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Analyses - Page 51

  • La Vie des Idées - Environnements démocratiques

    À propos de : Laura Seguin, Apprentissages de la citoyenneté. Expériences démocratiques et environnement, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme

    Comment le souci pour l’environnement affecte-t-il les modes de participation démocratique ? Comparant un dispositif délibératif dans le Poitou et une mobilisation citoyenne en Ardèche, une enquête ethnographique éclaire les rapports des citoyens au politique et à la conflictualité.

    Alors qu’un large éventail d’acteurs – institutionnels, académiques ou militants – soutient qu’il est nécessaire de donner davantage de pouvoir aux citoyen·nes, au-delà du vote, les modalités de cette évolution de la démocratie demeurent floues. D’un côté, les citoyen·nes peuvent être considéré·es comme des acteurs centraux des contre-pouvoirs, contestant et protestant contre les actions et les dirigeants politiques à travers divers modes d’engagement, des plus techniques (contre-expertise) aux plus agonistiques (manifestations, désobéissance civile). De l’autre, la montée d’un « impératif délibératif » (Blondiaux et Sintomer, 2002) participe à la construction d’une figure de citoyen·ne capable de coproduire des politiques publiques, à travers des dispositifs au sein desquels, formé·es à des sujets parfois très complexes, des participant·es tiré·es au sort délibèrent sur un certain nombre de propositions ou de recommandations. La Convention Citoyenne pour le Climat, inaugurée en octobre 2019, a familiarisé les Français avec ces mini-publics délibérants, en contribuant à les présenter comme des outils crédibles permettant de répondre à la pluralité des crises démocratiques.

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  • Reporterre - Elyze, l’application à succès qui veut revendre vos préférences politiques

    Elyze est une application sur téléphone pour choisir son candidat à la présidentielle. Problème : ses jeunes fondateurs comptent bien revendre ces précieuses données.

    Elle se fait appeler « le Tinder de la présidentielle ». Lancée il y a deux semaines, l’application Elyze entend redonner aux jeunes le goût de la politique, en reprenant les codes d’un célèbre site de rencontres. Sur l’écran s’affiche une proposition de campagne. Exemple : « Établir un impôt sur la fortune climatique ? » Trois possibilités s’offrent alors à vous : « aimer » cette proposition, la refuser ou s’abstenir. Répétez l’opération pour les quelque cinq cents mesures suivantes et Elyze finit par vous révéler l’identité de votre heureux « match ». Soit le candidat à l’élection présidentielle avec qui vous partagez le plus de propositions. En d’autres termes, l’application vous indique qui de Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot, Anne Hidalgo, Emmanuel Macron, Valérie Pécresse, Marine Le Pen ou Éric Zemmour est votre président de la République idéal.

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  • La Vie des Idées - Le vote blanc et nul, « voix perdues » ou nouvelles voies ?

    Alors que la participation électorale est en baisse constante, les chiffres des votes blancs et nuls ne cessent d’augmenter. Il faut y voir autant le reflet d’une déception à l’égard de l’offre politique que d’une distance, souvent sociale, envers le jeu politique lui-même.

    Tandis qu’on assiste à une baisse constante de la participation électorale depuis le milieu des années 1980, les chiffres du vote blanc et nul, en parallèle, ne cessent d’augmenter. En 2017, celui-ci a même battu des records et atteint plus de 4 millions de voix (11,3 % des votants) au second tour de l’élection présidentielle et près de 2 millions (9,9 % des votants) à l’occasion du second tour des élections législatives. Objet peu légitime, ce comportement électoral est demeuré longtemps à l’écart des études sur le vote, apparaissant en quelque sorte comme inclassable dans les schèmes préexistants : vu comme trop stérile, voire irrationnel, pour être considéré comme un vote à part entière ; pas assez « radical » pour l’assimiler complètement à une forme de transgression électorale ; et trop composite pour en dégager une signification univoque.

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  • Non Fiction - « Wokisme », « cancel culture » : le passé est imprévisible

    Existe-t-il un bloc homogčne, uni par le décolonialisme, le « wokisme » et la cancel culture ? Dans un court libelle, Laure Murat récuse cette vision de maničre nuancée.

    De quoi est-il réellement question sous l’expression cancel culture ? De mise en cause de la liberté d’expression, comme cela est régulièrement déploré dans les médias conservateurs, ou, comme l’écrit Jodie Foster, interrogée par Télérama, de réparer des injustices flagrantes a posteriori ? On doit certes se préoccuper des atteintes à la libre circulation des idées, mais encore faut-il en avoir une juste estimation. Or, rien ne vient étayer la thèse selon laquelle se mettrait en place une sorte d’orthopédie mentale qui devrait être assimilée à la censure. Pour prendre une juste mesure du phénomène, la lecture du « Libelle » de l’historienne Laure Murat, professeur à Los Angeles (UCLA), est indispensable.

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  • Fondation Jean Jaurès - Répondre à la préoccupation climatique : le développement des assemblées citoyennes dans l’Union européenne

    Après la France, le Royaume-Uni et le Danemark, l’Espagne a lancé fin 2021 une assemblée citoyenne pour le climat, chargée de proposer au gouvernement des recommandations en vue d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050. Peut-on y voir l’émergence d’un modèle délibératif dans l’établissement des politiques environnementales au sein de l’Union européenne ? Quelles sont les raisons politiques qui mènent les décideurs publics à choisir ce mode de fonctionnement ? Yana Prokofyeva, chargée de plaidoyer pour Surfrider Foundation Europe, et Théo Verdier, co-directeur de l’Observatoire Europe de la Fondation Jean-Jaurès, explorent avec la collaboration de Rémi Lauwerier les ressorts du développement des processus délibératifs pour répondre aux défis environnementaux.

