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Comment dépasser la double impasse du socialisme d’État et du capitalisme de marché ? Pour Lea Ypi, revenir à Kant et aux Lumières constitue une perspective afin de refonder la liberté comme responsabilité sociale, et pour ouvrir un horizon cosmopolite contre l’autoritarisme du profit.
Haxie Meyers-Belkin is pleased to welcome Borzou Daragahi, award-winning international correspondent and investigative reporter. As Iran marks Nowruz, the Persian New Year, war intrudes into civilian spaces. The psychological terrain is marked less by overt anger than by fatigue, resignation, and a deepening sense of entrapment. A media blackout and communication breakdowns intensify this isolation, eroding social cohesion and amplifying uncertainty. External narratives of “liberation” fail to resonate with civilians who find themselves in survival mode.
En cette période électorale, avez-vous le Dati Blues ? Ouiiiiii ? Pour accompagner Rachida Dati dans sa course à l’hôtel de ville, il fallait employer les grands moyens alors une fois n’est pas coutume, on a recruté une chorale, un chien et une poubelle !
Mettant remarquablement en valeur son interprète féminine principale, Nastya Golubeva, le nouveau film de Xavier Giannoli jongle avec différentes manières d'évoquer la période de l'Occupation.
Nul n'ignorera, au moment d'aller voir Les Rayons et les ombres, que celui-ci s'inspire très directement d'une histoire authentique. Celle du journaliste Jean Luchaire, pacifiste engagé durant l'entre-deux-guerres, devenu directeur d'un journal pronazi sous l'Occupation, et de sa fille Corinne, star montante du cinéma français à la fin des années 1930.
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Karola Brede — L’école de Francfort est-elle à l’origine de Palantir ?
Dans les années 1990, un jeune doctorant américain arrive en Allemagne obsédé par une question : comment l’agression peut devenir un intégrateur social.
Karola Brede a dirigé la thèse d’Alexander Karp. Elle a également été aux premières loges de sa querelle avec Habermas.
Elle prend la parole pour la première fois.
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Si les bascules potentielles de grandes villes de gauche à droite (et inversement) sont mises en avant par les médias, elles demeurent rares. Les équipes municipales seront le plus souvent reconduites dans un scrutin qui échappe largement aux partis politiques. Les percées des partis « protestataires », RN et LFI, doivent, par ailleurs, être relativisées. Analyse du premier tour des municipales 2026 avec le politiste Frédéric Sawicki.
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La percée de La France insoumise au premier tour des municipales 2026 mérite d’être regardée de près. Derrière les conquêtes de Saint-Denis, celle, probable, de Roubaix et l’afflux de conseillers municipaux, les chiffres révèlent un recul significatif par rapport aux européennes de 2024 dans la grande majorité des villes. Son ancrage local demeure fragile, et ses élus condamnés à exercer une fonction tribunicienne sans accès aux leviers réels du pouvoir municipal.
La fusion de deux listes de gauche - dont une liste citoyenne -, aux nombreuses similitudes, s’est faite dans la douleur. Une illustration des difficultés à réunir les gauches sociale, citoyenne et écologique.
Poitiers (Vienne), reportage
L’amertume, à fleur de peau. Sous la pression de son électorat, la liste citoyenne conduite par la maire écologiste Léonore Moncond’huy, en tête au premier tour à Poitiers (26 %), a fusionné in extremis et à contrecœur avec celle dirigée par l’insoumis Bertrand Geay (Poitiers en commun, 14 %), mardi 17 mars.
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D’utopie à dystopie, comment Internet s’est-il retourné contre ses propres valeurs libertaires en quelques décennies ? Par l’analyse d’un vaste corpus documentaire, Sébastien Broca étudie cette transformation sous l’angle des critiques de l’empire des « big tech » du numérique.
Au début de l’année 1995, Kirkpatrick Sale, une figure de la gauche contestataire américaine depuis les années 1960, publie Rebels Against the Future, un essai qui appelle à réinvestir sans attendre le mouvement des luddites. Joignant le geste à la parole, il détruit un ordinateur IBM à coups de massue, afin de dénoncer une industrie informatique qu’il dénonce comme polluante, menaçant la vie privée, déqualifiant le travail et renforçant les bureaucraties. Kevin Kelly, rédacteur en chef du magazine Wired, défend une vision en tout point opposée. Selon lui, l’informatique mettra fin aux crises économiques, l’inefficacité des administrations et la domination des grandes entreprises. Un échange est organisé entre les deux hommes. Devant leur éditeur commun, un pari à 1000 dollars est lancé. Sale prétend que le développement de l’industrie informatique provoquera un effondrement généralisé, provoqué par une crise économique plus dramatique encore que celle de 1929, une révolte sociale des pauvres contre les riches et une série de catastrophes naturelles. Date annoncée : 2020. Vingt-cinq ans plus tard, l’histoire n’a pas donné raison à Kirkpatrick. Elle ne lui a pas non plus donné complètement tort. Leur éditeur a d’ailleurs prononcé un match nul
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La culture pour toutes et tous, vraiment ? Pour Victorien Bornéat, auteur de « L'exclusion culturelle. Manifeste pour une riposte populaire » (Éditions du faubourg/Fondation Jean-Jaurès, 2026), la politique culturelle ne prend pas en compte les classes populaires. Pour faire face aux fragilités du secteur culturel et aux attaques qu'il subit, il forge le concept de « nouveau populaire » à même, selon lui, de relancer le projet culturel, intégrant toutes les classes sociales, et de répondre ainsi aux enjeux de démocratisation de cette politique publique. Victorien Bornéat échange avec Sylvie Robert, vice-présidente du Sénat, sénatrice d'Ille-et-Vilaine et directrice de l'Observatoire de la culture de la Fondation Jean-Jaurès.
Avec "Le Prieur de Bethléem", Yasmina Khadra pose une question dérangeante : peut-on continuer à se taire face au drame sans devenir complice du silence ? Augustin Trapenard reçoit Yasmina Khadra, pour son roman "Le prieur de Bethléem", paru chez Flammarion. L'auteur s’est, lui aussi, souvent fait l’écho des fractures du Moyen-Orient et des tragédies du monde arabe. Dans "Le prieur de Bethléem" (Flammarion), il raconte l’histoire d’un moine palestinien prêt à tout pour que son histoire soit entendue par un éditeur récalcitrant — jusqu’à le séquestrer. Quelle histoire relie ces deux hommes ? C’est l’occasion d’une plongée virtuose dans l’histoire d’une terre de larmes et de sang, ainsi qu’une réflexion puissante sur la déshumanisation à l’œuvre dans chaque guerre.