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Analyses - Page 117

  • Telos - Extrême et extrémistes de la démocratie, Dominique Schnapper

    Le mouvement des Gilets jaunes mène son combat au nom de la « vraie » démocratie et il risque de contribuer à détruire le seul régime démocratique qui ait jamais existé, celui de la démocratie représentative.

    La démocratie a toujours eu une double dimension, démocratique et aristocratique. Démocratique parce que le choix des gouvernants est soumis à l’élection des gouvernés qui sanctionnent leur action par le vote. Mais aussi aristocratique puisque les représentants élus sont toujours, d’un certain point de vue, supérieurs à leurs électeurs, plus actifs, ou plus engagés, ou plus compétents. C’est qui devient insupportable dans l’ère démocratique.

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  • Terra Nova - Inclusion bancaire : bilan et perspectives

    Dans une société très largement financiarisée, l'inclusion bancaire fait partie des conditions de l'inclusion sociale. Les évolutions récentes du cadre réglementaire et des politiques publiques ont permis de réaliser des progrès significatifs dans ce domaine. Néanmoins, beaucoup reste à faire. Les chiffres en témoignent : 3,6 millions de personnes sont identifiées par les banques comme des clients en situation de "fragilité financière" ; 1,3 millions de personnes sont « interdits bancaires » inscrites au Fichier Central des Chèques (le FCC) ; 2,5 millions de personnes sont inscrites au Fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (le FICP) ; 762 000 ménages sont en cours de désendettement dans le cadre d'une procédure de surendettement, et 163 000 dossiers ont été déposés en 2018 auprès des Commissions de surendettement pour un encours total de dettes de 6,6 milliards d'euros... Pour faire de nouveaux progrès, cette étude de François Soulage, président du collectif Alerte et ancien président du Secours Catholique, pour Terra Nova, propose d'explorer différentes pistes, notamment : accentuer les efforts de repérage des clientèles fragiles, rouvrir le débat sur le « registre des crédits à la consommation », renforcer la prévention du surendettement pour éviter le « crédit de trop », améliorer la procédure du « droit au compte », étendre l’offre spécifique pour les clientèles fragiles à un plus grand nombre de personnes, revisiter les différentes fonctions du Livret A, soutenir le développement du microcrédit personnel...

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  • Observatoire des inégalités - Les faibles niveaux d’éducation des jeunes en Europe

    Un jeune sur dix possède un faible niveau de formation en Europe. 18 % d’Espagnols sont dans ce cas, contre à peine 5 % des jeunes Suisses.

    Près de 11 % des Européens âgés de 18 à 24 ans ont quitté l’école prématurément, avec un niveau équivalent au collège français [1], selon les données 2017 d’Eurostat. Au sein de l’Europe, les disparités sont grandes. 18,3 % des jeunes sont dans ce cas en Espagne. Vient tout de suite après, dans les mêmes proportions, la Roumanie, ensuite l’Italie avec un taux de 14 % et le Portugal (12,6 %). À l’opposé, la Suisse (4,5 %), la Pologne (5,0 %), l’Irlande (5,0 %), la Grèce (6,0 %) et la République tchèque (6,7 %) notamment laissent peu de jeunes au bord de la route, sans formation. La France se situe en-dessous de la moyenne européenne avec 8,9 % de jeunes qui ont un bas niveau de formation.

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  • OFCE - Pourquoi est-il si difficile de réformer l’impôt en France ? par Guillaume Allègre

    Jusqu’ici, les réformes de la fiscalité des ménages ont consisté à rajouter un impôt (CSG, 1991), à en supprimer un (taxe d’habitation, 2018-2022) ou à déformer un impôt en particulier (voir les nombreuses modifications de la décote au titre de l’impôt sur le revenu) plutôt qu’à une remise à plat générale. Ceci nuit à la cohérence du système fiscal, à son efficacité, à sa transparence ainsi qu’à sa compréhension par les contribuables (et même souvent par les « experts »). L’exemple de la décote est parlant : elle est calculée après l’application du barème et consiste à réduire l’impôt des contribuables les moins aisés de façon inutilement complexe[1]. L’objectif est d’exonérer certains contribuables tout en réduisant le coût pour les finances publiques. Pour se faire, la décote crée des taux marginaux implicites plus élevés que les taux affichés à l’entrée de l’impôt de façon incompréhensible pour un contribuable lambda[2]. Une fois mise en place, il est politiquement difficile de la réformer. Les citoyens ne comprenant pas les tenants et aboutissants, ils peuvent croire qu’il y a un loup : simplifier c’est compliqué.

