Pour les uns, la nomination de Bernard Cazeneuve récompense l’« éthique », « la justesse de l’action ». Pour les autres, il est le ministre qui « a mis les policiers dans la rue ».
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Pour les uns, la nomination de Bernard Cazeneuve récompense l’« éthique », « la justesse de l’action ». Pour les autres, il est le ministre qui « a mis les policiers dans la rue ».
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La social-démocratie perd son dernier représentant de poids en Europe avec la démission de Matteo Renzi. Si la poussée xénophobe sur le continent explique en partie la déroute de la gauche, celle-ci paye aussi le prix de ses compromissions libérales.
Il a joué, il a chuté. Avec la démission du président du Conseil italien, Matteo Renzi, après la nette victoire du non au référendum institutionnel qu’il avait mis sur la table, la social-démocratie européenne perd son poulain le plus frais - élu en février 2014. Et son dernier dirigeant de poids sur le continent alors que François Hollande a, lui, renoncé sous la contrainte sondagière à briguer un second mandat. Sans préjuger de l’avenir de Renzi, son revers est la nouvelle démonstration d’une social-démocratie à tendance libérale décidément à l’agonie sur le continent. «Après le renoncement de François Hollande, ce vote participe de ce chant du signe du social-libéralisme européen», confirme Fabien Escalona, docteur en sciences-politiques et enseignant à Sciences-Po Lyon.
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L’annonce de la candidature de Manuel Valls n’est plus qu’une question d’heures. Pour la gauche du PS, la nécessité de se rassembler contre le chef du gouvernement vaut tout autant que si François Hollande avait décidé de se représenter et d’être candidat dans le cadre de la primaire de la Belle Alliance Populaire. Dans une tribune parue ce lundi dans Libération, la sénatrice socialiste de Paris Marie-Noëlle Lienemann a lancé un appel en faveur d’une candidature unique de l’aile gauche du PS contre Manuel Valls à la primaire.
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Après l’annonce de la candidature de Manuel Valls à la primaire de la gauche, des doutes émergent sur sa capacité à rassembler la gauche, et à « occulter [son] bilan ».
Avant même l’annonce de Manuel Valls, de se porter candidat à la présidence de la République à travers la primaire de la gauche, la maire socialiste de Lille, Martine Aubry, avait mis en doute, lundi 5 décembre, sa capacité à rassembler la gauche.Lire la suite
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Les socialistes avaient rendez-vous samedi au meeting de la Belle Alliance populaire à Paris. Deux jours après le renoncement de Hollande, l’heure était au repositionnement des intentions de vote, alors même que la liste finale des candidats à la primaire reste incertaine.
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En déplacement à Toulouse jeudi, Benoît Hamon a appris le renoncement de François Hollande devant les élèves de Sciences Po auxquels il s'adressait. Désormais, il lâche ses coups sur Valls et Montebourg.
La soirée avait commencé sur un ton badin. L’amphithéâtre de Sciences Po Toulouse est bondé, prêt à accueillir Benoit Hamon. Le candidat de la primaire, bloqué par les bouchons, saute de sa voiture et arrive en courant. Il raconte sa mésaventure, pousse les étudiants à le bousculer et lance qu’il a besoin de "stimulation". Sourire dans le jeune public qui y voit une connotation grivoise. Hamon rebondit et dégaine une citation de Marguerite Duras. "Les femmes jouissent d’abord par les oreilles". Effet garanti. Rires dans la salle. Durant plus d’une heure, l’ancien ministre d’Hollande déroule, il revient longuement sur sa proposition phare, le revenu universel, indique comment, par une taxe sur les robots et une taxe sur l’utilisation des biens communs, il pourrait le financer. Dans la coulisse, son équipe s’agite. On vient d’apprendre que François Hollande devait s’exprimer à 20 heures. Depuis l’Elysée. La soirée prend brusquement une autre tournure.
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Jean-Christophe Cambadélis, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg appellent Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise, à participer à la primaire de la gauche.
Jean-Christophe Cambadélis fait des pieds et des mains pour élargir sa primaire dite "de la gauche" mais qui, pour l’instant, ne réunit que le PS et l’UDE de Jean-Vincent Placé. Le patron des socialistes a appelé samedi Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron à se soumettre au scrutin, mais les deux candidats à la présidentielle refusent de compromettre la dynamique dont ils bénéficient.
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Le président de la République a annoncé jeudi soir qu'il renonçait à se porter candidat sa réélection, tout en défendant son bilan. On a trouvé des failles.
Soixante : c'est le nombre d'engagements destinées à "redresser" et "rassembler la France", qui figuraient dans le programme du candidat Hollande lors de la campagne présidentielle 2012. Alors que le chef de l'Etat a annoncé, jeudi 1er décembre, qu'il ne se portera pas candidat à un second mandat, retour sur cinq promesses qui n'ont pas été tenues au cours de ce quinquennat.
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François Hollande a finalement jeté l’éponge, comme le lui conseillaient ses plus proches, ceux qui lui veulent du bien. Le coup de pression de Valls a fait le reste. Récit des derniers jours.
Il avait des hauts et des bas, des périodes où il se disait "c’est jouable" et d’autres où il confiait à des rares proches "je vais renoncer". François Hollande flanchait et puis, il se remettait à y croire. Il y a quelques jours à peine, le président demandait encore : "Tu as des idées pour la suite ?" ou "Tu penses que je dois dire quoi pour me présenter ?". Et il écoutait, celles et ceux qui lui conseillaient de "regretter la déchéance de la nationalité", de reconnaître "des erreurs", voire "des échecs".
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