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L’hypocrisie de notre pays face aux jeunes est une insulte aux valeurs républicaines. Elle explique la montée de leur exaspération et augure mal de l’avenir. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.
« La jeunesse n’est qu’un mot », écrivait le sociologue Pierre Bourdieu en 1978 [1]. La grande majorité des commentateurs considère que parler « des jeunes » comme un ensemble va de soi, alors qu’il n’en est rien. Entre l’intérimaire du bâtiment et l’élève d’une grande école dont les parents financent les études, les modes de vie et les préoccupations des jeunes n’ont rien à voir. Les pratiques culturelles sont trompeuses pour le monde des adultes qui y voient de l’uniformité alors que, des vêtements aux goûts musicaux, en passant par le langage ou les loisirs, les milieux sociaux se distinguent clairement aussi chez les jeunes.
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Et si on étendait le RSA aux jeunes de moins de 25 ans ? Et si on instaurait un revenu de base et une dotation universelle de 5000 euros ?
Ce sont les propositions de Rémi Cardon et de sénateurs socialistes. "C'est facile à mettre en œuvre et c'est finançable" estime le sénateur de la Somme.
Le gouvernement et la direction d'EDF prévoient la privatisation d’une partie de notre énergie à travers le « projet Hercule ». Le 10 février dernier, le PDG d'EDF, Jean-Bernard Levy, présentait le projet à l'Assemblée Nationale. Nous avons rencontré des travailleurs et des députés mobilisés contre ce projet de démantèlement d'EDF devant le Palais Bourbon. Entretien par Rémy Choury. Montage Jules Laguilhaumie.
La réduction du chômage faisait partie des promesses de campagne d’Emmanuel Macron. On se souvient aussi qu’en 1993, François Mitterrand affirmait : « Dans la lutte contre le chômage, on a tout essayé. » Force est de constater que les politiques suivies avec constance et obstination en France depuis trois décennies, comme dans à peu près toute l’Europe, n’ont abouti qu’à l’installation dans la durée du chômage de masse et de la précarité du travail. Ces politiques se caractérisent par une aggravation des différentes formes de flexibilité, une multiplication des contrats atypiques et des emplois à temps partiels, responsables de l’aggravation de la pauvreté au travail. Alors, si on n’avait pas tout essayé ? Le fait est que des politiques alternatives existent, qui seraient porteuses de créations d’emplois stables et correctement rémunérés. La réduction du temps de travail (RTT) est l’une d’entre elles.
A l'heure où des responsables politiques expliquent qu’il faudrait travailler plus (pour le même salaire), on se rappellera que les 35 heures, avec toutes leurs limites, sont la politique qui a créé le plus d’emplois en France. La réduction (défensive) du travail a permis d’amortir le choc de la pandémie sur l’emploi. Historiquement, le progrès social est toujours passé par une baisse du temps de travail. Renouer avec ce mouvement est nécessaire pour éviter que la période post-Covid soit un désastre pour l’emploi, et pour bifurquer vers une société égalitaire et soutenable. C’est aussi un moyen de restaurer une norme d’emploi à temps plein et de résister aux inégalités dont est porteur le temps partiel, notamment à l’encontre des femmes. L’emploi garanti, ou "Etat employeur en dernier ressort" est également une politique possible. Elle consiste à proposer à tous les chômeurs des emplois définis localement et démocratiquement, en lien avec les compétences des chômeurs, pour répondre à des besoins sociaux non satisfaits. L’idée est de prendre au sérieux le droit à l'emploi prévu par la constitution.
Ces propositions, que nous soumettons au débat citoyen, se proposent de répondre à la crise écologique, sociale et économique.
Intervenant.es : Michel Husson, membre des économistes atterrés et du conseil scientifique d’Attac. Dany Lang, membre du collectif d'animation des économistes atterrés, enseignant-chercheur, Centre d’Economie de l’Université Paris-Nord (CEPN). Stéphanie Treillet, membre du collectif d'animation des économistes atterrés, enseignante-chercheure, Centre d’Economie de l’Université Paris-Nord (CEPN).
