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  • La Vie des idées - Où sont passés les conservateurs ?

    Les conservateurs et les réactionnaires ne doivent pas être confondus : les premiers défendent la démocratie libérale, quand les seconds s’attaquent à ses fondements. Mais le conservatisme est-il encore, aujourd’hui, une force politique et intellectuelle ?

    Le succès planétaire de l’extrême droite est aujourd’hui une évidence. En dépit de séquences surprenantes comme l’élection de Donald Trump en 2016, ce succès est le fruit d’une tendance longue et bien documentée par la science politique. [1] L’arrivée au pouvoir de l’extrême droite rend visibles et audibles des transformations du champ intellectuel de la droite qui passaient auparavant sous les radars. [2] En particulier, l’hégémonie culturelle et politique des États-Unis place les projecteurs sur la nébuleuse d’intellectuels et d’influenceurs réactionnaires qui gravitent autour du trumpisme. [3] À gauche, on s’est beaucoup interrogé sur les raisons du succès de l’extrême droite, et une grande partie de ces interrogations se sont tournées vers la gauche elle-même. Qu’est-ce que la gauche a raté ? Le social-libéralisme était-il une impasse ? A-t-on délaissé les classes populaires ? Ce qu’on s’est moins demandé, c’est : qu’est-ce qui a dysfonctionné à droite ? Pourquoi la droite conservatrice, avec laquelle l’alternance politique était envisageable, s’est-elle montrée incapable de résister à la montée des idées réactionnaires ?

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  • Observatoire des inégalités - Redistribution : comment les impôts et les prestations réduisent les inégalités

    Impôts et prestations sociales réduisent les inégalités de niveau de vie entre les plus riches et les plus pauvres. La redistribution fonctionne en France, mais les écarts de revenus sont considérables à l’origine. L’analyse d’Anne Brunner et Louis Maurin, de l’Observatoire des inégalités.

    À la base, les 10 % les plus aisés ont en moyenne un revenu 21 fois plus élevé que les 10 % les plus modestes : 8 275 euros par mois contre 393 euros pour une personne seule, selon l’Insee en 2024 [1]. Avant impôts, la France est l’un des pays les plus inégalitaires parmi les pays riches.

    Une fois les impôts retirés et les prestations sociales versées, les plus aisés ne touchent plus que 6 201 euros tandis que le niveau de vie des plus modestes s’élève à 997 euros. Les impôts et les prestations sociales redistribuent une partie des revenus entre les premiers et les seconds, ce qui fait baisser le rapport entre les revenus moyens des 10 % les plus riches et des 10 % les plus pauvres, de 21,1 à 6,2.

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  • Mediapart - « Nous devenons les autoentrepreneurs de notre propre précarité »

    13 janv. 2026 À l'air libre
    Classes moyennes supérieures converties au néolibéralisme, classes populaires précarisées : le chacun pour soi devient un poison social et politique. « À l'air libre » reçoit le sociologue Camille Peugny, auteur de « Le triomphe des égoïsmes » (éd. PUF) et la journaliste Nora Hamadi, qui publie un récit sur la ville de banlieue parisienne où elle a grandi. 
  • Non Fiction - En Syrie, la mue d’un groupe djihadiste à l’épreuve du pouvoir

    Anciennement affilié à la mouvance djihadiste globale, le groupe syrien Hayat Tahrir al-Cham s’est progressivement déradicalisé à mesure qu’il prenait le contrôle de la région d’Idlib.

    Un an après la chute du régime de Bachar al-Assad, les médias occidentaux dressent un bilan plutôt positif de la situation en Syrie   . Certes, ils soulignent les immenses défis qui se posent au pays après plus d’une décennie de guerre civile : la reconstruction matérielle, la mise en place d’un pouvoir véritablement démocratique, la coexistence pacifique entre les différentes communautés ethniques et religieuses (mise à rude épreuve par les massacres de début 2025 contre des alaouites, puis des Druzes). Néanmoins, les journalistes saluent prudemment la gouvernance mise en place par Ahmed al-Charaa, pourtant officiellement considéré comme « terroriste » par les États-Unis et l’Organisation des Nations Unies jusqu’en novembre 2025.

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