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Au temps des cerises - Page 1363

  • Paul Alliès - Vers un Etat de police et de suspicion

    Jusqu’où iront-ils ? Voilà qu’un nouveau projet de loi de réforme pénale vient d’être transmis au Conseil d’Etat. Débordant le champ ouvert par la révision de la Constitution et la déchéance de nationalité, il est un pas de plus mais décisif vers l’instauration d’un Etat de police et de suspicion.

    Depuis la remise à flot de l’état d’urgence, un grand nombre de libertés publiques (de la liberté d’association à la liberté de circulation en passant par la sûreté du domicile et des personnes) ont été rognées : le juge a été tout simplement été écarté  au profit du pouvoir discrétionnaire de l’Exécutif, de ses préfets et de ses gendarmes. Le gouvernement semble se rendre à l’évidence : à la date du 26 février, il apparaitra improbable d’annoncer la fin de l’état d’urgence (justifié par la "guerre contre l'armée djihadiste") au vu des seuls résultats de ces trois derniers mois. Et demander sa prolongation au Parlement, à quelques encablures de la réunion du Congrès pour la révision constitutionnelle peut apparaître comme politiquement couteux. La démarche est donc d’alourdir encore un peu plus le dispositif législatif des pouvoirs donnés à la police et à l’administration : armement des policiers et des gendarmes bénéficiant de l’irresponsabilité pénale, fouilles discrétionnaires des bagages et véhicules après celle des domiciles, contrôle administratif strict des personnes « soupçonnées de pouvoir se rendre sur un théâtre d’opérations »…Tout cela à l’abri du contrôle d’un juge. Bref prolonger l'état d'urgence sans les quelques contraintes de l'état d'urgence.

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  • The Dissident - Évasion fiscale : « On a affaire à des oligarchies nationales complètement vérolées »

    Ne vous fiez pas à l’apparence inoffensive de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. Dans leur dernier ouvrage « Tentative d’évasion (fiscale) », les deux sociologues égratignent une fois de plus nos puissants. Et racontent comment, de Bercy à Genève, la fraude fiscale est désormais un système au service de l’oligarchie. Signe du destin, The Dissident les a rencontrés à Paris, à la station… Luxembourg !

    The Dissident : Au début de votre essai, on comprend que les affaires Cahuzac et Liliane Bettencourt ont été le déclencheur du livre.

    Monique Pincon-Charlot : Dans Le président des riches (Zones, 2010) il y a déjà des choses sur les paradis fiscaux. Dans Les ghettos du gotha, il y a l’histoire de la famille Mulliez, propriétaire du groupe Auchan, et de son emménagement à Estaimpuis, en Belgique, à 300 mètres de la frontière française. C’est un sujet sur lequel on se documente depuis le début de notre travail. On a eu des lectures très nombreuses… et très rasoir ! Le sujet n’est pas drôle du tout. Et il y a un an pile, on est partis en Suisse pour ce livre.

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  • The Disident : Popovic ou l’art de la révolution populaire

    Fondateur du mouvement populaire serbe Otpor ! – qui participa activement à la chute de Milosevic en 2000 – Srdja Popovic est un expert de l’activisme politique. Chantre de la non-violence, il vient de publier « Comment faire tomber un dictateur quand on est seul, tout petit et sans armes ». Plus qu’un manuel pratique de la révolution, l’ouvrage se veut aussi un outil inspirant à destination de tous les « révolutionnaires ordinaires ».

    Depuis la création de Otpor! [Résistance, ndlr] en 1998 à Belgrade et la chute du dictateur serbe Slobodan Milosevic deux ans plus tard , Srdja Popovic est devenu une sorte de consultant international en révolutions. Considéré comme « l’architecte secret » du printemps arabe, celui qui fût de toutes les révolutions fleuries s’est engagé dans plus de cinquante pays à travers le monde, auprès des activistes les plus connus et recherchés.

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  • Jean-Marie Le Guen : "Notre intention n'est pas de viser les binationaux mais les terroristes"


    Jean-Marie Le Guen : "Notre intention n'est pas... par ITELE

  • Benoit Hamon répond aux questions de Patrick Cohen


    Benoit Hamon répond aux questions de Patrick Cohen par franceinter

  • Benoit Hamon répond aux questions des auditeurs


    Benoit Hamon répond aux questions des auditeurs par franceinter

  • Cambadélis : "La déchéance de nationalité est discutable mais pas indigne"

  • Dominique Méda : "Le temps de travail est encore un sujet très idéologique"


    Dominique Méda : "Le temps de travail est... par franceinter

  • Dominique Méda : "Les règles du licenciement n'empêchent pas de créer des emplois, c'est absurde"


    Dominique Méda : "Les règles du licenciement n... par franceinter

  • The Dissident - ENA : « La langue de bois recouvre une pensée de bois, et c’est elle qui nous menace »

    Elle a formé trois présidents, sept Premiers Ministres, plusieurs ministres, mais aussi de nombreux préfets, membres de cabinets ministériels ou magistrats… Alors que l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) fête ses 70 ans, Adeline Baldacchino, l’une de ses ancienne élèves, jette un pavé dans la marre en publiant La Ferme des énarques. Un ouvrage profondément critique, qui se veut aussi un « réquisitoire positif » pour réformer la prestigieuse institution, initalement fondée pour démocratiser l’accès à la haute fonction publique. The Dissident l’a interviewée.

    The Dissident : Comment l’idée de publier une critique de l’ENA est-elle née ?

    C’est une idée qui a sans doute mûri longtemps dans mon inconscient, mais qui a surgi subitement comme une urgence. J’avais un bilan à tirer de ces années. Un masque à arracher avant qu’il ne me colle à la peau. Le désir de dire que cette scolarité devrait servir à quelque chose plutôt qu’à rien, de comprendre ce qui n’allait pas et de faire des propositions pour que ça aille mieux…

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