Julia Cagé est normalienne, titulaire d’un doctorat de l’université de Harvard, professeure d’économie à Sciences Po Paris. Après "Sauver les médias" (Seuil/La République des idées, 2015), "Le Prix de la démocratie" (Fayard, 2018) - prix Pétrarque de l’essai Le Monde/France Culture, - ou encore "Libres et égaux en voix" (Fayard, 2020), elle publie "L'Information est un bien public. Refonder la propriété des médias" (Seuil, février 2021) aux côtés de Benoît Huet, avocat au barreau de Paris, cofondateur du cabinet Avrillon-Huet, membre du comité juridique de Reporters Sans Frontières et enseignant à l’Essec.
Nicole Ferroni sait que l’on est à J-5 de la journée internationale des droits des femmes. Enfin, J-5 sur le calendrier, mais dans les faits, on est plutôt à J-5 siècles vu le retard accumulé en matière d'égalité. D’ailleurs, c’est pour cela qu’elle voulait venir en avance pour vous annoncer une bonne nouvelle !
Mario Draghi, l'homme qui a à son crédit d'avoir sauvé la zone euro en pleine crise de la dette en 2012, est désormais au chevet de l'Italie, l’homme malade de l’Europe. Le déclin démographique du pays fait partie intégrante de l’équation qu’il aura à résoudre car l’Italie se dépeuple et a perdu plus d’un million d’habitants depuis 2014. [...]
Préparant une potentielle candidature en 2022, la maire de Paris ne cesse de marquer son opposition avec le Président dans le but de s’affirmer et de récupérer les électeurs de gauche qui avaient soutenu l’ex-ministre en 2017. Sur la page Actualités d’une recherche «Anne Hidalgo», les résultats foisonnent : une tribune dans le Monde, une interview dans le Parisien et des articles à la pelle qui racontent la séquence maladroite jouée avec son premier adjoint, Emmanuel Grégoire. Autant de liens qui traduisent une stratégie politique : la maire de Paris a décidé de mettre en scène sa confrontation avec Emmanuel Macron sur le terrain sanitaire.
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Bien que la gestion du « vivre chez soi » et de la dépendance soient l’une des préoccupations majeures des politiques publiques, la France possède une vision catastrophiste du vieillissement. Malgré l’hétérogénéité des nouveaux « visages » de la vieillesse, les pratiques institutionnelles et les politiques sociales s’obstinent dans une lecture des vieillissements sous la dualité autonomie/dépendance. Trop souvent s’opèrent des formes de ségrégation et de mépris fondés sur l’âge, tandis que la décision d’un plan d’aide s’effectue à partir d’une vision solutionniste et médicale de la personne en s’appuyant sur ses incapacités plutôt que sur ses capacités. De ce fait, l’allongement de l’espérance de vie motive une injonction normative du vieillissement, celle du « bien vieillir ». Les habitats dédiés aux personnes âgées s’inscrivent dans cette démarche de prévention du vieillissement et promettent à leurs résidents de bien vieillir, mais l’architecture ne résout pas tout. Quoiqu’examiner le supposé impact des lieux habités sur le vieillissement de la personne soit une nécessité, comment innover dans une société qui vieillit ?
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Dans une enquête inédite réalisée pour la revue « Le Droit de vivre » et la Licra, l’Ifop révèle une profonde fracture générationnelle.
Le coup sera rude pour les partisans d'une laïcité « de combat » : leur idéal n'est plus porté par les jeunes générations. Dans un sondage commandé par la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), dont la revue consacre un numéro spécial à la laïcité, l'institut Ifop s'est penché pour la première fois sur la façon dont les lycéens perçoivent l'un des fondements de la République française, inscrit dans la Constitution. Et les résultats de son enquête, réalisée en janvier auprès d'un échantillon représentatif de 1 006 lycéens selon la méthode des quotas, révèlent des fractures béantes. Plus d'un lycéen sur deux (52 %) se dit ainsi favorable au port de signes religieux ostensibles dans les lycées publics, soit deux fois plus que dans l'ensemble de la population (25 %). 49 % ne voient pas d'inconvénient à ce que les agents publics affichent leurs convictions religieuses. Et 38 % sont favorables à ce qu'une loi autorise les élèves à porter un « burkini » (une proportion qui atteint 63 % chez les seuls élèves scolarisés en REP, et 76 % chez les lycéens se déclarant musulmans).
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Les élections régionales, prévues le 13 et 20 juin 2021, avancent à grand pas. Après s’être penché sur le bilan régional à Bourg-en-Bresse, le Maire et conseiller régional Jean-François Debat nous éclaire sur le projet du Parti Socialiste pour les élections en Auvergne-Rhône-Alpes.
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