Google Analytics Alternative

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/09/2014

François Dubet, Critique de l'égalité des chances, 1ère partie, UPA

18:00 Publié dans Réflexions | Tags : dubet | Lien permanent

Libé, François Dubet - «Nous avons renoncé à produire de l’égalité»

Alors que Jacques Attali affirmait, la semaine dernière dans «Libération», préférer le principe de «mobilité sociale» à celui d’égalité, le sociologue François Dubet juge pour sa part nécessaire d’inverser la tendance.

Réconcilier la liberté et l’égalité, deux principes qui sont au cœur de l’idéal démocratique, telle était l’ambition du philosophe américain John Rawls dans Théorie de la justice. Aujourd’hui, la liberté semble avoir pris le dessus sur l’égalité, avec l’individualisme pour corollaire, et la justice sociale ne semble plus une préoccupation majeure des sociétés démocratiques. Dans la Préférence pour l’inégalité, sorti cette semaine, François Dubet, sociologue, professeur à l’université de Bordeaux, constate un délitement des solidarités qui serait à l’origine de l’aggravation des inégalités.

Lire la suite
__________________________
__________________________

16:00 Publié dans Réflexions | Tags : dubet | Lien permanent

Observatoire des inégalités - La pauvreté progresse en France

9 septembre 2014 - La France compte entre 5 et 8,6 millions de pauvres selon la définition adoptée. Depuis 2002, le nombre de personnes concernées a augmenté de 1,3 million.


La France comptait cinq millions de pauvres en 2012 selon l’Insee [1] si l’on utilise le seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian et 8,6 millions si l’on utilise le seuil à 60 % du niveau de vie médian [2]. Dans le premier cas, le taux de pauvreté est de 8,2 %, dans le second de 14,0 %. En 2012, le seuil de pauvreté situé à 60 % du revenu médian, pour une personne seule, est de 993 euros mensuels, celui à 50 % de 830 euros.

La pauvreté a baissé des années 1970 au milieu des années 1990. Elle est ensuite restée plutôt stable jusqu’au début des années 2000. Depuis 2004, le nombre de personnes pauvres au seuil de 50 % a augmenté de 1,2 million (+ 30 %) et le nombre au seuil de 60 % a progressé de 1,3 million (+ 17 %). Au cours de cette période, les taux sont passés respectivement de 6,6 % à 8,2 % et de 12,6 % à 14 %.

Lire la suite
_____________________________
_____________________________

23/09/2014

Rue 89 « La gauche doit redevenir sensible et attentionnée »

Sommes-nous encore capables de concentration à l’heure où Internet et les smartphones nous sollicitent sans cesse ? Pour Yves Citton, professeur de littérature, cette dissolution de l’attention est une chance.

Lire la suite
__________________________
__________________________

16:00 Publié dans Réflexions | Tags : citton | Lien permanent

OFCE - La croissance de la zone euro dépend-elle vraiment d’une hypothétique relance budgétaire allemande ?

18 septembre 2014

par Christophe Blot et Jérôme Creel

Le débat sur les politiques économiques en Europe a été relancé cet été par Mario Draghi, lors du désormais traditionnel symposium de Jackson Hole, qui réunit notamment les principaux banquiers centraux de la planète. Malgré cela, il semble que les uns (Wolfgang Schaüble, Ministre allemand des finances) et les autres (Christine Lagarde, directrice du FMI) continuent de camper sur leurs positions : discipline budgétaire et réformes structurelles, d’un côté ; relance de la demande et réformes structurelles, de l’autre. La différence est certes ténue, mais elle a ouvert la voie à ce que Mme Lagarde a dénommé « des marges de manœuvre budgétaires pour soutenir la reprise européenne ». Elle vise en particulier l’Allemagne, mais a-t-elle effectivement raison ?

