Web Analytics

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Analyses - Page 18

  • Le Grand Continent - Afrique-France : neuf thèses sur la fin d’un cycle

    Le continent est entré dans une nouvelle ère. Les coups d’État au Mali, en Guinée, au Burkina Faso, au Niger ou la « révolution de palais » au Gabon ne seront pas les derniers. Mais l’illusion serait de penser qu’ils ont mis un terme à des régimes démocratiques. Dans une perspective au long cours, Achille Mbembe livre sa vision des causes profondes de la secousse africaine. 

    Comment faut-il interpréter les transformations de long terme qui se déroulent en ce moment en Afrique ? Quelle place occupent les facteurs endogènes dans ces mutations ? Quelles sont les contradictions saillantes induites par la nouvelle économie politique en voie de cristallisation sur le continent ? À partir de quelles grilles d’analyse pouvons-nous les capter de la manière la plus adéquate possible ? Cet exercice d’intelligence collective est plus qu’urgent si nous devons non seulement poser de la manière la plus adéquate possible la question de la sécurité, de la paix et de la stabilité sur le continent, mais encore ouvrir des chemins d’avenir à la relation entre l’Afrique, la France et l’Europe. 

    Lire la suite
    ______________________
    ______________________

  • Pierre Bréchon Professeur émérite de science politique, Sciences Po Grenoble, Les Européens sont-ils vraiment démocrates ?

    Publié: 8 août 2023,

    Avec l’usage fréquent depuis 2022 de l’article 49.3 de la Constitution pour faire plus facilement adopter des lois contestées, beaucoup de Français estiment que notre système politique est peu démocratique. Plusieurs pays européens ont vu se développer depuis deux décennies des systèmes politiques plus ou moins autoritaires, notamment en Pologne et en Hongrie. Des partis politiques de droite radicale sont de plus en plus implantés dans le paysage politique de presque tous les pays.

    Dans le même temps, les élites politiques, notamment les parlementaires, sont fortement critiquées : elles seraient corrompues, trop coupées du peuple, incapables d’entendre ses besoins et de faire adopter des lois efficaces. Plusieurs pays, dont la France, ont connu des révoltes de jeunes qui seraient le signe d’un mal-être sociétal. Sans compter les attentats terroristes qui fragilisent aussi les sociétés européennes. Les démocraties européennes seraient donc en crise. Au-delà des événements sur lesquels les médias concentrent leur attention, que peut-on savoir des valeurs des Européens et plus particulièrement de leur attachement à la démocratie ?

    Lire la suite
    __________________________
    __________________________

  • IDDRI - Un nouveau Sud prend les rênes

    Le récent sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) n’est que le premier d’une série de grands événements internationaux organisés cet automne dont l’initiative ou la présidence revient à de grands pays émergents. Un nouveau Sud, de plus en plus structuré en coalitions et alliances, est à la manœuvre pour définir et cadrer l’agenda international, au moment même où les conflits entre Nord et Sud, Est et Ouest, risquent d’empêcher l’accélération de la transition écologique et de la coopération internationale qui lui est indispensable. Ce rééquilibrage dans la prise en main de l’agenda international peut-il permettre de réduire les tensions ? Est-il un premier signe d’une nouvelle manière de faire communauté internationale ou annonce-t-il au contraire une division du monde, chaque partie avec ses propres institutions et règles de coopération ?

    Lire la suite
    __________________________
    __________________________

  • La vie des idées - Le grand jeu de cartes des barres À propos de : Renaud Epstein, On est bien arrivés. Un tour de France des Grands ensembles, Le Nouvel Attila

    Loin de constituer un monde gris et uniforme, les grands ensembles d’habitat social érigés dans les années 1960 abritent un foisonnement de vies et de mémoires, comme le montre Renaud Epstein à partir d’une importante collection de cartes postales les figurant.

    Le livre de Renaud Epstein prolonge le geste à la fois artistique, politique et sociologique par lequel cet auteur, enseignant-chercheur à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye, refuse les représentations stéréotypées des grands ensembles et les choix politiques les condamnant aujourd’hui, pour une partie d’entre eux, à la destruction.