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  • Les décodeurs du Monde - Derrière la percée des « gilets jaunes », des réseaux pas si « spontanés » et « apolitiques »

    Il y a cinq mois exactement, le déclenchement éclair du mouvement s’est appuyé sur une colère bien réelle, mais aussi sur des réseaux militants préexistants. Enquête.

    Il y a cinq mois tout juste, le 17 novembre 2018, des Français manifestent pour la première fois au Mans (Sarthe) contre la hausse des taxes sur les carburants. Parmi eux, certains arborent fièrement la mention « Colère 72 » au dos de leur gilet jaune, comme un emblème. Les initiés savent qu’il s’agit là d’une référence à un groupe Facebook qui réunit des milliers de mécontents du département de la Sarthe.

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  • Observatoire des inégalités - Quatre millions de mal-logés : de quoi parle-t-on ?

    Quatre millions de personnes sont considérées comme mal logées par la Fondation Abbé Pierre. 811 000 n’ont pas de domicile personnel, 91 000 vivent dans une habitation de fortune toute l’année. Article extrait du Centre d’observation de la société.

    Quatre millions de personnes sont mal logées en France, selon la Fondation Abbé Pierre [1]. Ce chiffre est proche du nombre de personnes qui estiment vivre dans des conditions de logement « insuffisantes » ou « très insuffisantes » : 3,8 millions selon l’Insee. Du sans-domicile fixe au jeune contraint de revenir chez ses parents, en passant par le couple qui vit avec son enfant dans un studio, le mal-logement recouvre des réalités différentes qui parfois se conjuguent. Une mauvaise qualité de l’habitat, une faible superficie et le fait de ne pas avoir de logement à soi en sont les trois formes principales.

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  • OFCE - L’impératif de soutenabilité économique, sociale et environnementale

    À l’apogée de la crise de la dette souveraine en zone euro, nous nous sommes engagés dans un examen annuel de la croissance : iAGS -independant Annual Growth Survey. Le projet a fait l’objet d’un premier débat à la fin de l’année 2011 et le premier rapport a été publié en novembre 2011. Notre objectif, en collaboration avec le groupe S & D au Parlement européen, a consisté à discuter et à remettre en question la contribution de la Commission européenne au Semestre européen. Concrètement, il s’agissait de pousser la Commission européenne vers une politique macroéconomique plus réaliste, c’est-à-dire moins axée sur la réduction à court terme de la dette publique, et plus consciente des conséquences sociales de la crise et du parti-pris d’austérité. Pendant 7 ans, nous avons plaidé contre une austérité brutale qui ne permettait pas de contrôler la dette publique, nous avons mis en garde contre le risque catastrophique de la déflation. Nous avons également alerté sur les conséquences sociales de la combinaison mortelle de la crise économique, de la flexibilité accrue du marché du travail et de l’austérité sur les inégalités, en particulier dans la partie basse de la répartition des revenus. Nous ne pouvons pas prétendre avoir changé à nous seuls les politiques de l’Union, mais au moins avoir eu une influence, bien qu’insuffisante et trop tardive pour éviter les cicatrices laissées par la crise.

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  • La Vie des idées - La finance sert-elle le bien commun ?

    La libéralisation amorcée à partir des années 1980 a accru la productivité du secteur financier et réduit son coût, mais elle a également augmenté le profit qu’il tire des services qu’il propose.

    Depuis la crise de 2008, la finance est en question. Sommes-nous allés trop loin dans sa libéralisation ? Faut-il une réglementation plus stricte ? Si oui, comment s’assurer de son bon fonctionnement ? Beaucoup a été dit ou écrit à ce sujet alors même que des analyses factuelles sur les coûts et profits du système financier demeurent largement absentes. En de telles circonstances, les fantasmes gouvernent les croyances et produisent nombre de « remèdes » souvent plus nocifs que le mal.

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  • L'actualité des socialistes du 5 au 11 avril

    RIP

    Paul Alliès - L’Or du RIP

    Voici donc lancée la campagne du Référendum d’Initiative Partagée (RIP). Est-elle un « joli coup » pouvant amplifier les difficultés politiques d’Emmanuel Macron ? Ou un simple leurre voué à l’échec ? Ou les deux à la fois ?
     