Lire la suite
___________________________
___________________________

15:03 Publié dans Réflexions | Tags : ofce | Lien permanent

21/09/2014

Non Fiction : Les débats scientifiques à la lumière de la littérature

Résumé :   La démocratie ne peut se passer de débats portant sur les résultats et orientations scientifiques, mais comment les réguler ?

La politique n'aime sans doute pas la littérature, qu'elle range du côté de la polygraphie. Mais les sciences ? Les rapports entre sciences et littérature sont depuis longtemps établis, en tout cas depuis le désenchantement du monde. Ils se déploient de plusieurs manières, parfois contraires : interprétations jubilatoires des résultats scientifiques, accentuation des craintes y relatives, travail aux limites des sciences, imageries critiques des savants, mais aussi imageries glorieuses... bref tout un encadrement des sciences s'ancre dans la littérature, lequel peut être provoqué par les savants eux-mêmes, ou appréhendé directement par les écrivains. Il reste que la pensée des sciences demeure incomplète si l'on ne s'attarde pas aussi sur les controverses scientifiques, qu'elles aient un impact ou non sur les résultats des recherches scientifiques (en tout cas, elles peuvent en avoir un sur la temporalité (ralentie ou accélérée) des recherches). Et de telles controverses, il en existe de deux sortes au moins : les controverses internes à la recherche (Galilée et Descartes discutant du rapport de la chute d'un corps au carré de l'espace ou au carré du temps) et les controverses portant sur l'utilité de telle ou telle recherche, ses visées, ses composantes. C'est à cet aspect que cet ouvrage se consacre.

Lire la suite
________________________________
________________________________

18:00 Publié dans Réflexions | Tags : citton | Lien permanent

Terra Nova - Démocratiser l'école : vers une nouvelle organisation des classes et des établissements Par Caroline Veltcheff, Jean-Pierre Obin, Maya Akkari.

Les rapports se multiplient ; le constat demeure. L'école française reste fortement inégalitaire. Un récent rapport de la Fondation allemande Bertelsmann vient encore illustrer cette situation : la France se classe dans les toutes dernières positions concernant l'influence de l'origine sociale sur la réussite scolaire. Comment gérer l'hétérogénéité des élèves, que ce soit entre les établissements et au sein même des établissements ? A travers cette note, Terra Nova poursuit ses réflexions sur un système éducatif enfin apte à lutter contre l'échec scolaire.

Synthèse

L’école française, derrière des résultats d’ensemble assez moyens, se révèle parmi les plus inégalitaires des pays développés, celle où l’origine sociale des élèves influe le plus sur leurs résultats scolaires. Elle produit un nombre important d’élèves en grand échec scolaire et, alors que son fonctionnement est élitiste, s’avère incapable de former une élite suffisamment fournie. La France a certes réussi en plus d’un siècle à massifier l’accès à l’école mais elle peine à répondre au défi de la démocratisation, qui consisterait à donner un égal accès à tous à la réussite scolaire.

Lire la suite
______________________________
______________________________

16:23 Publié dans Réflexions | Tags : terra nova | Lien permanent

Non Fiction : S’en sortir par le bas, c’est top !

Résumé : Un manifeste pour la sobriété heureuse à travers une analyse critique de la société technicienne.

Même les moins écolos d’entre nous s’accordent généralement pour reconnaître que « non, ça ne peut plus continuer comme ça », comme l’illustre par exemple le « Jour du dépassement » atteint il y a quelques jours (19 août 2014 : Date symbolique à laquelle la consommation globale excède les capacités de production de la planète). Dans ce contexte, Philippe Bihouix réussit le pari de repenser une nouvelle société à partir d’une utilisation plus raisonnée et moins gourmande des technologies, et ce sans tomber, du moins la plupart du temps, dans une technophobie primaire. Citant volontiers Barry Commoner, Matthew Crawford,  Jacques Ellul ou Ivan Illich, dont il apparaît comme un disciple un peu turbulent, l’auteur dessine ainsi le profil technique d’une société conviviale et proprement décroissante.

