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09/04/2019

Fondation Jean Jaurès - Le mirage de l’Europe sociale : du statut européen du mineur au rapport Bertil Ohlin

À travers l’étude historique de deux aspects des premières heures de l’intégration européenne – le rendez-vous manqué d’un statut européen du mineur et le rapport de Bertil Ohlin –, Nicolas Verschueren, chercheur à l’Université libre de Bruxelles, analyse les ressorts de « l’Europe sociale ». Il revient dans cette note sur deux interrogations : le déficit social de l’UE était-il inhérent au processus d’unification européenne ? Les institutions européennes sont-elles le lieu où une plus grande solidarité entre les travailleurs du continent peut s’exprimer ?

Quel serait l’état de l’Union européenne aujourd’hui si les premières institutions avaient été porteuses de politiques sociales ambitieuses ? Cette hypothèse contre-factuelle est très souvent avancée pour illustrer les actes manqués du début d’une Europe sociale[1]. Cette dénomination d’« Europe sociale » reste très floue et permet surtout à celui qui l’utilise d’y introduire ses propres aspirations. Le déficit social de l’UE était-il inhérent au processus d’unification européenne ? Les institutions européennes sont-elles le lieu où une plus grande solidarité entre les travailleurs du continent peut s’exprimer ? À vrai dire, il est possible de répondre par l’affirmative à ces deux questions. C’est ce que nous nous proposons de montrer à travers l’étude historique de deux aspects des premières heures de l’intégration européenne : le rendez-vous manqué d’un statut européen du mineur et le rapport de Bertil Ohlin.


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14:20 Publié dans Analyses, Histoire | Lien permanent

07/04/2019

Le blog de Henri Sterdyniak - Les revenus du capital doivent contribuer à la protection sociale, Par Henri Sterdyniak

Les prestations sociales universelles doivent être financées par les revenus du capital, comme par ceux du travail. Les cotisations doivent financer les retraites et les prestations chômage

Dans un texte intitulé « Vive la cotisation ! », publié sur le blog des Économistes Atterrés d’ Alternatives Économiques (https://blogs.alternatives-economiques.fr/les-economistes... ), Stéphanie Treillet critique « la fiscalisation de la protection sociale qui consiste à  exonérer les entreprises du coût de reproduction de la force de travail », qui «se traduirait par une amputation des ressources propres de la protection sociale,  ayant pour effet leur budgétarisation croissante ». Selon moi, il est légitime de taxer les revenus du capital pour financer les prestations sociales (du moins celles qui ne sont pas liées à l’activité) à la fois pour des raisons de justice fiscale que pour décourager la substitution capital/travail.
 
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14:45 Publié dans Analyses | Tags : sterdyniak | Lien permanent

Les euros et les voix À propos de : Julia Cagé, Le prix de la démocratie, Fayard

Les modes de financement des partis politiques, y compris en France, tendent à renforcer l’invisibilité de certains groupes et l’influence politique des plus aisés, notamment les partis de droite. Y a-t-il, se demande Julia Cagé, des moyens plus démocratiques de financer la démocratie ?

Dans Le prix de la démocratie, Julia Cagé analyse les modalités de financement de la vie politique dans plusieurs pays, y compris la France. En construisant une base de données regroupant des informations sur les financements de plusieurs mouvements et partis politiques, elle dresse un panorama des modalités actuelles du financement de la démocratie à l’échelle internationale.

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11:15 Publié dans Analyses | Tags : julia cage | Lien permanent

04/04/2019

La Vie des idées - Le néolibéralisme contre la démocratie

À propos de : Wendy Brown, Défaire le dèmos. Le néolibéralisme, une révolution furtive, Éditions Amsterdam

Le néolibéralisme est souvent considéré comme une simple idéologie gestionnaire, dont les effets se feraient sentir surtout sur la sphère économique. Il n’en est rien, selon Wendy Brown : le néolibéralisme est une révolution anthropologique majeure, qui change notre rapport à nous-mêmes, aux autres et au commun.

Tout est dit dans le sous-titre de cet ouvrage brillant sur le néolibéralisme : une « révolution furtive ». Une « révolution » tout d’abord : on a l’habitude de considérer le néolibéralisme comme une idéologie gestionnaire et managériale, cantonnée à la sphère économique. Or, dans la lignée de travaux désormais classiques en sciences sociales (Weber, Polanyi, Dardot & Laval), Wendy Brown, professeure de sciences politiques à Berkeley et spécialiste de Marx et Foucault, montre que cette représentation relève de l’image d’Épinal. Transformation significative du capitalisme avancé, le néolibéralisme est une révolution anthropologique globale en Occident : un bouleversement majeur dans notre rapport au monde

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14:30 Publié dans Analyses | Tags : neo-liberalsiem | Lien permanent

Observatoire des inégalités - Québec (in)égalitaire : un choix de société à éclairer

Le réseau d’observation des inégalités se développe. Notre cousin, l’Observatoire québécois des inégalités, vient en effet de naître. Nicolas Zorn, son directeur général et fondateur nous le présente.

