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05/05/2016

Marianne, Jacques Julliard - La tentation centriste

La mise sur orbite de la fusée Macron s'accompagne, comme toute tentative centriste, d'une idée fausse : le clivage gauche/droite serait une bizarrerie française. Seulement, une candidature qui ne se voudrait ni de droite ni de gauche serait une candidature hors sol, propre à séduire les Gracques, Alain Minc ou Jacques Attali. Insuffisant pour gouverner la France.

Gauche contre droite, un clivage dépassé ? La mise sur orbite de la fusée Macron s'accompagne, comme toute tentative centriste, du retour d'une idée-force qui est aussi une idée fausse : à savoir que le fameux clivage, la summa divisio (René Rémond) entre la gauche et la droite est une bizarrerie française, une vieillerie historique devenue artificielle et sans rapport avec les problèmes de notre temps.

Quand un préjugé bénéficie à la fois de l'ancienneté et du consensus général, il ne se rend jamais, pas même à l'évidence. Or l'évidence, c'est que le fameux clivage n'est pas une spécialité française, mais bel et bien le principe organisateur de la démocratie. Pas de démocratie sans alternance, c'est-à-dire sans possibilité, pour l'électorat mécontent de l'équipe gouvernementale sortante, de lui substituer une équipe d'opposition.

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00:05 Publié dans Tribune | Tags : jacques julliard, macron | Lien permanent

30/05/2015

Le Monde - La Rue de Grenelle est aux mains de « pédagogistes » inamovibles Par Jacques Julliard (Historien et essayiste)

Le débat sur l’école est un classique de la névrose française. Il obéit à des règles codifiées : pédagogistes contre scientifiques, modernistes contre conservateurs, élitistes contre égalitaires. Cet affrontement met chaque fois la France à feu et à sang, mais n’a à peu près aucune incidence sur l’école.

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22:00 Publié dans Point de vue | Tags : jacques julliard | Lien permanent

15/12/2014

Le Huffington Post - Michel Winock : La gauche a-t-elle perdu le peuple?

Le divorce entre les classes populaires et le Parti socialiste n'a jamais été si profond, analysent Jacques Julliard et Jean-Claude Michéa. Michel Winock a aimé leur livre.

J. Julliard, J.-C. Michéa, La Gauche et le peuple. Lettres croisées, Flammarion, 2014.

A la suite des résultats du premier tour de l'élection présidentielle de 2002, on a entendu un cri: "La gauche a perdu le peuple !" Les élections qui se sont succédé depuis cette date fatidique, où le candidat socialiste Lionel Jospin ne put figurer au second tour, l'ont confirmé : la gauche, en France, a cessé de se concilier le soutien des classes populaires. Ce constat ne cesse depuis d'inspirer les intellectuels. Cet automne Jacques Julliard et Jean-Claude Michéa ont lancé un cri d'alarme dans La Gauche et le peuple (Flammarion, 2014). Ont-ils raison?

De fait, l'élection présidentielle de 2012 comme les élections européennes de 2014 ont consommé le divorce entre les catégories sociales des ouvriers et des employés et le Parti socialiste. Au premier tour de 2012, 25% des ouvriers votaient pour François Hollande et 35% pour Marine Le Pen. A la même époque, 38% des électeurs de François Hollande déclaraient avoir de la difficulté chaque mois "à tout payer". A la même question, 75 % des électeurs de Marine Le Pen répondaient "oui".

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27/02/2014

Le Monde - En France, le réformisme caractérise le socialisme depuis Jean Jaurès Par Jacques Julliard (Historien)

Comme tous les mots d'usage courant dans la polémique politique – songeons à libéralisme, ou bien encore à populisme –, celui de social-démocratie est aujourd'hui usé, galvaudé, dénaturé, jusqu'à l'insignifiance. Il a suffi que, lors de sa dernière conférence de presse, François Hollande s'en réclame – quel scoop ! – pour que la machine à commentaires démarre au quart de tour. Pensez donc ! Nous avions un président social-démocrate et nous ne le savions pas…

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16:00 Publié dans Réflexions | Tags : jacques julliard | Lien permanent

21/02/2014

Le Monde - En France, le réformisme caractérise le socialisme depuis Jean Jaurès Par Jacques Julliard (Historien)

Comme tous les mots d'usage courant dans la polémique politique – songeons à libéralisme, ou bien encore à populisme –, celui de social-démocratie est aujourd'hui usé, galvaudé, dénaturé, jusqu'à l'insignifiance. Il a suffi que, lors de sa dernière conférence de presse, François Hollande s'en réclame – quel scoop ! – pour que la machine à commentaires démarre au quart de tour. Pensez donc ! Nous avions un président social-démocrate et nous ne le savions pas…

Il faut recourir à l'Histoire, comme à l'ordinaire, pour y voir un peu plus clair. A l'origine, la social-démocratie désignait l'aile gauche du socialisme allemand, qui se réclamait de Marx et de la IIe Internationale. Son programme, d'inspiration marxiste, comprenait des concessions importantes aux lasalliens et fit l'objet de critiques de Marx restées célèbres. C'est ce programme qui fut fondamentalement révisé après la seconde guerre mondiale à Bad Godesberg, en 1959 : adhésion à l'économie de marché ; volonté de s'adresser au peuple tout entier et non à la seule classe ouvrière.

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20:40 Publié dans Réflexions | Tags : jaures, jacques julliard | Lien permanent

30/11/2012

Non Fiction : Les familles de la gauche

2012 restera vraisemblablement dans l'histoire de la gauche, tout comme elle marquera son historiographie grâce au dernier livre de Jacques Julliard, historien, essayiste et journaliste : Les Gauches françaises. 1762-2012 : Histoire, politique et imaginaire. Cette somme ambitieuse est l'aboutissement d'une carrière déjà longue, consacrée à l'histoire politique, mais aussi marquée par un engagement au sein de la "deuxième gauche", via, entre autres, le syndicalisme. Cette histoire des gauches n'est cependant pas une première tentative. Il suffit de citer La gauche en France depuis 1900 de Jean Touchard , moins ambitieux dans la périodisation et centré sur les partis, ou l'ouvrage collectif plus récent dirigé par Jean-Jacques Becker et Gilles Candar . Toutefois, devant une telle entreprise, c'est bien sûr celle de René Rémond, qui s'intéressait aux droites, qui vient tout de suite à l'esprit, puisque Julliard s'essaie aussi à dresser une typologie des familles en présence .

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13:10 Publié dans Réflexions | Tags : jacques julliard | Lien permanent