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25/02/2020

Jean Gadrey - Le « green new deal » de Bernie Sanders est-il à la hauteur ?

Depuis une dizaine d’années, le New Deal de Roosevelt est redevenu une référence pour une partie de la gauche en Europe et aux États-Unis. Rebaptisé et requalifié en « Green New Deal » (GND par la suite), il est au cœur du programme de Bernie Sanders. Son incontestable ambition suffit-elle à en faire une politique de nature à freiner autant que possible la catastrophe écologique en cours ? Il est permis d’en douter.

LE NEW DEAL DE ROOSEVELT

Il est vrai que ce qui a été accompli sous l’impulsion de Franklin Delano Roosevelt, Président des États-Unis de 1933 à 1945, impressionne, en particulier sous l’angle d’un volontarisme politique capable de refouler les lobbies d’affaires et la finance pour imposer des mesures de progrès social. Des mesures largement plébiscitées par les citoyen.ne.s, ainsi qu’en témoignent les deux réélections faciles de Roosevelt en 1937 et 1940.

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17:30 Publié dans Analyses | Tags : gadrey | Lien permanent

OFCE - Guerres commerciales : quels objectifs pour quels effets ? par Stéphane Auray et  Aurélien Eyquem

Quelles sont les motivations économiques derrière la politique commerciale menée par la présidence Trump aux États-Unis ? La réaction des partenaires commerciaux, notamment la Chine, est-elle rationnelle économiquement ? Quelles sont les conséquences macroéconomiques à attendre de telles politiques ? Nous tentons d’apporter quelques éléments de réponse dans ce billet.

Les déficits extérieurs américains, que ce soit du compte courant ou de la balance commerciale, ne datent pas d’hier, ni même d’avant-hier. Comme le montre le graphique ci-dessous, la dégradation remonte à la fin des années 1970 et sa cause a été largement discutée dans la littérature. Bien que le graphique semble montrer que la cause première de ces déficits soit le creusement des déficits commerciaux, l’analyse économique montre que le solde du compte courant est tout autant déterminé par l’équilibre entre épargne nationale et investissement : le creusement des déficits publics (qui absorbent l’épargne des ménages américains), la place centrale des États-Unis dans la finance mondiale, la financiarisation des économies dans les années 1980, le rôle spécifique du dollar (Gourinchas et Rey, 2007), les excédents extérieurs d’autres pays cherchant à s’investir aux États-Unis  (saving glut, Bernanke, 2005), la politique de change chinoise, les imperfections financières dans d’autres pays (Gourinchas et Jeanne, 2009), notamment en Chine, sont autant de facteurs additionnels permettant d’expliquer cette dynamique jointe du compte courant et des échanges commerciaux.

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13:50 Publié dans Analyses | Tags : ofce | Lien permanent

23/02/2020

Jean Gadrey - La désindustrialisation est mondiale, mais une alter-industrie est nécessaire

J’ai rédigé ce long billet à la suite d’un débat public cordial et passionnant, le vendredi 7 février à Lille, avec Gabriel Colletis, l’infatigable animateur du collectif « manifeste pour l’industrie ». 

LA NETTE DÉSINDUSTRIALISATION DE L’EMPLOI DANS TOUS LES PAYS « DÉVELOPPÉS » 

Premier graphique : la part de l’emploi industriel dans l’emploi total, pour six grands pays dits développés, ou « riches », ou « industrialisés », depuis 1992. Source : Banque Mondiale et BIT (voir ce lien). La définition du secteur industriel dans cette base statistique est large et inclut, outre « l’industrie manufacturière », les industries extractives, la construction, la production et distribution d’électricité, de gaz et d’eau.

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14:30 Publié dans Analyses | Tags : gadrey | Lien permanent

22/02/2020

Martin Anota - Les économistes sous-estiment les coûts du réchauffement climatique

Il n’est pas étonnant que les économistes s’intéressent au changement climatique. Certes, ils peuvent avoir tendance à se laisser porter par leurs prétentions « impérialistes » et à s’attaquer à certains objets traditionnellement étudiés par le reste de la communauté scientifique, mais il faut avouer que la question touche directement leur objet d’étude originel : la création et la répartition des richesses. Non seulement les émissions polluantes sont générées par les activités de production et de consommation, mais en outre le changement climatique n’est pas sans affecter en retour l’activité économique [Dell et alii, 2012 ; Burke et Tanutama, 2019 ; Kahn et alii, 2019].

Ainsi, pour étudier ces liens et formuler des recommandations, les économistes ont cherché à modéliser le changement climatique ; ce champ de recherche a notamment été récompensé avec l’attribution du « prix Nobel » d’économie à William Nordhaus en 2018. Relevant d’une analyse coûts-bénéfices, ces modélisations ont souvent cherché à déterminer quels étaient les pertes en termes de PIB qu’entraînent respectivement le changement climatique et la politique climatique afin de déterminer quelle est la politique climatique « optimale » à adopter, celle qui minimise les coûts économiques du changement climatique et des mesures adoptées pour lutter contre ce dernier.

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11:15 Publié dans Analyses | Tags : réchauffement climatique | Lien permanent

13/02/2020

Marianne, Liêm Hoang-Ngoc - Derrière la baisse du chômage, une masse d’emplois de serviteurs précarisés

Liêm Hoang-Ngoc revient sur la dernière étude de l'OFCE. Vivement critiquée par Bruno Le Maire, elle révèle pourtant que la politique du gouvernement est néfaste pour le pouvoir d'achat des plus modestes, malgré la baisse du chômage soulignée par le gouvernement.

