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12/10/2014

Paul Alliès - Quelle VI° République et comment?

Une part de la crise majeure que traverse aujourd’hui le pouvoir tient à la fermeture des institutions vis-à-vis de la société : l’Exécutif tient par l’irresponsabilité vis-à-vis des électeurs et par l’autoritarisme vis-à-vis de sa majorité. Les socialistes auront, une troisième fois, renoncé à la moindre réforme de la V° République et ils auront réussi à aggraver son présidentialisme. De ce fait, il n’y a pas de crise de régime en ce sens que la Constitution protège une pratique oligarchique du pouvoir, mais il y a une crise politique majeure qui la met en question.

D’où une multiplication des appels à une 6° République : EE-Les Verts, Nouvelle Donne, le Front de Gauche et d’autres encore. Le Premier secrétaire du PS annonce que cette question sera au centre du prochain congrès de son parti.  La Convention pour la 6° République (C6R) se réjouit de cette dynamique qui confirme le bien fondé de son action continue et obstinée depuis sa création le 2 mai 2001.

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00:05 Publié dans Réflexions | Tags : alliès, 6ème republique | Lien permanent

11/10/2014

Non Fiction - Quand des activistes occupaient Wall Street

Résumé : L'anthropologue David Greaber nous livre son analyse du mouvement Occupy Wall Street et offre une réflexion plus large sur la question démocratique.

David Graeber n'est pas seulement un universitaire anthropologue, il est également un militant, de surcroît anarchiste. Cette particularité lui a valu d'avoir perdu son poste à l'Université de Yale en 2005.  Par conséquent, lorsqu'il décide d'analyser le mouvement Occupy Wall Street qui s'est développé aux Etats-Unis en 2011, ce n'est pas seulement en universitaire extérieur ou même menant une observation directe, fut-elle participante. C'est en tant qu'acteur militant activement engagé dans le mouvement. Mais cette position d'activiste, au sein d'un mouvement né dans le sillage de la crise des subprimes, se double d'une autre particularité. David Graeber est également l'auteur d'un best-seller mondial sur l'histoire de la dette (Dette, 5000 ans d'histoire, Editions Les liens qui libèrent, 2013).

Comme si nous étions déjà libres mêle différents registres : le récit de l'acteur engagé au jour le jour, des jeux de questions réponses ou encore des analyses théoriques visant une mise en perspective du mouvement social.

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22:30 Publié dans Réflexions | Tags : david greaber | Lien permanent

Libé - Dire non à Tafta, pour retrouver la démocratie Laura SLIMANI Présidente des Jeunes socialistes

Les Jeunes socialistes seront mobilisés le 11 octobre contre le projet de traité transatlantique.

«Mais est-ce que vous parvenez vraiment à intéresser les jeunes à ce sujet ?» C’est une des questions qui vient assez vite quand on parle de la campagne des Jeunes socialistes pour l’abandon des négociations sur le traité transatlantique.

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Libé, Thomas Piketty - CICE, la verrue de François Hollande

Si le gouvernement ne fait rien, alors le crédit d’impôt compétitivité emploi, dit CICE, restera comme le symbole de l’échec de ce quinquennat. Une véritable verrue, incarnant jusqu’à la caricature l’incapacité du pouvoir en place à engager une réforme ambitieuse de notre modèle fiscal et social, et qui se contente d’ajouter des couches de complexité sur un système qui en compte déjà beaucoup trop. François Hollande et Manuel Valls aiment se décrire comme de courageux réformateurs, des opiniâtres socialistes de l’offre, engagés dans un combat de titans face à la vieille gauche. Ces postures sont ridicules. La vérité est qu’ils ne mènent aucune réforme de fond et ne font qu’accumuler les bricolages et les improvisations, sur la fiscalité comme sur les cotisations sociales et la compétitivité.

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00:05 Publié dans Réflexions | Tags : piketty | Lien permanent

10/10/2014

« L’imposture économique » (fin) : l’idéologie de l’équilibre des marchés comme optimum social

C’est très difficile à croire, mais c’est pourtant vrai (chapitre VIII du livre de Keen) : une ligne de défense de très « grands » économistes néoclassiques conscients des incohérences de leur corpus a été la suivante : l’irréalisme éventuel de certaines des hypothèses de la théorie n’a aucune importance ! Seul importe l’accord entre les prédictions de la théorie et la réalité.

Le premier à avoir avancé cet argument n’est autre que Milton Friedman, qui est même allé plus loin en soutenant que des hypothèses irréalistes sont… la marque d’une bonne théorie ! Ce que Samuelson a nommé « The F-twist », la « combine F ». En épistémologie, on parle d’instrumentalisme.

En s’appuyant sur d’autres grands auteurs, dont Musgrave, Keen réfute cette défense sur la base de considérations fines sur les différents types d’hypothèses requises dans une théorie. Il montre que les hypothèses comptent vraiment en économie. Il tente également de comprendre comment une ligne de défense aussi ahurissante a pu se propager sous les auspices de grandes « autorités », et plus généralement il avance une interprétation de « l’incroyable inertie de l’économie » (p. 206) au regard des sciences « dures » telles que les sciences physiques ou l’astronomie.

