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  • Libé - Allemagne : moins de chômeurs, plus de pauvres Par Bruno Amable, professeur à l’université de Genève

    La baisse du taux de chômage outre-Rhin s’accompagne d’une hausse de l’emploi atypique (temps partiel, CDD) et des inégalités sociales.

    La situation économique de l’Allemagne fait plus envie que pitié. En dehors d’une croissance satisfaisante (2,2 % en 2017 et 1,9 % en 2016), d’une compétitivité industrielle qui se manifeste pesamment par des excédents extérieurs considérables (de l’ordre de 8 % du PIB), la situation de l’emploi est également un motif de satisfaction outre-Rhin. Le taux de chômage s’établissait, en février, à 5,7 % et le chômage de longue durée était en régression depuis plus de dix ans.

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  • Libé - La progressivité de l’impôt, sujet secondaire, Par Bruno Amable, professeur à l’université de Genève

    Une lutte efficace contre les inégalités croissantes dans nos sociétés ne passe pas uniquement par une fiscalité progressive mais aussi par la fourniture de prestations sociales et de services publics de qualité.

    L’augmentation des inégalités est devenue un thème central de la réflexion des économistes et une préoccupation importante des populations concernées. La question de la réduction des inégalités est souvent posée en lien avec celle de la redistribution des revenus, que celle-ci prenne la forme de transferts directs vers certaines catégories de population, ou la fourniture de services publics. Cette question est elle-même liée à celle de la fiscalité, à la fois en ce qui concerne le montant des recettes fiscales, qui indique ce qu’il est possible de redistribuer, et le profil de l’imposition, qui détermine les contributions relatives, positives ou négatives, de chacun à la redistribution en fonction de ses revenus.

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  • La Grèce, seule à gauche Bruno AMABLE Professeur à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne et membre de l’Institut universitaire de France

    La question n’est pas seulement de savoir si les Grecs vont céder à la troïka. C’est aussi celle de l’attitude des autres peuples vis-à-vis du modèle néolibéral unique européen.

     

    Lorsqu’il se déclare «profondément affligé par le spectacle» donné par l’Europe depuis la semaine dernière, Jean-Claude Juncker oublie qu’il fait partie du show. Mais il a raison, c’est affligeant, et cela ne date pas du week-end dernier si on se remémore les effets désastreux de la politique que la troïka (on peut bien revenir à sa dénomination originelle maintenant) tente encore d’imposer à la Grèce.

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  • Libé, Bruno Amable - Capitalisme ou démocratie, mais pas les deux à la fois

    Dans un ouvrage récemment traduit en français (1), Wolfgang Streeck dresse un constat pessimiste des rapports entre le capitalisme et la démocratie. Cette dernière implique que les citoyens aient la possibilité d’imposer au capital des contraintes dont celui-ci, en tant que classe, n’a de cesse de vouloir se libérer. La période que le sociologue allemand appelle le «capitalisme démocratique» - qui débuta après la Seconde Guerre mondiale et se caractérisa par la création d’institutions (comme la protection sociale) ou l’imposition de réglementations sur le marché du travail (protection de l’emploi), les marchés de biens et services (nationalisations, encadrement de la concurrence et du commerce international) ou les marchés monétaires et financiers (restrictions à la circulation des capitaux, taux de change fixes, contrôle de la Banque centrale) - déboucha, dans les années 70, sur une véritable révolte du capital.

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  • Libé, Bruno Amable - La grande coalition française néolibérale

    Contrairement à l’idée reçue, l’économie française n’arrête pas de se «réformer» depuis au moins trente ans. Les transformations sont loin d’être mineures ; elles ont changé substantiellement le fonctionnement du capitalisme français : déréglementation financière, privatisations, etc. Il y a toutefois deux domaines où, parce qu’ils sont au centre du compromis sociopolitique de l’après-guerre, les «réformes» ont été faites plus prudemment qu’ailleurs : la relation de travail et, surtout, la protection sociale. Les transformations qu’ils ont subies n’ont pas eu l’ampleur de ce qu’a connu par exemple le financement de l’économie depuis les années 80.

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  • Libé - La sortie de l’euro tranquille

    Par BRUNO AMABLE professeur d’économie à l’université Paris-I, membre de l’Institut universitaire de France (IUF)

    «La crise de l’euro est derrière nous», affirmait François Hollande le mois dernier. Comme c’est aussi ce qu’il proclamait en octobre 2012, on va finir par s’inquiéter de cette propension récurrente à nous rassurer.

    Les contradictions de la zone euro sont bien connues : une monnaie unique sans mécanismes adéquat de transfert entre des pays aux caractéristiques structurelles très différentes. Dans ces conditions, les ajustements, notamment salariaux, demandés aux pays du Sud pour regagner en compétitivité les plongent dans la récession et ont des coûts sociaux exorbitants.

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  • Libé - L’Allemagne, dix ans après les réformes néolibérales

    Par BRUNO AMABLE professeur de sciences économiques à l’université Paris-I Panthéon- Sorbonne, membre de l'Institut universitaire de France.

    Il y a dix ans, le chancelier, Gerhard Schröder, prononçait un discours devant le Bundestag dans lequel il traçait les grandes lignes d’un programme connu sous le nom d’«Agenda 2010». On regroupe sous cette appellation l’ensemble des réformes néolibérales, antérieures ou postérieures à 2003, initiées par la coalition SPD-Verts : les baisses d’impôt pour les firmes et les ménages aisés, les retraites par capitalisation, l’allongement de l’âge de la retraite, la contribution (abandonnée depuis cette année) de 10 euros par trimestre par consultation médicale ou les réformes du marché du travail Hartz I à IV.

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  • Libé - Le fédéralisme à bon marché

    Par BRUNO AMABLE, professeur à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne, membre de l’Institut universitaire de France.

    Un «saut fédéral» est considéré, par les partisans de l’intégration européenne, comme la solution obligée à la crise de la zone euro. La faiblesse des moyens budgétaires de l’Union l’empêche de pratiquer les politiques de stabilisation macroéconomique nécessaires en cas de récession affectant certains pays plus que d’autres car il n’existe aucun mécanisme de transfert à la hauteur du problème. L’idée, de plus en plus répandue, que l’Union devrait disposer d’un budget suffisant pour jouer un rôle de stabilisation économique appelle d’autres questions.

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