Très pédagogique, l’ouvrage est divisé en quatre sections : un premier acte explique « comment on en est arrivé là » et pourquoi la solution à la crise environnementale n’est pas à chercher du côté de la technologie; un deuxième acte expose les principes de base des basses technologies, fondées avant tout sur une remise en cause des besoins ; un troisième détaille, secteur par secteur, à quoi ressemblerait la vie quotidienne au temps des basses technologies ; enfin un quatrième acte s’interroge sur la faisabilité de la transition.

Lire la suite
_______________________________
_______________________________

11:00 Publié dans Réflexions | Tags : bihoux | Lien permanent

Terra Nova - La nouvelle question territoriale Par Laurent Davezies, Thierry Pech.

A l'occasion de cette rentrée, Laurent Davezies et Thierry Pech posent les éléments d'une nouvelle question territoriale. Dans un contexte où inégalités de PIB et de revenu s'aiguisent, l'économie résidentielle et l'économie productive ne s'opposent pas : elles s'articulent, au contraire, l'une à l'autre. Comment définir un nouveau compromis entre cohésion des territoires et surcroît d'autonomie pour ceux qui sont les principaux moteurs de la croissance ? Ces réflexions contribuent aux débats en cours sur la réforme territoriale. 

La réforme territoriale initiée par le gouvernement de Manuel Valls est guidée par la volonté d’accroître l’efficacité de l’action publique dans les territoires en concentrant davantage les moyens et en réduisant les strates du fameux « mille-feuilles » administratif hexagonal. En période de disette budgétaire et sous une pression européenne constante en faveur de « réformes structurelles », ce souci n’a rien d’illégitime. De nombreux pays voisins ont d’ailleurs, avant nous, fait des efforts analogues en ce sens.

Lire la suite
____________________________
____________________________

09:20 Publié dans Réflexions | Tags : davezies, pech, terra nova | Lien permanent

Non Fiction : Aux carrefours de la philosophie politique contemporaine

Résumé : Un livre collectif volumineux, premier ouvrage entièrement consacré à Pierre Manent.

La politique et l'âme, ouvrage collectif imposant et premier ouvrage « entièrement consacré à Pierre Manent » à l'occasion de son départ en retraite de l'EHESS, se compose de trente six articles, dont une bibliographie, réparties en quatre parties : d'abord, une partie intitulée « philosophie, politique et religion »; dans un second temps, « les grandes étapes de la pensée politique » ; dans un troisième temps, « le monde moderne et nous » ; enfin, des « conclusions », sous la forme d'un portrait de Pierre Manent (33 pages, bibliographie comprise).

Cet ouvrage est fait pour explorer, voire dialectiser, l'oeuvre de philosophie politique de P. Manent : son straussisme (l'article de Ralph C. Hancock dessinant avec précision les plans de clivage et les continuités principales), sa vision de la relation entre philosophie classique et philosophe moderne, son rapport au christianisme et au libéralisme (sur ce dernier point, cf. l'article de Christopher Kelly sur les rapports de Manent à Rousseau et celui de P. Christias). L'ouvrage paraît après qu'un colloque ait été consacré au philosophe, les 12 et 13 juin 2014, à l'initiative du Centre d'études sociologiques et politique Raymond Aron, à l'EHESS. L'introduction, rédigée par les directeurs de la publication, précise le sens de son titre, son ambition et son organisation. Faire « vivre son œuvre et son enseignement », en prévenant un malentendu qui les réduirait à une simple « histoire des idées », dégager les « trois grandes lignes de crêtes de ses travaux » de manière équilibrée : les « concepts et controverses importants »  , les « grandes étapes de la pensée politique »   et « les problèmes du monde contemporain »  .

Lire la suite
___________________________
___________________________

07:16 Publié dans Réflexions | Tags : pierre manent | Lien permanent