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07/02/2017

Observatoire des inégalités - Trois leviers pour réduire la pauvreté

20 janvier 2017 - La pauvreté n’est pas une fatalité. Pour la réduire, notre pays peut actionner trois leviers : la formation, la qualité des emplois, les revenus des familles. Les propositions de Denis Clerc, économiste, fondateur du magazine Alternatives Economiques. Article repris d’Alternatives économiques.


La pauvreté n’est pas une fatalité. Surtout dans un pays qui affecte un peu plus d’un tiers de son PIB (33,7 %) – record mondial – à la protection sociale. Or, les résultats ne sont pas à la hauteur : 14,3 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté [1]. On peut faire mieux, de sorte que la pauvreté ne soit qu’un passage temporaire et non une trappe dont on ne peut sortir. Notre pays dispose de trois leviers possibles, qu’il n’utilise pas au mieux actuellement.

Miser sur la formation

D’abord, la formation. Parce que la société bouge vite et, avec elle, les emplois et le niveau de compétences que les employeurs exigent de leurs salariés. Entre 2008 et 2015, le nombre d’employés et d’ouvriers en France métropolitaine a diminué d’un million, alors que celui de cadres, professions intellectuelles et professions intermédiaires (techniciens, infirmiers, instituteurs…) progressait de 800 000. Ceux et celles qui n’ont pas une formation (ou une expérience professionnelle) solide risquent fort de se retrouver au chômage et, si ce dernier dure, de basculer dans la pauvreté : un tiers des chômeurs disposent d’un niveau de vie   inférieur au seuil de pauvreté.

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15:30 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inégalités | Lien permanent

01/02/2017

Observatoire des inégalités - Non, l’école n’augmente pas les inégalités

26 janvier 2017 - Même si elle privilégie largement les enfants de diplômés, l’école française n’augmente pas les inégalités et n’est pas la plus inégalitaire au monde. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Article extrait du magazine Alternatives Economiques.


L’idée a pris racine et, désormais, c’est comme si elle allait de soi : l’école française « amplifie » les inégalités sociales, comme le dit d’ailleurs le dernier rapport du Conseil national de l’évaluation du système scolaire (Cnesco) [1]. Une affirmation grave. Rares, pourtant, sont ceux qui se sont posé la question de sa signification, même parmi les chercheurs. Or, non seulement cette affirmation est fausse, mais ceux qui défendent une école plus juste n’ont aucun intérêt à forcer le trait de cette manière.

Aucune donnée, dans le rapport du Cnesco comme ailleurs, ne montre que l’école accroît les inégalités. Hormis son titre, rien ne l’étaye. Le texte est beaucoup plus modéré. Il indique notamment : « Si l’école française ségrégue moins les élèves de façon flagrante qu’il y a 50 ans, elle tend cependant à maintenir de nombreuses inégalités sociales et migratoires en son sein, plus cachées, moins observables, mais pourtant bien présentes. » On peut y lire, par exemple, que la part d’enfants d’ouvriers qui sortent de l’école sans diplôme ou avec le brevet est passée de 80 % à 20 % entre 1946 et 2000.

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17:38 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inégalites | Lien permanent

31/01/2017

Observatoire des inégalités - Selon l’OCDE, la France est l’un des pays où le milieu social influe le plus sur le niveau scolaire

26 janvier 2017 - La France est l’un des pays de l’OCDE où le milieu social influence le plus les compétences scolaires des élèves de 15 ans en mathématiques, comme en sciences.


Pour étudier l’influence du milieu social sur les compétences des élèves, l’OCDE a construit dans son enquête dite « Pisa » un indice global, qui rassemble les niveaux de vie et de diplôme des parents ainsi que leur profession. Les jeunes Français de 15 ans ont obtenu un score de 495 lors de l’évaluation en sciences en 2015 (la moyenne OCDE était de 493). Une hausse d’une unité de l’indice du milieu social en France aurait pour effet d’élever le score de 57 points [1]. En Espagne, la même opération augmente le score de 27 points. Lors de la précédente enquête, réalisée en 2012, l’effet était le même pour les mathématiques. Dans les deux cas, la France apparaît comme le pays où le milieu social influence le plus les compétences scolaires dans ces domaines. En comparaison, l’augmentation est d’une quarantaine de points en Allemagne et au Royaume-Uni, d’une trentaine en Espagne et en Italie.