Les inégalités, il faut en parler. Encore faut-il partir des faits. Un rassemblement inédit d’acteurs du monde des affaires, des gouvernements et des milieux universitaire, philanthropique et communautaire s’unit aujourd’hui pour mettre au monde l’Observatoire québécois des inégalités (www.observatoiredesinegalites.com), le tout premier « fact tank » [1] sur les inégalités au Québec. Organisme indépendant et non partisan, il favorisera la diffusion et la vulgarisation de contenus traitant des inégalités de revenus, d’opportunité et de qualité de vie. L’observatoire éclairera le débat public avec des connaissances scientifiques, en plus d’évaluer avec des données probantes l’impact des inégalités sur les populations touchées.

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08:30 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inegalites | Lien permanent

03/04/2019

IRMA - Adoption de la directive européenne sur le droit d’auteur

Ce 26 mars, après plus de deux ans de négociation entre les différentes instances européennes, le Parlement a adopté à Strasbourg le projet de directive sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique.

Après avoir fait l’objet d’intenses lobby ces derniers mois, la directive a été votée au Parlement européen avec 348 voix pour et 274 contre (36 abstentions).
Pour la Sacem, ce texte "créé enfin les conditions d’une situation plus juste pour les créateurs et les artistes" tout en garantissant un internet libre et ouvert "puisque la régulation plus équitable que l’article 13 met en place ne concerne que les grandes plateformes commerciales de partages de contenus".

The International Council Of Music Creators (CIAM) se réjouit également de ce vote qui va permettre aux auteurs et artistes-interprètes de travailler dans un environnement "où leurs revenus pourront être proportionnels au succès de leurs œuvres", notamment grâce aux obligations de transparence prévues par les articles 14 et suivants de la directive.

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20:50 Publié dans Analyses | Tags : droit d'auteur | Lien permanent

02/04/2019

OFCE - Le patrimoine et l’endettement des ménages français en 2015

La crise financière de 2008 a modifié les comportements des épargnants, ces derniers privilégiant la prudence dans leur portefeuille. Les comparaisons spatio-temporelles de la distribution du patrimoine et sa composition apparaissent donc essentielles pour analyser ces questions de politique publique.

En moyenne, les ménages français déclarent posséder 268 000 euros de patrimoine brut. La moitié est endettée, en moyenne à hauteur de 37 000 euros. Le décile des Français les plus riches détient environ 46 % de la richesse totale, le centile le plus aisé, environ 15 %. La hausse de l’endettement concerne davantage les ménages aisés, disposant de capacités de remboursement plus importantes ou de patrimoines substantiels. La situation des ménages ne semble donc pas faire porter de risque majeur à la stabilité financière en France.

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14:50 Publié dans Analyses | Tags : ofce | Lien permanent

01/04/2019

Observatoire des inégalités - « La pauvreté du rural est surestimée », entretien avec Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités

Les campagnes seraient-elles plus touchées par la pauvreté que les grandes villes ? Un entretien avec Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités, réalisé par Vincent Grimault. Extrait du magazine Alternatives Économiques.

L’idée que le rural est pauvre est de plus en plus prégnante dans l’opinion publique. Pourquoi ?

Plusieurs facteurs l’expliquent. Le premier est politique. Des chercheurs, mais aussi une partie de la classe politique, défendent une vision misérabiliste de la France rurale et « périphérique ». C’est une façon de se rapprocher des catégories populaires, une nouvelle « France profonde » en quelque sorte. En parallèle, ils mettent en avant le fait que les banlieues bénéficieraient naturellement des effets positifs de la métropolisation, alors qu’on y trouve les catégories les plus pauvres de France.

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30/03/2019

L'égalité française est-elle un mythe ? avec Réjane Sénac, politologue

Parité, diversité, égalité ? La politologue Réjane Sénac est notre invitée pour présenter son analyse de l'égalité républicaine à la française.

09:14 Publié dans Analyses, Vidéo | Tags : réjane sénac | Lien permanent

28/03/2019

Le Vent se lève - 5. Le climatologue : Jean Jouzel | Les Armes de la Transition

Jean Jouzel est glaciologue-climatologue, pionnier dans l’étude du changement climatique. Il a été vice-président du groupe scientifique du GIEC (Groupe d’Expert Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) lorsque ce dernier a reçu le Prix Nobel de la Paix en 2007. La liste de ses responsabilité est impressionnante. Il a plus récemment rejoint le Haut Conseil pour le Climat. Jean Jouzel nous éclaire sur le rôle précis d’un climatologue dans le cadre de la transition écologique.

LVSL : À quoi sert un climatologue pour la transition écologique, et pourquoi avez-vous choisi cette voie-là plutôt qu’une autre pour apporter votre pierre à cette transition ?

Jean Jouzel : Si je commence par « pourquoi j’ai choisi cette voie-là ? », il y a beaucoup de hasards. Je termine une école d’ingénieur, Chimie-Lyon, et j’avais envie de faire une thèse. Je suis breton, et un des critères de choix pour la thèse, c’était de se rapprocher de la Bretagne. Il y avait des sujets proposés au CEA-Saclay, et j’ai rencontré la personne qui proposait ce sujet. Il y avait une certaine compétition, mais j’ai quand même été pris à Saclay – c’était en octobre 1968, il y a quand même 51 ans – et au départ il n’avait pas vraiment de sujet de thèse vraiment défini, et il m’a proposé un sujet sur la formation de la grêle. J’ai été d’abord extrêmement surpris, mais j’ai accepté tout de suite !

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22:30 Publié dans Analyses | Tags : jean jouzel | Lien permanent