme entre parents et enfants.

Lire la suite
_______________________
_______________________

03/03/2015

L'observatoire des inégalités - Les faibles niveaux d’éducation en Europe

27 février 2015 - 24 % des jeunes Espagnols ont un faible niveau de formation, contre 7 % des Suédois.


 

12 % des Européens de 18 à 24 ans ont quitté l’école prématurément [1], selon les données 2013 d’Eurostat. Au sein de l’Europe, les disparités sont grandes. 7,1 % des jeunes sont sortis précocement du système scolaire en Suède, contre 23,6 % en Espagne. Juste derrière, on trouve le Portugal, avec un taux de 18,9 %, et l’Italie (17 %). A l’opposé, la Suède et le Danemark, avec des taux respectifs de 7,1 et 8 %, laissent peu de jeunes au bord de la route sans formation, gage d’une bonne insertion sociale et professionnelle. La France se situe sous la moyenne européenne avec 9,7 % de jeunes qui ont un bas de niveau de formation.

Lire la suite
_________________________
_________________________

23/02/2015

Observatoire des inégalités : Des services à domicile réservés aux plus fortunés

20 février 2015 - 17,7 % des cadres supérieurs emploient du personnel domestique, contre 2 % des employés ou des ouvriers. Les 10 % les plus aisés bénéficient de 60 % des avantages fiscaux liés aux services à domicile, alors que les 20 % les plus pauvres n’en profitent pas.


Rares sont les ménages qui accèdent à ces services, femme de ménage (pour l’essentiel), garde d’enfant ou jardinage. En 2011, 13 % des ménages ont employé du personnel à domicile au cours des deux derniers mois, selon une étude du ministère du Travail [1]. Jusqu’aux 80 % les moins fortunés, moins de 10 % des ménages sont concernés. Pour les 10 % les plus pauvres, la proportion n’est que de 6,9 %. Si 17,7 % des cadres supérieurs emploient du personnel à domicile, ce n’est le cas que de 2 % des employés ou des ouvriers, qui représentent près de la moitié des actifs.

Lire la suite
____________________
____________________

16/02/2015

Observatoire des inégalités : Pauvreté : la France du périph’

13 février 2015 - Les deux tiers des personnes pauvres vivent au cœur des grands pôles urbains. Pas dans les campagnes ou la France pavillonnaire. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Extrait d’Alterecoplus.


Les deux tiers des personnes pauvres vivent au cœur des grands pôles urbains. Le tiers qui reste habite pour 17 % dans les communes périurbaines, 13,4 % dans les petites et moyennes agglomérations ou leurs communes proches et 5,4 % dans les communes rurales isolées. En livrant pour la première fois des données sur la répartition par type de territoire [1], l’Insee a définitivement tordu le coup à une thèse en vogue selon laquelle la France de la relégation serait celle des territoires ruraux, des petites villes et du périurbain. En masse, la France pauvre vit tout au bord du périphérique, elle n’a rien de périphérique. L’immense majorité des pauvres logent dans les grandes agglomérations et leur banlieue proche, où se concentrent les inégalités. Dans les villes-centres des grandes aires urbaines, le niveau de vie maximum annuel des 10 % les plus pauvres est de 4 400 euros, contre 8 000 dans la France périurbaine…

Lire la suite
___________________
___________________

06/02/2015

Observatoire des inégalités - Qui sont les privilégiés d’une France en crise ?

2 février 2015

Des revenus à l’éducation, la dénonciation des élites est une façon de faire oublier les privilèges dont dispose une frange beaucoup plus large de la population qui vit à l’abri de la crise. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.


Qui sont les privilégiés dans la France contemporaine ? Régler la question des inégalités en s’en prenant à une élite étroite arrange, au fond, les couches favorisées. Pour réduire les inégalités, il suffirait de corriger les dérives de quelques-uns, situés tout en haut de la hiérarchie sociale. Une bonne méthode pour ne rien changer au fond. Les super-riches se sont enrichis de façon indécente ces dernières années, mais notre pays reste marqué par des privilèges dont dispose une fraction beaucoup plus large de la population. Ce qui alimente le ressentiment des catégories populaires et les tensions sociales qui s’exprime dans les urnes. Essayons d’y voir plus clair.