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12:00 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inegalites | Lien permanent

16/12/2016

Observatoire des inégalités - L’évolution du niveau de vie au fil des générations

5 décembre 2016 - Le niveau de vie s’élève au fil des générations. Mais le phénomène est de moins en moins vrai, alors que les jeunes sont de mieux en mieux formés.


A 26 ans, un jeune né entre 1984 et 1988 touchait en moyenne 20 980 euros par an en 2013, contre 18 020 euros pour celui de la génération née entre 1969 et 1973, selon l’Insee [1]. C’est l’un des graphiques [2] les moins connus sur les revenus et pourtant l’un des plus intéressants : il représente l’évolution du niveau de vie annuel selon l’âge et les générations. Il montre par des courbes de couleur le niveau de vie des personnes nées à une période donnée, à différents âges. Il s’agit de données en euros constants (après inflation) pour l’équivalent d’une personne seule, après impôts et prestations sociales.

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17:40 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inégalités | Lien permanent

15/12/2016

Assistés : les nouveaux boucs émissaires du débat public

8 décembre 2016 - Allocations familiales, aides au logement, RSA… seraient-ils les privilèges d’une société d’assistés ? DataGueule, avec l’Observatoire des inégalités, remet les choses à leur place.


Les bénéficiaires de minima sociaux sont-ils des assistés ? La dernière vidéo de DataGueule, une « web série » diffusée sur France 4 et Youtube remet les choses à leur place. L’Observatoire des inégalités y a contribué.

Les bénéficiaires de l’aide sociale seraient des profiteurs, voire des tricheurs ? Qui coûte cher à notre système social ? Le montant de la fraude aux prestations sociales représente 350 millions d’euros en 2013 selon la Sécurité sociale. Ce montant est à comparer avec les 20 à 25 milliards, soit près de 60 fois plus, de la fraude aux cotisations sociales des entreprises. Il y a bien deux poids deux mesures dans le débat. RSA, prime d’activité, CMU complémentaire, bien loin de la fraude généralisée, c’est plutôt le non-recours qui est fréquent. Une grande partie des allocataires potentiels ne réclament pas leur dû, par ignorance de leur droit ou par peur d’être stigmatisé. Qui se dore la pilule aux frais de la protection sociale ? L’immense majorité des chômeurs acceptent le premier boulot qui vient, qu’il soit précaire ou mal payé. Comment, sinon, le taux de précarité atteindrait 50 % chez les jeunes qui travaillent ?

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17:50 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inégalités | Lien permanent

02/12/2016

Observatoire des inégalités - Le bel avenir de l’État social

29 novembre 2016 - Protection sociale, aide à la consommation des ménages, offre de services publics de qualité pour tous : l’État social a encore de beaux jours devant lui. Par Christophe Ramaux, économiste, maître de conférences à l’université Paris I. Extrait de l’ouvrage « Que faire contre les inégalités ? ».


L’État social ne se réduit pas à la seule protection sociale. Il comprend trois autres piliers : les services publics, le droit du travail et les politiques économiques (budgétaire, monétaire, industrielle, commerciale, etc.) de soutien à l’activité et à l’emploi. L’argument qui a justifié son développement dès la fin du XIXe siècle est simple : si l’initiative privée a du bon, elle ne peut assurer ni le plein emploi, ni la stabilité financière, ni la satisfaction d’une série de besoins sociaux (retraite, santé, éducation…). L’intérêt général n’étant pas réductible au jeu des intérêts particuliers, il y a besoin d’intervention publique. L’État social (dénommé aussi État-providence) existe dans tous les pays du monde (la retraite publique existe aux États-Unis, le Royaume-Uni a un système de santé très socialisé, etc.), même si la forme et la voilure de chacun de ses quatre piliers varient.

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11:40 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inégalités | Lien permanent

01/12/2016

Observatoire des inégalités - Dans les pays riches, les 10 % les plus fortunés détiennent la moitié du patrimoine

25 novembre 2016 - Le dixième le plus riche des habitants des pays les plus riches du monde détient la moitié de la fortune totale des ménages de ces pays et un quart de leur revenu total.