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  • Fondation Jean Jaurès - L’écologie politique face à la dépolitisation des enjeux climatiques et environnementaux

    La philosophe Clara Ruault analyse combien la réflexion d’André Gorz sur la dépolitisation des enjeux écologiques par « l’expertocratie » fait aujourd’hui résonance. En effet, l’essence critique et « subversive » de l’écologie politique et son objectif proclamé d’émancipation individuelle et collective semblent aujourd’hui niés et bien éloignés des discours dominants.

    Certains penseurs ont depuis longtemps milité théoriquement contre la potentielle dépolitisation de l’écologie. Pour André Gorz par exemple, l’écologie perd sa force politique dès lors qu’elle est intégrée et soumise à la rationalité capitaliste.

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  • Telos - Convergences à gauche? - 1 - L’économique et le social, Elie Cohen et Gérard Grunberg

    Dans une récente tribune publiée par le journal Le Monde, Christiane Taubira appelle la gauche à s’unir: «Nos convergences sont suffisantes pour nous permettre de gouverner ensemble cinq ans». En exposant ici les positions des différentes organisations de gauche ainsi que celles de la Primaire populaire, présentées dans trois volets (politique économique et sociale, institutions, politique extérieure et de défense), nous examinons les convergences et divergences entre les projets. Premier épisode : la politique économique et sociale.

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  • Observatoire des inégalités - Minima sociaux, aide alimentaire, mal-logement : la misère persiste en France

    Données 21 décembre 2021

    Deux millions de personnes touchent moins de 700 euros par mois. Plus de 200 000 vivent dans des logements indignes ou à la rue. La France est l’un des pays les plus riches au monde, mais elle n’a pas éradiqué la misère.

    En France, plusieurs centaines de milliers de personnes ne connaissent pas seulement des difficultés de fin de mois, mais un manque d’argent permanent. Elles vivent avec 600 ou 700 euros par mois, parfois bien moins, et doivent se contenter du strict minimum.

    Quelle est l’ampleur de la misère dans notre pays, l’un des plus riches au monde ? Pour tenter de mesurer le phénomène, nous avons opté pour quatre indicateurs différents : le nombre de personnes dont les revenus sont inférieurs au seuil de pauvreté fixé à 40 % du niveau de vie médian, celui des allocataires de minima sociaux, des mal-logés et enfin, des personnes qui ont eu recours à une aide alimentaire [1]

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  • Observatoire des inégalités - Taxons davantage les grosses successions pour éviter une société de rentiers

    Propositions 23 décembre 2021

    L’impôt sur les successions est inefficace et injuste. Pour réduire les inégalités, il faut mettre en place un abattement unique de 300 000 euros par héritier et élever les taux sur les transmissions les plus élevées. Les propositions de l’économiste Nicolas Frémeaux.

    L’héritage est de retour et les conséquences pour la société française sont nombreuses, que ce soit en termes de justice sociale ou de fiscalité. Au niveau macroéconomique tout d’abord, ce retour de l’héritage est rapide. Le montant total des héritages reçus représente près des deux tiers du patrimoine des ménages contre un tiers dans les années 1970. Chaque année, plus de 250 milliards d’euros sont transmis sous forme d’héritages ou de donations. Or, ce phénomène passe sous les radars : ce flux représente à lui seul le double de la sur-épargne des Français pendant la crise sanitaire qui a, elle, beaucoup fait parler.

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  • Bon Pote - Comment les médias, politiques (et lobbies) ont accueilli le rapport du GIEC

    Le rapport du GIEC est sorti le 9 août et ENFIN, les médias et politiques ont été à la hauteur de l’évènement ! Ils ont pris la mesure de la gravité de la situation ! Les médias ne parlent que de ça depuis une semaine, les politiques ont pris des mesures fortes et ont arrêté les faux discours ! Ce réveil écologique est sans précédent… quel élan, quel espoir !

    … Et puis c’est là que je me suis réveillé.

    La couverture médiatique de la sortie du GIEC a été à la fois trop courte, pas assez précise, et a surtout disparu après 24H. Rare, très (trop) rares sont les médias qui ont été à la hauteur de l’évènement. Et que dire de la réaction des politiques ! Absolument minables. Pas un seul gouvernement n’a répondu d’une façon adéquate, se cantonnant tous à des discours de façade, quand ils n’étaient pas climatosceptiques.

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  • Le droit de Vivre - Une politique d’intégration à repenser

    Les témoignages de « Femmes, musulmanes, cadres... une intégration à la française » mettent en lumière les atouts de l’acculturation contre des discriminations bien réelles. Un constat qui souligne les effets pervers d’une politique articulée autour de la notion de diversité.

    Arnaud Lacheret, docteur en science politique et professeur associé à l’Arabian Gulf University de Bahreïn
    Entretien paru dans Le DDV n°685, hiver 2021 (numéro offert à télécharger)

    Mon dernier livre regroupe des entretiens avec vingt-trois femmes de la deuxième génération de l’immigration nord-africaine1. Leur point commun est d’avoir obtenu l’accès à des postes d’encadrement ou à des professions intellectuelles témoignant d’une forte évolution sociale par rapport à la situation de leurs parents. Les entretiens portent sur de nombreux aspects de leur vie. Interrogées sur d’éventuelles discriminations subies, ces femmes indiquent dans un premier temps n’en avoir que très peu souffert. Puis des témoignages surgissent concernant des hommes dont elles sont proches. Il existe ainsi une discrimination ressentie, qui est différente en fonction des origines et du genre.

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