    La référence à l’Or du Rhin, ce prologue à la Tétralogie de Wagner, n’est pas fortuite. Car il y est question évidemment de mythologie mais aussi d’une histoire très humaine : celle d’un or en anneau qui promet la toute puissance à celui qui le forge. Une histoire qui se conclura par le crépuscule des dieux, c’est-à-dire « la destruction de toutes les mythologies » (Alain Badiou. Cinq leçons sur le cas Wagner. Ed. Nous. 2010). Toutes choses égales par ailleurs, il y a un peu de ça dans l’affaire du RIP : la promesse de l’or d’un référendum susceptible de réduire « l’état hypnotique de l’auditoire » (ibidem) devant des institutions et un pouvoir malades. A condition de ne pas laisser croire à l ‘efficience de la dite promesse.

    Marianne - Gare aux faux espoirs : le RIP sur la privatisation d'ADP… n'a rien d'un vrai référendum

    Quelque 218 parlementaires de droite et de gauche ont lancé une procédure pour empêcher la privatisation d'Aéroports de Paris (ADP). Une tentative qui, malgré son nom de "référendum d'initiative partagée", n'a toutefois rien de très contraignant, puisque la majorité LREM garde le pouvoir d'enterrer in fine le texte.

    L'initiative est inédite. Ce mardi 9 avril, 218 parlementaires de gauche et de droite ont lancé une procédure de "référendum d'initiative partagée" (RIP) pour empêcher la privatisation d'Aéroports de Paris (ADP). Un joli coup politique, même si le plus dur commence pour ces députés et sénateurs : ils doivent désormais décrocher 4,5 millions de signatures de citoyens.

    Les économistes atterrés - Les Economistes atterrés s’associent à l’initiative pour un référendum sur la privatisation d’ADP : les citoyens doivent trancher !

    Le 9 avril 2019, 218 parlementaires ont enclenché un processus de référendum d’initiative partagée (RIP). L’article unique de leur projet de loi dispose que « l'aménagement, l'exploitation et le développement des aérodromes de Paris » revêtent « les caractères d'un service public national. »

    Le collectif des Economistes atterrés salue cette initiative qui peut remettre en cause l’absurde privatisation d’Aéroports de Paris (ADP) contenue dans la Loi PACTE.

    EUROPENNES

    Public Sénat - Européennes : « Quand on change ses habitudes, on a toujours un moment de flottement » se défend Raphaël Glucksmann

    Contestée par une partie des sénateurs socialistes, la tête de liste PS-Place publique, Raphaël Glucksmann, est venue à la rencontre des sénateurs et députés PS ce jeudi. « Il faut apprendre à se connaître » explique Raphaël Glucksmann, « ravi des échanges ».

    France Inter - Claire Nouvian : "Je n'entre pas en politique pour aller dans un petit groupe, il faut une force majoritaire"

    Claire Nouvian, militante écologiste et candidate sur la liste de rassemblement Place publique-PS-Nouvelle donne aux côtés de Raphaël Glucksmann, est l'invitée d'Alexandra Bensaid à 7h50.

    Co-lisitère de Raphaël Glucksmann sur la liste de rassemblement Place Publique-PS-Nouvelle Donne, Claire Nouvian livre un regard bienveillant sur la prestation de celui-ci lors du débat organisé mardi soir face à quatre autres candidats : "Il a donné tout ce qu’il a en lui, la compétence, la hauteur de vue, l’intelligence… c’est vrai que le débat à 12, c’est un zoo, on a des carnassiers sur-entraînés. Là, avec le débat d’hier, il est dans son rythme, c’est parti [...] Raphaël c'est le meilleur, il est combatif. On a un vrai démocrate qui préfère écouter les autres plutôt que s'écouter parler". 

    France Inter - Olivier Faure : "J'ai dit à Raphaël Glucksmann qu'il ne devait pas nous ressembler, mais nous rassembler"

    Olivier Faure , Premier secrétaire du Parti socialiste, député de Seine-et-Marne, est l’invité de « Questions Politiques » ce dimanche. Une émission présentée par Ali Baddou avec Laurence Peuron (France Inter), Françoise Fressoz (Le Monde) et Nathalie Saint-Cricq (France Télévisions).
     