Dans les 18 pays de l’OCDE pour lesquels des données comparables sont disponibles, les 10 % au patrimoine le plus élevé détenaient en 2012 la moitié de la fortune totale des ménages [1]. Le dixième dont les revenus sont les plus élevés recevait quant à lui environ un quart de la totalité de la masse annuelle des revenus des ménages de ces 18 pays.

La fortune est hyper concentrée aux États-Unis, où les 10 % de la tranche supérieure détiennent les trois quarts du patrimoine et 29 % des revenus. En Espagne et en Italie, les 10 % les plus fortunés reçoivent la part la plus faible du patrimoine, même si elle représente tout de même 44 et 45 % du total. Encore faut-il être prudent : compte tenu de la place de l’économie informelle dans ces pays, il est aussi possible que la part qui échappe aux statistiques soit plus importante qu’ailleurs. En France, selon les données de l’OCDE [2], le dixième le plus favorisé détient 50 % du patrimoine et un quart des revenus.

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11:45 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inégalités | Lien permanent

15/11/2016

Observatoire des inégalités - Les inégalités dans les pays de l’OCDE : l’écart entre riches et pauvres se creuse

25 octobre 2016 - Depuis les années 1980, les inégalités de revenu ont augmenté dans la plupart des pays de l’OCDE. L’analyse des principales causes par Michael Förster, Odile Rouhban et Céline Thévenot de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), extrait de la revue Après-demain.


Depuis les années 1980, les inégalités de revenus ont augmenté dans la plupart des pays de l’OCDE [1]. Ces évolutions n’ont pas été continues au cours du temps, mais ont eu lieu par à-coups dans un certain nombre de pays, aussi bien en période de croissance qu’en période de crise. L’augmentation de l’emploi atypique et précaire, le progrès technique biaisé en faveur des travailleurs qualifiés [2] et l’affaiblissement des systèmes redistributifs, sont soulignés comme principaux facteurs responsables de cette montée des inégalités. Promouvoir la création d’emplois de qualité, soutenir la participation des femmes au marché du travail, garantir l’accès à une éducation de qualité pour tous et renforcer l’efficacité des systèmes de redistribution sont des moyens de remédier à ce creusement des inégalités entre riches et pauvres.

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11:50 Publié dans Vidéo | Tags : observatoire des inegalites | Lien permanent

02/11/2016

Observatoire des inégalités - Riches, pauvres et classes moyennes : comment se situer ?

20 octobre 2016 - Quels sont les seuils de pauvreté, de richesse et le niveau de vie des classes moyennes en France ? L’Observatoire des inégalités publie les toutes dernières données.


A partir de quel niveau de vie est-on riche ou pauvre, appartient-on aux classes « populaires », « moyennes » ou « aisées » ? Pour fixer des seuils, nous avons adopté la définition du Crédoc, qui considère comme appartenant aux classes moyennes les personnes situées au-dessus des 30 % les plus pauvres et au-dessous des 20 % les plus riches. Nous fixons le seuil de pauvreté à la moitié du revenu disponible médian (après impôts et prestations sociales) et le seuil de richesse au double [1].

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17:15 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inegalites | Lien permanent

31/10/2016

Observatoire des inégalités - Neuf millions de pauvres, un chiffre exagéré

20 octobre 2016 - La France compte 8,8 millions de pauvres, selon le seuil de pauvreté utilisé par l’Insee. Une conception discutable du phénomène. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.


La France compte 8,8 millions de pauvres selon les données 2014 de l’Insee. Comment est-ce possible, dans l’un des pays les plus riches au monde ? A quoi correspondent ces chiffres que tout le monde utilise sans se préoccuper de la méthode de calcul, pourtant centrale ?

Depuis 2008, l’Insee utilise la définition européenne de la pauvreté. Auparavant, le seuil de pauvreté le plus souvent utilisé était équivalent à la moitié du revenu médian, revenu qui partage en deux la population, autant gagne davantage, autant gagne moins. Mais dans les comparaisons européennes, le seuil le plus souvent pratiqué se situe à 60 % du revenu médian. Ce saut de 50 à 60 % change tout : il fait augmenter le seuil de 840 à 1 008 euros (pour une personne seule), le nombre de personnes concernées de 5 à 8,8 millions et le taux de 8,1 à 14,1 %

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