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31/10/2014

Observatoire des inégalités - Personnes seules, couples, familles : quel est le niveau de vie des ménages ?

17 octobre 2014 - 1 500 euros de revenus par mois ne procurent pas le même niveau de vie à une famille qu’à une personne seule. Le détail des revenus selon le type de ménage.


Pour s’approcher de la réalité des niveaux de vie, il faut tenir compte de la composition des familles. Les données ci-dessous présentent les revenus, après impôts et prestations sociales, par type de ménage.

En 2011, alors que le niveau de vie moyen de l’ensemble des individus est de 1 928 euros par mois, une personne seule dispose en moyenne de 1 728 euros, une famille monoparentale de 1 343 euros, un couple sans enfant de 2 537 euros, avec deux enfants de 2 086 euros.

Les 10 % les plus riches touchent entre 3,2 et 3,5 fois plus que les 10 % les plus pauvres selon la composition de la famille : ce rapport est de 3,2 pour les couples avec deux enfants, de 3,5 pour les couples avec trois enfants ou plus, ou encore de 3,4 pour les personnes seules, les familles monoparentales et les couples sans enfant. L’écart en euros entre ces mêmes tranches de revenus va de 1 951 euros mensuels (personnes seules) à 5 397 euros (couples avec trois enfants ou plus)

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Libé - Nicolas Offenstadt : «Plus les projets collectifs sont affaiblis, plus les vendeurs de nostalgie ont un public»

Maître de conférences à l’université Paris-I, Nicolas Offenstadt s’interroge sur les usages et mésusages des faits historiques qui, sous couvert de vulgarisation, font l’apologie d’une France éternelle.

L’historiquement incorrect à l’assaut du politiquement correct. Le 4 octobre, dans l’émission On n’est pas couché, Eric Zemmour, au nom de la lutte contre la doxa dominante, affirmait : «Pétain a sauvé des Juifs français.» Cette déclaration fallacieuse qui a provoqué l’ire des historiens constitue un exemple de manipulation idéologique du passé de plus en plus courante. Dans L’histoire, un combat au présent (éd. Textuel), Nicolas Offenstadt, maître de conférences à l’université Paris-I, s’interroge sur ces usages et mésusages des faits historiques qui, sous couvert de vulgarisation, font l’apologie d’une France éternelle. Selon l’historien, les droites radicales se saisiraient de l’histoire pour alimenter des thèses nationalistes et xénophobes, d’où la nécessité d’en repenser la place et l’enseignement dans nos sociétés contemporaines. Il prône notamment une histoire «de plein air» qui, en investissant les lieux publics, ferait le lien entre passé et présent

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18:01 Publié dans Réflexions | Tags : nicolas offenstadt | Lien permanent

La République des Idées - Démocratiser l’Europe

L’Union européenne a beau avoir une assemblée, des députés, des rendez-vous électoraux, elle traverse une profonde crise démocratique. Depuis des décennies, le fossé entre l’Europe et les citoyens n’a cessé de se creuser.

Les dirigeants ont fini par abandonner leur marge de manœuvre à des institutions « indépendantes » : Commission, Cour de justice, Banque centrale européenne. Ce faisant, ils ont accepté de ne plus jouer le premier rôle. Comment donner à l’Europe une légitimité démocratique ? Pour démocratiser véritablement l’Union, il ne s’agit pas tant de se caler sur le modèle de la démocratie nationale que de politiser et de démocratiser les institutions « indépendantes » elles-mêmes. Responsabilisation politique, meilleure représentativité sociale, ouverture de débats contradictoires pourraient y concourir puissamment. C’est peut-être aujourd’hui la dernière chance de l’Europe.

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16:00 Publié dans Réflexions | Tags : republique des idees | Lien permanent

Slate, Louis Hausalter - Ils sont pour la VIe République. Oui, mais laquelle?

Le débat a été relancé, à gauche notamment, par Mélenchon, Duflot, Bartolone... Mais, au-delà du slogan, les partisans d'un changement de régime divergent sur de nombreux points.

La VIe République, c'est un peu la voisine qui est là depuis toujours. On peut ne pas la voir pendant longtemps, puis elle passe à l'improviste pour donner de ses nouvelles. La rentrée politico-littéraire a une nouvelle fois fait ressurgir ce serpent de mer tenace, remis au goût du jour par diverses personnalités de gauche.

Jean-Luc Mélenchon en fait –à nouveau– son cheval de bataille. Il en a longuement parlé à la Fête de l'Humanité en septembre et appelle dans son dernier livre, L'Ère du peuple (Fayard), à la convocation d'une assemblée constituante chargée de substituer un nouveau régime à «cette monarchie présidentielle [qui] ne mène nulle part».

Plus surprenant, Claude Bartolone s'est lui aussi emparé aussi du sujet. Dans Je ne me tairai plus (Flammarion), le président de l'Assemblée nationale se dit «favorable à un nouvel équilibre incarné dans une VIe République».

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13:00 Publié dans Analyses | Tags : louis hausalter | Lien permanent

OFCE - Coup de froid sur la construction : le gouvernement fait dans le réchauffé par Pierre Madec

C’est dans un contexte d’atonie du marché de l’immobilier que le gouvernement a annoncé à la fin du mois d’août dernier un « plan de relance de la construction ». Alors qu’en 2013, 318 748 logements sont sortis de terre et 381 609 permis de construire ont été délivrés (des réalisations très éloignées de l’objectif affiché de 500 000 logements construits par an entre 2012 et 2017) et que la baisse de l’investissement-logement pèse sur les performances économiques de la France (INSEE, 2014), quels sont les effets à attendre de ces « mesures d’urgence » ?