    « Tout a commencé en 1994 dans un bar-tabac de la ZUP [Zone à Urbaniser en Priorité] des Trois Ponts à Roubaix où je menais ma première recherche sur la politique de la ville », écrit-il pour introduire son nouvel ouvrage (p. 9). Il y trouve sa première carte postale de grand ensemble au milieu d’autres cartes de vœux. Il en débute la collection un peu au hasard de ses trouvailles dans les communes où ses enquêtes le mènent, puis plus systématiquement en fouillant brocantes et vide-greniers.

    Lire la suite
    ___________________________
    ___________________________

  • Non Fiction - Les évolutions de la frontière : de la barrière à la gare de triage

    A rebours des discours liés à l’ouverture des frontières, le sociologue Steffan Mau analyse leurs reconfigurations et le renforcement de leur fonction de triage.

    La chute du mur de Berlin a symbolisé pour beaucoup la fin des frontières et l’accélération de la mondialisation, reposant sur une circulation accrue des biens, des capitaux et des personnes. A contrario, la pandémie de covid-19 fut un moment exceptionnel de brusque fermeture des espaces nationaux. Pour autant, comme l’explique le sociologue allemand Steffen Mau, auteur par ailleurs d’un livre remarqué sur l’ex-RDA (Lütten Klein : vivre en Allemagne de l’est), dans La Réinvention de la frontière au XXIe siècle, cette ouverture des frontières est une illusion d’optique. Tout le monde n’a pas les mêmes facilités pour les franchir. A ce titre, les dernières décennies ont renforcé cette tendance.

    Lire la suite
    __________________________
    __________________________

  • Non Fiction - Évaluer les personnes : entretien avec Nathalie Heinich

    Contre une vision qu'elle juge trop militante de la sociologie, Nathalie Heinich propose une approche pragmatique pour rendre compte de la manière dont on attribue des valeurs aux personnes.

    Nathalie Heinich poursuit dans cet ouvrage, La Valeur des personnes, son analyse des processus d'évaluation auxquels se livrent les individus en société, en mobilisant les outils théoriques qu'elle avait dégagés dans son ouvrage précédent, Des Valeurs. Une approche sociologique, à propos duquel elle avait déjà donné à Nonfiction un long entretien. Elle apporte ici des précisions utiles quant aux implications de cette sociologie des valeurs, appliquée cette fois-ci aux personnes, s'agissant des discriminations ou encore des inégalités.

    Lire la suite
    _________________________
    _________________________

  • L'article de la semaine : Fondation Jean Jaurès - Pour une école du « nous ». Vivre l’altérité à l’école, le pari gagnant d’une Nation

    Critiquée par la droite pour sa faillite et par la gauche pour son incapacité à réduire les inégalités sociales, l’école est au cœur de débats partisans. La question de la mixité sociale et scolaire comme réponse potentielle aux problèmes actuels de l’école incarne, par les réactions virulentes qu’elle suscite, l’opposition de deux visions qui semblent irréconciliables. Pourtant, une école du « nous » qui met au cœur l’apprentissage et l’expérience épanouie de l’altérité peut contribuer à fabriquer un nouveau consensus national, apaisé et constructif, autour d’une école de la République pour toutes et tous. Cette ambition est à la fois indispensable, efficace et réalisable.

    Introduction

    L’école du nous est indispensable 
    Parce que la société se délite et que l’école n’y échappe pas : il y a urgence à agir et à agir fortement !
    Parce que cela accélère le développement des compétences psychosociales des élèves 
    Parce que nous avons besoin de partager un langage commun pour mieux nous comprendre 
    Parce que l’intelligence artificielle ne sait pas (encore) remplacer l’intelligence relationnelle 
    Parce que c’est ce que souhaite la communauté éducative 

    Lire la suite
    ___________________________
    ___________________________

  • Le mouvement climat doit intégrer les classes populaires pour mobiliser (3/3)

    De la création de groupes aux modes d’action ultra médiatisés, à la nouvelle stratégie plus modérée d’Extinction Rebellion au Royaume-Uni, depuis quelques mois le mouvement climat se renouvelle, dans l’espoir de toujours mieux alerter et fédérer. Au cœur des réflexions, la radicalité des méthodes employées mais aussi le positionnement des collectifs. Pour le sociologue spécialiste des mouvements sociaux et climat Jean-Baptiste Comby, auteur de Mobilisations écologiques*, l’enjeu repose sur la capacité des organisations à mobiliser les classes populaires.

