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observatoire des inegalites - Page 3

  • Idées d'été - Observatoire des inégalités - L’homosexualité largement tolérée, mais loin d’être banalisée

    Données 5 janvier 2023

    Neuf Français sur dix acceptent l’homosexualité. Les mentalités évoluent aussi sur le droit des gays et lesbiennes à fonder une famille. Mais les agressions homophobes persistent. Une analyse extraite du Centre d’observation de la société.

    Pour près de neuf Français sur dix, l’homosexualité est « une manière comme une autre de vivre sa sexualité », 8 % estiment que c’est une maladie et 7 % une perversion que l’on doit combattre, selon un sondage Ifop mené en juin 2019. Au milieu des années 1970, les Français étaient beaucoup plus partagés : à l’époque, 42 % voyaient l’homosexualité comme une maladie et 22 % comme une perversion. Selon l’enquête de l’Association pour la recherche sur les systèmes de valeurs (Arval) [1] réalisée tous les dix ans, le niveau de tolérance vis-à-vis de l’homosexualité a doublé entre 1981 et 2018, l’indice passant de 3 à 6,6 (moyenne des notes allant de 1 « l’homosexualité n’est jamais justifiée » à dix «  toujours justifiée »).

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  • Idées d'été - Observatoire des inégalités - Les rémunérations démesurées des grands patrons

    Données 16 janvier 2023

    Les patrons les mieux rémunérés de France touchent entre 600 et 4 500 années de smic par an. Et encore, sans tenir compte de tous leurs avantages, ni des revenus qu’ils tirent de leur patrimoine.

    Les cinq patrons les mieux payés en France parmi les 120 plus grandes entreprises cotées en Bourse touchent entre 600 et 4 500 années de smic au titre de 2021, selon le classement établi par Proxinvest [1]. Leur rémunération débute à neuf millions d’euros par an (l’équivalent de 600 années de smic) pour Paul Hudson, le directeur général de Sanofi. Elle atteint un record de 66,7 millions d’euros pour Carlos Tavares, le directeur général de Stellantis (groupe issu de la fusion de Fiat Chrysler et PSA), selon Proxinvest [2]. Il faudrait à un smicard travailler 4 500 années pour gagner autant.

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  • Idées d'été : Observatoire des inégalités - Quelles sont les inégalités d’espérance de vie en fonction du revenu ?

    Données 6 octobre 2022

    Treize années d’espérance de vie à la naissance séparent les hommes les plus pauvres des plus riches en France. L’espérance de vie des hommes les plus modestes est de 71 ans, contre 84,4 pour les plus aisés.

    Chez les hommes, treize années d’espérance de vie à la naissance séparent les 5 % les plus pauvres, qui vivent en moyenne avec 470 euros mensuels pour une personne, et les 5 % les plus riches qui disposent de 5 800 euros, selon les données de l’Insee (période 2012-2016) [1]. Les hommes les plus modestes peuvent compter sur 71,7 années de vie, contre 84,4 pour les plus aisés. Quant aux femmes, les plus pauvres ont une espérance de vie de 80 ans, contre 88,3 années pour les plus riches.

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  • Idées d'été - Observatoire des inégalités (septembre 2022) - Réduire les inégalités : pourquoi nous pouvons y croire

    Points de vue 14 septembre 2022

    Nous avons de bonnes raisons d’espérer : on peut agir pour réduire les inégalités. Pour cela, il faut commencer par refuser les discours catastrophistes qui alimentent le fatalisme. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

    Négligées pendant des années, les inégalités sont à la mode. Nombreux sont ceux qui se lancent sur un marché qui rapporte : présence médiatique, vente d’ouvrages, etc. On se focalise sur l’« enrichissement des ultrariches » tandis que « les classes moyennes disparaissent » ou que « la pauvre France périphérique se meurt » (inversement, que « les banlieues sont à l’abandon »).

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  • Observatoire des inégalités - L’essentiel sur les inégalités de revenus

    Quelle est l’amplitude des écarts de revenus et de patrimoine en France ? Comment évoluent les inégalités monétaires et la pauvreté ? L’essentiel du chapitre « Revenus » du Rapport sur les inégalités en France, édition 2023, de l’Observatoire des inégalités.

    Le niveau de vie médian est de 1 880 euros par mois pour une personne seule après impôts et prestations sociales (donnée 2020). Cela signifie que la moitié de la population gagne moins, l’autre moitié davantage.

    4,8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté fixé à 50 % de ce niveau de vie médian, soit avec moins de 940 euros par mois. 7,6 % de la population est concernée.

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  • Observatoire des inégalités - Rapport sur les inégalités en France : fracture sociale, le retour

    Les inégalités entre les classes sociales demeurent aigües en France. L’édition 2023 du Rapport sur les inégalités en France consacre un dossier spécial à la fracture sociale. L’analyse de Louis Maurin.

    Pourquoi les enfants de cadres représentent-ils moins d’un quart des élèves mais 63 % des effectifs des prestigieuses écoles normales supérieures ? Pourquoi le taux de chômage des ouvriers non qualifiés est-il de 17 % contre 4 % chez les cadres ? Les inégalités entre les classes sociales [1], comme le montrent les données du dossier spécial de notre nouveau Rapport sur les inégalités en France, demeurent aigües en France.