    Alors que le PS s'est rallié derrière le mouvement "Place Publique" de Raphaël Glucksmann, le premier secrétaire du parti Olivier Faure estime que l'objectif de cette campagne est de "faire en sorte que le plus grand nombre rejoigne les thèses que nous portons. Nous sommes la seule liste qui est à la fois pro européenne et qui veut changer l'Europe pour qu'elle soit à la fois plus sociale et plus écologique.

    Le Monde - Européennes 2019 : à Toulouse, Raphaël Glucksmann affiche encore sa différence

    Près de 500 militants socialistes se sont retrouvés samedi à Toulouse pour le meeting de la tête de liste du Parti socialiste et de Place publique, après sa prestation ratée lors du débat de France 2.

    C’est le test du terrain après le crash. Dans une salle du stade Ernest Wallon, le temple du Stade toulousain, à Toulouse (Haute-Garonne), il fallait montrer que les militants socialistes soutenaient le choix de leur direction de s’unir avec Place publique. Donner le signal aussi qu’ils voulaient partir au combat pour les élections européennes, derrière Raphaël Glucksmann, après sa prestation ratée lors du débat télévisé de France 2. Mais ce samedi 6 avril, la démonstration peinait à convaincre : quelque 500 militants et sympathisants avaient fait le déplacement, une assemblée bien modeste dans une des places fortes du PS, qui compte encore 2 500 adhérents. Et la tête de liste a livré un discours encore tâtonnant.

    Huffington Post - Les premiers pas timides de Raphaël Glucksmann font-ils peur au PS?

    La tête de liste PS-Place publique a participé à son premier débat jeudi soir, avant un meeting ce samedi.

    Assumer la différence. Le Parti socialiste savait qu’en mettant ses pas dans ceux de Raphaël Glucksmann, il lui faudrait composer avec une personnalité peu aguerrie aux joutes politiques. Trois semaines après l’officialisation de l’alliance en vue des européennes, le tandem enchaîne les premières. Avant un premier meeting commun ce samedi à Toulouse, la tête de liste a affronté jeudi soir son premier débat.

    Le Figaro - Européennes: l’inquiétude monte au PS

    «Il y a une grosse marge de progression»

    «Je n’ai pas trouvé que c’était catastrophique pour un premier débat et beaucoup de gens ont été touchés par sa sincérité et sa conclusion», indique pour sa part une proche de l’essayiste, associé au PS. Mais elle le reconnaît: «Il y a une grosse marge de progression». Une réalité dont le candidat lui-même semble avoir conscience. Selon un témoin présent dans les studios à l’issue du débat ni lui ni son entourage ne semblaient satisfaits de l’exercice. «Ils sont partis dans la loge et ils ont mis un temps fou à venir prendre un verre avec les autres candidats», indique-t-on.

    Le Parisien - Parti socialiste : face aux oppositions internes, le coup de poker d’Olivier Faure

    En choisissant Raphaël Glucksmann comme tête de liste pour les européennes, le premier secrétaire du PS, qui espère réunir la gauche, s’est aussi attiré nombre de critiques. Un choix à quitte ou double.

    « Le PS est de retour ! Tout commence aujourd’hui ! » C’était il y a un an, le 7 avril 2018, à Aubervilliers, dans la banlieue parisienne. Des milliers de militants socialistes, encore sonnés par leur déroute aux dernières présidentielle et législatives, venaient d’élire à leur tête Olivier Faure. Un quinquagénaire, député de Seine-et-Marne à la figure triste et comme s’excusant d’être arrivé jusque-là…

    DEMOCRATIE

    Libé - Le tirage au sort, une idée pas si hasardeuse

    Parmi les pistes qui ont émergé lors du grand débat, la désignation, sur le modèle des jurys populaires, de commissions de citoyens pour débattre de grands sujets intéresse l’exécutif. Une façon de répondre au sentiment de déficit démocratique.

    Régénérer nos institutions sur un coup de dés ? Alors qu’à la sortie du grand débat national, l’exécutif et sa majorité cherchent des solutions pour tenter de réduire le fossé entre les Français et leurs gouvernants, la piste du tirage au sort fait discrètement son chemin. Certes, au chapitre «Démocratie et citoyenneté», les projecteurs ont été davantage braqués sur le fameux RIC, mais le «référendum d’initiative citoyenne» plébiscité par les gilets jaunes semble déjà exclu.