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Lionel Jospin devant la Commission d'enquête sur les 35 heures par Mediapart

Devant la commission d'enquête sur les 35 heures de l'Assemblée nationale, l'ancien premier ministre socialiste a vanté jeudi 9 octobre 2014 sa grande réforme des 35 heures. Au grand plaisir des "frondeurs" socialistes venus l'écouter....


Lionel Jospin devant la Commission d'enquête... par Mediapart

09/10/2014

Observatoire des inégalités - Comment évoluent les très hauts revenus en France

2 octobre 2014 - Les 0,01 % les plus riches ont gagné 243 000 euros de revenus annuels supplémentaires entre 2004 et 2011. Un gain équivalent à dix huit années de Smic.


 L’évolution des hauts revenus à court terme

 Entre 2004 et 2011, le seuil d’entrée parmi les 0,01 % aux revenus les plus élevés [1] s’est accru de 42,8 %, soit 243 000 euros (données avant impôts), passant de 567 700 à 810 700 euros (inflation déduite, en euros de 2011). Cette augmentation est équivalente à dix huit années de Smic. Le niveau minimum des 1 % les plus riches a progressé de 9 800 euros, soit une augmentation de 11,8 % alors que le revenu médian a gagné 1 400 euros supplémentaires au cours de ces sept années (+ 7,7 %).

 La part des revenus détenue par les plus aisés est passée, entre 2004 et 2011, de 1,7 % à 2,1 % pour les 0,1 % les plus riches, de 4,6 % à 4,8 % pour les 0,9 % les plus riches et a diminué de 73 % à 72,6 % pour le reste de la population.

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Libé - «Le capitalisme entraîne une crise de l’attention»

Internet, SMS, réseaux sociaux : la concentration est devenue, comme l’eau, un bien rare. Professeur de littérature, Yves Citton considère qu’il est nécessaire d’envisager une «écologie attentionnelle».

En cette époque de surcharge informationnelle et de distraction généralisée, l’attention est devenue un bien rare, le «temps de cerveau disponible» que cherche à capturer le capitalisme consumériste. En dédiant non pas un mais deux livres à l’épuisement de nos ressources attentionnelles, Yves Citton est conscient de la contradiction. «Il aurait fallu écrire un tweet […] mais pas un livre», plaisante le professeur de littérature à l’université de Grenoble et codirecteur de la revue Multitudes qui plaide pour une «écologie de l’attention».

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20:35 Publié dans Réflexions | Tags : citton | Lien permanent

Slate, Gaël Brustier - «Combat culturel» partout, «combat culturel» nulle part?

Membre de l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès, chercheur en science politique au Cevipol (Université libre de Bruxelles), spécialiste des droites et des dimensions culturelles de la politique.
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L'oeuvre d'Antonio Gramsci est au coeur de l'idée de combat culturel. Aujourd'hui, l'expression est utilisée aussi bien par les Veilleurs issus de la Manif pour tous que par les Identitaires. Mais la domination culturelle des droites est d’abord une crise de la gauche, qui dépasse à la fois ses piètres résultats économiques et le cadre strictement français.

Que ce soit au sein de La Manif pour tous ou à la Fête de l’Humanité, au sein du Parti socialiste ou chez les Veilleurs, chez les écologistes ou chez les Identitaires, le terme «combat culturel» est redevenu à la mode, au risque de devenir une nouvelle «tarte à la crème» dénuée de sens.

Loin de se réduire à un combat pour les «valeurs», le combat culturel prend une dimension autre, dimension qui manque manifestement aujourd’hui à la social-démocratie comme à la gauche radicale des pays européens.

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10:00 Publié dans Réflexions | Tags : brustier | Lien permanent

Jean Gadrey - « L’imposture économique » (3) : l’analyse de l’offre des entreprises est inconsistante

Dans la théorie néoclassique hyper dominante, la « courbe d’offre » repose sur une représentation des décisions des entreprises de produire plus ou moins afin de maximiser leur profit. Et le critère est qu’elles produisent de sorte que le prix des marchandises vendues soit égal au « coût marginal » (la dépense additionnelle nécessaire pour produire une unité supplémentaire de produit). Si cette égalité n’est pas réalisable, la courbe d’offre… ne peut exister. La théorie suppose par ailleurs 1) que ce coût marginal est croissant lorsque les quantités produites augmentent, et 2) que l’offre et la demande répondent à des comportements indépendants les uns des autres. Aucune de ces hypothèses ne résiste à la critique.

Commençons par cette idée que le prix est égal au coût marginal. Elle explique notamment l’hostilité des néoclassiques envers les monopoles, car ces derniers disposent du pouvoir de fixer les prix au dessus du coût marginal, ce qui interdit d’envisager une courbe d’offre. Seule la « concurrence parfaite » le permet, selon les néoclassiques.

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