    Extinction Rebellion, Just Stop Oil, Dernière Rénovation… Quel regard portez-vous sur les changements en cours au sein du militantisme climatique ?

    Jean-Baptiste Comby - On peut repérer un double mouvement. D’une part, on observe une conflictualisation plus forte, avec des modes d’actions plus offensifs. S’ils ne sont pas nouveaux - je pense notamment au mouvement des faucheurs volontaires au début des années 2000 - ils se sont accentués et démultipliés au cours de la dernière décennie. Quand ils s’en prennent à des emblèmes de la société de consommation, ces modes d’action peuvent avoir comme contrepartie de mettre à distance certains groupes sociaux pour lesquels ces actions peuvent paraître hors-sol. La deuxième tendance, plus timide, consiste en un décloisonnement de certaines mobilisations écologiques qui essaient de penser leurs combats au prisme des dominations de classe, de race et de genre. 

    Lire la suite
    __________________________
    __________________________

  • Observatoire des inégalités - Les inégalités sociales, de l’école primaire à la fin du collège

    Dès le primaire, les enfants d’origine sociale défavorisée obtiennent en moyenne de moins bons résultats que les enfants de cadres. On retrouve ces écarts au collège et ils déterminent l’orientation de fin de troisième.

    Dès le plus jeune âge, les résultats des élèves sont liés en partie au milieu social de leurs parents. Les écarts se creusent au fil de la scolarité car le système scolaire français cherche davantage l’excellence d’une minorité de très bons élèves qu’à tirer vers le haut les enfants en difficulté. Pour le comprendre, observons ce qui se passe au fil des années, dès le CP et jusqu’en classe de seconde.

    Lire la suite
    _____________________
    _____________________

  • The Conversation, Stéphane Aymard Ingénieur de Recherche, La Rochelle Université - La puissance scientifique et technologique chinoise : de l’imitation au leadership mondial

    La Chine a longtemps été présentée comme un pays recourant à la copie ou à l’espionnage pour monter en puissance sur les plans scientifique et technologique. Désormais, sur ces deux plans, la RPC rivalise avec les plus grandes puissances mondiales, et exerce même le leadership dans certains domaines. Les derniers indicateurs contrastent avec la vision classique d’une Chine qui espionne pour progresser et dont la production scientifique est plus quantitative que qualitative.

    L’innovation et les brevets : des premiers partenariats technologiques à l’autonomie puis à la domination mondiale

    Lors du développement des relations économiques des pays occidentaux avec la RPC, après la reconnaissance par la France en 1964, puis par les États-Unis en 1978, les premiers accords ont porté sur un « partenariat stratégique », avec le déploiement en Chine de technologies avancées.

    Lire la suite
    ________________________
    ________________________

  • Fondation Jean Jaurès - La solidarité ou le chaos : l’heure des choix par Pascal Brice, Lou-Jayne Hamida

    La tentation de la stigmatisation des pauvres et des étrangers, alimentée par la fragilisation d’une partie des classes moyennes, est de plus en plus manifeste. Lou-Jayne Hamida, vice-présidente de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS)1, et Pascal Brice, président de la FAS2, s’en alarment et proposent, pour sauver une solidarité plus que jamais indispensable au regard de la persistance de la pauvreté et des formes croissantes de précarité sociale et écologique, et pour notre existence en tant que société démocratique, de refonder le contrat social sur des engagements réciproques entre la société et les individus qui la constituent, à hauteur des possibilités de chacun.

    Lire la suite
    _____________________
    _____________________