    LE GRAND DEBAT

    Libé - Ce n’est qu’un début, continuons le débat ! Par Guillaume Duval, journaliste et Christian Paul, ancien ministre, animateur de «Monde commun»

    Emparons-nous des espaces de dialogue, après cet exercice qui, au lieu d'ouvrir vraiment le jeu démocratique, s'est transformé en «grand oral».

    Tribune. Le «grand débat» aura été une formidable occasion manquée. On pouvait rêver que dans une France qui inventa la République moderne, on sache expérimenter des formes nouvelles de délibération nationale et infliger un démenti à la panne de la politique qui, partout, favorise démagogues et régimes autoritaires. Avec le «grand débat», il devenait possible en effet de prendre la parole. Et beaucoup l’ont fait.

    TAXE GAFA

    Marianne - Chiffre d'affaires épargné et risque d'inconstitutionnalité : la très imparfaite "taxe GAFA"

    La "taxe GAFA", visant à imposer les géants du numérique, a été adoptée ce lundi 8 avril à l'Assemblée nationale. Derrière une initiative française particulièrement bienvenue, certains regrettent que ce nouvel impôt soit insuffisant. D'autres soulèvent le risque de retoquage par le Conseil constitutionnel. Explications.

    Bruno Le Maire l'a défendue dans l'hémicycle comme une mesure "à l'honneur de la France". Le projet de taxation des géants du numérique, surnommée "taxe GAFA" (pour Google, Amazon, Facebook et Apple) a été adopté ce lundi 8 avril en première lecture à l'Assemblée nationale. Objectif pour le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, porteur du texte : que la France ouvre une nouvelle "étape" d'une "fiscalité du XXIème siècle, plus juste et plus efficace".

    ADP

    Le Monde - Des parlementaires lancent une procédure de référendum contre la privatisation des aéroports de Paris

    Deux cent dix-huit parlementaires ont signé un texte contre la privatisation d’ADP, première étape pour l’organisation d’un référendum d’initiative partagée.

    Mardi 9 avril à l’Assemblée nationale, une brochette de parlementaires tout sourire pavoise en salle des conférences de presse. « Je ne suis pas sûr que vous voyiez souvent ce type de photos », s’amuse Patrick Kanner, patron des sénateurs socialistes, exceptionnellement présent au Palais-Bourbon. L’image est triplement inédite. Il y a là, fait rarissime, des représentants de neuf groupes parlementaires (de députés et de sénateurs), des Républicains (LR) à La France insoumise (LFI), rassemblés pour annoncer un moment historique.

    GILETS JAUNES

    Libé - La vraie couleur d’un gilet

    Plutôt rouge selon l’historien Gérard Noiriel et le journaliste Edwy Plenel. Plutôt jaune tournant au brun pour Roman Bornstein, qui s’est plongé dans le QG numérique du mouvement.

    Les «gilets jaunes» sont-ils rouges ou bruns ? Et en matière de culture démocratique, sont-ils blanc-bleu ? Depuis le début du mouvement, analystes et intellectuels cherchent à s’y reconnaître dans cet éventail de couleurs. Côté rouge, sur un mode rationnel ou lyrique, on trouve Gérard Noiriel, historien des luttes sociales et des mouvements populaires, bien placé pour mettre en perspective l’événement, interrogé par Nicolas Truong, journaliste au Monde ; on voit aussi Edwy Plenel, le fondateur de Mediapart, qui dédie au «peuple des ronds-points» un livre fiévreux et enthousiaste. Leur plaidoyer est souvent juste et leurs arguments, solides. Même si, au bout du compte, un doute sérieux subsiste sur la nature politique de cette révolte.

    FISCALITE

    Le blog de Henri Sterdyniak - Les revenus du capital doivent contribuer à la protection sociale, Par Henri Sterdyniak

    Les prestations sociales universelles doivent être financées par les revenus du capital, comme par ceux du travail. Les cotisations doivent financer les retraites et les prestations chômage
     
    Dans un texte intitulé « Vive la cotisation ! », publié sur le blog des Économistes Atterrés d’ Alternatives Économiques (https://blogs.alternatives-economiques.fr/les-economistes-atterres/2019/03/30/vive-la-cotisation ), Stéphanie Treillet critique « la fiscalisation de la protection sociale qui consiste à  exonérer les entreprises du coût de reproduction de la force de travail », qui «se traduirait par une amputation des ressources propres de la protection sociale,  ayant pour effet leur budgétarisation croissante ». Selon moi, il est légitime de taxer les revenus du capital pour financer les prestations sociales (du moins celles qui ne sont pas liées à l’activité) à la fois pour des raisons de justice fiscale que pour décourager la substitution capital/travail.