La publication de l’étude annuelle de l’OFCE sur les effets de la politique du gouvernement a suscité l’agacement du ministre de l’Economie et des finances. Contestant "l’esprit et la méthode" de ce travail, Bruno Le Maire affirme que la décrue du chômage en 2019 atteste du bien-fondé de la politique menée. Celle-ci est pourtant loin d’atteindre tous les objectifs annoncés.

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17:53 Publié dans Analyses | Tags : liêm hoang-ngoc | Lien permanent

10/02/2020

Usbek et Rica - Les émissions de CO2 issues de l'électricité reculent en Europe à un rythme inédit

D’après une étude publiée le 5 février par deux think tank, les émissions de gaz à effet de serre issues de la production d’électricité européenne reculent de façon inédite. A l’échelle de l’UE, les centrales éoliennes et solaires ont, pour la première fois en 2019, produit plus d’électricité que les centrales à charbon.

On le sait, l’Union européenne traverse en ce moment une période compliquée. Entre le départ tout juste acté du Royaume-Uni avec le Brexit et le récent blocage des pourparlers avec l’Albanie et la Macédoine du Nord quant à leur éventuelle adhésion, les nouvelles du Vieux Continent ne prêtent pas toujours à sourire. Plus discrètes, certaines d’entre elles sont pourtant enthousiasmantes. D’après une étude récente produite par les think thank Agora Energiewende et Sandbag, la part d’énergies renouvelables dans la production d’électricité à l’échelle du continent augmente à un rythme de plus en plus important.

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08:36 Publié dans Analyses | Lien permanent

08/02/2020

Le Vent se lève - Pavlina Tcherneva : « la souveraineté monétaire est étroitement liée à la souveraineté politique »

Pavlina Tcherneva est membre du Levy Institute et conseillère économique de Bernie Sanders. Elle fait partie des économistes à l’origine de la proposition de job guarantee (garantie d’emploi par l’État) et est l’une des figures d’un courant économique en vogue aux États-Unis : la théorie monétaire moderne, influencée par des auteurs comme John Maynard Keynes, Georg Friedrich Knapp ou Hyman Minsky. Nous l’avons interrogée sur la spécificité de ce courant économique hétérodoxe et sur ses propositions de Green New Deal et de garantie d’emploi. Entretien réalisé par Nicolas Dufrêne, Malena Reali et Lenny Benbara. Traduction par Sonia Chabane.

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09:30 Publié dans Analyses | Tags : tcherneva | Lien permanent

07/02/2020

Métropolitiques - Municipales 2020 : La République en marche au défi de l’ancrage politique local, par Rémi Lefebvre, le 06/02/2020

Le mouvement d’Emmanuel Macron a désigné ses candidats aux élections municipales. Plus de la moitié sont des maires sortants issus d’autres formations politiques. Révélatrice du faible ancrage local du parti du président de la République, cette stratégie suscite selon Rémi Lefebvre dissidences et mécontentements.

La République en marche (LREM) est avant tout une entreprise politique présidentielle qui porte les initiales d’un homme et ses ambitions, Emmanuel Macron. Elle a été créée pour appuyer sa conquête du pouvoir et pour soutenir l’exercice de la fonction présidentielle. Ce « mouvement » s’est construit contre les partis traditionnels (même s’il est un parti, sur le plan juridique au premier chef) : rejet des courants et des formes traditionnelles de la démocratie interne et du pluralisme partisans (désignation des cadres par les adhérents, primaires…), de la bureaucratie et des « féodalités » partisanes (Lefebvre 2018).

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17:55 Publié dans Analyses | Tags : lrem, remi lefevre | Lien permanent

OFCE - Capitalisme, environnement et sciences économiques par Xavier Ragot

Il faut adapter nos modes de vie et notre économie à la transition énergétique pour préserver l’environnement.  Le moins que l’on puisse dire est que les essayistes et économistes divergent sur le moyen d’y parvenir. Des questions fondamentales émergent dans le débat public : le capitalisme est-il compatible avec la transition énergétique et la protection de la biodiversité ? Comment les sciences économiques peuvent-elles être utiles pour penser ce changement nécessaire ?

Deux livres récents montrent la divergence des points de vue. Le livre de Christian Gollier « Le climat après la fin du moi », (édition PUF) et le livre d’Eloi Laurent[1] « Sortir de la croissance mode d’emploi », (édition LLL) s’opposent sur l’angle d’analyse, mais proposent en fait des recommandations complémentaires.  Christian Gollier insiste sur la capacité d’adaptation des économies de marché et le besoin de transformer tous les prix pour révéler les vrais coûts en matière d’émission de CO2 et de dégradation de l’environnement.

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13:50 Publié dans Analyses | Tags : ofce | Lien permanent

06/02/2020

Le Figaro - Budget 2020: Macron conforté par l’OFCE dans son étiquette de... «président des riches»

Selon une étude de l’institut de conjoncture keynésien, la loi de finances votée en décembre va avoir un impact négatif sur les 40% des Français les plus modestes et ne profiter, en réalité, qu’aux classes moyennes supérieures.

Qui seront les gagnants du budget 2020, marqué pour les particuliers par une baisse de 5 milliards d’euros de l’impôt sur les revenus et la disparition du dernier tiers existant de la taxe d’habitation pour 8 Français sur 10? La réponse de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), l’institut keynésien de conjoncture rattaché à Sciences Po, est sans appel: les classes moyennes supérieures! Un résultat qui ne va plaire à Emmanuel Macron qui se désespère de perdre son image de «président des riches» qui lui colle à la peau depuis le début du quinquennat...

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21:29 Publié dans Analyses | Tags : macron, ofce | Lien permanent