Lire la suite
____________________
____________________

05/02/2015

Observatoire des inégalités - Le mal-logement en 2015

3 février 2015 - 3,5 millions de personnes sont jugées mal logées par la Fondation Abbé Pierre. 700 000 n’ont pas de domicile personnel, 85 000 vivent dans une habitation de fortune - cabane, camping ou mobil-home - toute l’année. Beaucoup reste à faire pour que chacun dispose de conditions d’habitat dignes de ce nom.


 

3,5 millions de personnes sont considérées comme mal logées en France en 2015 selon le rapport 2015 sur le mal-logement en France de la Fondation Abbé Pierre [1]. 700 000 sont privées de logement personnel et 2,8 millions vivent dans des conditions de logement très difficiles (privation de confort et surpeuplement accentué). Beaucoup reste à faire pour que chacun dispose de conditions d’habitat dignes de ce nom comme le rappelle chaque année la Fondation.

Lire la suite
____________________
____________________

29/01/2015

Observatoire des inégalités - 1,2 million d’enfants « de » pauvres

6 janvier 2015 - 9 % des enfants de moins de six ans vivent dans la pauvreté en France en 2012. « Enfants pauvres » ? Non : enfants « de » pauvres, de parents sans emploi ou mal rémunérés. Une analyse de Valérie Schneider et Louis Maurin de l’Observatoire des inégalités.


1,2 million d’enfants, soit un peu moins d’un sur dix, sont pauvres en France si l’on utilise le seuil fixé à la moitié du niveau de vie médian, le plus restrictif, selon les données 2012 d’Eurostat. Enfants pauvres ? L’expression est trompeuse : ces enfants sont des enfants de pauvres [1], de travailleurs pauvres ou sans emploi.

Lire la suite
______________________
______________________

30/12/2014

Observatoire des inégalités - Faut-il s’inquiéter des inégalités et de la pauvreté dans les pays riches ?

26 décembre 2014 - Doit-on s’inquiéter de la pauvreté et des inégalités sociales dans un pays riche comme la France, quand on connaît la misère des conditions de vie des habitants des pays les plus pauvres du monde ? Une analyse de Cédric Rio et Louis Maurin, de l’Observatoire des inégalités.


Malgré l’extrême pauvreté dont sont victimes des milliards de personnes dans le monde – essentiellement au sein des pays en développement – les débats au sein des pays riches portent surtout sur la pauvreté et les inégalités à l’échelle nationale. L’Observatoire des inégalités participe de ce phénomène, en publiant moins d’articles dans sa rubrique « Monde » que sur la France [1]. Comment expliquer ce phénomène ?

Lire la suite
_______________________
_______________________

18/12/2014

Observatoire des inégalités - Le travail des enfants dans le monde

 

16 décembre 2014 - 264 millions d’enfants dans le monde sont occupés économiquement, dont 168 millions illégalement. C’est ce cas précis qui est nommé « travail des enfants ». Ce chiffre est encore important, mais le travail des enfants régresse.


 

État des lieux et évolution

 

En 2012, 264 millions d’enfants âgés de 5 à 17 ans, soit 16,7 % de la population de cette classe d’âge, sont « occupés économiquement », selon l’Organisation internationale du travail (OIT), c’est-à-dire qu’ils ont travaillé au moins une heure au cours de la période d’observation (voir définitions ci-dessous). Parmi eux, 63,5 % - soit 168 millions d’enfants - exercent une activité de manière illégale, notamment parce qu’ils n’ont pas l’âge requis par la loi pour travailler. C’est ce cas précis qui est nommé le « travail des enfants » : il comprend tous ceux qui ont une activité économique et dont l’âge est inférieur à l’âge légal du travail, celui-ci étant différent selon les pays.

Lire la suite
________________________
________________________

04/12/2014

Un accès au livre profondément inégal selon les milieux sociaux

27 novembre 2014 - 70 % des ouvriers n’ont lu aucun livre sur une année, contre 20 % des cadres supérieurs.


43 % de la population de plus de 15 ans n’a lu aucun livre en 2012. C’est le cas de 70 % des ouvriers et des agriculteurs, de 40 % des employés, contre 20 % des cadres, selon l’Insee. Dans une grande partie des milieux populaires, le livre n’est pas présent, alors qu’il l’est souvent naturellement dans les milieux favorisés. Mais il y a « livre » et « livre » : selon le ministère de la Culture [1], qui a une conception plus large en incluant notamment les bandes dessinées et les livres pratiques, 42 % des ouvriers n’ont pas lu de livres en 2008, contre 8 % des cadres.

Lire la suite
__________________________
__________________________