    Cela commence dès la petite enfance. Dans les écoles des territoires les plus pauvres, seuls 42 % des enfants en CP ont une maitrise satisfaisante de la compréhension orale du vocabulaire, contre les trois quarts dans le reste du pays. La plongée dans un univers de concurrence scolaire, en particulier l’apprentissage précoce de la lecture, creuse les inégalités. La suite du parcours ne corrige pas ces écarts, qui croissent au fil des scolarités.

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  • Observatoire des inégalités - Chômage : les non-diplômés en première ligne, et des diplômés déclassés

    Le taux de chômage des actifs sans diplôme est près de trois fois plus supérieur à celui des bac + 2. Mais le nombre de chômeurs diplômés du supérieur rattrape celui des chômeurs sans diplôme. Extrait du Centre d’observation de la société.

    Les inégalités face au chômage sont en grande partie déterminées par le niveau de diplôme. En 2021, 14,4 % des personnes n’ayant aucun diplôme étaient au chômage, contre 5,3 % de celles qui disposaient d’un niveau supérieur à bac + 2. Parmi les chômeurs, près de 20 % n’ont aucun diplôme et les trois quarts ont au maximum le baccalauréat.

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  • L'article de la fin de semaine - Observatoire des inégalités - Le recul du chômage profite aux jeunes et aux moins qualifiés

    Le chômage diminue depuis 2016, y compris pour les catégories les plus touchées : les ouvriers, les jeunes, les moins diplômés. Les inégalités restent fortes, mais les écarts se réduisent.

    Après avoir culminé à 10,3 % de la population active entre 2013 et 2015, le taux de chômage diminue depuis 2016 pour atteindre 7,3 % % en 2022 selon l’Insee. Les effets du ralentissement économique de 2020 ont été effacés. Il faut remonter au début des années 1980 pour observer durablement ce niveau.

    Cette bonne nouvelle vaut pour toutes les catégories de la population, y compris les plus touchées. Le taux de chômage des ouvriers peu qualifiés était de 22,6 % en 2015, il est de 16,7 % en 2021 (dernière année disponible).

    De même, les moins de 25 ans, dont le taux de chômage avait atteint 26,1 % en 2015, redescend à 17,3 % en 2022. Le taux de chômage des 15-24 ans sans diplôme a culminé à 47,1 % en 2015, deux fois plus que pour l’ensemble des jeunes actifs, tous niveaux de diplôme confondus. Ce taux reste à un niveau très élevé (33,9 %) en 2021, mais l’amélioration est nette.

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  • L'article de la semaine - Observatoire des inégalités - Une pauvreté toujours aussi intense

    La moitié des personnes pauvres gagne moins de 752 euros, un niveau inférieur de 18 % au seuil de pauvreté. C’est ce que mesure l’intensité de la pauvreté. Cet indicateur s’est stabilisé à un niveau élevé depuis quinze ans.

    Entre le sans-abri qui vit à la rue et une famille modeste qui dispose d’un logement social, la pauvreté regroupe des conditions de vie très différentes. Le seuil de pauvreté que nous utilisons se situe à la moitié du niveau de vie médian, soit 918 euros par mois en 2019 pour une personne seule, après prestations sociales. C’est un montant maximum en dessous duquel se situent des personnes qui ont bien moins que cela.

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  • Observatoire des inégalités - Les revenus des plus pauvres stagnent depuis 20 ans

    Les revenus des 10 % les plus pauvres n’augmentent plus depuis une vingtaine d’années. Ils ont même régressé, si l’on ne considère que les revenus du travail, avant redistribution.

    Le niveau de vie moyen des 10 % les plus pauvres a progressé de la fin des années 1990 jusqu’au début des années 2000. Depuis, il stagne. Entre 2002 et 2019, il a même perdu 10 euros mensuels en euros constants, c’est-à-dire après inflation. Le seuil des 5 % les plus pauvres (montant maximum que touche cette tranche de revenu) est de 785 euros, le même niveau qu’en 2007.

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  • L'article de la semaine : Observatoire des inégalités, Classe, âge, origine : quand les inégalités se cumulent

    Fracture sociale, sexisme, discriminations : les inégalités constituent un système dans lequel les facteurs se combinent. Démêler le poids des différents facteurs n’est pas facile. L’analyse de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

    La fracture sociale est vive en France. Comme le montrent de très nombreuses données, ouvriers et employés sont le plus souvent en position dominée, avec de bas niveau de revenus et des conditions de travail difficiles. Ils sont aussi en moins bonne santé, dans des conditions de logement défavorables, avec un accès restreint aux loisirs. Ces écarts, isolés quand on observe la situation d’une catégorie sociale par rapport à une autre, sont inscrits dans un ensemble d’autres inégalités. Par exemple, une jeune ouvrière d’origine sénégalaise a des risques de subir les inégalités liées à son milieu social, mais aussi celles liées à son âge, son sexe et ses origines. Les inégalités forment un système d’ensemble avec des facteurs qui se conjuguent, se renforcent ou, parfois, se compensent.

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