    LA DEMATIERALISATION

    La vie des idées - Vers l’État plateforme La dématérialisation de la relation administrative

    Prime d’activité, demande de logement social, inscription à pôle emploi, nombreuses sont les démarches qui ont basculé dans le tout numérique, n’offrant pas d’autre alternative aux administrés et entraînant une rupture d’égalité devant le service public.

    L’annonce par le gouvernement, en octobre 2017, du programme « Action publique 2022 » visant la « transformation numérique des services publics » par la dématérialisation de 100% des actes administratifs, a fixé l’horizon d’un mouvement de modernisation technique engagé par la majorité des administrations et organismes publics (État, organismes de sécurité sociale, collectivités), dont deux rapports [1] du Défenseur des droits viennent de dénoncer le déploiement « à marche forcée » et ses effets de mise à distance voire d’exclusion de certains de ses usagers.

    HISTOIRE

    Fondation Jean Jaurès - Le mirage de l’Europe sociale : du statut européen du mineur au rapport Bertil Ohlin

    À travers l’étude historique de deux aspects des premières heures de l’intégration européenne – le rendez-vous manqué d’un statut européen du mineur et le rapport de Bertil Ohlin –, Nicolas Verschueren, chercheur à l’Université libre de Bruxelles, analyse les ressorts de « l’Europe sociale ». Il revient dans cette note sur deux interrogations : le déficit social de l’UE était-il inhérent au processus d’unification européenne ? Les institutions européennes sont-elles le lieu où une plus grande solidarité entre les travailleurs du continent peut s’exprimer ?

    Quel serait l’état de l’Union européenne aujourd’hui si les premières institutions avaient été porteuses de politiques sociales ambitieuses ? Cette hypothèse contre-factuelle est très souvent avancée pour illustrer les actes manqués du début d’une Europe sociale[1]. Cette dénomination d’« Europe sociale » reste très floue et permet surtout à celui qui l’utilise d’y introduire ses propres aspirations. Le déficit social de l’UE était-il inhérent au processus d’unification européenne ? Les institutions européennes sont-elles le lieu où une plus grande solidarité entre les travailleurs du continent peut s’exprimer ? À vrai dire, il est possible de répondre par l’affirmative à ces deux questions. C’est ce que nous nous proposons de montrer à travers l’étude historique de deux aspects des premières heures de l’intégration européenne : le rendez-vous manqué d’un statut européen du mineur et le rapport de Bertil Ohlin.

  • OFCE - Chômer plus pour gagner plus?

    Le diagnostic selon lequel les règles de l’assurance chômage permettent de gagner plus au cours d’un mois de chômage qu’au cours d’un mois de travail n’est pas nouveau[1]. Remis sur le devant de la scène après l’échec de la négociation des partenaires sociaux ce constat élémentaire –car comptable– est fortement contesté.

    Pôle Emploi et l’Unedic viennent de publier leurs lectures respectives des faits[2], et elles sont très différentes. Pôle Emploi confirme que pour « 20% des ouvertures de droit à l’assurance chômage, le montant mensuel net de l’allocation auquel a droit l’indemnisé est supérieur au salaire mensuel net moyen qu’il a perçu au cours de la période d’affiliation ». L’Unedic indiquant pour sa part que « 4 % des allocataires ont travaillé́ moins de 25 % de l’année précédant leur ouverture de droit et […] ont gagné́ 220 € par mois en moyenne. Leur indemnisation nette sur les 12 mois qui ont suivi était de 290 € en moyenne par mois ».

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  • Christian Chavagneux - Une taxe Gafa... qui ne taxe pas grand-chose !

     

    Selon l’association Attac, la taxe sur les grandes entreprises du numérique proposée par le gouvernement est vouée à l’inefficacité.

    L’Assemblée nationale a débattu aujourd’hui de la « taxe Gafa » voulue par le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. Son principe : une imposition de 3 % du chiffre d’affaires numérique s’il dépasse 25 millions d’euros en France, 750 millions dans le monde. De quoi faire payer le juste montant d’impôt à ces multinationales ? Loin de là détaille une note de l’ONG Attac.

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