Refonte du dispositif d’incitation à l’investissement locatif dit « Duflot » (renommé pour l’occasion « Pinel »), nouvelle modification du prêt à taux zéro, mesures fiscales visant à favoriser la libération du foncier privé et développer le parc de logements sociaux, ou encore quasi abandon de la promesse de campagne du Président de la République visant à encadrer les loyers à la relocation (seule une « expérimentation » sera menée à Paris) sont autant de mesures annoncées par le gouvernement pour dynamiser le marché de la construction. Nous revenons ici sur les principales mesures de ce plan de relance.

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10:00 Publié dans Réflexions | Tags : ofce | Lien permanent

La Vie des Idées - L’école des immigrés

Un ouvrage posthume d’Abdelmalek Sayad, réalisé à partir de ses archives personnelles, rassemble un ensemble de textes inédits consacrés aux relations entre l’école et les enfants de l’immigration. Il y livre sa vision de l’école et des rapports de domination à l’égard de ce public scolaire.

Abdelmalek Sayad, né en Algérie en 1933 et mort en France en 1998, est un sociologue spécialiste des questions d’immigration. Avant d’exercer le métier de sociologue, il était instituteur en Algérie. À son arrivée en France il fut l’un des collaborateurs de Pierre Bourdieu. Il a été directeur de recherche au CNRS ainsi qu’à l’école des Hautes Études en Sciences Sociales.

Abdelmalek Sayad est considéré comme l’un des spécialistes les plus reconnus des questions d’immigration et de l’altérité. Ses travaux de recherche portent principalement sur la problématique de l’émigration, de l’immigration algérienne notamment dans le contexte post-colonial. Ses principaux ouvrages sont, avec Pierre Bourdieu, Le déracinement. La crise de l’agriculture traditionnelle en Algérie, Paris, Les Éditions de Minuit, 1964 ; L’immigration, ou les paradoxes de l’altérité, De Boeck, 1992 ; La double absence. Des illusions de l’émigré aux souffrances de l’immigré, Paris, Seuil, « Liber », 1999.

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02:36 Publié dans Réflexions | Tags : la vie des idees | Lien permanent

Christian Salmon : "François Hollande s'est fait imposer son Premier Ministre" par Europe1fr


Christian Salmon : "François Hollande s'est... par Europe1fr

30/10/2014

Sécurité sociale : le principe d’égalité n’est pas justice, Pierre-Yves Geoffard, professeur à l’Ecole d’Economie de Paris, directeur d’études à l’EHESS.

Certains regrettent que le débat sur la modulation des allocations familiales s’ouvre presque en catimini, à l’occasion de la préparation du budget de la Sécurité sociale. Si le gouvernement envisage d’écorner le principe égalitaire selon lequel les prestations sociales doivent être indépendantes des revenus ou de la richesse du bénéficiaire, ce ne serait pas pour des raisons de solidarité, de justice sociale, ou d’efficience, mais simplement pour boucler l’un des budgets les plus difficiles des dernières années.

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13:05 Publié dans Réflexions | Tags : geoffard | Lien permanent

Jean Gadrey - Bonheur et revenu : sur une curieuse interprétation de Claudia Senik

Claudia Senik, membre de la « Paris School of economics », avait fait la « une » de la presse britannique, puis française, en avançant la thèse du « malheur français » dont j’ai montré dans un précédent billet qu’elle était très contestable. Dans une contribution récente (diaporama détaillé), elle revient notamment sur un débat ancien : les gens se déclarent-ils plus satisfaits de la vie qu’ils mènent dans les pays les plus riches ? La réponse est « oui » en tendance dans le monde quand on va des pays les plus pauvres aux plus riches, ce que je ne conteste pas.

Mais elle s’exprime aussi sur une autre question, bien plus importante : existe-t-il un seuil de revenu moyen au-delà duquel cette tendance mondiale disparaît ? Peut-on dire qu’au sein d’un sous-groupe de pays assez riches, il n’existe plus de corrélation significative entre le revenu moyen et le « bonheur déclaré » ? Il y a une dizaine d’années, divers travaux situaient ce seuil autour de 15 000 à 20 000 dollars par an et par habitant en « parités de pouvoir d’achat ». Que nous dit Claudia Senik ?

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10:00 Publié dans Réflexions | Tags : gadrey | Lien permanent

Avec la victoire de l’austérité, l’Europe tiers-mondisée, Eric Berr, économiste atterré

C’était en 1982. Une grave crise de la dette débutait en Amérique latine, avec le Mexique comme première victime, et allait se propager à de nombreux pays en développement.

Elle était la conséquence d’un laxisme certain de la part des créanciers quant aux prêts accordés et d’une utilisation trop souvent inefficace des sommes reçues par certains dirigeants de pays en développement, peu soucieux de démocratie (parfois avec la bénédiction des créanciers eux-mêmes).

Mais elle n’aurait pu prendre une telle ampleur sans la mise en œuvre de politiques anti-inflationnistes au début des années 80 par les pays occidentaux, entraînant une forte hausse des taux d’intérêt et un ralentissement économique mondial, ouvrant ainsi une période d’austérité (déjà !).

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